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Par Walktapus, le 12/03/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
La plupart du temps, les Gaulois suffirent, ils disposaient d'un avantage certain : ils plaisaient à tout le monde. La droite nationaliste était contente de voir ainsi la "race française", comme on disait encore, assise sur cette souche issue du fond des âges. La gauche anticléricale voyait dans ces ancêtres un atout majeur : ils permettaient de commencer l'histoire de France avant l'arrivée du christianisme. C'était bien la preuve qu'elle pouvait éventuellement se perpétuer après sa disparition. Les historiens, puis les romanciers, les dramaturges ou même les chansonniers, en touillant tant et plus les rares sources dont ils disposaient dans les casseroles de leurs fantasmes, réussirent peu à peu à forger une idée des Gaulois correspondant opportunément à l'image que les Français voulaiet bien avoir d'eux-mêmes : querelleurs, un peu grossiers parfois, mais au grand coeur et si braves. Et les Français, ravis, adorèrent d'autant plus leurs nouveaux grands-pères : comment ne pas les aimer ? Ils nous ressemblent tellement !
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Par aturnins, le 14/10/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
Pour les nationalistes que le nom de Charles Martel fait vibrer encore , Jésus-Christ est aussi français que le roquefort ou le général de Gaulle .Ils oublient juste que si ce malheureux arrivait aujourd'hui de sa Palestine natale avec ses pratiques bizarres et son dieu étonnant , ils appelleraient la police pour le faire reconduire à la frontière .
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Par annie, le 03/06/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
les gaulois...p.23
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"ils disposaient d'un avantage certain : ils plaisaient à tout le monde.
La droite nationaliste était contente de voir ainsi la "race française", comme on disait encore, assise sur cette souche issue du fond des âge.
La gauche anticléricale voyait dans ces ancêtres un atout majeur : ils permettaient de commencer l'histoire de France avant l'arrivée du christianisme. C'était bien la preuve qu'elle pourrait éventuellement se perpétuer après sa disparition.
Les historiens, puis les romanciers, les dramaturges ou même les chansonniers, en touillant tant et plus les rares sources dont ils disposaient dans les casseroles de leurs fantasmes, réussirent peu à peu à forger une idée des Gaulois correspondant opportunément à l'image que les Française voulaient bien avoir d'eux-même : querelleurs, un peu grossiers parfois, mais au grand coeur et si braves.
Et les Français, ravis adorèrent d'autant plus leurs nouveaux grands-pères : comment ne pas les aimer ? ils nous ressemblent tellement !
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Par Walktapus, le 12/03/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
Enfin il y a l'affaire des templiers (...) Un long procès se termine par diverses condamnations à mort, Jacques de Molay, le grand maître, est brûlé en 1314 et le roi a eu tout ce qu'il voulait : le trésor. Il est hors de question toutefois que l'on s'avance ici à parler plus avant de cette affaire : pour des raisons qui nous échappent totalement, elle ne finit plus, depuis bientôt sept siècles, de nourrir les fantasmes les plus intenses et les plus divers. Risquer le moindre mot sur les Templiers, c'est s'exposer à devoir gérer pendant quinze ans les révélations des authentiques spécialistes qui savent tout sur le trésor, sur les secrets, sur les mystères de ce malheureux ordre. On en compte quinze par cantons. Il est prudent de ne pas chatouiller leur passion.
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Par Walktapus, le 12/03/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
Les grands opposants au traité de Troyes et à ce qu'il impliquait se comptèrent surtout au parlement de Londres, et parmi eux les grands de ce côté-là de la Manche. Leur raisonnement était simple. L'Angleterre était bien moins vaste, bien moins riche, bien moins peuplée que la France. En devenant souverain à la fois des deux pays, le roi finirait bien vite par s'occuper uniquement du gros pour délaisser le petit. En outre, le choix même de ce prince-là ne leur plaisait guère : quelle confiance accorder à ce petit Henri, élevé en France par une mère princesse française ? Il leur paraissait évident qu'un tel individu n'aurait de cesse de chercher à les franciser. Avaient-ils tort ? Sans doute pas.
Si Jeanne d'Arc n'avait pas été là, entend-on parfois, nous serions devenus anglais, nous parlerions leur langue, nous roulerions à gauche. Erreur, sans Jeanne d'Arc, le contraire aurait pu se produire : les Anglais se seraient remis à parler le français et ils rouleraient à droite. La France n'aurait pas été perdue. Elle aurait été doublée.
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Par Walktapus, le 30/03/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
(sur le 18e siècle)
L'Europe cultivée, on l'a dit, lit avec passion et parle français. La France dans sa majorité ne le parle pas et ne l'écrit guère : la plupart des paysans, des humbles, s'expriment dans les patois, dialectes, ou langues différentes attachés à chaque province.
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Par annie, le 04/06/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
p.22
"Le siècle romantique, lui, en tombe fou. A partir des année 1830, quelques historiens sortent de maigres paragraphes de la guerre des Gaules de César, un personnage dont personne n'avait jamais retenu le nom : Versingétorix."
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Par Walktapus, le 30/03/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
Les napoléoniens adultes sont d'anciens petits garçons qui ont rêvé de gloire et de batailles devant les vignettes de leur manuel scolaire (...) Comment leur en faire grief ? On ne reproche pas à quelqu'un ses rêves d'enfants pas plus qu'on ne les discute. Je me garderai donc bien de le faire, d'autant que ma peine serait perdue : l'admiration que les fous de l'Empereur vouent à leur idole relève de la croyance, elle est imperméable à toute forme de distance ou de critique. Je ne puis donc que leur conseiller de sauter les paragraphes qui suivent (...)
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Par annie, le 04/06/2011
Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de
François Reynaert
p.22 ... "seuls quelques rares savants avaient cherché à connaître les peuplades présentent sur notre sol avant la conquête par les glorieuses légions de César.
Au XVIIIe siècle encore, quand les encyclopédistes parlent des Gaulois, ils les peignent toujours comme d'exotiques barbares avec lesquels il est hors de question de se sentir une quelconque filiation.
Quand on se vit en successeur de Rome et d'Athènes, comment accepterait-on de remonter à ces chevellus coupeurs de gui ?".