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Citations sur Le charretier de la providence (14)

Biblioroz
Biblioroz   19 février 2018
A gauche, une salle de café pauvre, avec de la toile cirée brune sur les tables, des murs peints moitié en brun, moitié en jaune sale.
Mais il y régnait une odeur caractéristique qui suffisait à marquer la différence avec un café de campagne. Cela sentait l’écurie, le harnais, le goudron et l’épicerie, le pétrole et le gasoil.
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porthos
porthos   29 septembre 2012
L’éclusier de Dizy lui avait dit en plaisantant :
— Quand il ne pleut nulle part ailleurs, il y a au moins deux endroits où on est sûr de voir tomber de l’eau ici et à Vitry-le-François…
Maigret approchait de cette ville et il commençait à pleuvoir à nouveau ; une pluie toute fine, paresseuse, éternelle
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dido600
dido600   22 février 2013
Si la vie est misérable, elle est pénible à supporter ; si elle est heureuse, il est horrible de la perdre. L’un revient a' l'autre .
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Biblioroz
Biblioroz   19 février 2018
Et Maigret se mit en pensée à l’endroit où se trouvait le charretier, vit la cloison passée à la résine à sa droite, avec le fouet qui pendait à un clou tordu, la tasse d’étain suspendue à un autre, un pan de ciel entre les panneaux du haut et, à droite, la croupe musclée des chevaux.
Il se dégageait de l’ensemble une chaleur animale, une vie multiple, épaisse, qui prenait à la gorge comme le vin râpeux de certains coteaux.
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dido600
dido600   22 février 2013
Seulement la vie, avec ses lâchetés, ses compromissions, ses besoins impérieux, est plus puissante…
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Woland
Woland   20 septembre 2014
[...] ... Le yachtman bougea à peine la tête pour regarder le portrait. Puis il examina Maigret, soupira :

- "Police ?"

Il avait un fort accent anglais, une voix fatiguée.

- "Police Judiciaire ! Un crime a été commis ici la nuit dernière. La victime n'a pas encore pu être identifiée.

- Où elle est ?" questionna l'autre en se levant et en désignant le portrait.

- "A la Morgue d'Epernay. Vous la connaissez ?"

La face de l'Anglais était impénétrable. Maigret remarqua pourtant que son cou énorme, apoplectique, était devenu violacé.

Il prit sa casquette blanche qu'il posa sur son crâne dégarni, grommela d'abord en anglais en se tournant vers son compagnon :

- "Encore des complications !"

Puis, enfin, indifférent à l'attention des mariniers, il déclara en tirant une bouffée de sa cigarette :

- "C'est mon femme !"

On entendit plus nettement le crépitement de la pluie sur les vitres et même le grincement des manivelles de l'écluse. Le silence dura quelques secondes, absolu, comme si toute vie eût été suspendue.

- "Vous paierez, Willy ..."

L'Anglais jeta son ciré sur ses épaules, sans passer les manches, grogna à l'adresse de Maigret :

- "Venez dans le bateau ..."

Le matelot qu'il avait appelé Vladimir acheva d'abord la bouteille de champagne, puis s'en fut comme il était venu, en compagnie de Willy.

La première chose que vit le commissaire en arrivant à bord fut une femme en peignoir, pieds nus, cheveux défaits, qui sommeillait sur une couchette de velours grenat.

L'Anglais lui toucha l'épaule et, avec le même flegme que précédemment, sur un ton exempt de galanterie, commanda :

- "Va dehors ..."

Puis il attendit, le regard errant sur la table pliante où il y avait un flacon de whisky et une demi-douzaine de verres sales, ainsi qu'un cendrier débordant de bouts de cigarettes.

Il finit, machinalement, par se verser à boire, poussa la bouteille vers Maigret d'un geste qui signifiait :

- "Si vous en voulez ..."

Une péniche passait à ras des hublots et le charretier, à cinquante mètres de là, arrêtait ses chevaux dont on entendait tinter les grelots. ... [...]
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Woland
Woland   20 septembre 2014
[...] ... Comment la femme était-elle venue là ? Pourquoi ? C'était la question que la police d'Epernay, le Parquet, les médecins, les techniciens de l'Identité Judiciaire s'étaient posée avec ahurissement et que Maigret tournait et retournait dans sa lourde tête.

Elle avait été étranglée, c'était une première certitude. La mort remontait au dimanche soir, vraisemblablement vers les dix heurs et demie.

Et le cadavre avait été découvert, dans l'écurie, un peu après quatre heures du matin.

Aucune route ne passe près de l'écluse. Rien ne peut y attirer quelqu'un qui ne s'occupe pas de navigation. Le chemin de halage est trop étroit pour permettre le passage à une auto. Et, cette nuit-là, il eût fallu patauger jusqu'à mi-jambe dans les flaques d'eau et dans la boue.

Or, la femme appartenait de toute évidence à un monde qui se déplace plus souvent en voiture de luxe et en sleeping qu'à pied.

Elle ne portait qu'une robe de soie crème et des chaussures en daim blanc qui étaient plutôt des chaussures de plage que des souliers de ville.

La robe était fripée, mais on n'y relevait pas une tache de boue. Seul le bout du soulier gauche était encore mouillé au moment de la découverte.

- "Trente-huit à quarante ans !" avait dit le médecin après l'avoir examinée.

Ses boucles d'oreilles étaient deux perles véritables, valant environ quinze mille francs. Son bracelet, en or et platine, travaillé dans le goût ultramoderne, était plus esthétique que coûteux mais portait la signature d'un joaillier de la place Vendôme.

Les cheveux étaient bruns, ondulés, coupés très court sur la nuque et aux tempes.

Quant au visage, défiguré par la strangulation, il avait dû être d'une joliesse assez remarquable.

Une femme, sans doute, du genre pétillant.

Ses ongles, manucurés, vernis, étaient sales.

On n'avait pas retrouvé de sac-à-main près d'elle. Les polices d'Epernay, de Reims et de Paris, munies d'une photographie du cadavre, essayaient en vain, depuis le matin, d'établir son identité. ... [...]
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porthos
porthos   29 septembre 2012
Ce qui était extraordinaire, c’était l’expression de franchise de son visage. Maigret s’avouait même que son interlocuteur, qui lui avait été antipathique au premier abord, lui devenait supportable.
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aaahhh
aaahhh   31 juillet 2012
Il pleuvait toujours, une pluie fine, serrée et froide qui n'avait pas cessé de tomber de la nuit et de toute la journée. Des silhouettes allaient et venaient sur les portes de l'écluse où un bateau s'élevait insensiblement. Depuis une heure qu'il était là, le commissaire n'avait songé qu'à se familiariser avec un monde qu'il découvrait soudain et sur lequel il n'avait en arrivant que des notions fausses ou confuses.
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Polars_urbains
Polars_urbains   11 juillet 2018
Des êtres charmants, dont le premier mouvement est toujours bon, voire théâtral... Ils sont tous pétris de bonnes intentions...
Seulement la vie, avec ses lâchetés, ses compromissions, ses besoins impériaux, est plus puissante...
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