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Critiques sur Fables de Jean de la Fontaine (85)
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Gwen21
  06 décembre 2012
Les Fables de Monsieur de la Fontaine sont un super antidote contre beaucoup de maux intellectuels !

Ces fables, qu'on peut s'amuser à chanter, à réciter, à déclamer ou juste à lire pour en tirer toute leur fantaisie, leur symbolique, leur humour, leur vérité ou tout simplement leur beauté, sont parfaites pour :
- soigner sa nostalgie de l'enfance
- s'amuser et sourire
- amuser et instruire les enfants
- avoir un regard humoristique et percutant sur la société (oui, la nôtre, l'actuelle) et ses politiciens
- redécouvrir la nature humaine et s'y confronter
- se cultiver.

A avoir toujours sous la main, comme un Atlas et les deux tomes du Petit Robert. Un indispensable.
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filippo
  16 février 2016
Moraliste La Fontaine ?
Sans doute, mais pas que….
Certes, « Les Fables » critiquent, dénoncent, mettent en garde, et se veulent de ce point de vue moralisatrices. Mais si l'on y trouve des principes moraux connus depuis des siècles, il y règne aussi une certaine fantaisie au gré de l'humeur de son auteur et de son écriture. Elles expriment sans doute plus une sorte de bon sens populaire prônant réalisme et modération.
Philosophe La Fontaine ?
Peur être pas mais certainement un amateur de philosophie. Il se dégage en effet des « Fables », une « ambiance philosophie » avec des allusions au platonisme et aux thèses cartésiennes (les obsèques de la lionne), l'épicurisme, le stoîcisme. En fait, sur un plan philosophique, au travers des « Fables » La Fontaine vagabonde en nous proposant une variété d'opinions.
Poète Lyrique, La Fontaine ?
Sans aucun doute le plus grand de son siècle. En effet, même si « Les Fables » se veulent didactiques, on y trouve tout l'inventaire des thèmes qui éclairent la sensibilité de la Fontaine : l'amour, bien sûr, la nature, le plaisir simple, la recherche du bonheur, la retraite spirituelle. Il nous entraîne dans une rêverie qui va dans le sens d'une discrète mélancolie, notamment lorsqu'il évoque la solitude, l'amitié, ou encore le passage du temps. le sentiment de la mort est d'ailleurs beaucoup présent dans beaucoup de fables, une mort qui semble parfois bien injuste (les animaux malades de la peste).
En résumé, une oeuvre intemporelle qui démontre chez La Fontaine un penchant récurrent vers la mélancolie. Mais aussi, de miraculeux condensés de sagesse et de malice, des trésors littéraires et poétiques.
A relire régulièrement pour en explorer toutes les richesses.
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michfred
  07 avril 2015
Ah! La Fontaine!

Un miracle à lui tout seul, dans ce siècle classique où toute la poésie, si joyeusement baroque, encore toute vivifiée par les trouvailles de la Pléiade, a été brutalement émasculée par l'affreux Boileau et ses grands ciseaux.

Mais La Fontaine a résisté!

Comme il a résisté aux sirènes de la Cour et aux trompettes du Roi Soleil qui lui intimaient l'ordre de venir faire le larbin à Versailles...Comme il a résisté au regard de méfiance et de mépris jeté par les classiques sur la nature, lui qui l'aimait tant. Comme il a tenu à donner aux hommes des masques d'animaux pour nous dire, parfois vertement, ce qu'il pensait d'eux.

Le seul, avant Rousseau à vanter les charmes délicieux de la solitude, un des seuls, avec La Bruyère, et avant Voltaire, à dénoncer les injustices de la justice et l'arrogance des Grands...

Et quel poète! Un vers baladeur, impertinent, impair, souvent -avant , bien avant Verlaine, et même blanc, parfois..quelle audace!

Il y a un La Fontaine pour tous les âges: celui qu'on ânonne enfant, avec délice et parfois une certaine incompréhension: " approchez, mes enfants, approchez, je suis sourd, les zanzans sont la cause" . Les zanzans, keséksa, les zanzans, connais pas! Drôle de bêtes, sûrement, les zanzans! doivent être honteuzéconfus, les zanzans, pas de doute!

Un La Fontaine pour les ados, qui découvrent, en colère, l'injustice et vibrent devant la parodie de procès faite au pauvre âne, dans "Les Animaux malades de la Peste".

