AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Citations sur Les attracteurs de Rose Street (12)

kuroineko
kuroineko   19 septembre 2018
Un fantôme n'est qu'une relique d'humanité, un lambeau de l'âme déchirée, pris au piège et s'agitant sur un clou métaphysique.
Commenter  J’apprécie          200
Tatooa
Tatooa   02 novembre 2018
Je ne sais rien hormis que je ne sais rien.
Commenter  J’apprécie          110
Tatooa
Tatooa   31 octobre 2018
On eût dit que la décoration avait été confiée à un sybarite : les murs étaient recouverts de tableaux et de tapisserie dépeignant des femmes toutes plus ou moins déshabillées, les chandeliers en or avaient la forme de corps féminins ; ce n'était partout que charme et volupté - en d'autres termes, un lieu tout à fait éloigné de la personnalité de l'homme qui, ayant ôté son macfarlane, se tenait assis, terne comme une blatte, sirotant un brandy dans son costume de tweed marron.
Commenter  J’apprécie          110
Tatooa
Tatooa   19 octobre 2019
- J'étais loyale envers Christine parce qu'elle m'avait sauvé la vie. Elle s'est servie de moi, c'est vrai, mais toute relation humaine est fondée sur un marché quelconque.
(Jane)
Commenter  J’apprécie          80
kuroineko
kuroineko   19 septembre 2018
Je vis un vieillard sur un perron, sa bouche édentée ouverte sur un sourire d'anticipation, occupé à étriper la carcasse écorchée d'un animal aussi gros qu'un shetland. Je vis deux prostituées prodigieusement grasses se rouler dans la boue, s'arracher les vêtements, leur chair pâle souillée d'immondices. Je vis ce qui ressemblait à un cadavre d'homme gisant à l'entrée d'une ruelle, un rat reniflant ses pieds nus, et, tout près de la maison de Richmond, je vis un enfant en haillons, les membres frêles comme des allumettes, que fouettait une créature au crâne rasé, vêtue d'un tablier impuissant à dissimuler ses mamelles et dépourvue d'un pantalon qui aurait pu cacher des jambes poilues et couvertes de croûtes. Toute cette misère grotesque, au sein de bâtiments en brique effrités et noircis par la suie, dont les étages se perdaient dans le brouillard, faisait de ces rues le fond d'un ravin comme il en court dans doute dans l'un des districts périphériques de l'enfer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
kuroineko
kuroineko   19 septembre 2018
(...) j'étais snob par association et non par nature (...).
Commenter  J’apprécie          40
JustAWord
JustAWord   05 septembre 2018
Étrange, n’est-ce pas ? […] Penser que lorsque nous errons dans le brouillard londonien, l’étoffe évanescente d’autres vies se drape autour de nos capes et de nos manteaux, va même jusqu’à s’introduire en nous par la bouche ou les yeux ? Qu’autour de nous dérivent des ombres et des spectres, des êtres qui s’accrochent aux liens de la chair, de vieux amis et de vieux ennemis qui nous veulent encore du bien ou du mal ?
Commenter  J’apprécie          40
FungiLumini
FungiLumini   01 janvier 2021
Je crois que vous connaissez mon cœur. Je crois que vous l’avez toujours connu.
Commenter  J’apprécie          30
Wickerbottom
Wickerbottom   09 février 2019
"Faire la charité est un acte irresponsable, reprit-il. Tel est mon jugement. Aussi répréhensible que de commettre un meurtre. Même si nous regrettons profondément la pitoyable condition des indigents, nous ne pouvons laisser leur affliction nous distraire de la voie du progrès, de crainte d'être rabaissés à leur niveau.
- Je suis bien rétribué, je puis vous l'assurer, dis-je avec fermeté. Quand à la question que vous soulevez là, je crois que le véritable progrès se définit par la disparition de la pauvreté et non par sa perpétuation au nom de concepts dépassés d'empire et de classe sociale.
Commenter  J’apprécie          30
Odlag
Odlag   09 juillet 2020
"Faire la charité est un acte irresponsable, reprit-il. Tel est mon jugement. Aussi répréhensible que de commettre un meurtre. Même si nous regrettons profondément la pitoyable condition des indigents, nous ne pouvons laisser leur affliction nous distraire de la voie du progrès, de crainte d'être rabaissés à leur niveau.
- [...] Quant à la question que vous soulevez là, je crois que le véritable progrès se définit par la disparition de la pauvreté et non par sa persécution au nom de concepts dépassés d'empire et de classe sociale."
Commenter  J’apprécie          20




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox





    Quiz Voir plus

    Les plus grands classiques de la science-fiction

    Qui a écrit 1984

    George Orwell
    Aldous Huxley
    H.G. Wells
    Pierre Boulle

    10 questions
    3589 lecteurs ont répondu
    Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre