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Peter Snejbjerg (Illustrateur)
ISBN : 140123044X
Éditeur : DC Comics (25/01/2011)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
In this final STARMAN OMNIBUS hardcover, Jack Knight’s worst nightmare becomes reality, as Opal City burns to the ground and chaos ensues, with hundreds of villains seizing the chance to strike.
Then, after a meeting with Superman and a final talk with his brother David, Jack must uncover the mystery of the Starman of 1951 — by going back in time to meet him face-to- face!
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  06 octobre 2015
Ce tome est le dernier de la réédition intégrale des épisodes de la série "Starman", commencée avec Starman omnibus 1. Il contient les épisodes 61 à 81, initialement parus en 2000/2001 (à l'exception du 81 paru en 2010 à l'occasion de Blackest Night), tous écrits par James Robinson. Les épisodes 77 à 79 ont été coécrits par David S. Goyer. Tous les épisodes sont dessinés et encrés par Peter Snejbjerg, à l'exception de 10 pages de l'épisode 69 dessinées et encrées par Paul Smith, l'épisode 74 dessiné et encré par Russ Heath. L'épisode 81 est esquissé par Fernando Dagnino, et fignolé par Bill Sienkiewicz. Par la suite, James Robinson est revenu au personnage de The Shade le temps de 12 épisodes en 2011/2012 : The Shade.
Épisodes 61 à 73 - Jack Knight est revenu de son périple dans l'espace (où il avait retrouvé un autre Starman) et il revient à Opal City. En survolant la ville, il croise Ralph Dibny (Elongated man) qui le met au courant des dernières nouvelles. La ville est extraordinairement calme, avec un taux de criminalité au plus bas. Il y a juste le mystère de la disparition de Matt et Hope O'Dare et celle de Jack Bennetti (Bobo), ainsi que des rumeurs indiquant que Shade prépare un gros coup. En l'absence de Jack, la ville a été protégée par Black Condor (Ryan Kendall), et Phantom Lady (Sandra Knight). Jack Knight se rend rapidement compte que Sadie Falk (la soeur de Will Payton, un autre Starman) a également disparu alors qu'elle enquêtait sur John Valor, c'est ce que lui annonce Charity. Mikaal Thomas a disparu depuis 5 jours. L'épisode 61 se termine avec des explosions de bombes simultanées de grande ampleur, détruisant plusieurs bâtiments d'Opal City.
Dans la copieuse postface du tome précédent, James Robinson expliquait qu'il avait tenu à mener la série à son terme en particulier pour raconter cette partie en 13 épisodes, intitulée "Grand guignol". le premier épisode est époustouflant, Robinson capturant parfaitement le bonheur de rentrer chez soi, la montée de l'inquiétude devant ces événements déconcertants sans être catastrophiques, jusqu'au traumatisme final. L'intrigue repose sur la découverte d'un méchant vraiment très méchant, caché au coeur des personnages. Dans un premier temps, le lecteur peut éprouver quelques difficultés à avaler cette révélation, même si Robinson ne triche pas, c'est-à-dire qu'il avait saupoudré plusieurs indices dans les épisodes précédents, à commencer par le titre erroné du roman d'Oscar Wilde.
À condition d'arriver à dépasser cette révélation d'un méchant vraiment très méchant (sans une once de valeur rédemptrice, sans grande profondeur psychologique, mais avec un lien organique avec l'un des personnages principaux de la série), le lecteur plonge dans une intrigue de grande ampleur, avec moult rebondissements. Robinson tisse adroitement les différents fils narratifs, résultant dans une lecture très divertissante, dont le seul faux pas semble être ces scènes de duel un peu trop pratiques pour résoudre des conflits entre des personnages (par exemple Ted Knight contre Doctor Phosphorus).
