> Willi Glasauer (Illustrateur)

ISBN : 207053880X
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2002)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
Jean Giono,

écrivain du XXe siècle quitte Manosque pour rejoindre un Hussard sur le toit après nous avoir conté la Trilogie de Pan. Il revient pour ne plus quitter les bords de la Durance en 1970.
De par sa volonté, L’Homme qui plantait des arbres ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 02 février 2012

    Pasdel
    L'homme qui plantait des arbres est une nouvelle écrite en 1953 à la demande du reader digest dans le cadre de la rubrique quel est le personnage le plus extraordinaire que vous ayez rencontré.
    Giono nous dresse ici le portrait d'un berger solitaire écologiste avant l'heure. L'homme combat de façon désintéressée contre les ravages occasionnés par sa propre espèce. L'homme plante pour le bien-être de la planète, véritable parangon de l'écologie.
    Nouvelle très rafraîchissante, porteuse d'espoir, véritable hymne à la nature, elle  permet de décrier les méfaits de la déforestation sauvage qui sont toujours d'actualité. Beaucoup de personnes auraient voulu être Elzéard Bouffier.
    La suite sur le lien ci-joint
     

    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-l-homme-qui-plantai..
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    • Livres 4.00/5
    Par m75000, le 02 février 2012

    m75000
    je le lisais à haute voix à mes élèves il y a une vingtaine d'années quand je le découvris , ce qui fût pour moi un choc . tant de justesse et de précision sur l'humanité en si peu de pages et de mots. Un exemple pour tous en ces temps ou les liens ont tendance à se distendre et ou la confusion , la colère guettent aux coins des rues comme dans ce paysage qui renaîtra de son chaos .... et dans le prolongement il y a Regain sur la même thématique .... quelquefois la volonté et l'acharnement d'un rend service à tant d'autres
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 14 décembre 2011

    brigittelascombe
    Les arbres poumons de la terre, jonction de l'homme avec le ciel, sont la vie, l'espoir et la sagesse.
    L'homme qui parlait aux arbres, est un album jeunesse sur un texte de Jean Giono (romancier du XX° siècle,chantre populiste de la Haute Provence, membre de l'Académie Goncourt) illustré par Frédéric Back (qui l'a adapté au cinéma) de façon douce et réaliste.
    Porteur d'un message écologique, ce récit est tiré d'une histoire vécue, celle d'Elzéard Bouffier, simple berger solitaire, puis apiculteur qui a passé sa vie à planter des glands et des graines dans "un pays dépouillé de tout", dans les Basses Alpes près de Banon, aux ruisseaux asséchés et aux hameaux désertés.
    Rencontre bouleversante contée par Jean Giono avec des mots simples et clairs, leçon de sagesse de paix et de bonheur, témoignage de "la grandeur d'âme et de l'acharnement dans la générosité" d'un "athlète de Dieu"; c'est toute une philosophie qui nous est livrée ici pour nous faire comprendre que "les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction".
    Pour les amoureux des arbres je recommande L'arbre Chanson de Monique Mérabet réunionnaise ( qui parle "de l'harmonie du monde" à travers poésies délicates et superbes photos) dont l'île malheureusement a été dernièrement touchée par des incendies dévastateurs.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 26 avril 2011

    cicou45
    L'histoire se déroule pendant la Première Guerre mondiale en Haute-Provence. le narrateur fait un jour la connaissance d'un berger, Elzéard Bouffier, personnage qui l'intrigue au plus au point. En effet, ce vieillard sans âge semble complètement insouciant des terribles évènements qui ravagent le monde. Il vit complètement reclus de la société, avec ses moutons. Après l'avoir observé pendant un moment, le jeune narrateur se rend compte que le berger sélectionne chaque jour une centaine de glands qu'il va planter la nuit durant. le narrateur ignore l'importance qu'accorde Elzéard Bouffier à ce rituel qu'il accomplit chaque jour. Puis, un beau jour, le narrateur est bien obligé de revenir à la dure réalité de la vie puisqu'il est mobilisé pour partir à la guerre. Durant ses années au front et devant une violence inimaginable où des hommes s'entretuent, reclus dans les tranchées et subissant la faim, la peur et le froid, notre jeune narrateur oubliera tout d'Elzéard Bouffier et de ses étranges coutumes. Pourtant, une fois la guerre terminée et une fois rentré dans sa «bonne vieille Haute-Provence», le narrateur ne retrouvera pas Elzéard Bouffier mais il va être émerveillé par ce qu'il va découvrir car là où se trouvait le vieille cabane du berger, une immense forêt a poussé.
    Magnifique roman de Giono, le premier livre que j'ai lu à l'âge de 6 ans (dans une édition jeunesse bien sûr) et qui m'a donné réellement le goût de la lecture. La morale de cette histoire est qui, malgré toutes les horreurs qui existent dans le monde, la vie et notamment ici la nature, finit toujours par se frayer un chemin continue à avancer. À lire !
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  • Par dominique.perrotin, le 23 août 2011

    dominique.perrotin
    Ce livre, que dis-je ? ce texte exemplaire, devrait être lu dans toutes les écoles de notre pays. C'est en quelques pages, un condensé de qualités qu'un être humain renferme en lui et qui de nos jours manquent énormément.
    Je l'ai trouvé en arrivant dans cette magnifique Provence que je ne connaissais que par quelques semaines de vacances, mais pas en profondeur. Maintenant, j'y habite et je me fond dans le paysage, dans ses habitants et je m'y sens bien, il y a pour moi la Provence du sud de Daudet de Pagnol, et il y a celle du nord celle de Giono, de Magnan. Je randonne sur les traces de cet homme, je roule aussi sur des routes qu'il a emprunté alors qu'elles n'étaient que des chemins.
    Et parfois, il me semble croiser Elzear Bouffier, vous ne me croyez pas ! et bien chaque fois que j'arrive à Banon, j'ai une pensée pour cet homme que j'aurai aimé connaître.
    Ce livre est beau tout simplement.
    Merci Monsieur GIONO de l'avoir écrit.
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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 04 février 2012

    J’avais un ami parmi les capitaines forestiers qui était de la délégation. Je lui expliquai le mystère. Un jour de la semaine d’après, nous allâmes tous les deux à la recherche d’Elzéard Bouffier. Nous le trouvâmes en plein travail, à vingt kilomètres de l’endroit où avait eu lieu l’inspection.
    Ce capitaine forestier n’était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J’offris les quelques œufs que j’avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.
    Le côté d’où nous venions était couvert d’arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l’aspect du pays en 1913 : le désert… Le travail paisible et régulier, l’air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l’âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C’était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d’hectares il allait encore couvrir d’arbres.
    Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d’ici paraissait devoir convenir. Il n’insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d’une heure de marche – l’idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d’être heureux ! »
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  • Par Pasdel, le 03 février 2012

    Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.
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  • Par Pasdel, le 01 février 2012

    Nous devrions tous lire et relire ces quelques pages pour nous prouver que des petits gestes, répétés jour après jour avec patience, peuvent changer un coin du monde, que nos gestes à tous, une fois cumulés, peuvent changer le monde. 
    Nous n’avons rien à demander à personne. Aucune autorisation ne nous est nécessaire. Nous n’avons nul besoin d’attendre les prochaines élections ou de faire tomber le gouvernement. Nous sommes armés de nos volontés. Il nous suffit d’en prendre conscience comme Elzéard Bouffier le héros de Giono. ( préface de Thierry Crouzet ).
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  • Par dominique.perrotin, le 23 août 2011

    En 1935, une véritable délégation administrative vint examiner la « forêt naturelle ». Il y avait un grand personnage des Eaux et Forêts, un député, des techniciens. On prononça beaucoup de paroles inutiles. On décida de faire quelque chose et, heureusement, on ne fit rien, sinon la seule chose utile : mettre la forêt sous la sauvegarde de l'Etat et interdire qu'on vienne y charbonner. Car il était impossible de n'être pas subjugué par la beauté de ces jeunes arbres en pleine santé. Et elle exerça son pouvoir de séduction sur le député lui-même.
    J'avais un ami parmi les capitaines forestiers qui était de la délégation. Je lui expliquai le mystère. Un jour de la semaine d'après, nous allâmes tous les deux à la recherche d'Elzéard Bouffier. Nous le trouvâmes en plein travail, à vingt kilomètres de l'endroit où avait eu lieu l'inspection.
    Ce capitaine forestier n'était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J'offris les quelques oeufs que j'avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.
    Le côté d'où nous venions était couvert d'arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l'aspect du pays en 1913 : le désert... Le travail paisible et régulier, l'air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l'âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C'était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d'hectares il allait encore couvrir d'arbres.
    Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d'ici paraissait devoir convenir. Il n'insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d'une heure de marche - l'idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d'être heureux ! »
    C'est grâce à ce capitaine que, non seulement la forêt, mais le bonheur de cet homme furent protégés. Il fit nommer trois gardes-forestiers pour cette protection et il les terrorisa de telle façon qu'ils restèrent insensibles à tous les pots-de-vin que les bûcherons pouvaient proposer.
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  • Par MarcBibliotheca, le 07 juin 2010

    Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu.
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Vidéo de Jean Giono

Extrait de Un roi sans divertissement, film français réalisé par François Leterrier, sorti en 1963. Il est adapté du roman éponyme de Jean Giono, qui signe lui-même l'adaptation et produit le film.








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