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Par lehane-fan, le 30/01/2012
Haka
de
Caryl Férey
Le gros avantage d'entamer un bouquin en ne connaissant et n'attendant , donc , absolument rien de son auteur , c'est assurément le fait que si surprise il y avait , elle ne pourrait etre que bonne ! Et là , merci M'sieur Férey ( apparemment aucun lien de parenté avec Léo si ce n'est une forte propension à la causticité ) . Intrigue prenante désservie , cerise sur le pompon , par un style incisif , percutant et lyrique ! A l'instar du Haka magistralement exécuté par les All-Blacks , ce bouquin (d)étonne par sa noirceur et son aggressivité !
Haka , polar ethnique s'il en est , sorti en 1998 et révélateur d'un jeune auteur Français tombé amoureux de ce lointain pays qu'est la Nouvelle-Zélande . Férey en est à ses débuts et meme si l' intrigue est loin d'etre parfaite , elle promet cependant des lendemains qui chantent !
Bon , le gros, l'énorme , le monstrueux cliché qui fait bien mal pour commencer : Jack Fitzgerald , le flic désespéré et son cortege de fantomes . Il y a 25 ans de cela , Jack perd sa femme et sa fille parties se balader sur une ile voisine . Une double disparition jamais élucidée à ce jour . De flic " normal " , il se transforme alors en cocaÏnomane averti ( l'on notera l'originalité de ne pas en avoir fait un pilier de bar notoire et les piliers , en NZ , enfin j'me comprends...) trainant son désespoir et sa fureur dans un boulot qui le raccroche encore à la vie . Métis d'origine Maorie , il est taillé comme un Jonah Lomu de la grande époque . Psychologiquement ? Mel Gibson dans l'Arme Fatale numéro un ! Toujours partant pour massacrer du malfrat , bousiller du vilain , démolir du truand , défoncer du sacripant et se défoncer le cas échéant ! A chacun son éxutoire...Tous les exces sont alors permis lorsque l'on a fait de la douleur son quotidien , de la mort son espérance...
" La découverte , sur une plage , du cadavre d'une jeune fille au sexe scalpé ravive l'enfer des supputations et des hypotheses exacerbées par le chagrin . " Les cadavres s'accumulent . Jack est sur la breche , assisté par Ann Waitura , une jeune et brillante criminologue présentant bien d'autres atouts...
Violent , glauque , sombre , sordide , lugubre...Voici quelques adjectifs s'imposant d'eux-memes à la lecture de ce thriller . L'intrigue est plutot bien tenue . La trame cohérente . Férey impose facilement son histoire et son style . Tantot désabusé , tantot lyrique , l'auteur nous gratifie , à l'envie , de fort belles envolées poétiques . Certaines éblouissantes , d'autres beaucoup plus convenues . Il est vrai qu'à trop vouloir en faire , une legere sensation de saturation stylistique pourrait poindre le bout de son vilain nez des les premieres pages tant l'auteur use et abuse de métaphores , son imagerie semblant sans limite . Personnellement , j'ai apprécié ces moments emplis de grace venant toujours contrebalancer un récit s'enfonçant toujours un peu plus dans les ténebres . Affaire de gouts ( ou d'égout :) . Ça passe ou ça casse .
La Nouvelle-Zélande semble etre un pays sauvage ou les traditions perdurent . Les personnages sont à son image . Des personnalités puissantes , torturées , ancrées dans un passé culturel omniprésent . Ces informations sont des plus interessantes meme si elles se trouvent etre distillées avec parcimonie . J'aurais aimé en apprendre beaucoup plus sur ces iles lointaines . Excepté de rares clins d'oeil aux sports emblématiques que sont le rugby et la voile , peu ou prou d'infos à se mettre sous la dent et c'est là le petit bémol de ce terrifiant roman ! Ça bastonne à tout va ! Les fausses pistes s'enchainent comme de bien entendu ! Les cadavres s'amoncellent sur fonds d'enquete folklorique et personnelle . Férey aura su capter mon attention , éveiller ma curiosité et me baffer dans les grandes largeurs en m'incitant fortement à aller découvrir ses autres polars que sont Utu et Zulu ! Et que dire du final...dantesque ! Certains trouveront cela un peu too much . C'est compréhensible , le livre n'étant qu'une longue rafale de macchabées , l'épilogue pouvant représenter l'essai de trop , la surenchere inutile. Cependant , encore une fois , tout se tient et le final ne fait pas exception ! Essai transformé !
