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> Guillemette Belleteste (Traducteur)

ISBN : 274360770X
Éditeur : Payot et Rivages (2001)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 156 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nathan Price, pasteur baptiste américain au fanatisme redoutable, part en mission au Congo belge en 1959 avec sa femme et ses quatre filles. Ils arrivent de Géorgie dans un pays qui rêve d'autonomie, et de libertés. Tour à tour, la mère et les quatre filles racontent la... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par yva63, le 15 février 2013

    yva63
    A la veille de la décolonisation, un pasteur baptiste fanatique part avec sa femme et ses filles au Congo Belge afin d'évangéliser un village reculé. le père avec une obstination qui tourne à la démence tente de baptiser la population délaissant sa famille alors que le pays, avec la proclamation de son indépendance, la prend au piège en sombrant dans le chaos. Les 5 femmes survivront et tour à tour nous raconteront cette expérience extrême qui les aura marquées à jamais.
    Le roman, tragique mais empreint aussi de drôlerie et d'un humour ravageur (les filles du pasteur ne sont pas des mauviettes !) fait mouche dès le départ et nous faisons vite cause commune avec elles. Bien sûr, l'histoire de cette famille est indissociable du contexte politique dans lequel elle se déroule : sans didactisme, entremêlant habilement les deux, Barbara Kingsolver nous fait vivre cette période trouble et mouvementée du Congo devenant Zaïre et n'hésite pas à pointer du doigt les sinistres agissements des occidentaux.
    « Les yeux dans les arbres » est un magnifique roman, sans doute le plus ambitieux et abouti de Barbara Kingsolver.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ancolie, le 08 janvier 2013

    Ancolie
    Il est des livres dont on se demande pourquoi on n'en a pas entendu parler plus tôt. Dès qu'on les entame, on sent qu'ils sont faits pour nous.
    Etats-Unis. 1959. Un pasteur veut partir au Congo pour porter la bonne parole. Faisant fi des conseils de son entourage, il s'entête et part avec sa famille – son épouse et ses quatre filles - dans un village où tout est à faire au niveau religieux (pense-t-il).
    Nous allons suivre la manière dont est vécue cette nouvelle vie avec les yeux des quatre sœurs et de leur mère.
    Une vie difficile entre le choc culturel, la différence de niveaux de vie, les troubles politiques et le caractère dur du père. le pasteur est un homme envahi par sa foi, au point qu'il s'éloigne de la réalité. Il maltraite son épouse et ses filles, chaque action de leur part qui ne répond pas à l'enseignement de Jésus leur est reproché.
    Rachel, la sœur aînée, nous parle de ce bouleversement avec justesse : «Ce qui nous est arrivé au Congo tient au fait qu'il a fallu que, manque de veine, deux mondes opposés se rentrent dedans et provoquent une tragédie. Après un coup tel que celui-là, on ne peut que suivre la voie de son cœur. Et dans la famille, on dirait que nos cœurs renferment des choses foncièrement différentes.» En effet, au-delà des tragédies qui ponctuent leur existence au Congo, on ressent très fort les différences de caractère des personnages. Leur manière unique de réagir aux événements renforce ce roman. Cinq voix nous parlent, cinq voix qui forment une chaîne de 1959 à 1986, cinq voix qui prendront des chemins très différents.
    Le colonialisme en Afrique est un sujet qui m'intéresse énormément et mon intérêt a été comblé. J'ai été emportée par Rachel, Adah et les autres et l'auteur nous offre une peinture riche du Congo d'après l'indépendance. C'est un magnifique roman que je conseille vivement. Indéniablement, un coup de cœur.
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    • Livres 5.00/5
    Par clairejeanne, le 16 décembre 2014

