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Par cicou45, le 07/01/2012
Le roman de Pauline de
Calixthe Beyala
"Chaque homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte".
(Extrait du livre d'Albert Cohen "Le livre de ma mère")
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Par cicou45, le 07/01/2012
Le roman de Pauline de
Calixthe Beyala
"[...] il y a tant d'horreurs dans la vie qu'il vaut mieux de temps à autre se décréter aveugle pour ne pas les voir..."
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Par cicou45, le 06/01/2012
Le roman de Pauline de
Calixthe Beyala
_"Tu sais ce que je ne comprends pas ? C'est pourquoi les hommes sont excités par de belles choses et qu'ils en font des pas belles du tout [...].
_Parce que la méchanceté les empêche d'espérer, l'espoir mine. Le désespoir est tellement plus facile."
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Par cicou45, le 08/01/2012
Le roman de Pauline de
Calixthe Beyala
"Chaque humain a le choix de son propre destin. Il doit le tenir fermement entre ses dents pour ne pas le perdre."
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Les honneurs perdus - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 1996 de
Calixthe Beyala
"J'en ai marre qu'on me chie dessus. Tout le monde fait ses besoins sur moi, depuis ma naissance." (p. 348)
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Par csapin, le 23/03/2011
La Plantation de
Calixthe Beyala
- Pourquoi ne me réponds-tu pas, Gandoma ? Tu sais ce que je crains le plus au monde ? C'est que chacun prenne ce qu'il y a de pire chez l'autre et perde le meilleur de lui-même. C'est ce qui se passe en ce moment, n'est-ce pas ? Les Noirs sont en train de devenir de mauvais Blancs.
- J'ai trop de soucis pour penser à cela, Patron. Ce que je sais, c'est qu'un violeur peut avoir autant de générosité qu'un homme bon après avoir commis son crime. Il peut même être particulièrement bon et particulièrement heureux. C'est ce que je pense de votre père, Monsieur.
- Tu as quand même des sentiments, n'est-ce pas, Gandoma ? Tu sais aimer et haïr, n'est-ce pas ? Par exemple moi. Je suis sûr que tu me détestes parce que je t'ai renvoyé.
- Je ne suis pas fou, Monsieur.
Cette réponse rendit Erwin perplexe. Il ne savait pas dans quel sens l'interpréter. Comme tous les Blancs ici, il savait les choses qu'il fallait savoir sur les Africains, c'est-à-dire l'essentiel. Il avait eu dans son enfance un camarade de jeux noir. Il s'était aperçu que les Noirs utilisaient un crypteur lorsqu'ils parlaient aux Blancs. C'était un don développé par les souffrances du passé, dont ils avaient fait un art dans le domaine de la communication. Ils accueillaient les propos des Occidentaux et y réagissaient avec une subtilité qui faisait croire aux Blancs qu'on était en famille, entre potes et complices. Mais même les "amitiés" que l'on pouvait développer avec des Noirs "évolués" n'étaient en fait qu'une allégeance susceptible du jour au lendemain de dégénérer en haines sournoises qui mijotaient depuis des lustres sur les braises de l'histoire : celles de l'esclavage et de la colonisation.
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Par csapin, le 23/03/2011
La Plantation de
Calixthe Beyala
Quelques Noirs qui veillaient à la sécurité des abonnés lui lancèrent :
- Ne vous éloignez pas de l'enceinte, Mademoiselle.
Puis, ils continuèrent à se jeter des blagues dans une rhétorique d'enfer.
"Eux au moins éprouvent les mêmes haines pour les Blancs et savent pourquoi ils doivent les détester", se dit Blues en se laissant glisser sous un palmier. L'espace d'un instant, elle envia ses pauvres Noirs qui partageaient des souffrances communes. " Ah ! si j'avais été noire, tout aurait été plus simple, se dit-elle. Mais voilà, je ne suis pas noire. Je suis une fausse Blanche. Je ne comprends rien à cette politique de classes sociales, à cette hiérarchisation des individus et des races." Le sang lui battit dans les oreilles. Un léger vent souffla sur son visage. "Oubliez-moi, eut-elle envie de crier. Ne m'obligez pas à rentrer dans votre jeu. Embrassez qui vous voulez, la haine ou l'amour, la détestation ou la fraternité, mais laissez-moi hors de cette déraison humaine."
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Par Ari, le 01/05/2012
Assèze l'Africaine de
Calixthe Beyala
- Je dis que j'en ai marre ! Vous ne foutez rien de la sainte journée et vous pensez sauver l'Afrique. Il est temps de revenir sur terre !
...
- Vous devez plutôt être contents, dit quelqu'un d'autre parce que, voyez-vous, nous avons tous la même idée et des grands projets pour l'Afrique. La première chose, c'est que l'Afrique doit arrêter de se comporter comme un gosse.
- C'est pas l'Afrique qui se comporte comme un gosse, c'est l'Occident, l'interrompit un Nègre lippu, noir comme le cirage. Il chipe des choses, territoires ou gâteaux, et se le bouffe tout seul, sans partager.
- Et ensuite, si tu viens lui demander des restes, l'Occident t'envoie balader dans la nature, ajouta quelqu'un d'autre.
- Mais tant qu'il y a la vie, il y a de l'espoir, conclut Océan.
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Par Myrinna, le 02/04/2010
L'homme qui m'offrait le ciel de
Calixthe Beyala
je restai clouée sur le lit calme en apparence, mais mon dedans tourbillonnait en une danse folle.
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Par csapin, le 23/03/2011
La Plantation de
Calixthe Beyala
- C'est trop injuste ! cria John. Ils nous disent qu'ils ont besoin des terres pour les paysans. Jusqu'à présent seuls les proches du Président élu démocratiquement à vie ont bénéficié de ces mesures. Les paysans eux attendent toujours.
- C'est du vol organisé, renchérit Alex. C'est scandaleux !
- Oui, mais en dehors de nous, personne ne semble s'en plaindre, dit Blues.
- Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les Noirs sont si apathiques ? demanda Alex. Ces gens-là semblent tout accepter : l'esclavage, l'apartheid, la colonisation, les dictatures, et j'en passe !
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