Autres noms : Braudel F.

Note moyenne : 4.13/5 (sur 15 notes)

Biographies et informations

> Lire > Modifier > Historique Nationalité : France
Né(e) à : Luméville-en-Ornois , le 24/08/1902
Mort(e) à : Cluses , le 27/11/1985

Biographie :

Fernand Braudel, né le 24 août 1902 à Luméville-en-Ornois (Meuse) et mort le 27 novembre 1985 à Cluses (Haute-Savoie), est un historien français. Fernand Braudel est l'un des représentants les plus populaires de « l'École des Annales » qui étudie entre autres les civilisations et les mouvements de longue durée en opposition à l'histoire événementielle. Il est considéré comme l'un des plus grands historiens du XXe siècle.

Il rejoint l’école à Paris en 1909, et a un cursus universitaire très bref. Reçu à l'agrégation d’histoire en 1923, à 21 ans il est nommé professeur de 1924 à 1932 en Algérie : à Constantine puis à Alger. De 1932 à 1935 il enseigne au lycée Pasteur, au lycée Condorcet et au lycée Henri-IV à Paris avant d’être intégré, de 1935 à 1936, dans la mission française d’enseignement au Brésil, à São Paulo. En 1937, il intègre l'École Pratique des Hautes Études en tant que directeur de la section philosophie de l’Histoire. Cette période de formation est située dans le sillage de Lucien Febvre (1878-1956), son futur directeur de thèse.
L'influence de Lucien Febvre, qu’il rencontra sur le bateau le ramenant d’Amérique latine en 1937, et des géographes qui l'ont formé dans les années 1920 font de Braudel un héritier direct de Paul Vidal de La Blache (1845-1918). Cette genèse explique le choix alors profondément novateur de prendre pour sujet de thèse un espace. La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, soutenue en 1947 et publiée en 1949, reste sans conteste la grande œuvre de Braudel et un monument de l'historiographie du XXe siècle. Mais la menace hitlérienne grandissante entraîne la mobilisation de Braudel dans l’armée en 1938. Fait prisonnier à la suite de la capitulation française, il est détenu en Allemagne de 1940 à 1945.
Libéré, il dirige de 1946 à 1968, au départ avec Lucien Febvre puis seul, la Revue des Annales, avant de laisser la place à Jacques Le Goff. Il fonde en 1949 le Centre de recherche historique. Il occupe la chaire d’histoire de la civilisation moderne au Collège de France à partir de 1949, où il enseigne jusqu’en 1972. Succédant à Lucien Febvre, il préside de 1956 à 1972 la VIe section (créée en 1947) de l’École pratique des Hautes Études, devenue l’École des hautes études en sciences sociales en 1975. Il rédige une série d’articles méthodologiques qu’il publie en 1969 dans Écrits sur l'Histoire. Il écrit aussi L'identité de la France.
> lire la suite Source : Wikipédia
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Citations de Fernand Braudel


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  • Par Piling, le 25/02/2010

    La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu de Fernand Braudel

    l'Islam, c'est la totalité de ce que le désert implique de réalités humaines, concordantes et discordantes aussi, cette famille de problèmes géographiques que nous avons signalés. Énumérons encore : les grandes routes caravanières ; les zones riveraines, car l'Islam a vécu de ces Sahels, de ces bordures de vie sédentaires installées face à la Méditerranée, au long du golfe Persique, de l'océan Indien ou de la mer Rouge, et aussi au contact des pays soudanais ; les oasis et leur accumulation de puissance que Hettner juge avoir été essentiel. L'Islam, c'est tout cela : une longue route qui, de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique perce la masse puissante et rigide du Vieux Monde. Rome n'a pas fait davantage quand elle a constitué l'unité de la Méditerranée.

