ISBN : 9782070120925
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait...

Aujourd'hui chef de la police criminel... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 28 mars 2009

    annie
    curiosité de lecture...
    J'ai trouvé le livre de Férey violent, mais ce n'est rien par rapport avec ce que j'ai trouvé durant mes recherches...
    c'était encore pire...

    Wouter Basson dit Docteur la Mort, ou l'extermination d'une nation
    "Les blancs peuvent aujourd'hui dire : je ne savais pas. Mais ils ne pourront jamais dire à nouveau : cela n'a pas eu lieu. » Un des ministres du Congrès national africain (ANC)
    La stratégie empruntée par le gouvernement de l'apartheid dans les années 80 fut disons, assez effroyable.
    Le Freedom Front, organisation politique de droite prônant l'établissement d'un territoire afrikaner en Afrique, voyait en Nelson Mandela et sa démocratie une véritable menace pour le poids politique de la communauté afrikaner.
    Les dirigeants du Freedom Front décidèrent d'employer la manière forte afin de contrecarrer les votes noirs.
    Quand on dit forte, on peut amplement en exagérer le sens. le gouvernement raciste mit sur pied une unité spéciale chargée du Chemical and Biological Warfare.
    Nom de code : Project Coast.
    Le général Constand Viljoen, responsable de la Défense sud-africaine et l'un des leaders du FF, fut celui qui entérina le projet. Viljoen était proche du fasciste Jean-Marie le Pen, chef du Front National , de qui il avait adopté sa politique frontiste.
    Il chargea le docteur Wouter Basson, l'abominable Docteur la Mort, de l'expansion du projet. Celui-ci avança l'idée que moins il y aura de noirs, moins il y aura de votes noirs et que cela représentait la clé du succès. On ignore à ce jour, combien de personnes ont péri dans ces expériences.
    On injecta des dizaines de millions de francs dans le développement d'un laboratoire militaire technologiquement suréquipé près de Pretoria, à Roodeplaat.
    On déclenche des recherches ultra-secrete pour concevoir une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Une arme destructive pour exterminer la population noire.
    On étudiait aussi la possibilité d'introduire des virus parmi la communauté noire.

    Pire, malgré les nombreuses signatures de traités de non-prolifération biochimique ou l'embargo du régime d'apartheid, plusieurs pays tels que les États-Unis, l'Angleterre, Israël, la Suisse, la France mais aussi l'Irak et la Libye, contribuèrent généreusement à ce projet..
    On peut se demander à quoi servent les traités qu'on nous fait avaler.
    Le Dr. Basson prévoyait la diffusion d'anthrax, de choléra, de culture botuliques, de cyanure, d'aldikarb, de thallium, de paroxon et d'un lacrymogène extrêmement puissant.
    On voulait aussi trouver un moyen de stériliser en masse les femmes noires. Il distribuait beaucoup de drogue dans les centres-villes, telles que l'ecstasy et le mandrax.
    Wouter Basson était médecin dans l'armée et général de brigade.

    Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain.
    En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie.
    Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens.

    Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé d'une substance létale injectable.
    Il était aussi un spécialiste de l'anthrax et fabriquait des enveloppes enduites de ce virus !!
    Est-ce que ça vous rappelle une histoire qui vient se passer voilà peu de temps aux États-Unis ? Il fabriquait des cigarettes à l'anthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes.
    Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.
    Ses activités ne furent découvertes qu'en 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de l'apartheid.
    On accusa Wouter Basson de meurtre, d'escroquerie et de trafic de drogue.
    C'est pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime d'apartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson.
    Il fût accusé de 46 chefs d'accusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont :
    -le président Desmond Tutu, chef de l'Église anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ;
    -Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ;
    -le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain
    -et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité l'usage de la torture par la police.
    Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de l'apartheid qui favorisait l'accusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.
    Durant tous le procès, Wouter ne cessera de dire que son travail effectué en Afrique du Sud n'était que pour endiguer la vague du communisme.
    Pendant l'emprisonnement de M.Mandela, on l'accuse d'avoir cherché à l'empoisonner mais il se défendit en disant qu'il ne cherchait qu'à le protéger des supposés attaques des membre de l'ANC , qui n'aimait pas Mandela.
    La CVR rendit un rapport de cinq volumes de plus de trois milles pages sur les audiences qui se sont tenus pendant deux ans.
    Ce rapport, qui fût rendu public, y décrivait toute la barbarie des actes posés par ces hommes.
    Il y avait dans ce rapport, une page concernant M.Frederik De Klerk, un des personnages clé de l'Apartheid et leader du Parti national de 1989 à 1997. Cette page fut retirée in extremis suite à la demande de M. De Klerk et on déclara statuer sur son cas plus tard.

