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Par Piling, le 11/07/2008
Première phrase du livre
Le Pays où l'on n'arrive jamais de
André Dhotel
incipit :
Il y a dans le même pays, plusieurs mondes véritablement. Si l'on explore les Ardennes, ce n'est pas une forêt que l'on découvre, mais mille forêts. Dans les contrées situées au nord, jusqu'au Rhin ou jusqu'au port d'Anvers, ce sont des centaines de collines et de plaines chargées de richesses, et l'on peut voir aussi les eaux immenses des canaux, des fleuves, des bras de mer, tandis qu'au coeur des villes, sur des places souvent désertes, s'élèvent les beffrois qui inspirent autant de terreur que d'admiration.
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Le Pays où l'on n'arrive jamais de
André Dhotel
Si tu veux découvrir ce que tu cherches, Gaspard, tu dois tâcher de lire les signes qu'il y a dans les choses. Observe ces jardins, ces parcs, avec des massifs de fleurs, les carrefours des chemins.Peu de personnes les connaissent et ont l'occasion d'en parler. Le pays d'Hélène t'apparaîtra peut-être dans un de ces lieux inconnus dont il y a des milliers par nos contrées.
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Le Pays où l'on n'arrive jamais de
André Dhotel
Les gardes champêtres et maints agents de la fonction publique éprouvent la nécessité de faire un discours pour expliquer ce qu’ils vont faire, et ainsi il n’est pas possible de leur échapper. Dès les premiers mots, l’enfant blond s’était élancé bousculant Gaspard, mais aussitôt il fut arrêté par le charron qui avait contourné l’église et qui venait en aide au garde champêtre. Le charron saisit l’enfant par le bras. L’enfant se débattit d’abord avec fureur, mais il se résigna à son sort lorsque le garde fut arrivé pour prêter main forte au charron. Gaspard assista à la scène sans faire un geste ni dire un mot. Il n’était pas question d’entamer une lutte ou une discussion avec le garde et le charron. Déjà l’enfant s’éloignait vers l’extrémité de la place entre les deux hommes.
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Le Pays où l'on n'arrive jamais de
André Dhotel
Ainsi l'on remet toujours naïvement l'heure de la séparation, comme nous l'avons maintes fois observé et comme nous le dirons encore. La séparation apparaît tellement fatale qu'il est doux de gagner quelques heures et n'importe quelle histoire, si vous y songez bien, n'est jamais qu'une histoire de gens qui s'entretiennent, se querellent ou se saluent longuement pour prolonger leur réunion sur une terre où tout semble passager et où tout s'enfuit au fond du temps.
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Le Pays où l'on n'arrive jamais de
André Dhotel
On était saisi par l'air vif du mois de septembre. Il y avait dans cet air et dans cette forêt quelque chose de brutal qui ravivait l'ardeur de la vie. Jamais on n'oublierait.
En regardant cette belle vallée, on a le loisir de songer que la terre entière c'est le grand pays, mais cela ne nous satisfait pas complètement. On se dit qu'il faut rendre la terre encore plus belle, par le bonheur des hommes et par les histoires que l'on apprend inlassablement. Il semble que la vie restera toujours inachevée. Mais on demande une chance supplémentaire.
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Le Pays où l'on n'arrive jamais de
André Dhotel
C'était la voix du garde champêtre :
- "Voilà bien un quart d'heure que je te vois tourner autour de l'église. Tu n'échapperas pas, cette fois."
Les gardes champêtres et maints agents de la fonction publique éprouvent la nécessité de faire un discours pour expliquer ce qu'ils vont faire, et ainsi il n'est pas impossible de leur échapper.
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Par Anncy, le 29/04/2012
Un jour viendra de
André Dhotel
écrire, c’est s’approcher lentement