    L'Islam, c'est donc cette chance historique qui, à partir du VIIe siècle, en a fait l'unificateur du Vieux Monde. Entre ces masses denses d'hommes : l'Europe au sens large, les Afriques Noires, l'Extrême-Orient, il détient les passages obligés et vit de sa fonction profitable d'intermédiaire. Rien ne transite qu'il ne le veuille ou ne le tolère. Pour ce monde solide, où manque, au centre, la souplesse de larges routes maritimes, l'Islam est ce que sera plus tard l'Euroe triomphante à l'échelle de la planète : une économie, une civilisation dominantes. Forcément cette grandeur a ses faiblesses : le manque d'homme chronique ; une technique imparfaite ; des querelles intérieures dont la religion est le prétexte autant que le fondement ; la difficulté congénitale, pour le premier Islam, à se saisir des déserts froids, à les écluser au moins à la hauteur du Turkestan ou de l'Iran. Là est le point faible de l'ensemble au voisinage ou en arrière de la porte de Dzoungarie, entre le double danger mongol et turc.

    Dernière faiblesse : l'Islam est prisonnier bientôt d'une certaine réussite, de ce sentiment confortable d'être au centre du monde, d'avoir trouvé les solutions efficaces, de ne pas avoir à en chercher d'autres. Les navigateurs arabes connaissent les deux faces de l'Afrique Noire, l'atlantique et l'indienne, ils soupçonnent que l'Océan les rejoint et ils ne s'en soucient pas...

    Sur quoi arrive, avec le XVe siècle, l'immense succès des Turcs : un second Islam, un second ordre islamique, lié celui-ci à la terre, au cavalier, au soldat. "Nordique" et, par la possession des Balkans, terriblement enfoncé en Europe. Le premier Islam avait abouti à l'Espagne en fin de course. Le cœur de l'aventure des Osmanlis se situe en Europe et dans une ville maritime qui les emportera, les trahira aussi. Cet acharnement d'Istanbul à sédentariser, à organiser, à planifier est de style européen. Il engage les Sultans dans des conflits périmés, leur cache les vrais problèmes. En 1529, ne pas creuser un canal de Suez cependant commencé ; en 1538, ne pas s'engager à fond dans la lutte contre le Portugais et se heurter à la Perse dans une guerre fratricide, au milieu du vide des confins ; en 1569, rater la conquête de la Basse-Volga et ne pas rouvrir la Route de la Soie, se perdre dans les guerres inutiles de Méditerranée alors que le problème est de sortir de ce monde enchanté : autant d'occasions perdues !…
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  • Par Piling, le 28/02/2010

    La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu de Fernand Braudel

    L'hiver commence tôt, finit tard ; on l'appréhende et l'on ne croit jamais qu'il ait pris fin. On l'attend avant l'heure du calendrier, comme le conseille la sagesse. 9 septembre : essendo hormai il fine dell'estate, dit un document du Sénat vénitien ; puis, 20 septembre : venendo hora il tempo del inverno ; 23 septembre : approximandose el tempo del inverno…

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  • Par Piling, le 28/02/2010

    La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu de Fernand Braudel

    "Les maîtres viennent et disparaissent, dit Walter Bauer parlant de la Sicile ; les autres restent, et c'est une romance sans paroles", toujours la même.

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  • Par Piling, le 28/02/2010

    La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu de Fernand Braudel

    Qui, plus que le poète d'Islam aura chanté le vin ?

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  • Par Piling, le 28/02/2010

    La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, tome 1 : La Part du milieu de Fernand Braudel

    Pour Michelet, le Languedoc intérieur et "pierreux" évoque la Palestine. Pour des centaines d'écrivains, la Provence est plus grecque que la Grèce, à moins que la Grèce par excellence ne soit à retrouver sur telle ou telle côte de Sicile. Les îles d'Hyères ne seraient pas déplacées au milieu des Cyclades, sauf qu'elles sont plus verdoyantes. De même, le lac de Tunis évoque la lagune de Chioggia. Le Maroc est une Italie plus brûlée.

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