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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
Parfois quand il se mettait à pleuvoir je me réfugiais dans la bibliothèque, à Saint Blaise. La dame me connaissait, je venais depuis toujours, même si je n’avais jamais pris de carte. Ma mère détestait me voir lire, alors j’évitais qu’elle le sache. C’était comme une maladie honteuse, comme le plaisir que l’on se donne à soi même, ou les larmes, je faisais ça en cachette.
Je lis comme ça, tout ce qui me tombe sous la main, je ne pourrais même pas dire comment les livres et moi on se rencontre. Le plus souvent c’est affaire de hasard.
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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
L'air froid dehors te saisit, tu te raidis, tu cours un peu, riant, tu entends ta voix, tu arrêtes de courir, essoufflée, tu te retrouve sur un pont, a regarder les lignes de chemin de fer, tu peux partir ou rester là, tu as le choix, c'est ta vie, tu te dis, je suis libre, je suis là, je suis vivante. Et tu recommences a marcher. Ta vie commence dans cette certitude là.
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Par c.brijs, le 10/04/2013
La décision de
Isabelle Pandazopoulos
A quoi ça sert la vérité si la vérité fait si mal ?
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Par zazimuth, le 01/10/2010
On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
J'ai à nouveau posé mes yeux sur le livre et j'ai senti ce truc étrange, la certitude qu'aucune rencontre, jamais, ne vaudrait celle des livres, ces voix qui murmurent et coulent à l'intérieur de moi. (p.65)
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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
Elle a hurlé :
- T'es qu'une pute Aïcha, t'es qu'une sale pute !
Et elle m'a craché dessus. J'avais plus le choix. "Pute", c'est la pire des humiliations. Mon arrêt de mort dans la cité. Et la cité, ça comptait plus que tout. Ca venait avant ma mère. Ou juste après.
Je l'ai poussée en arrière. Elle a crié, surprise, elle n'avais pas vu le coup venir, elle est revenue à la charge et on a commencé à se battre, collées l'une contre l'autre, à taper, taper, taper pour se faire mal...
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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
J'ai gardé un souvenir très confus de toute cette période. Comme une douleur diffuse et continue. Il me semble que tout est arrivé en même temps, dans la même journée. Il me semble aussi parfois que ça dure encore aujourd'hui. Comme si le temps n'avait pas passé. Comme si j'avais grandi avec cette peur-là qui ne me quittera jamais.
Parce que c'est arrivé. En vrai. Je ne l'ai pas rêvé.
On m'a abandonnée.
J'ai failli en crever.
Ca a été aussi soudain qu'une bombe. J'ai perdu Sabrina et j'ai perdu ma mère. D'un coup. Comme j'avais perdu mon père quelques années plus tôt.
Autour de moi, il n'y a plus eu personne.
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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
J'en étais sûre, ce serait bientôt écrit sur les murs de l'école, tagué en noir et rouge, et gravé sur les tables, dans les classes, sur les portes des toilettes. Mon nom à côté de celui de Nafi la salope, du CPE qu'on déteste, de tous ceux dont on se moque, mon nom comme une pancarte dans le dos.
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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
Sabrina, ma chère Sabrina
Je
froissais les pages blanches avec la même rage que j’écartais les souvenirs, comment peux-tu croire, pourquoi crois tu ton frère, pourquoi tu ne m’as pas dit… ?
Est-ce que je t’ai trahie?
Les mots dansent devant mes yeux, je n’écris rien, comme si les mots risquaient de salir la page
blanche. »
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Par petunia, le 18/05/2013
La décision de
Isabelle Pandazopoulos
Je sais que tu as voulu la vie, ça me donne la force de continuer la mienne.
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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
très bon livre, j'ai adorée !!
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Par Lea0409, le 28/07/2011
On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
L'air froid dehors qui te saisit, tu te raidis, tu cours un peu, riant, tu entends ta voix, tu arrêtes de courir, essouflée, tu te retrouves sur un pont, à regarders les lignes de chemin de fer, tu peux partir ou rester là, tu as le choix, c'est ta vie, tu te dis, je suis libre, je suis là, je suis vivante. Et tu recommences à marcher.
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Par petunia, le 18/05/2013
La décision de
Isabelle Pandazopoulos
Il fallait que je disparaisse pour le laisser grandir. J'ai l'impression que, parce que je suis loin, quelque chose est devenu possible. En attendant ce jour où il voudra bien me rencontrer. Et s'il ne le veut pas, ce sera bien aussi.
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On s'est juste embrassés de
Isabelle Pandazopoulos
j'ai pas couché avec Walid, je l'ai juste embrassé... une fois une seule fois! c'est ça la vérité!
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Par c.brijs, le 10/04/2013
La décision de
Isabelle Pandazopoulos
Rien ne reste aujourd'hui de l'innocence qu'on arborait ce matin-là. Comme si nous avions brusquement arraché nos masques d'enfants sages, ce n'était plus un jeu, la vie en vrai nous a sauté au visage, on est devenus grands, capables de faire des choix, des bons et des mauvais, d'être courageux, lâches, lucides ou hypocrites, insolents ou soumis, des hommes honnêtes ou des monstres.
Ou tout ça à la fois.