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EAN : 9781094101002
B.Editions (16/10/2014)
4.19/5   74 notes
Résumé :
Depuis 2014, la saga des Brumes de Grandville a su enchanter un immense public. Élégance à la française, fantastique et vie de château se mélangent à la perfection dans cette romance teintée de mystère. L'univers de Grandville se déploie ici dans une version revue et augmentée : chaque tome contient des chapitres spéciaux, annonçant les révélations explosives du tome III.

1919. Au lendemain de la première guerre mondiale, Apollonie devient professeur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
4,19

sur 74 notes
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Livresque78
  02 décembre 2014
Wahou!! Mais quel choc, ce livre est un véritable coup de coeur pour moi. Il ne faut surtout pas s'arrêter aux trois points de suspension qui termine le résumé de ce roman. Car c'est justement là que l'histoire démarre. Ce livre est une véritable merveille. L'auteure nous emmène dans ce domaine de Grandville, et le voyage semble réel, on arpente les pièces en même temps que l'héroïne, on le visite et le découvre en même temps qu'Apolonie. Extraordinaire idée de mêler l'histoire de la Grande guerre et le fantastique. Tout se tient d'un bout à l'autre, l'équilibre entre les deux ingrédients principaux est parfait, l'auteure joue sur les tableaux de l'après guerre et sur celui du romanesque et du fantastique avec un savoir faire extraordinaire. Son héroïne est intelligente, profonde, raisonnée. Les personnages secondaires sont décrits physiquement et moralement avec juste ce qu'il faut pour commencer à avoir une opinion à leur égard. Sans parler qu'Hector, que l'on ne peut s'empêcher d'imaginer tant Apolonie le trouve beau et magnétique. le domaine de Grandville donne malgré l'époque à laquelle se déroule l'histoire, un côté cocon, ou flotte l'impression que le temps s'est arrêté et que les atrocités de la bataille sont restées dehors. le choix de l'époque reste pour moi, un atout majeur de ce roman, il permet au lecteur de garder du recul par rapport à l'histoire d'amour d'Apolonie. Il faut aussi que je vous parle de cette couverture, cette jeune fille de dos, devant la grille de Grandville, laisse au départ imaginer toutes sortes de choses. C'est un très beau livre, le genre de livre que l'on aime lire en public, que l'on aime exhiber, il est simple sans fioriture. J'ai eu hâte de l'ouvrir dès que je l'ai reçu. Je confirme donc le bonheur que j'ai eu à lire ce premier tome, je suis maintenant dans l'attente impatiente, mais très impatiente de la suite de cette merveilleuse histoire. Merci à de Gwendoline Finaz de Villaine ainsi qu'à B.Editions pour cette lecture enchanteresse.
Lien : http://livresque78.wordpress..
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Jooh
  21 décembre 2014
Avant tout, j'aimerais remercier l'opération Masse Critique qui nous permet de faire des découvertes livresques toujours nouvelles, ainsi que les éditions « B. éditions » pour leur gentillesse : en plus de jouer le jeu et d'offrir la possibilité de recevoir gracieusement un livre en échange d'une critique, ils joignent à leur colis quelques goodies : un CD, un poster, un marque page, une jolie carte, et ce en plus du grand format du premier tome des « Brumes de Grandville ». Merci pour ce beau cadeau !
D'autant que ce livre de Gwendoline Finaz de Villaine fut une belle découverte ! Je reconnais que je ne lis pas beaucoup de fantastique, ni de science-fiction ou de fantasy, donnant plus volontiers la préférence aux oeuvres historiques, reflet - ou donnant l'illusion d'être le reflet - de la réalité. J'aime pouvoir croire aux histoires que je lis, pouvoir m'identifier aux personnages voire aux situations présentées, ce qui est rarement possible avec les histoires sortant du réel, avec des décors improbables dans des univers parallèles et des personnages seulement à moitié humain.
C'est peut-être ce qui fait que j'ai apprécié cette oeuvre, elle s'ancre dans un contexte historique que j'aime beaucoup – le sortir de la première guerre mondiale et le début des années folles – avec des personnages tout à fait crédibles et « humains ». Il est bien évidemment questions de fantômes, d'apparitions spectrales plus ou moins bienveillantes, mais étrangement, cela n'a pas été pour me déplaire.
En dépit de l'histoire et du contexte, j'ai vraiment adoré l'ambiance du roman, et à la lecture des premiers chapitres, je me serais presque crue dans un roman de Jane Austen ou des soeurs Brontë : les descriptions de la bonne société, de leurs châteaux et de leurs décorations luxueuses, des jardins interminables, des grandes réceptions, des arrogantes filles de bonne famille obsédées par leurs toilettes et prêtes à tout pour trouver le mari idéal : autant dire qu'on s'y croit vraiment ! A côté de tout cela, on suit surtout Apollonie, jeune musicienne talentueuse, venue emménager dans la grande et belle demeure de Grandville afin de parfaire l'éducation musicale des deux demoiselles de Montfaucon, dont la morgue et le désir de mariage ne font pas exception à la règle. Mais le séjour d'Apollonie prend une tournure toute différente le soir où elle reçoit la visite d'une mystérieuse et séduisante voix, qu'elle seule a la capacité de percevoir, et qui, par ses révélations, l'entraine dans une enquête dangereuse l'opposant au jeune et envoutant maître des lieux, Hector de Montfaucon, accueilli et célébré dès son retour au château comme héros de guerre, et qui ne cache pas l'intérêt qu'il porte à la nouvelle résidente de Grandville… Qui se cache derrière cette voix, et pourquoi doute-t-elle de l'identité d'Hector ? Qui est réellement le Hector de retour au château ? En suivant différentes intrigues - certaines réellement prenantes et intéressantes - tant du côté des serviteurs que des aristocrates, on trouve les réponses à toutes ces questions.