    clairejeanne
    Elles sont cinq, les quatre filles et l'épouse du révérend Nathan Price, à raconter leur année et demi (1960-61) passée au Congo. le pasteur Price a voulu quitter la Géorgie (USA) pour une mission en Afrique; c'est un homme d'une foi inébranlable, mais qui ne supporte pas la contradiction et qui "maltraite" quelque peu femme et enfants. Nommé à Kilanga, assez loin de Léopoldville, il se retrouve face à des congolais qui "essaient" le christianisme quand leurs dieux ne les satisfont pas - ce dont il ne se rend absolument pas compte - et à une période où la colère gronde de désirs d'indépendance, à laquelle il ne croit pas. A aucun moment il ne comprend les africains, à aucun moment il n'est ouvert à la discussion ou à la fraternité avec l'autre; il ne veut qu'"évangéliser".
    Chacune à leur tour ses filles et sa femme prennent la parole et racontent, souvent avec humour, des choses plutôt terribles ; elles ont toutes un esprit très affuté ! Il y a Rachel, la coquette (15 ans), ce qui ne l'empêche pas d'avoir une reflexion juste et intéressante ; Leah et Adah, les jumelles surdouées de 14 ans : Leah est un garçon manqué et Adah, née handicapée et marchant très lentement, en profite pour observer les humains, les animaux, la nature ; c'est elle qui comprend le mieux les africains. Ruth May la petite dernière de cinq ans voit et décrit les évènements avec ses yeux et ses paroles d'enfant. La mère, Orleanna, revient sur cette période et essaie de comprendre comment sa famille a perdu pied ; on sent tout au long du livre qu'il va se produire quelque chose d'affreux et la tension monte ...
    Dénonçant également le comportement des colons belges qui n'essayaient jamais de faire progresser les populations locales, ils empêchaient par exemple les enfants de faire des études, et qui profitaient des richesses minières du pays, l'auteure raconte ce pays déstabilisé : 30 juin 1960 intronisation de Patrice Lumumba comme premier ministre de la toute nouvelle république du Congo à Léopoldville, puis complot fomenté par l'américain Eisenhower pour l'assassiner et le remplacer par Mobutu. Une famille et un pays dans la tourmente ...
    Un livre formidable, épatant, souvent drôle, et d'une grande richesse ; mais aussi, terrible et juste !
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    • Livres 5.00/5
    Par Er-et-cel, le 20 novembre 2014

    Er-et-cel
    Comme le dit si bien Ancolie, on se demande pourquoi on n'en a pas entendu parler plus tôt.

    A mesure que je progressais dans ce livre, il me semblait qu'il y avait des points communs avec d'autres romans qui m'avaient autant enthousiasmé, tels Serena, Désolations ou Parfum de cèdres. Et pourtant ce n'était pas du tout la même histoire ni le même lieu, ni la même époque... Alors quoi ?
    J'ai fini par trouver: chaque fois, on est en présence de personnages passionnés qui ne savent plus, ne peuvent plus s'arrêter. C'est une des filles qui le dit de son père. En lisant sa réflexion, je me suis rendu compte que c'est cela, effectivement, qui caractérise les autres romans auxquels je pensais.. le voilà le point commun de tous ces livres qui m'ont séduit: l'homme ou la femme complètement givré, celui qui n'écoute que lui-même, qui refuse d'appuyer sur le frein malgré tous les avertissements qu'on lui crie. Et allons donc, après moi le déluge.. J'adore ce genre d'histoires! Je n'arrive plus à fermer le livre, il faut que j'aille jusqu'au bout, que je voie jusqu'à quel point on peut être aveugle ou sourd, par passion, par ambition. C'est fascinant!
    Mais ce n'est pas la seule raison qui a valu à ce roman mes 5 étoiles.
    Une autre de ses qualités, c'est l'humour. Parfois, le trait est un peu caricatural, mais le plus souvent, c'est fin, subtil, ironique, voire méchant.. Ce n'est pas Kristin Scott Thomas dans Easy Virtue mais ça peut être cinglant malgré tout.
    La dernière raison qui m'a fait aimer ce livre, ce sont les thèmes secondaires abordés surtout dans la deuxième partie. Ils sont variés et plutôt inhabituels pour moi. Cela touche à l'Histoire de l'Afrique, à l'ethnologie (vie des villages africains), la psychologie (rapports mère-fille, grossesse) et souvent la même circonstance ou le même événement est raconté par des narrateurs aux vécus différents. Cela donne une vision kaléidoscopique originale des choses: Intéressant de voir le peuple africain à travers les yeux d'un Congolais, puis de deux blanches, l'une tiers-mondiste convaincue, l'autre comme monsieur ou madame tout-le-monde.
    Si je devais relever un point négatif, ce serait celui-ci: les 2 ou 3 premières pages, dans lesquelles la mère raconte, sont un peu hermétiques et ne m'ont pas donné envie de rentrer dans le roman. Certains lecteurs s'arrêteront peut-être ici faute de suspense ou d'accroche captivante... Dommage! Cependant, je me suis tenu à cette règle: aller au moins jusqu'à la page 100.. Et heureusement, car on découvre dès le second chapitre un récit nettement plus vivant.
    En conclusion, Barbara Kingsolver m'a convaincu: l'histoire était passionnante, bien racontée: j'ai ri, j'ai frémi d'horreur, j'ai eu pitié, j'ai maudit. C'est de la belle ouvrage.
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    • Livres 5.00/5
    Par AireLibre, le 02 mars 2008