    Le colonel De Kock, responsable de l'ancienne police secrète sud-africaine, a dévoilé que M. De Klerk avait donné l'ordre de lancer un raid au Transkei en 1993 où cinq adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient péri dans une maison considérée comme une cache des combattants du Congrès panafricain . Pendant que M. De Klerk négociait avec les anti-apartheids, il ordonnait des actions secrètes contre eux. Il l'avait dit pourtant : jamais il ne négocierait son pouvoir.
    La menace communiste brandit par le Dr. Basson cachait en réalité une véritable obsession raciale.
    Il était bien pratique pendant la guerre froide de faire passer ça sur le dos des communistes mais après le contexte de cette guerre, ça n'avait plus aucun sens. Au chapitre de l'économie, les dirigeants de l'apartheid peuvent se vanter d'avoir gagné le monde des affaires.
    En Afrique du Sud, on recensait des records d'inégalité : 20% de la population possédait 75% des richesses. L'apartheid à contribué largement au fossé entre riche et pauvre.
    Le 12 avril 2002, le Dr.Wouter Basson est acquitté par le juge Hartzenberg et Desmond Tutu parle d'un « jour sombre pour l'Afrique ».
    Durant l'enquête, trois cd-rom du Dr. (compilation faite de ses expériences) disparurent subitement.

    Aujourd'hui, Wouter Basson travaille toujours pour le ministère de la défense et pis, il est cardiologue à l'Hôpital Académique de Prétoria.

    Ce procès peut-être considéré comme une vraie farce. le sens de la justice n'a ici aucune valeur morale. Pire encore, aucun pays accusé d'avoir participé à ces expériences n'ont voulu présenter la moindre excuse ou dédommagement.
    Qu'est t'il arrivé avec tout l'arsenal chimique qui avait été développé ?
    De plus le principal instigateur de ce projet est encore un membre de l'armée sud-africaine !
    Et tous les traités de non-prolifération des armes nucléaire qu'on nous balance à grand coup d'encre ne sont nulle autre qu'un façade pour abriter la vérité. Il serait urgent de mettre sur pied une commission internationale indépendant afin de trouver ces stocks d'armes chimiques.
    Les séquelles provoquées par cette guerre atroce se prouveront de génération en génération, La ségrégation raciale et l'apartheid peut maintenant être classé dans le livre noir des crimes contre l'humanité où figure ceux perpétré par l'Allemagne nazi.

    L'Apartheid disculpé
    Le Docteur la Mort disculpé
    dimanche 8 juin 2003, par Saïd Aït-Hatrit
    ... Mais ce cas est une exception.
    En octobre 1996, le procès de l'ancien ministre de la Défense Magnus Malan, de l'ancien chef des services de renseignements militaires et de leurs 18 comparses, pour le massacre en 1987 de 14 membres de la famille d'un dirigeant de l'ANC (African national congress), a débouché sur l'acquittement ou une dispense de peine pour tous les accusés.
    " L'échec de ce procès, selon Amnesty International et Human Rights Watch, a été l'une des principales raisons pour lesquelles peu d'anciens membres de l'armée ont collaboré avec la CVR. Ces échecs, poursuivent les deux ONG, ont " permis à certaines branches des anciens services de sécurité de bénéficier d'une impunité quasiment totale, pour des violations graves des droits humains ".
    source : http://survivreausida.net/a5765-wouter-basson-dit-docteur-la-mort-ou-l-exter.html,