J'ai également apprécié le développement du thème du double, thème que j'avais déjà appréhendé et aimé dans "Le bouc émissaire" de Daphné du Maurier.
Bref, cette lecture fut donc bien agréable, avec une jolie intrigue que l'on prend plaisir à suivre ; je pourrais émettre une petite critique sur le dénouement un peu rose bonbon; il est également certain que l'on devine assez vite ce qu'il va se passer, mais le recoupement des différents épisodes que l'on pensait insignifiants reste tout de même intéressant. Un mot également sur l'écriture très recherchée de l'auteure, vraiment charmante et à mon goût ! Un bon moment de lecture.
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c.brijs
  11 novembre 2014
En ce 11 novembre, une plongée dans ce titre "jeune adulte" tombe à pic.
Dans cette histoire, Apolline, après avoir passé les années de guerre dans un orphelinat-couvent, entre au service de la comtesse de Montfaucon comme professeur de musique. Nous sommes en 1919 et le château de Grandville se situe à quelques pas de la clairière de Rethondes où a été signé l'Armistice. Les traces de la guerre se trouvent partout.
(...) la violence subsistait partout. Dans les regards, dans les attitudes, dans les cauchemars des soldats revenus du front. Jamais les vivants n'avaient autant ressemblé à des morts, et les morts à des vivants, qu'en cette année 1919. Ceux qui étaient tombés obsédaient les esprits ; les rescapés n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes.
Malgré tout, la jeune fille est bien décidée à croquer la vie à pleines dents mais, très vite, sa situation se complique. le maître de maison, revenu de guerre, ne la laisse pas indifférente. Pourtant, il ne cesse de souffler le chaud et le froid. Mais le pire (ou le meilleur ?) reste à venir lorsque, comme Jeanne, elle entend des voix... ou plutôt une voix, des plus envoûtantes...
Ce qu'elle lui révèle va changer à jamais son destin.
Mélange du Retour de Martin Guerre et de Et si c'était vrai..., cette romance teintée de fantastique nous plonge au coeur de la société française tiraillée entre le culte des morts tombés pour la patrie et une envie folle de revivre... L'auteur dépeint avec beaucoup de brio cette société en pleine mutation, encore attachée aux valeurs du siècle précédent et, pourtant, tournée vers l'avenir, qu'elle espère plus rose... Ainsi, par exemple, notre héroïne fera la connaissance d'une modiste à la vision résolument moderne.
Dans sa chronique de cette sortie de guerre, l'auteure fait également référence aux classes sociales encore bien marquées dans la société française. L'envie de réussir d'Apolline est mal acceptée et nombreux sont ceux qui la poussent à rentrer dans le rang.
"La France déplorait deux millions de morts et quatre millions de blessés. le traumatisme était immense. Les femmes avaient été mobilisées à l'arrière, et exigeaient désormais un rôle à part entière dans la société."
Mais à cette peinture historique et sociale s'ajoute donc une romance particulière puisque Apolline tombe sous le charme d'une voix désincarnée. Ce fantôme qui n'en est pas vraiment un ne sait s'il est mort ou vivant. Tout ce qu'il sait c'est qu'on a usurpé son identité et que la jeune fille est la seule à pouvoir le réhabiliter.
Tout au long du récit, on est tenu en haleine par un double suspense. D'une part, Apolline pourra-t-elle révéler le pot aux roses et démasquer l'usurpateur ? D'autre part, pourra-t-elle vivre pleinement son amour ?
Ce récit connait de nombreux rebondissements et on ne s'ennuie pas une seule seconde. le final, lui aussi, recèle un fameux retournement de situation qui donne une furieuse envie de se plonger dans le tome 2.
C'est d'ailleurs dans les toutes dernières pages que le titre de ce premier tome prend tout son sens. Signification que je ne vous révélerai évidemment pas pour vous ménager le suspense de la découverte.
En bref, un titre efficace qui plaira aux grandes romantiques (mais pas que...) et nous change de la vague "vampires" ! Et puis, ces fantômes sont plutôt bien sympathiques puisqu'on apprend que leur passe-temps favori est la lecture !
"Certains fantômes inspiraient même le lecteur dans le choix d'un ouvrage, ou aidaient les étudiants dans leurs devoirs. Parfois, les esprits frappeurs s'amusaient à faire des farces : faisant croire à un courant d'air, ils tournaient les pages d'un livre, jusqu'au passage recherché par le lecteur. D'autres fois, ils cornaient la page d'un extrait important, porteur d'un sens caché."
Ce titre trouve un prolongement inédit dans un single "Mort ou vivant" ainsi que dans un clip vidéo.
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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Megworld
  14 novembre 2014
J'étais très heureuse de faire partie des blogueuses contactées par B. Editions, un tout nouvel éditeur. Pour cette première publication, B. Editions ont choisi de publier "Les brumes de Grandville", un roman fantastico-historique de Gwendoline Finaz de Villaine. Ce premier tome d'une trilogie a été une belle découverte, j'ai aimé le contexte historique, l'histoire et le style de l'auteure!

