> Claire Buchbinder (Traducteur)

ISBN : 2743617845
Éditeur : Payot et Rivages (2008)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Un manifeste écologique, par l’un des auteurs américains les plus influents. Best-seller aux États-Unis.

Cette escapade dans un monde alimentaire effrayant pourrait bien vous conduire à changer vos habitudes. Aux États-Unis le mouvement Slow Food prend de... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 15 décembre 2011

    missmolko1
    Un livre merveilleux que j'ai découvert sur babelio. Je ne connaissais absolument pas Barbara Kingsolver avant de me lancer dans cette lecture.
    J'ai beaucoup aimé ce livre car j'adore cuisiner et je rêve un jour d'avoir mon petit carré de jardin ou je pourrais faire pousser mes légumes. Pour autant je me lancerais pas dans son aventure qui est de vivre complétement en autarcie ou ne consommer que des produits des exploitants de sa région. Pour autant ce livre fait énormément réfléchir sur nos habitudes alimentaires et nous donne envie de faire des petits gestes pour vivre mieux et protéger notre planète.
    A lire et à relire et surtout essayer les délicieuses recettes que contient ce livre.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 02 juin 2011

    Folfaerie
    C'est avec un plaisir immense que j'ai dévoré ce livre ! A la fois essai et journal de bord, ce livre nous fait entrer dans le quotidien d'une famille américaine qui a fait le pari fou de vivre quasiment en autarcie sur leur ferme, en privilégiant le bio et le local.
    Barbara Kingsolver est une femme comme j'aimerais en rencontrer plus souvent. Intelligente, engagée, toujours prête à réfléchir en profondeur sur un sujet ou un projet qui lui parait digne d'intérêt, lucide et critique envers son pays, et pourtant enthousiaste et optimiste.
    Quand la famille se lance dans l'aventure, tout le monde est partant, aussi bien le mari, prof de biologie que les deux filles. Barbara Kingsolver nous livre sa vie rythmée par les travaux du potager, ponctuée par la préparation des repas, les rencontres entre amis, les réunions de famille, le changement de saison. Les réussites, les échecs, les bonnes idées, les constats, tout est relaté entre recettes de cuisine bien alléchantes et considérations plus scientifiques signées par Monsieur. Même la fille aînée a participé à la rédaction.

    Les lecteurs - enfin certains - pourront découvrir que oui, certains Américains sont dotés d'un cerveau, qu'ils réfléchissent, s'engagent et ne se prennent pas pour les maîtres du monde !
    Si son discours sur le thème "consommez local et bio" m'était extrêmement familier, j'ai été très intéressée de découvrir ce qu'il en était réellement au sujet de la nourriture aux USA. Je me suis aperçue avec une certaine stupeur que les filières bio ont autant de mal à émerger que chez nous, mais pire encore, à quel point les lobbies de la nourriture industrialisée sont puissants. En revanche, plus réjouissant, les petites fermes, les réseaux locaux consommateurs-producteurs, les ventes directes m'ont semblés plus structurés qu'en France et donc plus prometteurs. Néanmoins, quel que soit le pays où l'on vit, nous sommes tous confrontés au même problème : il devient difficile de pouvoir manger des produits sains cultivés dans le respect de la nature.
    Une expérience comme celle-ci est cependant un signal fort. Barbara Kingsolver, tout comme moi d'ailleurs, à un niveau un peu plus modeste, a choisi d'entrer en résistance : pas besoin d'être propriétaire terrien pour se lancer dans le potager bio, quelques mètres carrés suffisent. Et même un jardin collectif, un balcon... tout est bon pour semer les graines de la résistance !
    En lisant ce beau témoignage, je me disais que vivre de son potager bio implique plusieurs choses : certes la priorité est donnée à la santé et au respect de la nature, mais pas seulement. Il y a aussi le plaisir de cuisiner, pour soi et pour les autres, une activité qui n'est pas anodine... le plaisir de retrouver du temps, de vivre un peu plus au rythme de la nature, de privilégier l'essentiel, de balayer le superflu. Et de retrouver le goût du lien social, des échanges véritables entre les gens. Barbara Kingsolver évoque fort bien le fossé qui sépare les citadins des agriculteurs. Mais voilà que le concept du "consommez local et bio" réduit les distances et les frontières, fait tomber les préjugés : on rencontre d'autres partisans de ce type d'agriculture, on fait connaissance avec les producteurs locaux, on échange des idées, des graines, on s'entraide pour que survive la production locale... bref, on établit des rapports humains autour d'une nécessité universelle : bien manger en protégeant notre environnement.

    Autour de moi, je rencontre encore trop de gens qui hésitent à consommer bio, qui prennent pour argent comptant toutes les bêtises véhiculées par les lobbies pour décrédibiliser le bio, qui me disent ne pas avoir le temps (hé, j'habite en zone rurale où le chômage domine...), bref qui ont toujours de bonnes raisons pour ne pas se lancer dans l'aventure... Pourtant, des initiatives existent, il faut de la bonne volonté et de l'optimisme. Et de la joie de vivre. Toutes choses que l'on ressent en lisant Un jardin dans les Appalaches.
    A faire circuler, en mentionnant "bon pour la santé" !!

