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Par Zazette97, le 18/08/2010
Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
L'esprit tente de dominer le corps, même si le corps promet de prendre sa revanche.
Cette bataille imbécile mène aux portes de la folie; soi-même se parcellise, devient deux, trois, puis quatre; l'esprit, le corps, les mains, l'intestin, le diaphragme; on a peur, on geint, on tâtonne, on suinte, on respire mal.
Il faut rassembler toutes ses parties éparses, en acceptant que la souffrance prenne toutes les formes et qu'elle est soi comme le sont la faim, l'envie, l'odorat et le toucher, la peur et l'angoisse.
Apprendre que l'on est aussi dans ce que l'on ne connaît pas de soi-même, et que cette part intime et inconnue saura se faire entendre sans que l'on comprenne les motivations de cette intervention plaintive.
Je dois résister à toutes les offensives que lance mon corps contre lui-même, combat harassant dont nulle part ne sort vainqueur. "Je me grignote", pour parodier Joffre. Oui, je me grignote; et c'est moi contre moi. Je suis un champ de batailles, de batailles perdues. p.58
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Par Sullian, le 06/02/2010
Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
Mon corps est un carcan ; je suis prisonnier d'une gangue de chairs et d'os. Je bataille pour marcher, pour parler, pour écrire, pour mouvoir des muscles qui m'écharpent à chaque moment. Mon esprit ressasse d'identiques rengaines ; je ne vois plus les sourires de mes enfants, ni les tendres regards de celle que j'aime ; je ne vois que mes mains qui tremblent, mes bras qui peinent à amener la nourriture à la bouche et mes jambes qui ploient sous le poids d'un corps devenu trop lourd. Je ne suis plus qu'un homme mal assis qui songe sans fin, et si j'ai aimé ce corps, je le hais à présent. Nous cohabitons désormais et il a le dernier mot en tout ; je ne me suis résolu à cette idée que contraint.
Non, aucun accident, aucune violence n'est à l'origine d'un tel état ; ce n'est qu'une intime cruauté dont je suis à la fois l'initiateur et l'objet. L'origine de cette torture égocentrique demeure un secret inviolable. J'aurais tant aimé pouvoir mettre un nom sur cette douleur, mais le mal dont je souffre n'en a pas. Il fait partie de l'immense famille des maladies orphelines, des syndromes systémiques, des maladies auto-immunes, des connectivites et des troubles « sans étiologie ». Il est un mystère, et aucun médecin ne saura me dire quelle forme prendra l'échéance finale, ni à quel horizon se feront connaître les termes de ce départ redouté, si tant est que ce mal m'y conduise. Alors, je surveille les signes de ma lente dégradation, en essayant de ne pas déchoir, de ne pas accepter un « laisser-faire » qui hâterait le processus.
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Par Lagagne, le 06/12/2010
Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
Nous n'avons rien de commun, vous et moi, avec eux. Ils ne sont pas des héros, ils ne sont pas des lâches, ils sont des citoyens d'un autre temps dans un autre monde.
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Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
Mon corps est un carcan; je suis prisonnier d'une gangue de chairs et d'os. Je bataille pour marcher, pour parler, pour écrire, pour mouvoir des muscles qui m'écharpent à chaque moment.
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Par ides60, le 26/06/2010
Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
C'est le musée qui m'a sauvé, sauvé de la dépression, du désespoir, c'est le musée qui a allumé en moi cette petite flamme que, désormais, j'aurais tout le temps de faire grandir. Au travers de la souffrance de cette multitude, c'est ma souffrance que j'ai appris à respecter et à accepter.
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Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
La maladie excuse tous mes défauts et met en exergue toutes mes qualités. Je suis « fort », « courageux », « discret » et le cynisme devient de la « lucidité » et une « mise à distance ». Il n’en demeure pas moins qu’on s’éloigne des autres et que les autres s’éloignent de soi.
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Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
J'ai été, durant trois heures, étranger à moi-même, tentant de tenir à distance ce corps hurlant.
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Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
"La mort est une rivale qui a le dernier mot en toute chose ; et la guerre est sa complice."
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Dans ma peau de
Guillaume de Fonclare
L’Historial ne célèbre ni l’héroïsme, ni l’esprit de sacrifice, pas plus qu’il n’exalte l’amour de la Patrie ou la recherche de la Gloire ; on y célèbre l’être humain, l’immensité de sa souffrance et l’insondable gouffre de sa stupidité.