Si une plongée au coeur des ténébres Néo-Zélandaises vous tente , Haka s'offre à vous telle une danse ancestrale envoutante aussi belle que vénéneuse...
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Par Fromtheavenue, le 09/10/2010
D'amour et dope fraîche
de
Caryl Férey
Si vous voulez rire, allez y les yeux fermés !
Sophie Couronne et Caryl Ferey se sont bien amusés dans cette nouvelle aventure du poulpe et ont du prendre beaucoup de plaisir à l’écrire. Les lettres échangées entre Gabriel (en Thalasso) et Cheryl (en séjour à l’hôpital) sont savoureuses. Le lecteur ne cesse d’avoir le sourire aux lèvres. Cependant la noirceur pointe son nez avec des pics lancées ça et là contre notre société. Le milieu sportif de haut niveau s’en prend plein la figure avec une scène finale déjantée ! Un véritable régal !
Lien : http://fromtheavenue.blogspot.com/2009/11/damour-et-de-dope-fraiche-de-caryl....
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Par carre, le 17/01/2012
Zulu
de
Caryl Férey
Un polar d'une violence inouie qui vous embarque des les premières pages et ne vous lache plus. Difficile de dévoiler l'histoire de peur de vous gacher votre plaisir. Vous trouverez sans ordre pré établie : un pays ( l'Afrique du Sud post apartheid) gangréné par la violence, le sida (premier pays africain démocratique en nombre de malades) la misère, la drogue , une double enquête haletante extraordinairement mené par la maestria de Ferey ... Ferey justement qui vous secoue, vous trouble, vous fait plonger dans la noirceur la plus totale. Polar bien sur, mais aussi roman politique, social d'un réalisme saisissant. Ferey est considéré comme le plus doué de sa génération, on sait maintenant pourquoi. Accrochez vous, le voyage va au delà de notre imaginaire.
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Par baptiste, le 07/08/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Ce livre montre combien il est difficile et long pour ce pays de se relever d'une telle période comme l'apartheid et ce avec les efforts de Nelson Mandela pour tourner cette page sombre de l'histoire de l’Afrique du Sud.
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Par choupynette, le 22/02/2010
Haka
de
Caryl Férey
Capitaine de la police d’Auckland d’origine maorie, Jack Fitzgerald est hanté par la mystérieuse disparition de sa femme et de sa fille. Tant que les corps n’auront pas été retrouvés, il restera son propre fossoyeur. Cette situation dure depuis bientôt vingt-cinq ans. Lorsqu’il apprend qu’une femme au sexe scalpé vient d’être retrouvée, morte, sur la plage de Devonport, Fitzgerald se dit qu’il y a peut-être un rapport, un lien, une chose lointaine, un espoir, n’importe quoi. Contre toute attente, il va devoir enquêter en compagnie du professeur Ann Waitura, psychopathologue experte en criminologie. Ce meurtre n’est pas isolé et ils ont une semaine pour trouver le sauvage qui commet ces crimes. C’est alors que le malheur arrive, inéluctable.
Caryl Ferey, c'est noir. Du café noir, serré, terriblement amer. Et qui vous laisse un goût dans la bouche bien longtemps après avoir fini la lecture de son Haka. Les personnages y ont tous une (large) part d'ombre, Fitzgerald est totalement submergé, des années après, par la disparition de sa fille et de sa femme, le meurtrier, on le comprend après, a subi des horreurs comme j'avais rarement lu. Le tout se termine de manière apocalyptique. Haka, c'est vraiment très loin d'être un voyage touristique dans une Nouvelle-Zélande de carte postale. Ce billet vient alors que j'ai fini ce roman il y a maintenant près de 3 semaines. Il me reste l'impression d'une écriture puissante, évocatrice, même si parfois trop travaillée, à l'occasion un peu alambiquée. Un polar prenant, percutant, dérangeant, qui m'a emballée! Ames sensibles s'abstenir, pour les autres, un auteur à découvrir.
La suite de ce roman, Utu, sera une de mes prochaines lectures.
Lien : http://ya-dla-joie.over-blog.com/article-32629226.html
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Par litolff, le 23/05/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Et bien voila un polar qui ne fait pas dans la dentelle...
Si l'auteur ne donne pas forcément envie d'aller vivre en AfSud, on sent néanmoins une grande connaissance et un grand amour pour ce pays !
Ames sensibles s'abstenir et ne le laissez pas trainer sur la table de nuit de vos enfants...
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Par Jubrux, le 19/01/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Très violent, instructif si vous ne connaissez pas l'histoire sud af, beaucoup de drogue, de culture zouloue, un final cathartique pour Neuman et le meilleur, pas de happy ending. Je conseille.
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Par MissAlfie, le 14/12/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Encore une fois, Caryl Férey propose un polar sombre, violent, tant par sa narration que par l'univers dans lequel il nous entraîne... Un pays encore fortement marqué par son Histoire, par l'Apartheid, par le racisme mais qui a malgré tout réussi le pari évoqué dans le roman d'accueillir en 2010 la coupe du monde de football en nous faisant oublier le temps de quelques semaines la violence quotidienne qui y règne.
Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/12/07/22597229.html
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Par Ikebukuro, le 08/10/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Un livre d'une force et d'une puissance incroyable à l'image de ce pays particulièrement attachant qu'est l'Afrique du Sud. Un monde et une société d'une violence inouïe envers les plus défavorisés, un pays de contrastes et d'espérances malgré tout. Un vrai choc de lecture !
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Par doyoulikefrogs, le 05/10/2011
Zulu
de
Caryl Férey
C'est un coup de coeur, je vous le dis franchement. J'ai voulu mieux écrire ma critique de ce livre car il en mérite une très longue, très belle.
Je l'ai pris dans la librairie presque les yeux fermés, au hasard, et parce qu'il était bardé de prix, alors par curiosité, qu'est-ce qu'un livre bardé de prix?
Eh bien, chers lecteurs de Babélio, c''est un polar, plus qu'un polar, très étoffé,très poussé jusqu'à son paroxisme. Jusuqu'au sentiment d'horreur, jusqu'à la catharsis. Une tragédie à la grecque mais moderne.
Un livre violent qui vous fait violence. J'ai été tellement choquée par ce roman que je ne m'en suis pas remise immédiatement. C'est un tourbillon infernal campant des personnages très intéressants, humains flics ou pas flics mais gardant une once d'humanité dans un monde déshumanisé. Bien regrettable! Des jeunes filles, blanches, font la fête, usent de la drogue, sortent tard le soir, ne rentrent pas à l'appartement à temps et on s'inquiète, on en retrouve une assassinée, méconnaissable, défigurée, dans un parc, étendue. Ce n'est plus rien qu'un cadavre, ce n'est plus une femme. L'a-t-elle cherchée? L'a-t-elle méritée? Ou est -elle la victime d'un complot machiavélique, d'un meurtre crapuleux ou d'une vengence?
On vous entraîne vers un cauchemar littéral. Mais un chef d'oeuvre absolu. Des mésaventures d'un flic paumé dans des bidonvilles dont la noirceur vous glace le sang, entre sexe, drogues, armes illégales, vous traverserez les méandres du plus obscur univers littéraire que j'ai lu depuis Ellroy.
Chaque personnage à l'unisson veut sauver sa peau et la peau de l'autre, l'ami, l'amitié, seul reste humain dans ce monde détruit, mis en pièce, car il n'y a plus d'amour non plus, il ne reste qu'un instinct primaire à la fin du livre: l'instinct de survie, les limites de chacun y sont exposées. C'est magnifiquement décrit, c'est un livre qui mérite ses prix.
Voilà, plus que de vous le conseiller, je vous y oblige. Lisez le.
TA.
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Par Scara, le 28/09/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Livre choc,au-delà de la trame policière : la cruauté d'un monde affaissé, longtemps opprimé par l'apartheid et qui s'effondre sur lui-même après la chute de cet étrange mur invisible. L'effondrement pour mieux reconstruire, espère-t-on, mais loin de cet univers parce que celles et ceux qui le vivent au quotidien n'y croient pas pour eux, pas pour leur génération.