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-un-jardin-dans-..
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 03 mars 2012

    le_Bison
    « un jardin dans les appalaches » (Titre Original : Animal, Vegetable, Miracle. A year of Food Life) se situe au-delà du simple roman autobiographique de Barbara Kingsolver. C'est une expérience, un projet. D'ailleurs, elle n'est pas seule puisque interviennent également Steven L. Hopp, son mari, et sa fille Camille Kingsolver, une ado de 18 ans intelligente et perspicace (si, si, ça existe, elle n'est pas un élément fictif du bouquin).
    Donc le projet : Pendant un an, la famille déménage dans une ferme du Kentucky, terre plus généreuse que le désert de plus en plus assoiffé de l'Arizona, et devenir de simples citoyens « locavores ».
    Fini donc ce fameux sirop de glucose que les américains raffolent tant et qui inonde le marché mondial de son pétillement. Fini donc les produits transformés dont on ne sait même plus ce qu'ils contiennent, à part des OGM, des pesticides, des insaturations et tout un tas d'autres saloperies nuisibles à la santé. Une terre, une ferme, le printemps semble être la saison la plus propice pour démarrer une telle lubie. Première étape, semer et bêcher. Seconde étape, réapprendre le sens des saisons et redécouvrir les marchés locaux. Troisième étape : cuisiner avec amour, discuter avec ses tomates et ses courgettes, ne pas faire l'amour dans la cuisine au milieu des tomates, puis déguster en famille.
    Le bonheur peut être aussi simple que ça : une ratatouille faite maison, la découverte des premières asperges, le premier chant du coq au petit matin, la copulation des dindons ; juste un carré de terre et les mains dans la terre.
    Au début, tout vous parait compliquer, se passer de tant de produits de consommation parait même inenvisageable et insurmontable. Pourtant, juste un petit effort de tous, et le monde pourrait allait mieux. C'est ce que j'en déduis à la lecture de ce projet très ambitieux.
    Barbara raconte sa vie à la ferme, les péripéties de sa famille, Steven, en prof universitaire, apporte sa caution scientifique et économiste avec toute une série de liens (en anglais) pour apprendre à mieux comprendre ce que peut représenter la mondialisation dans l'agriculture et la bouffe, et Camille (l'ado intelligente et brillante) nous propose ses bonnes recettes de cuisine. Un roman familial, en somme, comme le maintien d'une ferme...

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par julien_le_naufrage, le 05 octobre 2010

    julien_le_naufrage
    Je connaissais bien sur l'auteure de nom et j'avais vu passé certains de ses livres entre les mains d'amies. Et voilà qu'une se celles-ci, fan de la petite dame américaine, m'offre pour mon dernier anniversaire un livre de Mme Kingsolver. Bien évidement, le sus-nommé livre : "Un jardin dans les Appalaches".
    Je n'avais jamais poussé l'intérêt jusqu'à lire un des livre de Barbara Kingsolver. Maintenant c'est chose faites. Et comme j'ai beaucoup aimé ce livre, je risque de remettre ça avec d' autres de ces romans. Livres apparemment toujours très fortement teintés d'écologie, de nature et de grands espaces. du coup ce jardin des Appalaches n'échappe pas à la règle, mais tombe plutôt entre le rayon essais et roman. De plus elle n'écrit pas seule, mais s'entoure de son mari, Steven L. Hopp, et sa grande fille, Camille Kingsolver. La plus petite n'étant pas en âge de participer à l'écriture...
    Avec la petite troupe Kingsolver, on est embarqué pour un voyage d'un an à travers les saisons. le but étant de vivre, entièrement si possible, de ses propres productions locales. Ce qui évidement plus facile à faire aux USA qu'en Belgique où les grands espaces verts personnels sont bien moins présents. Un an de production et de dégustation des produit locaux, presque bio (vu qu'ils n'ont pas le label), et entièrement fait maison (pour la plupart des produits bien sur!). Ça fait rêver. En tout cas moi ça me fait rêver. Je n'ai pas de jardin, et donc hélas pas vraiment d'espace pour cultiver ma propre ration de légume (qui est pas mal importante pour une famille végétarienne comme la nôtre). L'esprit jusqu'auboutiste de l'idée locavore peut être rebutant, même pour moi qui l'applique le plus possible dans ma vie de tous les jours. Mais bon, l'initiative et surtout le fait de l'avoir réussi est assez impressionnant. Mais, une fois de plus, vivre dans un espace vaste, vert et tempéré comme celui-là aux USA aide grandement à une bonne production familiale.
    Le ton humoristique, le rythme agréable et les infos scientifiques offertes ici et là sont intéressantes. J'ai appris quelques petites choses ici et là. Les interventions de Steven L. Hopp à chaque chapitre ajoute un coté plus engagé politiquement. Renvoyant vers des associations et autres articles complémentaires. Qui sont hélas tous des liens et infos pour les USA. Camille Kingsolver offrant à chaque fin de chapitre sa vision de jeune fille de 18 ans (ou plus?), ainsi que ses petites recettes de saison qui ont l'air bien bonnes.
    Un beau livre, et un essai qui se lit comme un roman. Car finalement ce n'est rien moins que les chroniques d'une famille se lançant dans l'agriculture locale d'autosuffisance... en plus de leurs jobs et vie de tout les jours.
    A lire absolument bien sur! Histoire de savoir pourquoi il est plus que temps de consommer local, pourquoi il est temps que toute l'agriculture devienne Bio, pourquoi il faut manger moins de viande, pourquoi notre consommation à tant d'impact, pourquoi l'écologie doit jouer un rôle important dans nos habitudes de vie, etc.