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par doyoulikefrogs, le 08 septembre 2011

    doyoulikefrogs
    C'est un coup de coeur, je vous le dis franchement. J'ai voulu mieux écrire ma critique de ce livre car il en mérite une très longue, très belle.
    Je l'ai pris dans la librairie presque les yeux fermés, au hasard, et parce qu'il était bardé de prix, alors par curiosité, qu'est-ce qu'un livre bardé de prix?
    Eh bien, chers lecteurs de Babélio, c''est un polar, plus qu'un polar, très étoffé,très poussé jusqu'à son paroxisme. Jusuqu'au sentiment d'horreur, jusqu'à la catharsis. Une tragédie à la grecque mais moderne.
    Un livre violent qui vous fait violence. J'ai été tellement choquée par ce roman que je ne m'en suis pas remise immédiatement. C'est un tourbillon infernal campant des personnages très intéressants, humains flics ou pas flics mais gardant une once d'humanité dans un monde déshumanisé. Bien regrettable! Des jeunes filles, blanches, font la fête, usent de la drogue, sortent tard le soir, ne rentrent pas à l'appartement à temps et on s'inquiète, on en retrouve une assassinée, méconnaissable, défigurée, dans un parc, étendue. Ce n'est plus rien qu'un cadavre, ce n'est plus une femme. L'a-t-elle cherchée? L'a-t-elle méritée? Ou est -elle la victime d'un complot machiavélique, d'un meurtre crapuleux ou d'une vengence?
    On vous entraîne vers un cauchemar littéral. Mais un chef d'oeuvre absolu. Des mésaventures d'un flic paumé dans des bidonvilles dont la noirceur vous glace le sang, entre sexe, drogues, armes illégales, vous traverserez les méandres du plus obscur univers littéraire que j'ai lu depuis Ellroy.
    Chaque personnage à l'unisson veut sauver sa peau et la peau de l'autre, l'ami, l'amitié, seul reste humain dans ce monde détruit, mis en pièce, car il n'y a plus d'amour non plus, il ne reste qu'un instinct primaire à la fin du livre: l'instinct de survie, les limites de chacun y sont exposées. C'est magnifiquement décrit, c'est un livre qui mérite ses prix.
    Voilà, plus que de vous le conseiller, je vous y oblige. Lisez le.
    TA.
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    • Livres 4.00/5
    Par Zarps, le 23 mars 2012

    Zarps
    Une lecture choc ! C'est violent et sombre, on est souvent au bord de la nausée, mais c'est haletant et à aucun moment on ne s'ennuie. A force de lire des polars, on s'habitue à tout et on est presque blasé... celui-ci nous réveille. L'ambiance de cette Afrique du Sud en ébulition et les personnages encore marqués par l'apartheid, tout contribue à faire de ce roman un livre que l'on n'oublie pas de sitôt.
    Alors oui, il est peut-être à déconseiller aux âmes sensibles, mais j'en fais partie et je n'ai pas été déçue.
    Un roman à découvrir, car il n'est pas si facile de trouver un polar aussi singulier, tant par le style de l'auteur que par le sujet abordé.
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    • Livres 5.00/5
    Par doyoulikefrogs, le 05 octobre 2011

    doyoulikefrogs
    C'est un coup de coeur, je vous le dis franchement. J'ai voulu mieux écrire ma critique de ce livre car il en mérite une très longue, très belle.
    Je l'ai pris dans la librairie presque les yeux fermés, au hasard, et parce qu'il était bardé de prix, alors par curiosité, qu'est-ce qu'un livre bardé de prix?
    Eh bien, chers lecteurs de Babélio, c''est un polar, plus qu'un polar, très étoffé,très poussé jusqu'à son paroxisme. Jusuqu'au sentiment d'horreur, jusqu'à la catharsis. Une tragédie à la grecque mais moderne.
    Un livre violent qui vous fait violence. J'ai été tellement choquée par ce roman que je ne m'en suis pas remise immédiatement. C'est un tourbillon infernal campant des personnages très intéressants, humains flics ou pas flics mais gardant une once d'humanité dans un monde déshumanisé. Bien regrettable! Des jeunes filles, blanches, font la fête, usent de la drogue, sortent tard le soir, ne rentrent pas à l'appartement à temps et on s'inquiète, on en retrouve une assassinée, méconnaissable, défigurée, dans un parc, étendue. Ce n'est plus rien qu'un cadavre, ce n'est plus une femme. L'a-t-elle cherchée? L'a-t-elle méritée? Ou est -elle la victime d'un complot machiavélique, d'un meurtre crapuleux ou d'une vengence?
    On vous entraîne vers un cauchemar littéral. Mais un chef d'oeuvre absolu. Des mésaventures d'un flic paumé dans des bidonvilles dont la noirceur vous glace le sang, entre sexe, drogues, armes illégales, vous traverserez les méandres du plus obscur univers littéraire que j'ai lu depuis Ellroy.
    Chaque personnage à l'unisson veut sauver sa peau et la peau de l'autre, l'ami, l'amitié, seul reste humain dans ce monde détruit, mis en pièce, car il n'y a plus d'amour non plus, il ne reste qu'un instinct primaire à la fin du livre: l'instinct de survie, les limites de chacun y sont exposées. C'est magnifiquement décrit, c'est un livre qui mérite ses prix.
    Voilà, plus que de vous le conseiller, je vous y oblige. Lisez le.
    TA.
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    • Livres 3.00/5
    Par BarbaraLux, le 14 mars 2012