Même la souriante Josephina n'est pas épargnée.
Alors l'histoire policière, oui, le mélange des genres douteux entre la pharmacie et les townships, OK, mais en fait peu importe : le scénario est sans toute classique, c'est le décor qui compte. Un monde sans concession.
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Par doyoulikefrogs, le 08/09/2011
Zulu
de
Caryl Férey
C'est un coup de coeur, je vous le dis franchement. J'ai voulu mieux écrire ma critique de ce livre car il en mérite une très longue, très belle.
Je l'ai pris dans la librairie presque les yeux fermés, au hasard, et parce qu'il était bardé de prix, alors par curiosité, qu'est-ce qu'un livre bardé de prix?
Eh bien, chers lecteurs de Babélio, c''est un polar, plus qu'un polar, très étoffé,très poussé jusqu'à son paroxisme. Jusuqu'au sentiment d'horreur, jusqu'à la catharsis. Une tragédie à la grecque mais moderne.
Un livre violent qui vous fait violence. J'ai été tellement choquée par ce roman que je ne m'en suis pas remise immédiatement. C'est un tourbillon infernal campant des personnages très intéressants, humains flics ou pas flics mais gardant une once d'humanité dans un monde déshumanisé. Bien regrettable! Des jeunes filles, blanches, font la fête, usent de la drogue, sortent tard le soir, ne rentrent pas à l'appartement à temps et on s'inquiète, on en retrouve une assassinée, méconnaissable, défigurée, dans un parc, étendue. Ce n'est plus rien qu'un cadavre, ce n'est plus une femme. L'a-t-elle cherchée? L'a-t-elle méritée? Ou est -elle la victime d'un complot machiavélique, d'un meurtre crapuleux ou d'une vengence?
On vous entraîne vers un cauchemar littéral. Mais un chef d'oeuvre absolu. Des mésaventures d'un flic paumé dans des bidonvilles dont la noirceur vous glace le sang, entre sexe, drogues, armes illégales, vous traverserez les méandres du plus obscur univers littéraire que j'ai lu depuis Ellroy.
Chaque personnage à l'unisson veut sauver sa peau et la peau de l'autre, l'ami, l'amitié, seul reste humain dans ce monde détruit, mis en pièce, car il n'y a plus d'amour non plus, il ne reste qu'un instinct primaire à la fin du livre: l'instinct de survie, les limites de chacun y sont exposées. C'est magnifiquement décrit, c'est un livre qui mérite ses prix.
Voilà, plus que de vous le conseiller, je vous y oblige. Lisez le.
TA.
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Par Ccilivre, le 05/01/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Avis aux lecteurs à l'estomac bien accroché : Zulu est un thriller à ne pas manquer ! Noir mais vif, glauque mais plein de vie, dur mais accrochant, ce roman de Caryl Férey prend aux tripes.
Dans l'Afrique du sud post-apartheid et pré-coupe du monde, Ali Neuman, un policier marqué dans sa chair par l'histoire, enquête sur l'assassinat sordide d'une fille blanche. Plongée dans les townships ravagés par le sida et la violence, flash-back sur la période sombre du pays, intrigue au coeur des gangs, magie noire, trafic de drogue, cobayes humains, complot au coeur de l'industrie pharmaceutique : l'histoire navigue entre les maux du pays. Il ne faut pas lâcher une minute pour suivre le fil de l'intrigue qui se déploie autour et à partir de nombreux personnages mais, comme tout bon thriller, suspense garanti !
Un roman noir couronné de nombreux prix, écrit par un auteur français, et qui n'a rien à envier aux grands du genre...
Le petit + : une couverture époustouflante...
Le truc : évitez de le lire avant de dormir, préférez une lecture ramassée, en vacances par exemple !
Lien : http://ccil.over-blog.net/article-zulu-63411760.html
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Par nanou2572, le 27/07/2010
La jambe gauche de Joe Strummer : Une enquête inédite de Mc Cash
de
Caryl Férey
Nerveux, rapide, un bon polar qui se lit très vite (moins d'une journée en ce qui me concerne). Mc Cash est un ours, mais un ours sympathique, ancien membre de l'IRA, qui n'attend plus rien de la vie, jusqu'au jour où il reçoit une lettre qui lui annonce qu'il a une fille et que la mère de la petite est morte.
