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Par patouche, le 22/05/2012
Le monde sans les enfants : Et autres histoires de
Philippe Claudel
Quand je serai grande mon Papa.
Tu seras vieux
Tu seras las
Mais moi
Je serai toujours
Toujours là
Tout près de toi
Tout contre toi
C'est moi alors qui te dirai
En t'embrassant dans le creux de l'oreille
Les mondes et les merveilles
Les lunes et les soleils
Te dire qu'il nous restera
A toi à moi
Mille choses à faire
Mille choses à dire
Mille jeux de l'oie
Mille mois de mai
Mille mois de mai
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Par philo15, le 02/01/2009
La petite fille de Monsieur Linh de
Philippe Claudel
Ce peut-être aussi cela l'existence ! Des miracles parfois, de l'or et des rires et de nouveau l'espoir quand on croit que tout autour de soi n'est que saccage et silence !
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Il y a longtemps que je t'aime : Petite fabrique des rêves et des réalités de
Philippe Claudel
Comment parvenons-nous à vivre dans l'absence des êtres aimés, que cette absence soit brutale et définitive comme celle que la mort installe ou qu'elle soit temporaire, passagère. Pierre, son fils, est mort, et Juliette reste en vie, mais toute sa vie, elle la centre sur cette absence, choisissant, elle-même de s'absenter de toute forme d’existence sociale, familiale, humaine, amoureuse pour n'être plus qu'un être creusé par le vide et la perte.
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Par caro64, le 28/09/2010
Le rapport de Brodeck de
Philippe Claudel
Je ne sais pas si l’on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n’est peut-être pas un remède si sûr que cela. Peut-être qu’au contraire raconter ne sert qu’à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d’un feu afin qu’à notre guise, quand nous le souhaiterons, il puisse repartir de plus belle.
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Les âmes grises. de
Philippe Claudel
On dit toujours que la vie est injuste , mais la mort l'est encore davantage , le mourir en tout cas . Certains souffrent et d'autres passent comme dans un soupir . La justice n'est pas de ce monde mais elle n'est pas de l'autre non plus .
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Par patouche, le 22/05/2012
Le monde sans les enfants : Et autres histoires de
Philippe Claudel
Tu sais, malgré tout ce qui si passe, je l'aime ma ville. J'y suis né, et puis j'y ai plein de souvenirs. Avant tout ça, quand j'étais très petit, ma mère m'emmenait le soir promener le long de la grande rivière.
Plein de gens se retrouvaient là : on pouvait manger des gâteaux, écouter les histoires racontées par les vieillards, entendre des chansons, voir des acrobates et des serpents qui dansaient au son des flûtes.
La rivière s'appelle le Tigre.Oui, oui, je ne te mens pas, le Tigre.
Tu connais un plus joli nom de rivière, toi ? Moi pas.
Le Tigre, il ne feule pas mais il peut être féroce, plein d'eaux violente, et très petit aussi, plaintif comme un enfant, ça dépend des saisons.
En ce moment, il est toujours très gros.Ma mère elle dit que c'est les larmes de tout mon peuple qui le remplissent et qui le font déborder.
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Par Colette, le 04/04/2010
La petite fille de Monsieur Linh de
Philippe Claudel
Une voiture les emmène dans les rues qu'il n'a jamais vues. C'est la première fois que Monsieur Linh monte dans une voiture. Il est effrayé. Il se blottit dans l'angle du siège, presse sa petite fille contre lui. Elle ne paraît pas inquiète. Sa belle robe brille sous les reflets du jour. Pourquoi la voiture va-elle aussi vite? A quoi cela sert-il? Monsieur Linh se souvient du rythme des charrettes tirées par les buffles, du long et souple balancement, qui fait parfois dormir, parfois rêver, et du paysage qui change avec une lenteur précieuse, une lenteur qui permet de regarder vraiment le monde, les champs, les forêts, les rivières, et de parler avec ceux que l'on croise, d'entendre leurs voix, d'échanger des nouvelles. La voiture est comme un coffre jeté d'un pont. On y étouffe. On y entend rien d'autre qu'un sourd et inquiétant rugissement. Le paysage tourbillonne au-dehors. On ne peut rien en saisir. On a l'impression qu'on va s'écraser bientôt.
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Le rapport de Brodeck de
Philippe Claudel
L'homme est un animal qui toujours recommence...
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La petite fille de Monsieur Linh de
Philippe Claudel
Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a un lendemain
Un jour c'est toi qui seras mère.
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Les âmes grises. de
Philippe Claudel
Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est ni tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous.