Le Hussard sur le toit est un roman que j'ai lu en cinquième, au collège. Je me souvenais avoir beaucoup aimé. J'ai donc tout naturellement voulu m'y replonger. Et j'ai bien fait.
Angelo Pardi est un carbonaro (ce sont des italiens qui luttaient pour l'unification et l'indépendance de leur pays). Pour ces faits, il est exilé en France. Il souhaite retrouver un ami, carbonaro lui aussi, qui vit sur les hauteurs de
Manosque. Or, en cette année 1830, le choléra ravage le sud : Marseille,
Manosque, Digne... Mais peu importe,
Angelo veut retrouver son ami. Il parcourt donc le sud, évitant les barrages des soldats français, traversant des villages vides, entrant dans des maisons où le sol est jonché de cadavres pourrissants. Dans le ciel montent de perpétuelles colonnes de fumée : ce sont les fossoyeurs qui tentent de brûler les cadavres, souvent dépassés par le nombre de mort...
Dans un bourg, il rencontrera une jeune femme Pauline de Théus, qui n'ose sortir de chez elle. Elle a de la famille en Suisse, en Italie.
Angelo, décide alors de l'accompagner dans ses villes, régions où la maladie n'est pas. Mais le danger rôde à tous les coins de rue...
Je savais déjà que j'allais aimé ce roman, car je me souvenais de l'impression qu'il m'avait laissé lors de ma première lecture au collège. Mais je ne savais pas que ce serait un tel bonheur de retrouver la plume délicate, poétique et puissante de
Jean Giono. Comme j'aime le style de cet auteur. Il décrit si bien les paysages du sud, leur ambiance, que j'avais vraiment l'impression d'y être : j'avais chaud, j'entendais le chant des cigales, je sentais la lavande, le goût des melons et des tomates coulait dans ma bouche... Devant se dressait les paysages magnifique et enchanteurs de la
Provence... un vrai bonheur ! Mais je sentais aussi l'odeur de la mort, la chaire brûlant sur des bûchers en constant fonctionnement, j'avais peur du choléra, comme si j'étais moi-même poursuivie par cette affreuse maladie, qui touche tout le monde, peut importe les classes sociales...
Comme j'ai aimé d'amour
Angelo, un homme courageux, généreux et magnifique beau (le charme italien quoi !). Pauline est aussi un personnage passionnant, intense et sensuel. Autant vous dire que j'ai vraiment été habitée par ces deux personnages, inoubliables.
J'ai maintenant très envie de revoir le film, avec Juliette Binoche dans le rôle de Pauline...
J'ai une véritable admiration pour le génie de
Jean Giono. J'adore. Une chose est sûr, je lirais avec bonheur ses autres ouvrages, qui sont déjà promesse à la beauté et au voyage.