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Un coeur fanatique de
Edna O’Brien
En suivant la rue que je suis dans mon souvenir, matin, midi et soir, je ne savais au juste ce qui me réduisait à un tel désespoir. Certes, ce n'était pas la mort, mais bien plutôt la conviction lancinante de n'avoir pas encore vécu. Tout ce que je pouvais dire, c'est que les étoiles étaient aussi singulières, aussi merveilleuses que je me les rappelais, qu'elles ressemblaient toujours à un lien, à un appel en direction des vastes cieux, qu'un jour je les atteindrais, serais absorbée dans leur gloire, et quitterais un monde qu'à ce moment je trouvais en proie à la cruauté, à la bêtise, un monde qui avait oublié comment on donne. Demain..., pensais-je. Demain, je serai partie ; et je m'aperçus que je n'avais pas perdu le désir de m'évader ni l'habitude acharnée d'espérer.
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Par Cath36, le 11/02/2011
Crépuscule irlandais de
Edna O’Brien
La paix qu'elle et son mari avaient faite était fragile... Il; travaillait la nuit. Une lumière à sa fenêtre, et une lumière à la sienne, voilà ce que trouverait par hasard un voyageur, deux lumières qui signifiaient une maison divisée... Ombre et pénombre, ils déambulaient entre les rangées d'arbres au clair de lune, avec la lumière qui zébraient le chemin où ils marchaient et s'arrêtèrent, chacun surpris de trouver l'autre dehors à une heure aussi tardive. Elle était sortie par la porte de l'arrière-cuisine et lui, se dit-elle, il avait dû sortir par la porte qui donnait sur la serre de bouturages. Puis passèrent leur chemin, comme le ferait des inconnus.
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Un coeur fanatique de
Edna O’Brien
Maintenant, c'était novembre ; les écureuils avaient mangé les noisettes, dont les coquilles, enfoncées par nos pas dans le sol, pourrissaient et nourrissaient la terre. Je ne pouvais imaginer Mme Keogh morte. Je ne le peux toujours pas. Je ne peux toujours pas imaginer mort chacun d'eux. ils continuent de vivre ; ils sont immobilisés dans cette région lointaine que l'on nomme enfance, où rien jamais ne meurt, pas même soi.
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Un coeur fanatique de
Edna O’Brien
Je savais que la fin de l'amour, en particulier d'un amour qui n'a jamais été pleinement réalisé, a quelque chose de triste et d'un peu déplaisant.
J'aurais peut-être fait allusion à cela, mais j'en doute : dans nos instants les plus profonds, nous disons les choses les plus inadéquates.
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Par Cath36, le 09/02/2011
Crépuscule irlandais de
Edna O’Brien
Plus tard, au lit, elle a dit que les gens au pays, les siens, croyaient que l'Amérique était un pays de riches, mais que rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. L'Amérique était un pays de bluff et de rêves brisés, et j'aurais de la veine si je trouvais une place de bonne dans une grande maison. Je serais une femme de chambre, un canari de cuisine
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Par Cath36, le 11/02/2011
Crépuscule irlandais de
Edna O’Brien
Il paraît que t'aurais dit que tous les écrivains sont toqués, et qu'ils sont dispensés des moeurs ordinaires. Ils ne le sont pas et ils doivent pas l'être. A toi de dominer l'écriture plutôt que de te laisser dominer par elle. Il ne fait pas bon fuir la réalité dans la vie, comme t'en as l'habitude.
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Par Cath36, le 11/02/2011
Crépuscule irlandais de
Edna O’Brien
Petite transaction, par exemple de leurs petites vies dans leurs petites maisons et leurs petits jardins, de leurs coeurs qui se contractaient jour après jour, s'infligeant de petites méchancetés les uns aux autres au lieu du bonheur qui leur était passé à côté.
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Par pyrouette, le 20/12/2011
Tu ne tueras point de
Edna O’Brien
Sa voix fut d’abord faible et tremblante, puis elle s’amplifia et s’affirma, s’éleva et plongea pour s’élever encore, un grand frémissement pourpre et sonore qui montait, montait vers les cieux et alors ils se turent, plongés dans un silence soudain et attendri parce que ce qu’ils entendaient était une réponse aux cris les plus secrets de leurs âmes.
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Crépuscule irlandais de
Edna O’Brien
la littérature était un moyen d'échapper à la vie ou de s'y plonger, et elle ne sut jamais trop bien lequel, sauf qu'elle y avait succombé.
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Par caro64, le 22/02/2011
Crépuscule irlandais de
Edna O’Brien
L'amour, c'est que des sornettes, le seul amour véritable c'est entre mère et enfant.