    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2009/06/un-jardin-dans-les-..
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    • Livres 4.00/5
    Par alicejo, le 30 juin 2011

    alicejo
    Pendant un an, Barbara Kingsolver, son mari et ses deux filles ont fait le choix de se retirer dans leur ferme des Appalaches avec comme défi de se nourrir presque exclusivement du fruit de leur travail (plantation, élevages) et de produit locaux. Ce livre est le récit (écrit à six mains) de cette belle expérience familiale.
    Publié en 2007, un peu avant la déferlante verte et développement durable, l'auteur nous donne un point de vue intéressant : comment, au pays de la mal-bouffe, résister à l'industrie agro-alimentaire ? Il est d'ailleurs assez marrant de voir comment l'auteure idéalise la capacité des européens à bien se nourrir
    Dans un monde où tout va toujours plus vite, où l'inactivité est mal considérée, la famille Kingsolver va réapprendre à vivre au rythme des saisons.
    Un livre épicurien qui nous fait (re) découvrir le plaisir de préparer de bon repas à partager en famille et entres amis. Un livre savoureux parsemé de recettes familiales simples et alléchantes.
    A la fois récit, journal de bord, documentaire, livre de recettes, ce livre est brillant, militant mais jamais donneur de leçons ("Nous sommes des apprentis convertis, pas des prédicateurs moralisateurs." ). Un livre intelligent bien loin des diktats parfois un peu repoussants des écolos radicaux ou des végétariens. J' y ai pioché des idées intéressantes pour poursuivre mes efforts d'apprentie locavore.
    Un livre qui donne furieusement envie d'aller cultiver son lopin de terre loin de cette société qui nous fait miroiter la sur-consommation comme un gage de bonheur.
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Citations et extraits

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  • Par missmolko1, le 14 décembre 2011

    Ici, aux Etats-Unis, nous sommes estomaqués par ces individus qui, dans une société d'abondance, s'abstiennent de toute gloutonnerie. Nous avons même créé une expression pour désigner cette étrangeté : le paradoxe français. Comment peuvent-ils à la fois éprouver du plaisir à manger du fromage et du foie gras d'oie et rester minces ? Après avoir vécu quelques temps en France, j'ai ma petite idée sur le sujet : ils n'engloutissent pas des litres de soda ; ils mangent plusieurs plats au cours d'un repas mais la proportion de graisse reste faible ; ils fument comme des pompiers (bien que cela soit en train de changer) ; ils font trainer en longueur les repas en bonne compagnie, il ne s'agit donc pas de s'empiffrer.
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  • Par missmolko1, le 14 décembre 2011

    Il se trouve que nous vivons dans une région où une maison sur deux dispose d'un jardin mais, pour bien des citadins, l'idée de cultiver sa nourriture doit sembler aussi invraisemblable que celle d’écrire des symphonies pour son propre plaisir.
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  • Par missmolko1, le 14 décembre 2011

    Si chaque citoyen américain consommait chaque semaine un repas (quel qu'il soit) composé de viandes et de légumes produits localement de façon biologique, la consommation de pétrole du pays serait réduite de plus de 1,1 million de barils de pétrole par semaine. Notez qu'il s'agit de barils et non de litres. D'infimes changements dans nos habitudes peuvent induire d'immenses différences. Devenir une nation moins tributaire en matière d’énergie pourrait commencer très simplement par un bon petit déjeuner.
    Steven L. HOPP
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  • Par DocEnviroMip, le 15 octobre 2010

    "Nous allons laisser à nos enfants des dettes colossales à régler en termes d’extinction, d’épuisement économique et de changements climatiques"
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  • Par alicejo, le 22 juin 2011

    Oh ! Belle Amérique, où sont tes valeurs ? Comment les Européens, nos ancêtres à tous ou presque, ont-il réussi à monopoliser tout ce qui est bon alors que la population d'un seul de leurs pays tiendrait dans un de nos parcs nationaux ? ILs sont prêt à détruire un McDonald au bulldozer parce qu'il menace la vie de leurs bons fromages, protestent avec véhémence lorsque l'on tente de glisser des gênes modifiés dans leur pain.
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