Sur la base de cette intrigue étendue, James Robinson n'a rien perdu de son doigté pour faire exister les personnages. Cette composante finit par faire oublier les défauts comme le criminel trop monolithique sortant de nulle part ou presque. Robinson met en scène une distribution pléthorique, patiemment construite et développée pendant les 60 épisodes précédents. Tous les personnages ne bénéficient pas d'un développement supplémentaire, mais le lecteur apprécie de les voir évoluer. Par exemple, Sadie Falk est cantonnée à un rôle purement fonctionnel pour faire avancer l'enquête concernant John Valor, ce qui ne l'empêche pas d'être attachante, sympathique et de disposer d'une présence tangible. de même le retour d'Hamilton Drew (apparu pour la première fois dans l'épisode 24) ne sert pas à étoffer ce personnage. Par contre, il sert à rendre plus substantiel Ralph Dibny d'une manière touchante, lui qui voit dans Drew un maître à penser digne d'admiration (léquivalent de Sherlock Holmes dans l'univers partagé DC), sans une once de suffisance ou de naïveté. Même la réapparition un peu gratuite de Lupe et Aaron Bodine fait plaisir à voir. D'un côté, le lecteur voit bien que Robinson en rajoute artificiellement sur l'interconnexion de chaque personnage rencontré depuis le début de la série. D'un autre côté, ce couple remplit la fonction de tueurs en série, sans être réduits à 2 figurants sans consistance. Et puis il est impossible de résister à l'adresse avec laquelle Robinson recase un personnage aussi improbable que René l'encyclopédie de poche (apparu dans l'épisode 7).
Avec cette histoire, Robinson montre à nouveau tout son amour et son respect pour l'univers partagé DC et sa longue histoire. le lecteur passionné de comics éprouvera un réconfort peu commun à reconnaître un fan aussi impliqué que lui dans Robinson. Il y a bien sûr le retour d'Adam Strange, mais aussi l'intervention de Spider (Lucas Ludlow Dalt, le fils d'un autre Spider créé en 1940), l'évocation de Robot Man (Robert Crane), les conséquences des actions de Neron (voir Underworld unleashed), etc. Si le lecteur ne connaît pas ces détails pointus, il ne ressentira pas de manque à la lecture. S'ils lui disent plus ou moins quelque chose, il aura le plaisir de se sentir inclus dans ce cercle de connaisseurs.
Avec cette histoire, Robinson lève également le voile sur plusieurs mystères intrigant le lecteur depuis le début de la série ou presque, en particulier le sort sortant de l'ordinaire de John Valor. Il y a donc une forme de récompense pour le lecteur de voir ainsi émerger les explications à des étrangetés et des bizarreries présentes depuis de nombreux numéros (jusqu'aux attentats perpétrés par l'infernal Docteur Pip). Alors que le lecteur de comics avait intégré ces mystères comme de toile de fond estiment inconsciemment qu'ils ne trouveraient peut-être jamais de résolution, il a le plaisir de voir les pièces du puzzle s'assembler de manière habile, divertissante et totalement satisfaisante (y compris les apparitions de David Knight).
À nouveau, un premier regard rapide semble indiquer que le minimalisme apparent des images de Snejbjerg relève plus de la fainéantise que du choix artistique. C'est particulièrement flagrant quand le regard s'attache à la densité des arrières plans par case. Snejbjerg utilise fréquemment la méthode qui consiste à dessiner le décor dans la première case, puis à s'en affranchir par la suite. Mais ce premier regard rapide ne permet pas de prendre la réelle mesure de son implication. L'élément le plus apparent ensuite est l'usage d'aplats de noir massifs aux contours arrondis, très agréables à la vue, tout en posant substantiellement les personnages dans chaque case. Évidemment, il serait facile de n'y voir qu'une astuce de plus pour s'économiser sur les éléments à dessiner dans le détail. Mais en fait, ces aplats confèrent une forme de fluidité inattendue dans la lecture des cases, tout inscrivant une part d'ombres inquiétantes dans les séquences concernées.
En continuant à découvrir les dessins de Snejbjerg, le lecteur est surpris par la violence de la des destructions massives de la fin du premier épisode. Les compositions de Snejbjerg apparaissent alors très élaborées, faisant figurer des morceaux spécifiques et reconnaissables de façades, pour une scène de chaos réaliste et terrifiante. Sans être aussi viscéral que peut l'être David Lloyd, il s'approche de son habilité à utiliser le noir pour impliquer le lecteur. L'intensité de ces images se trouve renforcée par la mise en couleurs discrète de Gregory Wright, entièrement au service de l'histoire, sans aucune velléité d'épater la galerie par des explosions de myriades de couleurs. Ayant repéré cette capacité à créer des décors élaborés sans être tape-à-l'oeil, le lecteur sera plus à même de distinguer sa mise en oeuvre discrète mais bien réelle dans les épisodes suivants. Effectivement Snejbjerg recrée le Londres de 1838 avec une facilité impressionnante dans l'épisode 66.
