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Critiques sur Père des mensonges (15)
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Mia
  07 avril 2010
L'incipit (voir dans ma citation) m'a paru bien "gore" et j'ai vaguement pensé qu'il pourrait faire l'ouverture d'un roman d'épouvante. Au final, j'ai mieux compris ce choix de l'auteur qui en effet nous entraîne dans la spirale du mal absolu. Être projeté aussi crûment dans la tête de cet homme de pouvoir aux pulsions destructrices est passablement déstabilisant, d'autant plus que l'auteur ne nous offre pas le réconfort de faire justice. le seul refuge au besoin de comprendre s'exprime dans le trouble fragmentaire de la personnalité, désordre psychique, qui prend des dimensions quasi surnaturelles sous la plume de Brian Evenson.

Ce roman a fait écho chez moi au remarquable film documentaire de Amy Berg "Délivrez-nous du mal" dont voici un lien utile pour ceux qui souhaiteraient approfondir une thématique malheureusement ô combien actuelle :
Lien : http://www.allocine.fr/film/..
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Aproposdelivres
  03 avril 2010
Un livre prenant mais terriblement dérangeant et tordu. Il se lit d'une traite, comme un thriller.

Un homme d'église (la Corporation du Sang de l'Agneau, les Sanguistes) , le doyen Fochs va consulter un psychiatre à la demande de sa femme suite à des troubles du sommeil. Il prétend supporter difficilement sa nouvelle charge de doyen et faire des rêves avec des pensées pédophiles. Assez vite, Feshtig, le psychiatre, doute que cela ne soit que des rêves, d'autant plus qu'une jeune fille a été assassinée et que deux jeunes garçons l'accusent de violence sexuelle. La hiérarchie religieuse du doyen va tenter par tous les moyens de supprimer ou modifier le rapport que Feshtig. le lecteur est face à plusieurs points de vue : des lettres échangées entre les autorités religieuses et l'Institut de psychanalyse qui emploi Feshtig, les notes du psychiatre et le récit de Fochs lui-même. J'ai été révoltée par la froideur de Fochs qui profite de sa position d'homme d'église et son pouvoir «spirituel» pour justifier ses faits et gestes.
(...)
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SD49
  06 mars 2010
Voici un livre dont il n'est pas très facile de parler. le sujet est la pédophilie au sein de l'Eglise et le souhait de celle-ci de ne pas faire de vagues.
On lit parfois des articles à ce sujet dans nos journaux.
J'espère (mais n'y crois pas trop) qu'en France cela ne se passerait pas comme ça.
Ce livre est très bien écrit, je suis bien entrée dans cette histoire tout en me demandant si ce qui est raconté est de l'ordre du rêve ou de la réalité, il faut dire que le personnage principal est très fort pour brouiller les pistes.
On comprend bien comment un homme d'Eglise peut avoir une telle influence sur les jeunes qui n'osent rien dire, c'est terrible.
Le livre n'est pas trop long mais va à l'essentiel sans descriptions glauques.
L'ambiance de ce livre est particulière mais il est très bien construit, et la conclusion fait froid dans le dos.

Lien : http://pages.de.lecture.de.s..
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kathel
  15 septembre 2010
Cela fait un bon moment que j'ai terminé ce livre et que je ne me décide pas à écrire quelque chose à son sujet. Il s'agit donc, comme vous avez sûrement pu déjà le lire ici ou là, des aveux et souvenirs de rêves de Fochs, un prêtre d'une communauté nommée « du Sang de l'Agneau ». C'est probablement voulu par l'auteur, mais l'action n'est pas tellement située ni dans le temps, ni dans l'espace, ce qui lui donne une sorte d'universalité qui fait froid dans le dos. Cette plongée effroyable dans l'esprit de Fochs, en alternance avec d'autres documents comme des lettres entre les responsables de l'église et des rapports du psy de Fochs, n'en a que plus d'impact. L'homme d'église, dont on comprend très vite qu'il est pédophile, est cependant marié et ses actes et pensées épouvantables contrastent avec un quotidien tranquille.
Pour tout dire, cette lecture met très mal à l'aise, mais la curiosité se maintient par le fait que le psychothérapeute pense qu'une partie des aveux de Fochs est factice. Cela oblige donc à progresser dans la lecture pour démêler le vrai du faux, pour constater si ces horreurs se passent uniquement dans la tête de Fochs ou dans la réalité. Les passages où Fochs dialogue avec son double, une espèce d'horrible personnage qui lui dicte ses actes, m'ont laissée perplexe et je n'ai surtout pas voulu y puiser une justification quelconque pour des actes absolument injustifiables. le pire est encore le soutien presque sans faille de ses supérieurs de l'Eglise et leur hypocrisie perverse à ne rien voir.
Un livre que je ne peux me résoudre à recommander, parce qu'il ne pourra pas "plaire" à tout le monde, parce qu'il n'a rien de plaisant justement, mais j'admets que ce genre de dénonciation en forme de coup de poing est tout à fait utile et salutaire.

Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Iluze
  31 août 2010
Evenson, un auteur qui m'était totalement inconnu auparavant, s'attaque ici à l'Eglise et à ses membres pédophiles. Trois manières nous sont offertes pour entrer dans ce récit. On commence par lire les lettres que s'échangent le patriarche Blanchard, le psychanalyste Feshtig et son directeur Kennedy. A travers cette correspondance, nous pouvons découvrir les points de vue de chacun de ses personnages. Une autre partie du roman est consacrée aux rapports et aux notes de Feshtig. J'ai apprécié de voir les méthodes qu'il utilise pour faire parler son patient ainsi que ce qu'il en pensait. Brian Evenson arrive à nous parler de psychologie sans que le roman se transforme en un essai indigeste. C'était ma plus grande crainte et heureusement, elle a été rapidement dissipée. Je me suis rapidement mis dans la peau de ce psychothérapeute. Je voulais comprendre Fochs sans le juger. Et croyez-moi, ce n'est pas évident. La troisième partie nous mène dans la tête du patient lui-même, Eldon Fochs. Dans cette partie, impossible pour moi de voir autre chose que le monstre qui se tapit en lui. Ces moments étaient quasi insupportables pour moi. Comment apprécier d'être dans la tête d'un pédophile ?

Grâce à ces trois manières, on reconstruit petit à petit le puzzle de l'histoire. Celle-ci m'a paru à la fois intrigante et fascinante. Qui va avoir le dernier mot l'Eglise ou la psychologie ? La justice sera-t-elle faite ? de grandes questions qui seront répondues à temps.

J'ai aussi apprécié que Brian Evenson s'éloigne du stéréotype qu'est le prêtre pédophile c'est-à-dire un être esseulé en manque sexuel. Eldon Fochs n'est rien de tout ça, c'est un homme marié respectable qui a quatre enfants. Bref, il est un père de famille tout à fait commun. Enfin, jusqu'à un certain point…

J'ai été fortement interpelée par la manière dont l'Eglise réfléchit. Selon elle, il est mieux d'obéir à son supérieur ecclésiastique, même si l'on pense que l'action demandée est mauvaise, plutôt que de désobéir. En effet, désobéir à un membre du clergé équivaut à désobéir à Dieu lui-même.

« Père des mensonges » est donc un livre dérangeant mais particulièrement intéressant pour ceux qui s'intéressent à ce sujet. Voilà un livre assez court mais qui permet de faire le tour de la question.
Lien : http://iluze.over-blog.com/a..
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