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Par Nina, le 14/05/2012
Le bouddha blanc de
Hitonari Tsuji
Extrait de : "le bouddha blanc" :
« Tu as entendu parler de la métempsycose ?
- Métempsycose ?
- C’est l’abbé du temple d’Ôtakuma qui m’en a parlé, ça veut dire quand un homme meurt, son âme, elle, ne meurt pas, elle emprunte simplement un nouveau corps, selon certaines règles.
- Ça me dit quelque chose.
- Ainsi, l’âme ne meurt jamais, elle voyage seulement de corps en corps.
- Je vois, fit Minoru en hochant la tête.
- Si, au moment où elle se réincarne, l’âme a encore des souvenirs de ce qu’elle a expérimenté dans son corps précédent, ce n’est guère étonnant que surviennent des sensations de déjà-vus. »
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Par le_Bison, le 18/03/2012
Le bouddha blanc de
Hitonari Tsuji
« Tu as entendu parler de la métempsycose ?
- Métempsycose ?
- C’est l’abbé du temple d’Ôtakuma qui m’en a parlé, ça veut dire quand un homme meurt, son âme, elle, ne meurt pas, elle emprunte simplement un nouveau corps, selon certaines règles.
- Ça me dit quelque chose.
- Ainsi, l’âme ne meurt jamais, elle voyage seulement de corps en corps.
- Je vois, fit Minoru en hochant la tête.
- Si, au moment où elle se réincarne, l’âme a encore des souvenirs de ce qu’elle a expérimenté dans son corps précédent, ce n’est guère étonnant que surviennent des sensations de déjà-vus. »
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Par le_Bison, le 19/03/2012
Le bouddha blanc de
Hitonari Tsuji
Il eut des accès de température si élevés qu’il en perdit connaissance. C’est au cours d’une de ces pertes de conscience qu’il eut la vision du bouddha blanc.
Un Bouddha immaculé, haut jusqu’au plafond, se tenait debout, immobile, au centre de rayons de lumière éclatants. Minoru avait conscience qu’il s’agissait d’un Bouddha, pourtant les traits de l’apparition restaient flous, on ne distinguait ni ses yeux, ni sa bouche, les détails se fondaient dans la noblesse générale de son aspect. L’expression du visage, cependant, était clairement perceptible : sereine et d’une douceur infinie.
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Par le_Bison, le 19/03/2012
La Lumière du détroit de
Hitonari Tsuji
J’avais beau être sur la terre ferme, je ne pouvais oublié la mer.
Sur cette langue de sable coincée entre la baie d’Hakodate et le détroit de Tsugaru, pas un endroit n’échappait au parfum des marées. Le monde carcéral où je vivais désormais ne faisait pas exception, malgré son sévère isolement, et le vent, pénétrant sans peine derrière les hautes murailles de briques, venait réveiller en moi le souvenir nostalgique, encore à vif, de l’océan.
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Par TyJecyka, le 25/03/2012
Dahlia de
Hitonari Tsuji
J'ai toujours pensé que la vie d'un homme n'est rien d'autre qu'un rêve éveillé. Quant à savoir qui est le "je" qui pense ainsi, je l'oublie dès l'instant qui suit.
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Par le_Bison, le 19/03/2012
L'arbre du voyageur de
Hitonari Tsuji
« Tout d’abord, imagine l’âme et le corps comme deux choses séparées. Le corps est l’embarcation qui nous relie à la Terre. Une barque, ça a une durée d’utilisation limitée : quand elle est complètement usée, c’est la mort... Mais l’âme, elle, ne meurt pas. Elle passe simplement de corps en corps... C’est ça, la métempsycose. »
La voix basse et virile de mon frère résonnait dans ma boite crânienne.
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Par le_Bison, le 19/03/2012
L'arbre du voyageur de
Hitonari Tsuji
« Pourtant, même si nous sommes frères du point de vue de la génétique, pour ce qui est de l’âme, nous sommes des étrangers. Tu comprends ? Le corps physique, ce n’est qu’une demeure d’emprunt... »
[...] « Autrement dit, je te parle de métempsycose. »
[...] « Mé... métempsycose ?
- Oui. Rappelle-toi ce mot-là. Le moment viendra où tu comprendras, toi aussi. »
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Le bouddha blanc de
Hitonari Tsuji
Cela aussi, comme le reste, c'est la guerre qui en est responsable. A quoi sert de te condamner toi-même ? L'être humain est conçu de telle manière que si l'on est trop intelligent on s'induit soi-même en erreur. Ecoute, tu ne dois pas oublier le malheur qui t'est échu : oui, tu as dû assassiner un homme à cause de la guerre. Tu dois vivre accompagné par cette pensée. mais toi qui as ainsi échappé à la mort, tu dois faire quelque chose de ta vie, accomplir ce que celui qui a trouvé le sommeil éternel n'a pu faire en ce monde. réfléchis à cela. c'est le destin de celui qui survit, sa façon d'effacer son crime envers celui qu'il a tué.
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Par le_Bison, le 20/03/2012
La Lumière du détroit de
Hitonari Tsuji
Le néon suspendu au-dessus de sa tête auréolait son corps d’un nimbe doré. La peau de son crâne, sous les cheveux rasés de près, réfléchissait crûment la lumière. Son uniforme de prisonnier le drapait comme une étole de bonze, et il émanait de lui cette douceur qui n’appartient qu’à ceux qui se sont libérés de la loi du karma. Ses yeux suivaient les lignes d’un livre, déchiffrant silencieusement le sens de l’univers qu’il renfermait. Raideur et souplesse coexistaient dans le tracé de ses lèvres finement serrées et en même temps pleines de mollesse. Mon regard parcourut les courbes de son corps, depuis le haut du crâne, les épaules, jusqu’aux genoux croisés ; face à cette forme flexible en union avec le cosmos, je ne pus m’empêcher de déglutir inconsciemment.
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Par le_Bison, le 20/03/2012
L'arbre du voyageur de
Hitonari Tsuji
« Par exemple, dans une vie précédente, j’ai très bien pu être la femme qui a mis notre père au monde, et toi et moi, au lieu d’êtres frères, nous étions peut-être des amants. Ou plutôt non, des ennemis. Ça te parait drôle ? C’est la réalité, pourtant. C’est le genre de choses qui se produit au niveau de l’âme. Homme dans une vie, j’ai été femme dans une autre. Je suis asiatique, mais j’ai peut-être été un Blanc, je suis humain, mais j’ai pu être animal, un insecte. »
[...] « Autrement dit, toi et moi, nous sommes frères sur le plan physique, mais sur le plan de l’âme nous sommes des étrangers. Nous sommes juste des passagers embarqués par hasard sur le même navire. »
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