Le roman m'a, dès les premiers chapitres, aussitôt emportée. Nous faisons la connaissance de Apolline, une orpheline qui possède un véritable don pour la musique. Après la guerre, Apolline doit travailler pour survivre. Au lieu d'aller à l'usine, comme de nombreuses femmes de l'époque, la jeune fille de dix-sept ans se fait employer comme professeur de musique par une riche famille. En échange de leçons de chant et de piano aux deux filles de la Comtesse, Apolline et nourrie et logée au château. Elle est à peine arrivée que sa vie est déjà chamboulée par l'apparition d'un fantôme! Elle qui n'a jamais cru aux esprits est d'abord secouée par cette rencontre qui va néanmoins lui faire prendre de gros risque. le fantôme est un jeune homme à la voix envoûtante et il a besoin de son aide. Pour cela, Apolline va devoir fouiller les chambres des membres de la famille mais pour trouver quoi ? Qui est ce fantôme et que lui veut-il ?
Le roman est bien construit. Il commence comme un roman historique puisque l'auteure place immédiatement le contexte. Plus on avance, plus le fantastique s'installe par petite touche, donnant au roman une atmosphère énigmatique. J'ai aimé que cette romance paranormale "young adult" se déroule à une autre époque. le lycée, les copines, c'est du vu et du revu. Gwendoline Finaz de Villaine s'est bien renseignée sur les années folles. Elle dépeint avec précision et justesse la vie, les lieux ou encore les tenues des gens de l'époque. La description est assez présente mais n'alourdit pas le texte. En effet, nous n'avons pas de gros blog de description, bien au contraire. L'auteure nous aide à visualiser mais à petite dose, une ou deux phrases suffisent à placer le décor! le cadre historique est pour moi LE plus gros point positif de cette histoire. Il apporte de l'originalité au roman qui en manque un peu au niveau du récit.