Un autre pour l'âge...de raison disons:"Un lièvre en son gîte songeait, car que faire en un gîte, à moins que l'on ne songe?" On écoute la jolie petite musique de ses vers, et on rêve à son tour...

Ah, La Fontaine!
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Chrisdu26
  22 avril 2012
Un livre, une histoire :

Durant mon long séjour parisien je logeais chez une très vieille femme prénommée Thérèse. Elle n'avait jamais lu un livre de sa vie. Ma venue bouleversera ses dernières années car grâce à moi elle découvrira le monde de la lecture, mais ça c'est un autre livre une autre histoire.

Elle connaissait ma passion pour les livres et était agréablement surprise qu'à l'âge de 18 ans je connaisse toujours, par coeur, les classiques, de Monsieur DE LA FONTAINE. C'est pourquoi un jour elle me remit ce livre qui vieillissait seul sur son étagère depuis au moins trente ans. Thérèse me le remit, comme on donne un hebdomadaire dont la fin tragique est toujours le fond d'une poubelle.

Elle ne se doutait pas du cadeau inestimable qu'elle venait de me faire. Un livre ! le LIVRE. J'avais cet objet sublime entre mes mains, et j'étais comme une petite fille à qui l'on vient d'offrir une image ou un bon point.
Voilà que je repense à Mme SOSSO, mais revenons au livre :

C'est une édition unique de 6000 exemplaires. Je possède le n° 2343 datant du 30 novembre 1953, écrit en vieux français. C'est un peu gênant, j'avoue, au début mais on s'y habitue.
Il regroupe les poésies complètes de Sieur DE LA FONTAINE. Ses fables sont réparties en trois recueils de XII livres et constituent l'un des plus grands chefs d'oeuvre de la littérature française.

1er recueil du livre I à VI, dédié au Dauphin,

2ème recueil du livre VII à XI, dédié à Mme de Montespan.

3ème recueil livre XII dédié au duc de Bourgogne.

Nous connaissons tous nos classiques, comme «La cigale et la fourmi», «le loup et le chien» ma préférée, mais j'étais loin de m'imaginer tous ces écrits. Des textes aussi beaux les uns que les autres dont je ne connaissais même pas l'existence. Ses morales sont plus que jamais d'actualité. Elles font sourire, rire jaune et nous portent à la réflexion. Parfois elles nous laissent dans un moment de solitude, face à face avec notre ego. Avez-vous lu celle « des Médecins » ou « Parole de Socrate » ou encore « le lion amoureux » destinée à Mademoiselle de Sévigné. Mon côté fleur bleue me laisse soupçonner un amour inavoué.»

Ce livre est une malle aux trésors.

J'aime m'imaginer certains Messieurs de la cour grinçant des dents à la lecture de ses textes quand d'autres devaient s'en frotter les mains. Monsieur DE LA FONTAINE, comme vous avez dû vous amuser pendu à votre plume rien qu'à l'idée d'imaginer la tête de celui dont le texte était adressé.

Ce livre est un vrai enchantement pour les cinq sens.
Le toucher :
Sa couverture épaisse et voluptueuse en cuir est un régal pour mes doigts.

L'ouïe :
Quel délice ces rimes et vers à mon oreille.

Le goût : Ses poèmes et morales me laissent, une saveur nostalgique douce et sucrée, j'en ai l'eau à la bouche.

La vue :
Je regarde ce livre avant de l'ouvrir. Ce petit moment d'exaltation et d'impatience n'appartient qu'à MOI. J'attends avant de lire la première page, celle qui va me faire basculer dans un instant d'oubli.

