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Critiques sur Noir animal ou la menace (18)
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Neneve
  26 mai 2017
Court texte de Queffelec qui frappe plutôt fort. Charlie, un jeune Zaïrois qui a grandi en Institut les dix premières années de sa vie, se fait adopter par une famille de banlieue parisienne. le couple qui l'adopte a déjà un enfant, Erik, jeune adulte néo-naziste. Il écoute à tue tête de la musique du IIIe Reich, possède plein d'armes de confection allemande et traîne avec sa bande terrorisant tout le quartier. Il fera de Charlie son nouveau bouc-émissaire. Par chance que ce roman est très court, parce qu'il est très pénible à lire. Ce sont quelques soixante pages qui décrivent les horreurs que font vivre Érik à Charlie. Et l'épilogue est plus que révoltante.
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zabeth55
  26 mai 2017
Charlie est un enfant de dix ans adopté par un couple de retraités. Il est d'origine zaïroise.
Il subit avec stoïcisme les brimades, voire plus du fils de la famille, Erik, un skinhead pur et dur.
C'est à se demander s'il n'a pas été adopté pour servir d'exutoire à Erik.
63 pages ! Et c'est bien assez tant c'est sombre, déprimant, angoissant.
Il est quand même souvent noir et pessimiste, Yann Queffélec.
La vie est suffisamment dramatique pour certains sans qu'il soit nécessaire de faire des livres aussi glauques. Sans vouloir se voiler la face sur certaines réalités, la lecture doit avant tout demeurer un plaisir, et ce n'est pas le cas ici.
De plus tout est plaqué, serré, condensé, et si le texte avait été plus long, je pense que je l'aurais abandonné avant la fin.
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PrettyYoungCat
  15 août 2018
La sombre plongée dans l'enfance martyre n'est pas une première pour Yann Queffélec... Avec Noir animal ou la menace, il est (aussi) question d'un enfant mal-aimé, de violence et même de persécutions.

Charlie est un enfant de dix ans, noir, orphelin, dont personne n'a jamais voulu. Il est adopté par une famille de Blancs qui déjà ont un fils naturel de 18 ans, Eric, qui est... skinhead.

L'idée en soi est assez tordue il faut le reconnaitre. Mais la question du racisme étant pour moi une corde sensible et Yann Queffélec étant à mes yeux un auteur qui avait su traiter avec talent le malheur d'un pauvre gosse dans Les noces barbares, je me suis donc malgré tout laissée tentée par cette lecture.

D'abord, j'ai été surprise par l'écriture hachée, décousue et crue qui m'a beaucoup déplu.
Quant à l'histoire, j'ai ressenti un certain malaise. Entre ces parents adoptifs qui détournent le regard du calvaire vécu par le pauvre Charlie, traité qu'il est par ces ersatz de père et mère de cochon menteur et menacé d'être renvoyé à l'orphelinat - après tout il est à l'essai - . Et son "frère" néo-nazi débordant de haine et de méchanceté pure qui l'accable quotidiennement d'injures racistes et de menaces - tantôt verbales, tantôt physiques comme la fois où il le ligote sur des rails alors que le train se pointe 5 minutes plus tard -, tout nous est glauque et détestable.
Quant à Charlie lui-même, on ne peut bien sûr que le plaindre de par l'acharnement qu'il subit, mais il n'est pas rendu attachant pour autant; ne rêvant (à dix ans je le rappelle) que de soupeser des "mamelles" (oui il est bien question de seins d'une femme)...
La fin tourne en eau de boudin assez invraisemblable (ou elle m'a totalement échappée).

Une lecture finalement assez malsaine à la perversité qui m'a semblé gratuite (j'ai un détecteur assez sensible à tout ça) et qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, sinon celui d'un livre que je n'ai pas aimé.
Deux étoiles bien payées donc.
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ladesiderienne
  17 octobre 2012
Ce que je n'aime pas dans les livres trop courts, c'est qu'une fois lue la quatrième de couverture, vous savez tout de l'histoire. C'est au moins le cas pour "La menace". Donc pas d'espoir à envisager pour Charlie, on sait que ça va mal finir. Ce jeune garçon noir de 10 ans n'aura pas eu de chance dans la vie. Adopté par un couple de bons français (un peu "beauf" quand même) pour l'allocation versée par l'état, il est persécuté par le fils de la famille, véritable incarnation du racisme de bas étage. Charlie résiste quand même vaillamment à la pression car pour lui, mieux vaut cette vie que de retourner à l'orphelinat.
Ce que je n'aime pas non plus dans un livre, c'est lorsque c'est la "connerie" humaine qui triomphe.
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HORUSFONCK
  05 janvier 2017
C'est un roman noir bien français, que celui-là.
Un récit haletant et complètement sans issue ni espoir.
Un bouquin qui me reste comme un cauchemar dans la tête.
Beaucoup trop noire, cette histoire de paumés. Un petit peu invraisemblable, aussi, par certains aspects.
C'était ma première lecture de Yann Quéféllec. L'unique pour l'instant.
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LydieetsesLivres
  09 octobre 2015
J'ai lu, il y a plusieurs années Les noces barbares. Malgré son sujet difficile, je l'avais adoré. J'étais donc très contente de retrouver Yann Queffelec avec La menace.

Le sujet est encore une fois très délicat. Charlie, un jeune garçon d'origine zaïroise, vit à l'institution, il est orphelin. A 10 ans, il se fait adopter par un couple de retraités. Il a enfin une famille. C'est sans compter sur le fait que Mado et Monsieur Bob l'ont adopté pour toucher l'allocation versée par l'état et sur leur fils biologique Erik, skinead et néo-nazi de son village.

