-
Coeur ouvert de
Elie Wiesel
Le corps n'est pas éternel mais l'idée de l'âme l'est.
Le cerveau sera enterré mais la mémoire lui survivra
-
La nuit de
Elie Wiesel
« En quelques secondes nous avions cessé d’être des hommes »
-
Par Eska, le 02/04/2012
Le testament d'un poète juif assassiné de
Elie Wiesel
Vous m'avez accusé de lâcheté, citoyen magistrat. Les Juifs sont lâches, m'avez-vous dit: ils se débrouillent pour que les autres se battent à leur place. Eh bien, c'est vrai et c'est faux. C'est faux en ce qui concerne les Juifs en général; c'est vrai en ce qui me concerne, moi en particulier.
-
Par MissG, le 11/01/2012
La nuit de
Elie Wiesel
Béni soit le nom de l'Eternel !
Pourquoi, mais pourquoi Le bénirais-je ?
Toutes mes fibres se révoltaient. Parce qu'Il avait fait brûler des milliers d'enfants dans ses fosses ? Parce qu'Il faisait fonctionner six crématoires jour et nuit les jours de Sabbat et les jours de fête ? Parce que dans Sa grande puissance Il avait créé Auschwitz, Birkenau, Buna et tant d'usines de la mort ? Comment Lui dirais-je :
"Béni sois-Tu, l'Eternel, Maître de l'Univers, qui nous a élus parmi les peuples pour être torturés jour et nuit, pour voir nos pères, nos mères, nos frères finir au crématoire ? Loué soit Ton Saint Nom, Toi qui nous as choisis pour être égorgés sur Ton autel ?"
> lire la suite
-
Le cas Sonderberg de
Elie Wiesel
Le journaliste se définit par ce qu'il dit, et l'écrivain par ce qu'il tait. (p.79).
-
Coeur ouvert de
Elie Wiesel
Je sais que toute quête implique l'autre,de même que toute parole peut devenir prière.
-
Par MissG, le 11/01/2012
La nuit de
Elie Wiesel
Soudain, nous entendîmes un hurlement terrible :
- Juifs, regardez ! Regardez le feu ! Les flammes, regardez !
Et, comme le train s'était arrêté, nous vîmes cette fois des flammes sortir d'une haute cheminée, dans le ciel noir.
Madame Schächter s'était tue d'elle-même. Elle était redevenue muette, indifférente, absente et avait regagné son coin.
-
Par MissG, le 11/01/2012
La nuit de
Elie Wiesel
Jamais je n'oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée.
Jamais je n'oublierai cette fumée.
Jamais je n'oublierai les petits visages des enfants dont j'avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet.
Jamais je n'oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi.
Jamais je n'oublierai ce silence nocturne qui m'a privé pour l'éternité du désir de vivre.
Jamais je n'oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert.
Jamais je n'oublierai cela, même si j'étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui-même. Jamais.
> lire la suite
-
Aube (l') de
Elie Wiesel
L'homme hait son ennemi, parce qu'il hait sa propre haine. Il se dit : c'est lui, l'ennemi, qui fait de moi un être capable de haine ; je le hais, non parce qu'il est mon ennemi, non parce qu'il me hait, mais parce qu'il engendre ma haine.
-
Aube (l') de
Elie Wiesel
Mais, c'est simple : je le haïssais. Un point, c'est tout. La haine, relevant de l'absolu, clarifie tout acte humain, même lorsqu'elle l'entoure d'inhumain.