La romance paranormale reprend les codes habituels du roman YA. Entre Apolline et le fantôme, c'est le coup de foudre. Même si la jeune femme ne peut le voir, sa voix l'obsède et la captive dès le premier instant. Leur relation va un peu trop vite parfois et manque de profondeur mais la romantique qui est en moi a été touchée par leur histoire. Apolline veut aider l'esprit (je ne vous dis pas son nom sciemment, pour ne rien spoiler de l'intrigue) et va mettre sa vie en jeu pour lui.
Apolline m'a beaucoup agacée au début. Elle a un défaut que je ne supporte pas chez les héroïne : c'est une girouette. Tantôt troublée par Hector, le fils de la Comtesse revenu de la guerre, tantôt sous le charme du fantôme, elle est guidée par ses hormones. Heureusement... l'auteure évite le triangle amoureux pour se focaliser sur l'histoire d'amour. Qui Apolline choisira-t-elle ? le suspense n'a pas lieu d'être et nous sommes vite fixés.
L'esprit est un personnage fascinant. Apolline est la seule à pouvoir le voir et au début, il va se servir d'elle pour atteindre son but. Il ne restera pas longtemps indifférent et se laissera vite consumer par ses sentiments. Il ignore s'il est vivant ou s'il est mort, il ne comprend pas comment il est arrivé là puisque son dernier souvenir remonte au champs de bataille. Apolline et l'esprit ne vivent pas dans le même monde, ils ne peuvent se voir que les soirs de pleine lune et ils savent qu'ils n'ont pas d'avenir ensemble mais qu'importe, ils s'aiment.
Le style est entraînant et les dialogues respectent bien l'époque. Pas d'expressions trop modernes en vue et le langage familier des domestiques est expliqué avec des notes de bas de page. Avec "Les brumes de Grandville", on s'imagine sans peine en plein milieu des années 1920 !

Pour conclure, c'est une très jolie romance paranormale que nous offre Gwendoline Finaz de Villaine. Malgré le caractère énervant d'Apolline, j'ai vraiment aimé ce premier tome. le fait qu'il se déroule dans les années folles joue beaucoup, c'est une époque intéressante mais si peu abordée et encore moins dans la littérature jeune adulte. L'autre série (à ma connaissance) qui se déroule à cette époque, c'est la trilogie "Ingénue" de Jilian Larkin aux éditions Bayard. Néanmoins, les héroïnes vivent Outre-Atlantique alors que "Les brumes de Grandville" se passe chez nous... en France! Il me tarde maintenant de lire la suite, la fin m'a énormément plu!


★★★★☆
Une bonne lecture!
Lien : http://www.megworld.fr/2014/..
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leschroniquesdemadokablog
  12 novembre 2014
Mon avis : ****
Un magnifique roman, qui marie avec bonheur fantastique et passion !

Apollonie est une jolie jeune fille qui a été élevée dans un couvent. A la fin de la guerre, elle n'a plus qu'une idée en tête : vivre enfin ! Sa tante, qui est dame de compagnie dans au château de Grandville lui offre l'opportunité de devenir le professeur de musique des filles jumelles de la Comtesse. Apollonie est ravie de l'opportunité d'habiter dans une superbe demeure bien que ses élèves se révèlent assez perfides…
Puis c'est le retour du fils prodigue, Hector, un magnique jeune homme, qui séduit aussitôt Apollonie avec son charme magnétique et brutal…
Dans le même temps, la jeune fille reçoit une étrange visite nocturne : une voix intense et troublante du fantôme d'un jeune homme qui se prétend être Hector ! Apollonie va devoir trouver la vérité pour pouvoir enfin aimer pleinement…

J'ai adoré ce premier tome qui passionne instantanément, aussi bien par l'intrigue réussie que par le style d'écriture très fluide et pourtant recherché !
Les ambiances, les décors, l'époque sont tellement bien reconstitués que l'on a l'impression d'être avec Apollonie dans son aventure !

Ce premier tome est à la fois un amour tragique et presque une enquête policière que devra résoudre l'héroïne. Les personnages secondaires sont eux aussi bien campés : aussi bien Hector par son caractère brut que par sa séduction un peu rustre, sa mère et ses soeurs bien différentes les unes des autres, Mathilde celle qui deviendra l'amie indispensable et bien entendu le fantôme que l'on apprendra à découvrir…

Avec le livre, j'ai reçu gracieusement un CD avec une chanson et un clip musical qui sont magnifiques et qui correspondent parfaitement à l'ambiance du livre !
Bref, un premier tome qui ne peut que séduire le lecteur et qui donne absolument envie de découvrir la suite !