Et puis le dernier L'odorat : Ne me dite pas que vous n'avez jamais humé, senti un livre !
Je feuillette à la hauteur de mon nez ces pages encore secrètes. L'odeur jouissive d'encre et de papier s'en échappe, il embaume mon coeur qui s'emballe et voilà que je plonge.
C'est une histoire d'Amour entre ce livre et moi.
Mais assez attendu, voici quelques citations qui me régalent et vous replongeront dans l'enfance ou à défaut vous feront sourire.
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Marti94
  28 juillet 2015
Je crois que ce recueil des fables de la Fontaine est le classique des classiques.
Depuis la Renaissance, très peu d'auteurs pensaient que l'on pouvait construire une oeuvre à partir des fables. La Fontaine a eu le coup de génie de comprendre qu'il pouvait se servir de ce noyau vieux comme le monde pour l'envelopper dans des ornements qui fassent de chaque fable un véritable résumé de toutes les subtilités de la poésie française, telle qu'elle s'était développée au début du 17ème siècle.
Il est dit que La Fontaine a su créer « le climat d'une conversation élégante, polie et séduisante ». Il fait ainsi ce qu'aucun autre poète français n'avait fait avant lui : il invente une versification virtuose, il pare les fables d'une sorte de fluidité musicale. Ce qui a dû beaucoup le guider, c'est son expérience de la musique. Il a été un grand mélomane. Il est resté très attaché à cette musique de luth, d'instrument seul accompagné de voix, qui était à la mode entre 1640 et 1660. Une musique très intime, très intérieure, très liée à une écoute intense, dans un petit groupe amical. C'est le rythme intérieur du dialogue.
Toute la littérature du 17ème siècle est avant tout un bonheur oral. La conversation est l'assomption du social à la contemplation.

Un des meilleurs portraits de la Fontaine, c'est Mademoiselle de Scudéry qui l'a donné dans son roman La Clélie, où il apparaît sous le pseudonyme d'Anacréon. Bien avant qu'il n'ait publié ses Fables, on retrouve déjà les traits de caractère de la Fontaine « sensible à tous les plaisirs sans exception».
Les mots de plaisir, de volupté, d'agrément sont donc essentiels à la poétique de la Fontaine.
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rabanne
  05 décembre 2015
Elles ne se lisent pas, elles se savourent. Elles ne se critiquent pas, elles se méditent... J'ai eu plaisir à en redécouvrir certaines à travers l'apprentissage de mes enfants. Certes, la langue est ardue, mais la morale jubilatoire à décrypter.
Magistralement intemporel !!
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OceaneVincent
  09 avril 2014
Implicite, explicite, je dois avouer que les morales de La Fontaine sont toujours très intéressantes et bien trouvées, c'est une des raisons pour lesquelles ses fables, tout comme ses morales sont si connues.
"Rien ne sert de courir il faut partir à point." C'est une des morales explicites du Lièvre et la Tortue, les plus connus mais cela reste ma préférée ! En effet, le poète utilise beaucoup l'image des animaux : le Loup et l'agneau, Le Lièvre et la Tortue, la Poule aux œufs d'or, le Corbeau et le Renard .... Lui même avait écrit au Dauphin : "Je me sers d'animaux pour instruire les hommes ". Il utilise également l'image de la nature : Le chêne et le roseau par exemple. Enfin, il n'hésite pas à comparer deux métiers et catégories sociales afin de toucher son lecteur parmi lesquelles on peut citer par exemple : le Savetier et le financier, subliment réécrite par GOTLIB.
C'est avec une plume légère que Jean de la Fontaine critique la société et dénonce sous le masque qui est la fable. (Bien que cet enseignement fut critiqué par Rousseau)

Bonne lecture à tous !
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Zebra
  27 juillet 2012
Une oeuvre poétique et un des plus grands chefs d'oeuvre de la littérature française dans la mesure où ce genre, qui jusque là n'avait aucune dignité littéraire et n'était réservé qu'aux exercices scolaires de rhétorique et de latin, gagne sous la plume de son auteur ses lettres de noblesse. Il s'agit, comme son nom l'indique, d'un recueil de fables écrites en vers, mettant en scène des animaux et contenant une morale. Écrites dans un but éducatif (La Fontaine insistait sur ses intentions morales : "je me sers d'animaux pour instruire les hommes"), elles sont très vivantes et encore bien actuelles.
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MissSherlock
  16 mai 2017
En farfouillant dans mes cartons, j'ai retrouvé mon exemplaire des Fables de la Fontaine. Une amie de ma mère me l'avait offert pour mes dix ans. Je crois que je ne l'avais pas lu en entier à l'époque, je préférais largement le Club des Cinq aux fables moralistes.

J'ai pris beaucoup de plaisir à (re)découvrir ces fables et à regarder les belles illustrations de mon édition. Je les ai picoré tous les soirs, j'en lisais une ou deux avant d'aller me coucher. J'ai laissé le livre sur ma table de chevet, je sens que je vais vite y revenir.
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Fleitour
  02 octobre 2017
Jean de la Fontaine, fêté récemment à la grande librairie avec Eric Orsenna et Michel Onfray et des comédiens, était-il poète , moraliste ou philosophe ? C'est finalement Michel Onfray qui avança l'idée qu'il était libertaire et philosophe, et qu'il avait largement usé de poésie pour y glisser une morale, son art de vivre.

