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ISBN : 207066208X
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2014)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 297 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jean Giono : sa passion de la nature, des beaux ciels, des forêts et des splendeurs vertigineuses en a fait un écrivain rural ou régionaliste. Son amour de l'homme, des âmes de la cruauté et du sang, un écrivain épique et tragique à la dimension universelle. Mais il res... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fanfanouche24, le 10 août 2014

    fanfanouche24
    Que de magnifiques critiques et ressentis à la lecture de ce si court texte... qui nous fait rencontrer un homme extraordinaire, "humble parmi les plus humbles", que Giono a rencontré...et dont il nous fait partager la destinée singulière et exemplaire...
    "Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Chanaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette oeuvre digne de Dieu. (p.33)
    Giono raconte cette rencontre fabuleuse, alors qu'il était tout jeune...il viendra chaque année rendre visite à Elzéard... hormis ses absences "militaires" lors des deux guerres; il suivra la destinée de cet homme solitaire, près de 40 années. Cet homme oeuvra pour la Vie, les autres en décidant de reboiser une campagne qui se mourrait." Il avait possédé une ferme dans les plaines; il avait perdu son fils unique, puis son épouse. Il s'était retiré dans la solitude où il prenait plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien. Il avait jugé que ce pays mourait par manque d'arbres. Il ajouta que n'ayant pas d'occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses" (p.19. Gallimard, coll. Blanche, 1996)
    Un récit-fable qui nous offre une sacrée leçon de Vie et de respect de notre terre. Un très court texte mais d'une grande intensité. A PARTAGER...
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    • Livres 5.00/5
    Par bvb09, le 21 mai 2012

    bvb09
    Cette nouvelle, très courte, avait été conseillée avec insistance par Jérôme Garcin à la fin d'un masque et la plume. Comme j'apprécie Jea Giono j'ai suivi ce conseil.
    'Je crois que Giono atteint dans ce texte ce que beaucoup d'artistes, quelles que soit leur art, chechent à la fin d'une longue vie:
    la simplicité, l'épure qui dévoile une profondeur insondable.
    J'en suis encore tout ému!
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 17 juillet 2014

    araucaria
    Ode à la nature. Texte simple, épuré, qui raconte la vie d'un simple berger écologiste bien avant l'heure. Mais réellement écologique car il ne développe pas des théories mais s'implique physiquement en reboisant des terres en friches. Ainsi il deviendra le créateur de forêts de chênes, de hêtres, de bouleaux et fera renaître la vie dans des terres arides et abandonnées de toute population. C'est un geste généreux, intelligent, né de la seule volonté de vouloir croître et prospérer des arbres. Un beau texte, sans fioritures, attaché à un personnage humble et sympathique, qui sa consacré sa vie à une oeuvre de reboisement.


    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par mariecesttout, le 27 avril 2014

    mariecesttout
    Comme certains l'ont déjà raconté dans leurs commentaires, ce texte, cette courte nouvelle, était donc une commande pour le Reader's Digest dans le cadre d'une série d'histoires dont le thème était: le personnage le plus inoubliable que j'aie rencontré. 
    En fait Giono aimait lui-même planter des arbres, et petit, il accompagnait son père qui plantait des glands , comme le décrit l'histoire. Et d'après ses filles, cet Elzéard , tel que décrit, a sensiblement l'âge de son père lors des promenades et plantations communes, et l'on retrouve chez lui la " passion de générosité" que Giono décrivait chez son père.
    Et donc, toujours pour l'anecdote, le Reader's digest a enquêté avant de publier ce texte , découvert que cet Elzéard n'existait pas, et traité Jean Giono d'imposteur!
    Aline Giono raconte: «  Mon père trouvait la situation cocasse, mais ce qui dominait en lui à l'époque, je me le rappelle fort bien, c'est la surprise qu'il puisse exister des gens assez sots pour demander à un écrivain, donc inventeur professionnel, quel était le personnage le plus extraordinaire qu'il ait rencontré, et pour ne pas comprendre que ce personnage était forcément sorti de son imagination. »( Source: notice de Pierre Citron dans l'édition de la Pléiade) .
    Le texte a donc été publié en traduction anglaise par le magazine Vogue en mars 1954 sous le titre: The man who planted hope and grew happiness.
    C'est donc une sorte de parabole dans lequel un homme, seul, en répétant , imperturbable à son propre malheur et aux évènements historiques, les mêmes gestes, contribue à rendre à une région sa beauté, à la faire revivre. Car..  " en même temps que l'eau réapparut, réapparaissaient les saules, les osiers, les prés, les jardins, les fleurs et une certaine raison de vivre. "
    Il y a bien sûr une dimension biblique dans ce conte , un homme fait naître la nature qui ,elle-même, hospitalière de nouveau, va attirer les hommes .
    Mais une seule phrase suffit pour y voir un propos plus..universel: "Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme- sans moyens techniques- on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction."
    Tout un programme à hauteur humaine..
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 11 juillet 2012