384 pages / 15€
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Livresque78Livresque78   03 décembre 2014
"-Que voulez-vous dire? s'étonna Mme Werner, une ride de contrariété s'affichant entre les sourcils.
-Que beaucoup de poilus sont les parias de la République. Or, ces hommes seraient en droit d'attendre un peu de reconnaissance de la part des généraux... Tout le monde est pressé de passer à autre chose, l'administration comprise. On ne parle que de bal, de courses de garçons de café et j'en passe! Ces estropiés n'ont toujours pas touché leur solde; ils font tache dans le paysage d'après-guerre...J'ai bien peur que seule compte la mémoire de ceux qui sont tombés sur le front."
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leschroniquesdemadokablogleschroniquesdemadokablog   12 novembre 2014
Il posa ses lèvres sur les miennes. Je fus saisie d'un trouble inouï. Chaque centimètre de ma chair se mit à vibrer, tandis qu'il caressait mon dos, tout d'abord très doucement, puis me renversant progressivement en arrière, avec une intensité telle, que je crus défaillir. Sa bouche me pressait, j'étais effrayée par sa force, vaincue par mes nerfs qui me trahissaient. C'était comme s'il s'insinuait d'un seul coup en moi. J'avais l'impression d'être prise dans l'oeil d'un cyclone. Il retenait mes mains derrière mon dos, comme prisonnière, faisant bomber ma poitrine contre la sienne. Avec son autre main, il caressait mes cheveux, les tirant légèrement en arrière accroissant le plaisir j'éprouvais à me faire embrasser de la sorte (...). Il finit par me serrer si fort, si pressément, que je le suppliai :
— Arrête, ou je vais m'évanouir...
Il sourit (tant de beauté était insoutenable).
— Je veux que tu t'évanouisses. Je veux te faire t'évanouir. Aucun homme ne t'a jamais embrassé comme ça, hein?... Même pas cet imbécile de William!
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SebferreraSebferrera   12 mars 2017
Artus de Montfaucon :
— Vous me connaissez, Marguerite. Je ne peux m'acharner à séduire une fille assise seule sur une chaise entre deux harpies, qui me scrute depuis une heure avec des yeux d'épagneul breton. Prenez au moins l'air d'être une femme engagée, ou qui semble un objectif imprenable pour nous autres...
(...)
— Je veux vous épouser, Artus de Montfaucon, reprit Marguerite Mortigny fermement, non pas pour vous-même en effet, car vous êtes un être vil, odieux, égoïste, menteur, et je sais que vous risquez de me rendre très malheureuse. Non. Si je veux vous épouser, sachez-le, c'est pour une cause beaucoup plus noble, qui vous échappe autant qu'à moi aujourd'hui... Si je veux vous épouser, horrible Artus aux yeux de tourmaline, c'est parce que j'attends un enfant de vous. Et que, par une sorcellerie étrange, par l'entremise d'une cartomancienne douée, je sais déjà qu'il s'agit d'un enfant mâle, d'un merveilleux petit garçon, et que vous le vouliez ou non, ce garçon sera le vôtre, ce garçon sera le mien, et je lui prédis un grand avenir... D'ailleurs, j'ai déjà trouvé le nom de cet enfant, si vous voulez le savoir, il s'appellera Hector de Montfaucon. Eh oui, mon cher, cela vous sidère, n'est-ce pas, ce dont sont capables les femmes, en fin de compte... Je vous demande en mariage pour cette seule et unique raison, Artus, un instinct de basse femelle diriez-vous, car en réalité, je vous hais déjà de tout mon être... Mais je sais qu'il faudra un père à mon enfant, pour qu'il grandisse et se construise à son tour, qu'il porte haut le nom des Montfaucon, car ce garçon sera notre salut, le salut de nos âmes damnées. Oui, Artus, vous l'ignorez encore, mais l'enfant que j'attends de vous sera votre unique rédemption.
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celine85celine85   12 mars 2017
Piquée, par la curiosité, je m'efforçai de en pas quitter Hector des yeux, avant que l'équipage ne prenne son envol. Je constatai qu'il était la cible de tous les regards féminins. Les jeunes femmes se glissaient des confidences à l'oreille, tout en l'observant à distance. Les mères n'en étaient pas moins attentives à tous ses faits et gestes. Etait-il conscient de la convoitise qu'il suscitait? Lui, ne quittait pas Mme Greenfield qui semblait beaucoup s'amuser en sa compagnie. Je les enviais soudain tous les deux, leur gaieté, cette insouciance sur le visage des gens bien nés, qui ne manquent de rien, malgré les obstacles de la vie, la guerre et son cortège de ruines. Je comprenais ce que l'argent apportait à l'existence: la possibilité du détachement , un certain adoucissement de l'adversité
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c.brijsc.brijs   11 novembre 2014
Certains fantômes inspiraient même le lecteur dans le choix d'un ouvrage, ou aidaient les étudiants dans leurs devoirs. Parfois, les esprits frappeurs s'amusaient à faire des farces : faisant croire à un courant d'air, ils tournaient les pages d'un livre, jusqu'au passage recherché par le lecteur. D'autres fois, ils cornaient la page d'un extrait important, porteur d'un sens caché.
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Vidéo de Gwendoline Finaz de Villaine
Interview de Gwendoline Finaz de Villaine sur C8, dans l'émission "Voyage au bout de la nuit", mai 2017.
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