Ce livre est très court… et j'ose dire heureusement. J'ai l'ai trouvé vraiment très dur. L'auteur n'épargne rien au petit Charlie, je me suis souvent dit que c'en était trop. Aucune morale, aucun espoir ne ressort de ce récit.

Mado, sans être une mère adoptive aimante, peut paraitre sympathique à quelques moment envers le jeune Charlie. Mais elle et son mari sont complètement sous la coupe de leur horrible fils. Dans ce foyer, c'est Erik, la petite vingtaine, qui fait la loi. Je pense que c'est ce pan de l'histoire qui m'a le plus choquée.

J'ai regretté que l'auteur ne développe pas ce qu'il se passe dans la tête de ses personnages. Seul Charlie a droit à la parole, c'est pourtant celui qui est le plus abordable, le plus compréhensible dans cette histoire. C'est sans doute, la façon trouvée par l'auteur pour retirer le peu d'humanité au reste de la « famille » et de ce fait on le comprend aisément.

Malgré son sujet pénible, je pense rapidement oublier ce livre car je suis restée à l'extérieur de l'histoire.
Lien : https://mesexperiencesautour..
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jfponge
  08 mars 2015
Vous souvenez-vous de Cosette et des Thénardier, dans "Les Misérables" ? Yann Queffélec a plagié Victor Hugo (mais depuis le temps il y a prescription) en transformant Cosette en Charlie, un merveilleux petit enfant noir, orphelin comme elle, placé dans une famille d'accueil composée de deux grotesques (Mado, Monsieur Bob) affublés d'un fils skinhead prénommé Érik (avec un k, ça fait plus germanique). Évidemment, Charlie est mis à la portion congrue et ne mange pas à sa faim tous les jours, et le peu d'argent de poche qu'il parvient à gagner en aidant une vieille dame lui est confisqué manu militari par le fiston "casseur de bougnoules". À la fin de l'histoire Charlie meurt dans la cave des Thénardier (pardon, des "sacs", comme il les appelle) d'une balle de Luger dans le foie, et Érik, l'auteur du crime, est innocenté. Je veux bien croire en l'antiracisme de Yann Queffélec, mais trop c'est trop. Cela me fait penser à ces romans et ces films soi-disant antimilitaristes, qui se complaisent à décrire les horreurs de la guerre avec force détails bien saignants. Antiraciste, Yann Queffélec ? Je n'y crois pas une seconde, et puis en si peu de pages on n'a guère le temps de s'appesantir sur un sujet aussi complexe, alors il faut y aller à la louche pour plaire au lecteur pressé, avide de bons sentiments. Rassurez-vous, messieurs-dames, vous ne ressemblez pas aux Thénardier, alors ne vous faites aucun souci, vous irez droit au paradis. Voilà le message que je reçois à la lecture de ce petit, tout petit roman. C'est un peu mince, non ? Alors, dans la famille Queffélec, choisissez plutôt le père, ça c'est de la littérature...
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Rolleton
  08 mai 2019
Une famille de retraités, Mado et Bob, des Thénardier contemporains, adoptent un jeune africain de dix ans qui vivait à l'orphelinat. le petit Charlie va subir le pire d'Eric, alias Erik le nazillon notoire, le fils de la famille.
On se demande comment, à notre époque, on peut confier un orphelin à une telle famille.
Mado, la mère, fait semblant de ne pas entendre les outrages et les menaces d'Erik envers Charlie. Elle dit même à ce dernier :" Tu n'es pas chez toi, ici. Tu n'es qu'à l'essai"; ou "cochon de menteur" lorsque Charlie lui dit quelque chose.
Bob, le père, pompier réformé, est devenu cinglé depuis qu'il est intervenu sur les décombres de la catastrophe aérienne d'Ermenonville de 1973. (Cette catastrophe sert de support à l'excellent "roman policier" de Gérard Bertuzzi intitulé "Les inconnus du vol 981").
Eric, le skinhead, fait régner la terreur au sein de la famille ainsi que dans le quartier. Il est bête et méchant, haineux et violent.
Queffélec écrit avec violence et décrit parfaitement le racisme et le milieu skinhead. Les commentateurs du livre réagissent vivement à cette lecture qui dérange. Mais qu'est-ce qui dérange? L'écriture de Queffélec ? le sujet en lui-même ?
Personnellement, je ne sais pas ce qui m'a mis mal à l'aise lors de cette lecture. Certains passages sont terribles à lire, comme dans "Profession du père" de Sorj Chalandon. Ce dernier, qui ne sort pas indemne d'une enfance "particulière", s'en sort vivant à l'inverse de Charlie.
Pour mon premier Queffélec, je m'attendais à autre chose.
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windigo
  28 mars 2019
Le roman est un peu court, et se lit en deux heures, à peine. Par contre, l'histoire est bouleversante. C'est celle d'un enfant de dix ans, noir, et adopté par une famille, dont le fils biologique est un raciste invétéré. Cet enfant est maltraîté par sa famille d'adoption. Quoi de pire comme vie ? En somme, c'est un bouquin qui porte à réfléchir.
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Guardians
  15 janvier 2019
Un roman bouleversant et complètement hallucinant.

La plume de Yann Queffélec toujours aussi belle, fluide nous embarque dans la vie de ce pauvre petit Charlie, orphelin qui va vivre un calvaire dans sa famille adoptive qui héberge un adolescent skinhead sous les yeux ignorants de la mère et du père.
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