    BarbaraLux
    Caryl Férey a un nom qui fait rêver. Un nom que personne d'autre ne peut porter. Un nom que l'on n'oublie pas. Un nom qui fait voyager.
    Parce que j'aime lire et parce que j'aime voyager, mes meilleurs ami-e-s ont joliment honoré mes 30 glorieuses années avec trente polars de pays différents. Trente romans écrits par des auteurs de trente nationalités différentes. Ça en fait des pages à dévorer et des pays à visiter.
    Il m'en reste dix !
    Le voyage, la découverte d'un pays, d'une culture, de ses habitants, de leurs coutumes. C'est aussi ça la littérature.
    Habituellement, à travers leurs livres, les écrivains nous font découvrir leur village, leur ville, leur pays. Il est quand même assez rare d'aller se frotter à la difficulté de raconter un coin du monde que l'on ne connaît pas.
    Alors quand c'est un français qui tente l'aventure, qui fait ses valises, qui parcourt le monde à la recherche d'une histoire qu'il pourrait nous conter comme si on y était, on s'immerge avec lui, presque sans hésiter.
    Cape Town, Afrique du Sud. Ville noire, ville blanche.
    Le chef de la police criminelle, Ali Neuman, est un survivant de la guerre qui a opposé l'Inkhata à l'ANC pendant l'Apartheid. Lui seul sait ce qu'il a enduré, même sa mère, seule rescapée de la famille n'imagine pas.
    Meurtri, Ali tente de faire son boulot de flic noir dans une ville où les gamins, esseulés, malades et affamés errent par milliers au milieu des Townships, quartiers misérables qui bordent les plages où le sable est aussi blanc que les touristes, qui, en mal de sensation forte viennent plonger au milieu des requins.
    Mais lorsqu'une jeune fille blanche est retrouvée massacrée au milieu d'un bosquet d'acacias, Ali Neuman et ses adjoints basculent dans une sombre affaire qui pourrait bien être trop large pour leurs épaules. Alors que la magie noire flirte avec la drogue et le sida. Bercée par un peu de politique et beaucoup de racisme, Cape Town est à deux doigts de perdre son image de vitrine d'Afrique du Sud. Les policiers sont des Zoulous ou des Afrikaners comme les autres, logés à la même enseigne. Comme les autres sud africains, ils n'en sortiront pas indemnes.
    "Le Président Mandela avait mis fin aux massacres mais le monde, au fond, n'avait fait que se déplacer : l'apartheid aujourd'hui n'était plus politique mais social".
    Zulu fait mal dès la première phrase : "Tu as peur, petit homme ?"
    Écrit dans un style franc et rocailleux, très imagé, parfois trop, Caryl Férey nous dresse un portrait de l'Afrique du Sud qu'on ne connaît pas et qu'on préfèrera ne pas envisager. Il nous transporte dans un univers chaotique et impitoyable où la loi du plus fort est plus forte que la loi.
    Je dois avouer que je suis en proie à une grande agitation. Zulu m'a fasciné, comme un très bon documentaire, il m'a ouvert les yeux sur la violence qui dicte ce pays dont le premier président noir fut un symbole de paix. Étrange paradoxe. Un pays ravagé par des décennies de mauvaises intentions qui ont engendrées une détresse sociale que rien ne parvient à endiguer.
    Mais, Zulu est malheureusement à la limite de l'exposé, parfois trop technique, quelquefois proche du Lonely Planet, il laisse difficilement la place à l'imagination, Caryl Férey nous livre tout. Cash !
    Zulu n'est pas un polar comme les autres, la couverture le qualifie même de thriller. Un thriller ancré dans une réalité qu'on peine à croire, où, contrairement aux autres romans du même genre, rien n'a été inventé.

