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Par caro64, le 27/04/2011
Le léopard
de
Jo Nesbø
Alors qu'à Hong Kong, Harry Hole panse les plaies encore à vif que lui a laissées sa dernière enquête ( Le Bonhomme de Neige), dans sa ville d'Oslo, ses collègues piétinent sur une affaire sanglante. Deux cadavres de jeunes femmes ont été retrouvés et, bien que l'arme du crime n'ait pas pu être identifiée, il semble que les deux victimes soient mortes de la même manière : noyées dans leur propre sang. Pour appâter son meilleur enquêteur et le forcer à reprendre du service, le chef de la police d'Oslo, Gunnar Hagen, envoie à Hong Kong sa plus prometteuse - et non moins jolie - jeune pousse, Kaja Solness. La suite se devine, du moins la suite directe de la partie hongkongaise de ce long récit. Quant à ce que vivra le nouveau couple d'enquêteurs qui en résulte - Harry Hole / Kaja Solness - par après, il se révèle absolument impossible de le deviner, et encore moins de le résumer ici.
Dans ce polar noir, rien que du très classique : un flic miné et alcoolo, un tueur en série frappadingue et machiavélique, une traque infernale qui nous emmène d’Hong Kong à Oslo en passant par le Congo, des fausses pistes à foison, une lutte de pouvoir entre polices…
Que du classique, dites-vous ? En réalité, la machine Nesbo est un turbo diesel, ça ronronne un peu au début, et puis brusquement ça s’emballe et vous voilà emporter inexorablement au long de presque 800 pages de grande maîtrise. Car dans ce Léopard, rien n’a été laissé au hasard. Le rythme, parfait, alterne entre piétinements et accélérations, séances de brainstorming et scènes d’action, dialogues qui claquent… aux grés des pistes suivies par l’enquête et les humeurs de notre enquêteur, on navigue entre espaces oppressants, paysages enneigés et jungles urbaines Hongkongaise ou Africaines, profitant d’une mise en scène quasi cinématographique. Les personnages sont incroyables de vérité : les policiers qui entourent Harry, les "méchants", les victimes qui, en quelques lignes, prennent une consistance, une épaisseur, autrement dit existent ! Et puis, il y a Harry Hole, en perdition, profondément humain. Nesbo le casse, l’enterre, le détruit sous nos yeux pour mieux le faire renaître de ses cendres. Harry en voit de toutes les couleurs et nous aussi !
Un vrai thriller intense et efficace, mais aussi un roman avec une réelle qualité d'écriture qui sonde les turpitudes de l'âme humaine avec une acuité étonnante. Palpitant, fascinant, ce pavé n’offre aucun moment de répit. On est embarqué dès le premier chapitre sans plus pouvoir lâcher le livre, quitte à se payer de belles cernes d'insomnie !
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Par ivredelivres, le 03/03/2011
Le léopard
de
Jo Nesbø
Acheter un polar de 700 pages qui vous pèsent dans les bras cela frise l’inconséquence, oui mais quand il s’agit d’un roman de Nesbø, déjà c’est moins risqué, et quand vous savez que Harry Hole est de retour, là immédiatement vous savez que vous ne serez pas déçu.
Si vous n’avez jamais rien lu de l’auteur commencez par le début des aventures d’Harry, pfft un tour au rayon poche (celui là est le 9ème) et lisez ça dans le bon ordre.
Si comme moi vous avez lâchement abandonner Hole à la fin du Bonhomme de neige, à moitié détruit, écrasé par les événements vous serez heureux de le retrouver même si on ne peut pas dire qu’il est fringant.
Oui oui mais l’histoire alors ? j’y viens
Harry Hole est parti cacher sa douleur à Hong Kong, mais la police de Norvège a besoin de lui alors malgré l’opium, les dettes de jeu et son fichu alcoolisme, Kaja Solness le met dans un avion direction Oslo.
Un curieux tueur en série sévit, un tueur qui aime la randonnée et les instruments de torture sophistiqués : ah les pommes de Léopold.
Je vous préviens le voyage ne laisse pas une seconde de repos : des montagnes de Norvège où les avalanches guettent, aux bords du cratère d’un volcan au Congo...
