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Par nadejda, le 23/11/2010
Les marcheurs de
Franz Bartelt
La poésie est née parce qu'il manquait quelque chose à l'homme. Les mots suivent les lignes du temps, l'homme suit les mots.
Il ouvre les yeux et voit les mots lui montrer le monde, ses voyages commencent dans les livres, et quand il part, c'est toujours pour aller vers d'autres mots.
Il en rapportera des livres peuplés d'hommes, de rencontres et de mots.
C'est ainsi depuis que le mot est monde et depuis que le monde est mot.
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Par Onclepaul, le 01/02/2011
La fée Benninkova de
Franz Bartelt
La femme nue est rare dans la vie d’un handicapé. Ce qui est rare est cher. Mais ce qui fait du bien n’a pas de prix
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Par Desmaze, le 25/08/2010
Les bottes rouges de
Franz Bartelt
Le contexte : Un spectacle de théâtre municipal vient d'être annulé..
" C'est un malheur ! dit le maire.
- Un malheur ", reprirent les adjoints en hochant la tête, hochement entendu, auquel l'adjoint en charge de la culture ajouta un froncement de sourcils destiné à marquer qu'il était préoccupé.
Les adjoints en charge de la culture sont toujours préoccupés. La culture est préoccupante. Dès qu'on aborde l'essentiel et l'identitaire, le souci pointe son museau aristotélicien.
"Voilà comment le plaisir intellectuel longuement attendu fait faux bond à ses disciples fidèles au rendez-vous du savoir et de la connaissance ! dit d'une seule traite le président du conseil général en imprimant au verre qu'il tenait par le pied un mouvement giratoire si régulier qu'il trahissait une pratique assidue de la convivialité."
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Par gwenlaot, le 04/02/2011
Petit éloge de la vie de tous les jours de
Franz Bartelt
Le football ne m'intéresse que par moments, pour l'anecdote. Mais je me réjouis, quasi malgré moi, quand une petite équipe en efface une grande. C'est un plaisir trop rare pour être boudé par un démocrate épris de justice sociale et en qui l'instinct de lutte des classes n'a pas encore tout cédé.
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Par nadejda, le 06/02/2011
Nulle part, mais en Irlande de
Franz Bartelt
Il y a des gars tellement creux que s'ils tombaient d'une falaise, ils augmenteraient le vide
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Par nadejda, le 24/11/2010
Les fiancés du paradis de
Franz Bartelt
--- Je ne prends jamais de bonbons.
--- C'est contre les idées noires, expliqua Zouline. Je n'ai qu'une seule idée en tête, et elle est très noire malheureusement.
--- C'est un peu le problème quand on a une seule idée et qu'on ne peut pas en choisir la couleur. Moi, j'ai plusieurs idées. Et donc plusieurs couleurs. C'est mieux. Quand on a une seule idée, souvent, c'est une idée fixe. C'est mauvais.
--- Elle n'est pas fixe. Elle tourne en rond.
--- C'est moins calamiteux
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Le jardin du Bossu de
Franz Bartelt
Il ne me serait pas possible d’emporter tout. Même après avoir rempli mes poches, ma chemise, mon slip, mes chaussettes. J’ai jeté un œil dans la pièce, pour voir s’il n’y avait pas un sac, un cabas, un truc en osier ou en tissu, dans quoi j’aurais pu vider le contenu du tiroir. D’un autre côté, laisser du pognon quand on peut tout emporter relève d’une excellente mentalité. L’authentique voyou fauche la totalité. Le délicat accepte des concessions. Il y a voleur et voleur. D’un autre côté encore, quand on vole par amour pour une femme, plus on en vole et plus on prouve l’ampleur et l’étendue de son amour. D’un autre côté enfin, en tant que basé sur l’idée de gauche, je dois garder présente à l’esprit la notion de partage. Il ne s’agit pas de voler pour voler ou de voler pour s’enrichir, mais de voler pour mieux répartir les richesses, pour établir une société plus juste et une justice sociale. C’est aussi bête que ça.
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Par saphoo, le 26/01/2010
Petit éloge de la vie de tous les jours de
Franz Bartelt
Chaque journée est une aventure, si on veut bien nommer “aventure” le simple avantage de vivre, chaque geste est une conquête
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Par Elwings, le 25/06/2011
Petit éloge de la vie de tous les jours de
Franz Bartelt
On croit communément que le bout de la saucisse est encore ou déjà la saucisse. C'est une erreur. Car la saucisse, qui a deux bouts comme le roman, est composée de saucisse, et ses bouts sont des bouts en pur bout. Pas de saucisse dans les bouts de la saucisse. Certes, le bout de la saucisse est en contact avec la saucisse, il ne faut pas le nier, mais il ne fait que la précéder (ou lui succéder), sans en prendre ni le goût ni l'odeur. Il ne peut en être autrement. Un bout est un bout et rien d'autre. Sans cette exigence il perdrait sa qualité de bout. Si le bout était de la saucisse, on l'appellerait saucisse. Il serait encore partie intégrante de la saucisse. Le bout est un bout, c'est connu. Il n'est donc pas en saucisse. (Le bout du jour)
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Par nadejda, le 24/11/2010
Les fiancés du paradis de
Franz Bartelt
C'était une révélation sidérante. Autour d'eux, le soleil papillotait, et les arbres,dans leur interminable frisson, semblaient prendre leur part de la surprise de Frioul. La ville était étrangement vivante et comme transparente. Les toits brillaient, laqués d'une lumière qui resplendissait comme du diamant. La façade blanche de la gare, alternant la pierre immaculée et les verrières, renvoyait à cet instant stupéfait les figures d'un ciel bleu quadrillé comme un lotissement. Le square vibrait d'un silence aérien. L'air ondulait.