La particularité qui saute également aux yeux, est la capacité de Snejbjerg à définir des morphologies et des formes de visage différentes pour chaque personnage. À l'opposé d'un dessinateur qui ne disposerait que de 2 formes de visages, il en crée des distinctives pour chaque individu, sans recourir à une forme d'exagération ou de caricature. Il transcrit des expressions de visage variées et opportunes, peut-être pas toujours très nuancées. de temps à autre, il glisse une expression exagérée à des fins comiques que le lecteur appréciera en fonction de sa sensibilité (le chien tirant la langue en bas de la deuxième page de l'épisode 63). Il peut arriver que cette habitude nuise quelque peu à la tension dramatique. En ce qui concerne les silhouettes, Snejbjerg, s'applique à se cantonner à conserver l'ambiance assez réaliste de la série, avec des morphologies normales (il évite autant que faire se peut les musculatures de culturistes), dans des habits civils plausibles. Toutefois, un regard attentif détectera que là aussi Snejbjerg réussit à se faire plaisir de manière discrète et pertinente par des détails savoureux. Il suffit par exemple de se concentrer sur la poitrine de Phantom Lady (généreuse, avec un décolleté accueillant) pour constater que Snejbjerg respecte les lois biologiques élémentaires et que sa poitrine n'est pas siliconée.
Les 10 pages dessinées par Paul Smith sont tout aussi délectables dans un registre plus rétro, mettant en scène une improbable équipe féminine de la JSA, avec la participation de Doris Lee (un des premiers amours de Ted Knight).
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- Épisode 74 - En 1899, Brian Savage est toujours le shérif d'Opal City et il enquête sur le Club du Mardi, une société secrète et occulte. Il songe également à prendre sa retraite et s'interroge sur un successeur. Pourquoi pas Carny O'Dare ? Épisode 75 - Superman vient pour discuter avec Jack Knight, en particulier pour apprendre ce que ce dernier peut lui dire de son père Jor-El. Épisode 76 - Jack Knight discute avec le fantôme de David, son frère, pour la dernière fois.
Épisodes 77 à 79 - Jack Knight se retrouve en 1951, où il rencontre le Starman à crête, et où il croise Ted Knight son père. Épisode 80 - Jack Knight doit choisir laquelle de ses responsabilités il doit honorer en priorité. Épisode 81 - David Knight est revenu à la vie en tant que Zombie (un Black Lantern) ; The Shade doit s'en occuper.
Après l'imposante histoire "Grand Guignol", le lecteur passe avec plaisir à des récits plus concis. le premier (épisode 74) permet d'établir la continuité entre Brian Savage et la dynastie des O'Dare, mais aussi de préciser cette histoire de réincarnation attachée à Scalphunter. L'épisode 75 permet à la fois de boucler une intrigue secondaire liée au voyage dans l'espace de Starman, mais aussi d'asseoir la légitimité de Jack Knight en tant que superhéros dans l'univers partagé DC, face à Superman, le plus grand superhéros DC. Les 3 épisodes suivants dévoilent le dernier mystère de la série (le Starman à crête). À nouveau le talent de Robinson se manifeste dans la manière dont l'histoire est révélatrice du caractère, des préoccupations et des émotions des personnages. Ces séquences apportent de nouvelles révélations, des relations interpersonnelles délicates, fragiles et précieuses. La série se termine avec l'épisode 80 qui permet de quitter chaque personnage de manière satisfaisante (avec une dernière petite touche sur la réincarnation de Scalphunter) et d'assurer la pérennité de l'héritage de Starman. Peter Snejbjerg conserve tout son savoir faire pour ces épisodes, et Gregory Wright fait évoluer sa palette de couleurs pour prendre en compte le changement de temps (1951) et d'atmosphère du récit.
L'épisode 81 constitue un retour agréable à la série, mais dispensable.
Ce dernier tome conclut en beauté une série atypique de superhéros. James Robinson avait des ambitions démesurées pour sa série. Il n'aura pas atteint tous ses objectifs, mais la qualité globale dépasse largement la production mensuelle industrielle des comics. Ce dernier tome clôt la série avec maestria et compense largement les épisodes les plus faibles. Cette série justifiait effectivement une réédition intégrale soignée en omnibus.
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