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Par Pasdel, le 16/05/2012
Un de Baumugnes de
Jean Giono
Il coulait entre les arbres un torrent de silence qui noyait tout.
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Par Pasdel, le 01/02/2012
L'homme qui plantait des arbres de
Jean Giono
Nous devrions tous lire et relire ces quelques pages pour nous prouver que des petits gestes, répétés jour après jour avec patience, peuvent changer un coin du monde, que nos gestes à tous, une fois cumulés, peuvent changer le monde.
Nous n’avons rien à demander à personne. Aucune autorisation ne nous est nécessaire. Nous n’avons nul besoin d’attendre les prochaines élections ou de faire tomber le gouvernement. Nous sommes armés de nos volontés. Il nous suffit d’en prendre conscience comme Elzéard Bouffier le héros de Giono. ( préface de Thierry Crouzet ).
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Par Pasdel, le 15/05/2012
Un de Baumugnes de
Jean Giono
Ce qui m’avait attiré, je ne vous cache pas, c’est que, dans ces yeux, y avait un quelque chose d’amer, une ombre, comme le reflet d’une viande qui pourrirait au fond d’une fontaine. Il s’appelait Albin.
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Par Pasdel, le 04/02/2012
L'homme qui plantait des arbres de
Jean Giono
J’avais un ami parmi les capitaines forestiers qui était de la délégation. Je lui expliquai le mystère. Un jour de la semaine d’après, nous allâmes tous les deux à la recherche d’Elzéard Bouffier. Nous le trouvâmes en plein travail, à vingt kilomètres de l’endroit où avait eu lieu l’inspection.
Ce capitaine forestier n’était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J’offris les quelques œufs que j’avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.
Le côté d’où nous venions était couvert d’arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l’aspect du pays en 1913 : le désert… Le travail paisible et régulier, l’air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l’âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C’était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d’hectares il allait encore couvrir d’arbres.
Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d’ici paraissait devoir convenir. Il n’insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d’une heure de marche – l’idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d’être heureux ! »
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Par Pasdel, le 15/05/2012
Un de Baumugnes de
Jean Giono
Baumugnes !
La montagne des muets ; le pays où on ne parle pas comme les hommes.
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Par Pasdel, le 03/02/2012
L'homme qui plantait des arbres de
Jean Giono
Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.
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Par Pasdel, le 17/05/2012
Un de Baumugnes de
Jean Giono
C’était beau ! C’était la leçon de la vie.
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Par Pasdel, le 25/02/2012
Que ma joie demeure de
Jean Giono
Alors le cerf dansa pour lui-même. Il était sur une lande nue. Il se sentait triste en se souvenant du cheval. Il levait les jambes une après l’autre. Il baissait la tête, il la relevait. Il éternuait. Il était triste. La lande nue, le printemps, pas de femelles, le cheval, le vieil homme, le jeune homme qui arrosait.
Il dansa le vieil homme, il dansa le jeune homme aux yeux paisibles. Il dansa le cheval malheureux et le cerf malheureux. Il dansa la lande. Il dansa son désir de printemps. Il dansa la brume et le ciel. Il dansa toutes les odeurs, et tout ce qu’il voyait, et tout ce qui était sensible à ses yeux, à ses oreilles, à ses narines et à sa peau. Il dansa le monde qui était ainsi entré dans lui. Il dansa ce qu’il aurait dansé s’il avait été joyeux.
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Par Pasdel, le 16/05/2012
Un de Baumugnes de
Jean Giono
Depuis la soupe de la veille, cette rage de douleur, ça m’avait donné ma maladie ordinaire : mon mal d’aider.
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Par Pasdel, le 20/02/2012
Que ma joie demeure de
Jean Giono
Jourdan chercha le regard de ces hommes qui paraissaient en meilleur équilibre. Et alors il s’aperçut que, dès qu’ils s’arrêtaient de rire ils avaient le même souci au fond de l’œil. Plus que du souci, de la peur. Plus que de la peur, du rien. Un endroit où il n’y a plus ni souci, ni peur...