Pas vraiment emballé par cette paternité, Mc Cash part vivre dans le même village que la petite Alice, sa fille, sans pour autant lui dire qui il est... Il va être entraîné dans une sombre histoire de meurtre dont sa fille est le témoin et se découvrir une fibre paternelle qu'il ne soupçonnait pas. Sympa, sombre, les morts ont tendance à se faire nombreux en présence du héros.... Non vraiment, bon polar.
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Par bladelor, le 09/04/2009
Zulu
de
Caryl Férey
Quelle claque !
Difficile de parler de ce roman noir, si noir... J'aurais envie de vous parler de cette terrible violence qui se déverse sans prévenir, vous coupe le souffle au milieu d'une page et fait monter la nausée. Le sang, la cruauté, la torture, l'horreur, avec parfois au bout, la seule délivrance qui soit, la mort.
Mais ne vous arrêtez pas à cette description très réductrice de ce polar fantastique. Oui c'est dur, éprouvant, oui le lecteur n'est pas épargné, oui on assiste à l'indicible, et pourtant... comme c'est beau, fort, émouvant, remarquablement écrit, vivant....
J'aime qu'un livre me bouleverse, me bouscule dans mes habitudes, vienne me chercher au fond de mon fauteuil et de ma vie paisible, me fasse toucher du doigt un autre univers.
Zulu c'est tout cela en même temps, et bien plus encore. Zulu, c'est l'histoire d'un chef de la police criminelle noir qui veut croire à l'évolution des moeurs dans une Afrique du Sud post-apartheid. Malgré (ou peut-être à cause) des événements tragiques vécus dans l'enfance, Ali Neuman oeuvre aujourd'hui pour la défense d'autrui. Ses deux acolytes, Epkeen et Fletcher ne baignent pas dans le rose non plus... Le trio fait équipe pour le meilleur et pour le pire, enquête sur une sombre histoire de meurtres et de trafic de drogue. Les investigations vont les mener là où on ne s'y attend pas et les événements s'enchaînent à grande vitesse. Derrière cette intrigue superbement maîtrisée, le contexte historique et politique du continent africain et de l'Afrique du sud en particulier. Caryl Férey maîtrise parfaitement son sujet et sait allier fiction et réalité sans gêner l'évolution de l'histoire. Les deux fusionnent en parfaite harmonie pour offrir au lecteur un roman puissant, magistral. Je n'ai pas parlé de la psychologie des personnages qui est travaillée de façon admirable, à l'image du reste. Chaque personnage évolue avec son passé, parfois lourdement chargé ; les rapports ne sont pas toujours tendres mais tellement vrais. C'est la vie dans toute sa nudité, sans fioritures.
J'avais peur de ne pas aimer, peur de m'ennuyer, d'être gênée par l'aspect politique. J'avais tort, j'ai adoré.
Merci à Babelio (tout particulièrement à Guillaume qui n'a pas ménagé sa peine pour que l'ouvrage m'arrive enfin !) et à l'éditeur Gallimard pour cette formidable découverte.
Gallimard (collection Série noire) - 392 pages
Lien : http://oceanicus-in-folio.fr
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Par annie, le 15/01/2009
Utu
de
Caryl Férey
D'origine maorie, Jack Fitzgerald s'était engagé dans la police suite aux disparitions inexpliquées de son épouse et de sa fille sur une île de Nouvelle-Zélande.
L'annonce de son suicide, après la mort d'un chaman indigène aux pratiques occultes effroyables, ne convainc pas son ancien bras droit.
Osborne, spécialiste de la question maorie, revient sur les traces de son ami et par la même occasion sur son propre passé.
Hana, celle qu'il appelle " ma femme " et qu'il connaît depuis l'enfance, croise de nouveau sa route. Les disparitions continuent.
Une réalité glaçante se dessine. Au pays du utu, la vengeance comme les gènes, se transmet dans le sang...
Utu a été récompensé en 2005 par le prix Michel Lebrun et par le prix Sang d'Encre avant de recevoir en 2006 le prix polar SNCF dans la catégorie roman français.