C'est peut-être le loup et le chien qui définit le mieux cet homme, qui ne prêtait pas une importance essentielle à sa tenue, mieux sa prestance. Donc le loup est séduit par le discours du chien, félicité, vie facile d'abondance jusqu'au moment où il découvre que celui-ci doit porter un collier : "je ne voudrais pas même à ce prix un trésor, cela dit, Maître Loup s'enfuit et court encore. (page 4)"

Il eut le bon goût de s'attacher les grâces de Fouquet, puis de la duchesse d'Orléans, avant de devenir l'hôte de Mme de la Sablière jusqu'à sa mort, puis l'hôte du couple d'Hervart à Bois-le-Vicomte. Il s'enfuyait comme le loup mais il trouvait refuge. Et Madame de la Sablière de s'écrier « je n'ai gardé que mon chien, mon chat et La Fontaine. »

On ne trouvera donc pas dans sa vie de choses singulières, plutôt un gentilhomme épris de liberté, voire de désordres, et beaucoup de légèreté. On se riait de lui, et il fut pour les moqueurs la fable du quartier. Passé l'âge de 37 ans il était inconnu, ignorant son talent.

Jean de la Fontaine a le goût de la nature et sa charge de Maître des eaux et forêts l'y invite. Fouquet qui le reçu lui demanda : "savez-vous lire et écrire ? En êtes vous sûr ? Je vous inscris comme poète à tout faire"  . Sur ce il recevait de la main du poète une « ode à la paix », « la paix fait nos souhaits, et non point nos soupirs ».

L'on trouve chez Jean de la Fontaine, ce trait qui colore souvent l'ambiance de ses fables, le loisir, le goût de ne rien faire, d'observer la nature.Dans une missive à Jean Racine il avoua ; "le loisir que mes affaires me laissent, ce n'est pas la poésie, c'est la paresse qui l'emporte."
On trouve aussi ce motif , "je le trouvais dormant sur un lit de pavots, les songes l'entouraient sans troubler son repos."

Chez Jean de la Fontaine il y a cette indépendance d'esprit qui va le conduire à réaliser la plus époustouflante création poétique, guidée par sa pétillante intelligence, et sa philosophie libertaire, «  la véritable grandeur est de régner sur soi-même, et le véritable plaisir de jouir de soi ». Sa morale pourrait être synthétisée en quelques mots, éviter les filous et cultiver son champ, prudence et exigence, une morale universelle.



Ajoutons qu'il entretenait dans ses fables un amour charnel pour la nature, "je vis des plantes, je vis des arbres, je vis des cristaux liquides, je vis des animaux et des hommes."


Fallait-il que j'égratigne le poète, qui me semble pour la gent féminine montrer parfois un peu de misogynie ?
Pardonnez moi donc de lever le voile sur deux fables : ainsi, « Deux Coqs »
"Deux coqs  vivaient en paix :
Une poule survint et voilà la guerre allumée.(page 152)"
puis dans « Les femmes et le secret » : 
" Rien ne pèse tant qu'un secret :
Le porter loin est difficile aux dames,
Et je sais même sur ce fait
Bon nombre d'hommes qui sont femmes... (page 174)"

Malgré ces piquants propos, rien n'est plus délicieux à lire que ces fables, qu'un seul vers, vous soit servi, c'est la suite qui se lève, tant ils ont été sus, comme le laboureur que mon père savourait.
« Travaillez prenez de la peine c'est le fonds qui manque le moins », évoquons « la poule aux oeufs d'or » chère à Luchini, ou le Héron;  "L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours, La commère la carpe y faisait mille tours...(page 148)"

Ainsi convient-il de saluer le créateur de l'esprit français, au style sublime et percutant, lui de conclure par :
L'épitaphe de la Fontaine par lui-même
Quant à son temps, bien sut le dépenser ;
deux parts en fit, dont il voulait passer
l'une à dormir, et l'autre à ne rien faire.

Lu ces Fables de Jean de la Fontaine
librairie illustrée Jules Tallandier éditeur paris 1906
12 livres 130 fables (BNF)
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