    juliette2a
    Provence, début du XXème siècle. le narrateur, un jeune homme venu découvrir les jolies terres du Sud de la France se perd au milieu des villages sans vie, n'ayant plus d'eau. Toutefois, il rencontre un berger de cinquante ans qui l'invite à dormir dans sa demeure. Peu à peu, le narrateur découvrira la personnalité inoubliable de cet homme si généreux qui, pour passer son temps, plante chaque jour une centaine de glands. En échappant aux deux Guerres mondiales, de majestueux chênes commencent à pousser et ce berger si exceptionnel permettra à ces villages abandonnés de retrouver la vie et surtout leurs habitants heureux.
    Quelle jolie fable ! L'auteur nous indique que l'on peut trouver des exceptions parmi la condition humaine : des hommes généreux, qui, par leurs bonnes actions, contribuent au bonheur d'autres personnes. Cette petite nouvelle est tout simplement merveilleuse et le style de Jean Giono m'a profondément marqué ; ainsi je poursuis le cycle "Jean Giono" en lisant "Regain", qui, je ne doute pas, me laissera un excellent souvenir de cet auteur si touchant...
    A lire absolument !!
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 17 juillet 2014

    Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J'étais littéralement privé de paroles et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction.
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  • Par domdu84, le 23 août 2011

    En 1935, une véritable délégation administrative vint examiner la « forêt naturelle ». Il y avait un grand personnage des Eaux et Forêts, un député, des techniciens. On prononça beaucoup de paroles inutiles. On décida de faire quelque chose et, heureusement, on ne fit rien, sinon la seule chose utile : mettre la forêt sous la sauvegarde de l'Etat et interdire qu'on vienne y charbonner. Car il était impossible de n'être pas subjugué par la beauté de ces jeunes arbres en pleine santé. Et elle exerça son pouvoir de séduction sur le député lui-même.
    J'avais un ami parmi les capitaines forestiers qui était de la délégation. Je lui expliquai le mystère. Un jour de la semaine d'après, nous allâmes tous les deux à la recherche d'Elzéard Bouffier. Nous le trouvâmes en plein travail, à vingt kilomètres de l'endroit où avait eu lieu l'inspection.
    Ce capitaine forestier n'était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J'offris les quelques oeufs que j'avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.
    Le côté d'où nous venions était couvert d'arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l'aspect du pays en 1913 : le désert... Le travail paisible et régulier, l'air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l'âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C'était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d'hectares il allait encore couvrir d'arbres.
    Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d'ici paraissait devoir convenir. Il n'insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d'une heure de marche - l'idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d'être heureux ! »
    C'est grâce à ce capitaine que, non seulement la forêt, mais le bonheur de cet homme furent protégés. Il fit nommer trois gardes-forestiers pour cette protection et il les terrorisa de telle façon qu'ils restèrent insensibles à tous les pots-de-vin que les bûcherons pouvaient proposer.
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  • Par MarcBibliotheca, le 07 juin 2010

    Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette œuvre digne de Dieu.
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  • Par araucaria, le 16 juillet 2014

    Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire, debout. Je la pris pour le tronc d'un arbre solitaire.
    A tout hasard, je me dirigeai vers elle. C'était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui.
    Il me fit boire à sa gourde et, un peu plus tard, il me conduisit à sa bergerie, dans une ondulation du plateau. Il tirait son eau, excellente, d'un trou naturel, très profond, au-dessus duquel il avait installé un treuil rudimentaire.
    Cet homme parlait peu. C'est le fait des solitaires, mais on le sentait sûr de lui et confiant dans cette assurance.
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  • Par araucaria, le 16 juillet 2014

    Pour que le caractère d'un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l'idée qui la dirige est d'une générosité sans exemple, s'il est absolument certain qu'elle n'a cherché de récompense nulle part et qu'au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d'erreurs, devant un caractère inoubliable.
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