    AireLibre
    Attention : grand choc de lecture. Ce roman est le plus difficile de ses textes à aborder, mais pour moi il est également le plus dense, le plus profond, le plus intense. Il s'agit d'un roman polyphonique : on y entend tour à tour la voix des différentes protagonistes ; mais d'un genre particulièrement original : ce sont les voix des femmes de la même famille, la mère et ses quatre filles.
    Toutes les cinq sont entraînées par la volonté du père, pasteur évangéliste, au coeur du Congo des années 60 pour apporter la foi chrétienne au coeur de la jungle. Rien ne les avait préparé à la vie qu'ils allaient mener là-bas. Aux difficultés quotidiennes s'ajoutent la tension politique grandissante d'un pays en crise. Chacune devra trouver sa voie dans le chaos qui s'annonce.
    Barbara Kingsolver a réussi un roman grandiose, époustouflant dans ses descriptions de cette Afrique subsaharienne, passionnant dans les tourbillons de la guerre civile, parfois drôle ou poignant, comme toujours. Ici encore, on est touché par l'authenticité de ses personnages. Voici exactement le genre de livre dont on sort nourri.
    http://librairepassion.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/02/11/Barbara-Kingsolver
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Citations et extraits

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  • Par tantquilyauradeslivres, le 11 décembre 2014

    « Envisage même une Afrique qui n’aurait pas été conquise. Imagine ces premiers aventuriers Portugais aux approches du rivage, scrutant les abords de la jungle à travers leur longue vue de cuivre ajustées. Imagine que par quelque miracle de peur ou de respect, ils aient abaissé leurs lunettes, fait demi-tour, hissé les voiles et repris la mer. Imagine que tous ceux qui sont venus après en aient fait autant. Que serait maintenant l’Afrique ? »
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  • Par verbis, le 25 avril 2010

    Mais le dernier : le bébé qui traîne son odeur comme un drapeau de reddition à travers ta vie parce qu'il n'y en aura plus d'autres à venir - oh, c'est l'amour au nom différent. C'est l'enfant que tu tiens dans tes bras pendant une heure après qu'elle se soit endormie. Si tu la déposais dans son berceau, elle pourrait se réveiller autre et s'envoler. Alors tu te balances auprès de la fenêtre, buvant la lumière de sa peau, respirant les rêves qu'elle exhale. Ton coeur gémit au double croissant de lune de ses cils abaissés sur ses joues. Elle est celle que tu ne peux te résoudre à poser.
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  • Par elobe, le 27 mai 2012

    (Adha)
    Miss Betty m'a mise au coin jusqu'à la fin de l'heure afin de prier pour mon salut, à genoux sur des grains de riz secs. Quand je me suis enfin relevée, avec des grains durs enfoncés dans les genoux, j'ai découvert, à ma grande surprise, que je ne croyais plus en Dieu.

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  • Par marieedith70, le 30 septembre 2012

    L'habituelle passante, c'est une femme qui déambule le long de la route, superposition de ballots en équilibre sur la tête. Ces femmes sont des colonnes d'émerveillement, défiant les lois de la gravité en arborant une expression de parfait ennui (...). Elles sont comme des danseuses de ballet totalement inconscientes d'être sur scène. (Adah)

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  • Par emi13, le 22 août 2013

    Assez honnête pour revenir avec l'alcool et la voiture intacts,mais ,en chemin;je suis tombée sur une inondation et deux arbres en travers de la route et quand enfin je suis arrivée ,j'ai baisé le plancher du bar.

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Vidéo de Barbara Kingsolver

Barbara Kingsolver - Dans la lumière .
Barbara Kingsolver vous présente son ouvrage "Dans la lumière" aux éditions Rivages. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Martine Aubert. Rentrée littéraire 2013. http://www.mollat.com/livres/kingsolver-barbara-dans-lumiere-9782743625856.html Notes de Musique : Idaho - 8 You Flew








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