    Lien : http://postface.fr
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Citations et extraits

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  • Par bacoltrane, le 09 décembre 2009

    Quarante-deux ans : elle passerait bientôt le cap de la fécondité. Encore quelques années, songeait-elle, et ce serait fini de la croupe éblouissante roulée dans l'hypnose, les promesses de lointains ailleurs, les baisers implacables à l'autel des blablas. (p 71).

    François était parti en douce, rejoindre ses copains beatniks (comme son père les appelait), une bande de drogués au droit-de-l'hommisme et à la marijuana, qui avait fini de l'endoctriner avec leurs utopies égalitaires - égalitaires mon cul, fulminait le colonel : comme si les Noirs étaient capables d'égalité ! Il suffisait de voir l'Afrique, l'Afrique et ses yeux cernés de mouches :roitelets en képi s'appropriant les richesses du pays pour leur clan, empereurs en stuc, chefs de guerre cupides et sanguinaires, ministres laveurs de vitres, populations affamées et ignares qu'on déplaçait comme du bétail ! Les Noirs au pouvoir étaient immatures, violents, menteurs, incompétents, déculturés : ils n'avaient rien à apprendre aux Blancs, l'esprit de liberté et d'égalité moins que tout.
    (p 159)
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  • Par caro64, le 09 juillet 2010

    L'Afrique du sud d'aujourd'hui n'est pas ce paradis légal dont l'on aurait pu rêver avec l'élection de Mandela. Le passé a laissé des traces indélébiles. Les luttes internes entre opposants ont été aussi meurtrières que la répression du pouvoir blanc. Et la violence des blancs a trouvé une réponse dans l'opiniâtreté des noirs. Chaos et conflits ne se sont que déplacés, et ils existent toujours. L'apartheid n'est plus légal, mais il reste social.
Dix-huit mille meurtres par an, vingt-six mille agressions graves, soixante mille viols officiels (probablement dix fois plus), cinq millions d’armes pour quarante-cinq millions d’habitants : Comment la première démocratie d’Afrique pouvait être le pays le plus dangereux du monde ?
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  • Par kathel, le 25 février 2009

    Le Jardin Botanique était vide à cette heure, l'aube encore un souvenir. Neuman marcha sur la pelouse taillée à l'anglaise, ses chaussures à la main. L'herbe était tendre et fraîche sous ses pieds. Les feuillages des acacias frémissaient dans l'obscurité. Neuman rabattit les pans de sa veste et s'agenouilla près des fleurs.
    "Wilde iris (Dictes grandiflora)", disait l'affichette. Il y avait encore les rubans de la police, qui battaient dans la brise...
    On n'avait pas retrouvé le sac de Nicole sur les lieux du crime. Le tueur l'avait emporté. Pourquoi ? L'argent ? Qu'est-ce qu'une étudiante pouvait avoir dans son sac à main ? Il leva les yeux vers les nuages affolés qui filaient sous la lune. Le pressentiment était toujours là, omniprésent, qui lui comprimait la poitrine.
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  • Par caro64, le 09 juillet 2010

    Les années d'apartheid étaient passées, des années d'adulte : le combat l'avait rendue comme le bois des cannes que son père sculptait pour elle. En saluant ses ennemis politiques, le président Mandela avait mis fin aux massacres mais le monde, au fond, n'avait fait que se déplacer : l'apartheid aujourd'hui n'était plus politique mais social - et elle toujours en haut du pont, penchée sur son grand coeur tombé.

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  • Par Jubrux, le 20 janvier 2011

    Mais Brian n'était pas dupe. Face à la concurrence des marchés mondiaux, les Etats Souverains ne pouvaient quasiment rien faire pour endiguer les pressions de la finance et du commerce globalisé, sous peine de s'aliéner les investisseurs et menacer le PIB : le rôle des états se cantonnait aujourd'hui à maintenir l'ordre et la sécurité au milieu du nouveau désordre mondial dirigé par des forces centrifuges, extraterritoriales, fuyantes, insaisissables.
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Caryl Férey - Mapuche
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif Entretien avec Caryl Férey, auteur du roman noir Mapuche, qui se déroule en Argentine. Edité dans la Série noire chez Gallimard








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