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ISBN : 2842657756
Éditeur : La Decouvrance (05/06/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
À l’âge de vingt-trois ans, Roger Taylor embarque comme matelot sur l’Endeavour II – réplique du bateau du navigateur anglais James Cook – en partance pour la Nouvelle-Zélande. Le voyage se transforme en une épreuve terrifiante. Le trois-mâts est pris dans une tempête tropicale et se perd sur un banc de sable, l’équipage survit miraculeusement. Après cette expérience formatrice, Roger Taylor décide qu’il ne naviguera plus qu’en solitaire avec un voilier facile à gér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
gegetrois
  13 octobre 2014
L'auteur nous retrace dans ce livre 3 récits de navigation :
En janvier 1971 à l'âge de 23 ans il embarque comme matelot sur l'Endéavour II, un 3 mats de 30m de long, avec 14 hommes d'équipages. L'Endeavour II a appareillé de Brisbane (Australie), l'auteur nous fait partager avec un style dépouillé, en termes précis, souvent très techniques, (mais il faut bien appeler les choses par leur nom ) la vie à bord sur l'Endevaour II, les manoeuvres longues et éprouvantes pour envoyer les voiles, (il peut y en avoir jusqu'à 17) sur ce bateau qui n'a pas de winch, le travail quotidien d'entretien et de réparation qu'il faut sans cesse recommencer. Après une escale à l'île Lord Howe, l'Endeavour II fait route vers la Nouvelle Zélande, ou là, il est pris dans une terrible tempête tropicale.
L'auteur évoque remarquablement sa peur devant le danger quand le moteur s'arrête et qu'il n'y a plus de bruits l'espace d'un instant : «Ce silence de quelques secondes était impressionnant et aussi éloquent que les bruits qui vous retournent les tripes – le chuintement de la lame de la guillotine quand elle entame sa chute implacable ; le cliquetis des crans de sûreté du peloton d'exécution...» ou bien « mes muscles étaient tétanisés. J'ai ressenti pour la première fois de ma vie le sens du mot pétrifiés » ( en italique dans le texte).
Les 2 autres récits font état de navigation en solitaire, mais pas tout à fait car l'auteur, une fois sur l'eau, emploie toujours le 'nous'. Il n'est pas seul, il est avec son bateau !
2ème récit, 3ans plus tard, l'auteur participe à une course en solitaire entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie sur un petit voilier en ferrociment qu'il à lui même construit. Il arrive en dehors des délais après 35 jours de mer. Il a essuyé de terribles tempêtes. 30 cm d'eau dans la cabine où tout s'est renversé, la peur de chavirer devant des vagues énormes, l'obligation de barrer suite à la casse du régulateur d'allures, le fait de manger froid, tout cela est à mon sens bien évoqué en phrases simples, on est avec lui, on participe, on souffre avec lui.
3ème récit : Nous sommes en juin 2006, l'auteur participe à une course transatlantique réservée aux voiliers de moins de 9m entre Plymouth et NewPort. Dans cette course sans assistance, le skipper est seul, sans sponsor, sans matraquage publicitaire, et pleinement responsable de ses actes, c'est ce qui plaît à Roger Taylor qui est un adepte de la navigation minimaliste. Il prend le départ sur Minging, un voilier biquille de 6,30 m, gréé en jonque, qu'il a rendu insubmersible. 14 jours après le départ devant une météo plus qu'alarmante, après de longues hésitations, qui sont parfaitement analysées, il fait demi-tour, mais se lance le défi de rejoindre son port d'attache Burnham-on-Crouch, sans mettre pieds à terre.
L'auteur relate sa navigation comme une longue suite de vents forts, changeants, oscillants, de grosse mer, de calmes, de mer plates. Les journées de calme s'étirent, rythmées par un rituel immuable, dans un environnement plus que spartiate : se brosser les dents sans eau, ranger le bateau, manger, noter les bulletins météo, régler le bateau, observer, observer. Si il y a gros temps, il faut sortir dans la tourmente pour repositionner le régulateur d'allure. L'auteur nous fait part de ses doutes, de sa tristesse parfois, de son moral, de ses observations de la faune océanique, de ses galères, de l'écriture de poèmes, de comptages inutiles pour passer le temps :(combien de téléviseurs ou de slips kangourous, un porte conteneur (qu'il vient de croiser)peut-il transporter ?
Il arrive à son port d'attache après 38 jours de mer dans une navigation difficile et éprouvante surtout le long des côtes sud de l'Angleterre.
Une seule petite remarque sur la construction des récits : Plusieurs fois l'auteur annonce la suite au lieu de laisser le lecteur dans l'expectative, par exemple ::«.... la dérive supplémentaire empêchait de progresser face au vent. Nous allions bientôt l'apprendre à nos dépens » ou bien : « notre calvaire n'était certainement pas terminé. En fait, il venait à peine de commencer »
Ces phrases enlèvent, à mon sens, un peu de suspense.
Alors Roger Taylor un simple marin ? Je ne crois pas, il a une très grande de connaissance de la mer, de la navigation, des phénomènes météo, de la faune océanique, il nous en a fait part dans cet ouvrage, et je dirais plutôt un marin et un homme d'exception.
Etant propriétaire d'un petit voilier, j'ai bien aimé, j'avoue avoir pris un atlas pour suivre ses navigations, j'ai apprécié les photos et les petits croquis, mais la voile est un domaine particulier, et de ce fait l'ouvrage n'est-il pas destiné à un public averti ? Personnellement, je vais certainement lire son autre récit, « Mingming, l'art de la navigation minimaliste »
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HT
  04 novembre 2014
1971. Roger Taylor, un Anglais de vingt-trois ans parti chercher l'aventure en Australie, s'embarque comme membre d'équipage sur l'Endeavour II. Ce trois-mâts est une réplique d'un voilier du XVIIIe siècle ; son armateur, doué pour le marketing, l'a rebaptisé comme le navire sur lequel le Captain Cook (re)découvrit la Nouvelle-Zélande et l'Australie en 1769-1770. En réalité, les deux Endeavour se ressemblent assez peu, mais le grand public ne fait pas la différence, et l'Endeavour II pourra donc être au centre des célébrations du bicentenaire de l'expédition de Cook prévues à Auckland. L'équipage appareille donc à Brisbane direction Auckland, sur un navire conçu à l'ancienne : 800 m² de voiles, 8 km de cordages et aucun winch pour aider aux manoeuvres, pas de harnais pour grimper aux mâts ("une main pour toi, une main pour le bateau"). Seules concessions à la modernité : un petit moteur de secours, des canots de sauvetage gonflables, une radio.