À noter que Utu est la suite, ou le prolongement, de Haka, bien que, selon les notes de l'auteur, les deux romans puissent se lire indépendamment
Plutôt pas en bon état Paul Osborne lorsqu'il émerge d'une nuit sans mémoire sur la plage de Bondi Beach, non loin de Sydney. Il rejoint tant bien que mal le meublé qu'il occupe dans un quartier plutôt mal famé pour découvrir que l'attend là une vieille connaissance : Gallaher, arrivé tout droit de Nouvelle-Zélande pour lui annoncer, d'une part, le suicide de son ex-collègue Fitzgerald après l'issue désastreuse d'une traque menée contre un tueur en série du côté d'Auckland et lui proposer, d'autre part, de reprendre du service afin d'éclairer cette affaire restée en suspens.
Osborne a été flic, le bras droit de Fitzgerald, mais voilà dix mois qu'il a remis son insigne et qu'il tente de s'oublier en Australie. Pour autant, il sait bien que son collègue et ami ne se serait jamais suicidé. C'est l'occasion de rentrer au pays...
Ambiance sombre et lourde ; on n'est pas au pays des enfants de chœur avec Caryl Férey.
Il nous présente d'emblée un personnage, Paul Osborne, dur, bourru, muré dans un silence dont on ne connait pas la cause ; un individu prisonnier d'une histoire qu'il traîne au fond de lui en solitaire, s'assommant à coup d'alcool et de drogues diverses et variées.
Un classique me direz vous, mais le propre de l'auteur est de rendre son narrateur, non pas sympathique, mais plutôt attirant. On a très vite envie de savoir ce qui se trame dans cet esprit torturé.
Alors les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit, le présent se mêle au passé et la personnalité de Paul Osborne s'éclaire peu à peu lorsqu'on découvre par bribes, quelques facettes de son histoire personnelle :
Vous êtes mon père, insista Paul. Je voulais juste qu'on...
Te fatigue pas, coupa le maçon. Va bien falloir que tu te mettes ça dans le crane : j'ai pas besoin de fils.
Ses mots étaient des couteaux.
Désolé mon gars...
Mais si Osborne reprend du service, c'est aussi pour mener l'enquête, pas simplement pour se regarder le nombril, et Caryl Férey fait preuve d'une imagination fertile pour construire une intrigue sophistiquée qui, sans jamais faiblir, va nous faire approcher quelques pendants de l'histoire néo-zélandaise, celle des colons anglais comme celle des maoris.
Après les guerres, les spoliations, les tentatives de repentance et de réconciliation nationale, les affaires reprennent leur droit, le cynisme est à l'ordre du jour et la logique néolibérale, comme partout, sans entrave, trace sa voie. Sauf qu'au pays des longs nuages blancs, chez les maoris, peuple de culture guerrière, certains pratiquent encore l'art du utu, la vengeance.
Une galerie de personnages à l'épaisseur consistante entoure le non moins présent Paul Osborne, sorte d'illuminé, d'halluciné, fonctionnant à l'adrénaline tout autant qu'à d'autres substances. La tension est sans cesse palpable dans ce roman et Caryl Férey la maintient à niveau sans coup férir.
Il y a dans son écriture, sèche, comme des lambeaux de poésie sombre qui viennent, tels des éclairs, zébrer son texte, fulgurants.
Biographie de l'auteur
Caryl Férey, né en 1967, s'est imposé avec la publication de Haka et Utu, enquêtes consacrées aux Maoris de Nouvelle-Zélande, comme l'un des espoirs confirmés du thriller français.
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Note :
Pour en savoir un peu plus, voir l'article précédent sur Caryl Férey.
*
Egalement :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Caryl_F%C3%A9rey
*
http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article2079
*
http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv377
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Par annie, le 07/08/2008
Zulu
de
Caryl Férey
Le Cap, Afrique du Sud.
La fille d'un ex-joueur des Springboks est retrouvée morte dans un jardin botanique.
A qui le tour? C'est qu'une deuxième victime ne tarde pas à être découverte, elle aussi de la bonne société.
Toutes les deux ont été droguées, et battues à mort, leur corps tailladé, scarifié à la mode zouloue.
