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Par Neigeline, le 01/03/2009
Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.
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Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi même et rien d'autre. elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser pas à pas. Au coeur de cette tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repère dans l'espace ; par moments, même, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.
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Par Neigeline, le 01/03/2009
Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
Celui qui aime cherche la partie manquante de lui-même. Aussi, quand on pense à l'être dont on est amoureux, on est toujours triste. C'est comme si on entrait à nouveau dans une chambre pleine de nostalgie qu'on a quittée il y a longtemps.
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Par Nepenthes, le 08/02/2012
1q84 Livre 2 Juillet-Septembre de
Haruki Murakami
C'est en aimant, puis en étant aimé, qu'un homme apprend à s'aimer. Tu comprends ce que je te dis ? Quand on ne peut pas aimer, on est incapable de s'aimer vraiment.
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Par cruntchy, le 21/07/2010
Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
Les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur. Et qui vous déchire violemment le cœur en même temps.
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Par cruntchy, le 30/03/2010
Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
Je suis libre. Je ferme les yeux et réfléchis intensément à cette liberté. Mais je n'arrive pas très bien à comprendre ce que cela signifie. Tout ce que je sais, c'est que je suis seul, dans un endroit inconnu. Un explorateur solitaire qui a perdu sa boussole et sa carte. C'est ça, la liberté ? Je n'en sais rien, et je renonce à poursuivre ma réflexion.
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Par Lolokili, le 12/11/2011
Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
- A vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l’insaisissable progrès du passé rongeant l’avenir.
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Par Neigeline, le 01/03/2009
Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
Mêmes les rencontres de hasard sont dues à des liens noués dans des vies antérieures... tout est déterminé par le karma. Même pour des choses insignifiantes, le hasard n'existe pas.
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Par Lyjazz, le 04/02/2012
1q84 Livre 1 Avril-Juin de
Haruki Murakami
Ce qu'il savait en revanche, c'est qu'il lui était impossible de rester un jour sans écrire. Pour lui, écrire c'était comme respirer.
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Par Lolokili, le 12/11/2011
Kafka sur le rivage de
Haruki Murakami
Tout s’oublie, vous savez. Cette guerre effroyable, et avec elle l’existence des êtres irremplaçables qu’elle a fauchés, appartient désormais à un passé révolu. Sous l’implacable emprise du quotidien, beaucoup de préoccupations, autrefois si chères à nos cœurs, disparaissent de nos consciences comme des étoiles mortes.