Voilà le début de la première des trois aventures marines et autobiographiques narrées par Roger Taylor, la plus captivante, puisque l'on apprend dès la première page qu'elle va se terminer par un naufrage. Après ce désastre, on pourrait penser l'auteur vacciné à vie contre l'appel du large. Que nenni : dans la deuxième partie du livre, il raconte sa participation en 1974 à l'une des toutes premières courses transocéaniques en solitaire, la traversée de la mer de Tasmanie à bord d'un minuscule voilier qu'il a construit lui-même. Là encore les éléments vont s'acharner contre lui...

La dernière partie se situe en 2006 et narre le retour de Taylor à la course transocéanique avec le Jester Challenge, une transatlantique remettant à l'honneur la pratique amateur de la voile en solitaire : pas de sponsors, pas de staff à terre, pas de moteur de secours, très peu de moyens techniques mis à part des feux de position solaires à LED, un GPS et une radio basiques.

Pour une lectrice néophyte en voile comme moi, les deux premières parties, courtes et percutantes, sont très accessibles et permettent de vibrer de joie ou de peur avec ces marins un peu "allumés" sur les bords. La troisième partie, plus longue, plus lente, perd nettement en densité et en intérêt. Elle permet cependant de mieux comprendre ce qui motive le navigateur "minimaliste", amoureux d'une tradition de la navigation à l'ancienne à l'écoute des éléments, à l'opposé de la professionnalisation et de la marchandisation des courses à la voile modernes dopées à la haute technologie. L'auteur, approchant alors la soixantaine, n'échappe malheureusement pas aux travers du vieux loup solitaire, aigri envers ceux qui font des choix différents des siens : en l'occurrence les voiliers de plaisance, car ils ont le nerf de posséder un moteur et de l'utiliser en cas de besoin!

Deux regrets concernant cette édition : l'absence de lexique, qui oblige à avoir recours au dictionnaire pour les termes techniques de marine ; l'éditeur gagnerait à donner un coup de pouce au lectorat non spécialiste. Et la pauvreté de la carte illustrant la troisième partie, dont l'itinéraire est bien flou si on ne connait pas par coeur la géographie des cotes anglaises de la Manche.

Merci à Babelio et aux éditions La Découvrance pour cette lecture réalisée dans le cadre de Masse Critique.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   05 octobre 2014
Rien ne dynamise autant l'énergie vitale que l'attrait de nouveaux défis, de nouveaux dangers et d'horizons inconnus.
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gegetroisgegetrois   13 octobre 2014
Dormir. J'ai dormi plus longtemps et plus profondément que jamais. Pendant dix-sept heures, j'ai tout débranché tandis que je descendais dans les profondeurs réparatrices. Le stress, les efforts, les peurs et les inconforts du dernier mois ont reflué et je me suis engouffré dans le flou noir d'une amnésie joyeuse.Nous étions arrivés. Pour le navigateur océanique, c'est vraiment la seule chose qui compte.
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HTHT   08 novembre 2014
Je devenais peut-être plus prudent dans mon grand âge, tout simplement. En tout cas, survivre faisait partie de mes objectifs.
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