Ali Neuman, le chef de la police criminelle de Cape Town, qui a fui le bantoustan du KwaZulu avec sa mère, se penche sur la question. Magie noire, drogue, politique, racisme: c'est la révélation de l'année 2008. M.-F.R.
«Zulu», par Caryl Férey, Gallimard-Série noire, 400 p., 19,50 euros.
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Par encoredunoir, le 07/10/2011
D'amour et dope fraîche
de
Caryl Férey
Gabriel Lecouvreur est dans les Pyrénées et découvre les joies de la thalassothérapie et des salades de tofu dans un centre de cure qui tient plus du stalag 13 de Papa Schultz que de la véritable colonie de vacances. Lors d’une escapade dans la nature, il voit un homme nu dévaler la pente à tout blinde sans que qui que ce soit le poursuive, et finir au fond d’un ravin. Il ne va pas tarder à apprendre qu’à quelques kilomètres de là, à Font-Romeu, les athlètes français préparent les Jeux Olympiques.
Pendant ce temps, à Paris, Chéryl, partie à la recherche de sa stagiaire, est retrouvée à moitié nue sur un trottoir après avoir été droguée et sans doute violée ; ce qui n’est pas pour la mettre de bonne humeur.
À quoi peut tenir un roman… En l’occurrence, à une finale de 100 mètres où Husein Bolt a terminé la course en trottinant, après avoir mis dans le vent tous ses adversaires. De quoi titiller l’imagination de Caryl Férey.
On retrouve donc le Poulpe et sa copine Chéryl. Le Poulpe, cette fois, c’est Caryl Férey, tandis que Chéryl, c’est Sophie Couronne. Chacun de leur côté, ils mènent leurs enquête respectives. Par curiosité et une furieuse envie d’échapper à son centre de thalasso pour Gabriel ; par esprit de vengeance pour Chéryl. Comme de bien entendu, les deux intrigues finiront par ne faire qu’une.
La première partie du roman assure le minimum syndical. On retrouve les personnages habituels et les jeux de mots plus ou moins réussis, et le lien entre les deux histoires tient aux lettres échangées par Gabriel et Chéryl. Si la curiosité du lecteur est éveillée, on ne peut pas pour autant dire que les intrigues soient particulièrement palpitantes.
Il faut attendre la seconde moitié du livre pour que le grain de folie semé au début commence à éclore. Et l’on entre alors rapidement dans une aventure totalement débridée, hautement burlesque et particulièrement réjouissante. À elle seule, la scène de la conférence de presse du ministre des Sports Bernard Lapoutre vaut le détour. D’autant que la ressemblance tout à fait fortuite avec un autre Bernard ministre des Sports, nous permet d’entendre et de visualiser ladite scène. On n’a d’ailleurs pas de mal non plus à imaginer à quoi doit ressembler, fortuitement toujours, Nicolas, le fils érotomane du ministre.
Bref, ce qui n’aurait pu être qu’un Poulpe de plus, apparaît en fin de compte comme un volume bien azimuté. Un plaisir.
Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-paul-le-poulpe-d-amour-et-dope-frai...
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Par Pachy, le 04/07/2011
Zulu
de
Caryl Férey
Voilà un thriller qui, comme le disent toutes les personnes l'ayant lu, ne fait pas dans la dentelle. Pourquoi le ferait-il d'ailleurs ? A l'époque post apartheid et pré coupe du monde de foot, la vie c'était ça et lorsque l'on veut s'appuyer sur un fond documentaire réel et historique on n'a pas le choix.
Alors oui, en Afrique du Sud il y avait des clans, oui il y avait un très gros trafic de drogue, oui il y avait des meurtres, des viols.... oui c'était sans foi mais aussi une vie au dessus des lois.
Alors oui, c'est un très bon bouquin.
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Par amaryllis, le 17/02/2011
La jambe gauche de Joe Strummer : Une enquête inédite de Mc Cash
de
Caryl Férey
Un bon policier, une lecture rapide. On est embarquée dans l'enquête de Mc Cash, le flic borgne, un peu rustre. Mais on découvre ensuite un être sensible et en souffrance, l'histoire d'un père et sa fille qu'il découvre et qui est impliquée dans le meurtre. A découvrir !
Lien : http://letempsdelire.over-blog.com/article-la-jambe-gauche-de-joe-strummer-ca...