-
Par Mayoka, le 18/10/2010
Michel Pageau, trappeur : J'ai entendu pleurer la forêt de
Françoise Perriot
Ses yeux disent toute son histoire, son incompréhension d’être si souvent haï, exagérément craint. Pourquoi est-il un paria alors que son savoir-vivre en société de loups est reconnu par les humains comme un modèle qu’ils sont souvent incapable de suivre ? Chez les Amérindiens Algonquins de la région, il est perçu comme un auxiliaire du Dieu Créateur, il est emblème de clan chez les Hurons, animal respecté plus que tout autre parmi les Inuits. Tandis que pour les blancs il est un enfant du diable qu’il faut éliminer. Sans doute ces derniers ont-ils emporté dans leurs bagages d’immigrants leur vieille légendes, l’image de la brebis innocente au côté du Christ, l’histoire du petit Chaperon Rouge et du Grand Méchant Loup. Sans doute aussi ces premiers colons ne tolèrent-ils pas qu’un autre prédateur qu’eux officie sur les territoires qu’ils voulaient conquérir. Ils se sont approprié les terres, mais le Loup est resté un rival. Et pourtant ne ressemble-t-il pas à ces chiens qui marchent le museau collé à leurs jambes et dont le souffle sur leurs mains inspire des caresses ? Tout passe dans un éclair de regard de loup, il peut révéler le beau ou le laid, la douceur ou la violence, faire surgir le passé et l’avenir, l’amour ou la haine. Mais son regarde diffère de celui du chien. Ses yeux voient et disent le flux du monde, sans compromis. Dans son monde à lui, il n’y a pas de paradis artificiels
> lire la suite
-
Par Mayoka, le 23/04/2010
Michel Pageau, trappeur : J'ai entendu pleurer la forêt de
Françoise Perriot
L’homme a vraiment de la chance qu’il n’y ait pas sur terre des êtres plus puissants que lui, pour juger ses actes et les punir, en le consommant par exemple, comme nourriture habituelle, ou en portant sa peau…
Francky Dickie (naturaliste canadien)
Extrait de Françoise Perriot - J’ai entendu pleurer la forêt
-
Par Mayoka, le 23/04/2010
Michel Pageau, trappeur : J'ai entendu pleurer la forêt de
Françoise Perriot
Un animal, c’est de la vie enveloppée de fourrure ou d’écailles, habitée par l’inquiétude, capable oh combien capable de tendresse, de force, de courage et de peur.
Jean-Paul Lebourhis
Extrait de Françoise Perriot - J’ai entendu pleurer la forêt
-
Par steppe, le 02/12/2010
La Dernière Frontière de
Françoise Perriot
Alors qu'au loin une aube nouvelle de levait, les chefs indiens visionnaires parlaient ainsi : " Nous avons donné beaucoup de noms de notre langue aux choses qui parleront toujours de nous. Le Minehaha rira de nous, le Seneca brillera à notre image, le Mississippi racontera nos peines. Le large Iowa, le rapide Missouri, le fertile Michigan chuchoteront nos noms sous la caresse du soleil. Le grondement du Niagara, le soupir de l'Illinois et la complainte de Yellowstone feront résonner nos chants de mort. Se pourrait-il qu'un homme entende ce chant éternel sans en être ému. (Eagle Wing)
-
Par steppe, le 02/12/2010
La Dernière Frontière de
Françoise Perriot
"Les mots ont des pouvoirs à l'intérieur et à l'extérieur d'eux mêmes. Ils viennent de nulle part pour se transformer en sons et en sens ; ils donnent naissance à toute chose. Par le moyen des mots, un homme peut communiquer avec le monde. Et le monde est sacré. Un mot dit a sa propre vie, il s'envole et ne tombe pas sur le sol pour se transformer en poussière.", expliquait un Indien Kiowa