Tous les clichés sont présents : flic meurtri un peu alcoolo, les supérieurs obtus, les collègues jaloux, la vie sentimentale qui prend l’eau, le père mourant, bref tous les poncifs du genre ET POURTANT ça marche, on court, on lit ça sans s’arrêter. C’est bouillonnant, passionnant, superbement ficelé, quand vous croyez avoir trouvé la clé et bien il faut reste encore 400 pages ...vous savez que vous vous êtes fait manipulé. Du pur, du bon, du comme je les aime.
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Par Woland, le 22/05/2012
Le bonhomme de neige : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
Snømannen
Traduction : Alex Fouillet
Attirée par la quatrième de couverture, j'ai fait avec ce livre ce que je ne fais jamais - ou presque jamais - j'ai entamé une série par l'un de ses derniers opus parus, en l'espèce l'avant-dernier. J'ai donc découvert un univers solidement planté dans la neige norvégienne et aussi singulièrement bien charpenté, à savoir : un inspecteur toujours prêt à jouer au franc-tireur, alcoolique, hanté par le souvenir de trop de morts non résolues (Harry Hole), sa petite amie qui l'a quitté parce que, comme la majeure partie des compagnes de policiers, légitimes ou non, en tous cas dans la fiction, elle ne supportait plus de voir Harry ne jamais "décrocher" de son travail (Rakel), le fils adolescent de Rakel (Oleg), qui voue un véritable culte à Harry, un inspecteur adjoint à la limite de la beaufitude (Magnus Skarre), un technicien des services scientifiques fan de la culture américaine des années cinquante (Bjørn Holm), un supérieur hiérarchique d'une rare ouverture d'esprit (Gunnar Hagen) sans oublier les figures secondaires des services de Police.
Si l'on s'en tient à la seule intrigue policière, il n'est évidemment pas nécessaire d'avoir lu les livres précédents pour en suivre les méandres - et ils sont nombreux ! Mais pour ceux qui veulent à tous prix de l'action dès le début, ceux qui, comme ils aiment à le clamer haut et fort, n'aiment pas "les longueurs" (enfin, ce qu'ils prennent pour des longueurs parce qu'ils n'analysent pas la démarche de l'auteur) et ceux qui, de façon générale, n'apprécient pas les personnages de flics complexes, mieux vaudrait, à mon avis, commencer par "L'Homme Chauve-Souris", premier volume des aventures de Harry Hole. Pour voir comment tout s'y installe peu à peu : ambiance, décor, personnages, leurs tics, leurs défauts, leurs qualités, et surtout pour vérifier si ça accroche ou pas. Mais qu'ils passent au large de ce "Bonhomme de Neige" qu'ils risquent de trouver tout ce qu'il n'est pas : lent, poussif et piloté par un héros bizarroïde ayant une tendance certaine aux états d'âme.
Tous les autres, les dingues de la complexité, les amoureux des flics atypiques, les amateurs de tueurs en série fictifs plus portés sur l'intellect que ne le sont en général leurs homologues américains (dans le style des romans de Richard Montanari, par exemple, vite lus, vite oubliés), il vous faut lire Jo Nesbø. Vous pouvez commencer par son "Bonhomme de Neige" si, comme ce fut le cas pour moi, le thème choisi - la disparition de mères de famille lorsque tombe la première neige à Oslo et l'édification de curieux bonshommes de neige dans leurs jardins respectifs - vous séduit particulièrement. Comme vous pouvez choisir "L'Homme Chauve-Souris" et respecter l'ordre de sortie des livres. Non, répétons-le, parce que les intrigues sont liées entre elles d'un livre à l'autre mais pour le plaisir et l'intérêt qu'éprouve tout amateur de bons romans - polars ou pas - quand il sait qu'il a découvert un auteur de qualité, capable de créer un univers original autour de thèmes pourtant ressassés, et de le lui faire partager.
Pour ceux qui tenteront "Le Bonhomme de Neige" sans passer par "L'Homme Chauve-Souris", sachez que vous y retrouverez cette lenteur propre aux polars scandinaves et qui n'est pas, à proprement parler, de la lenteur mais la nécessité de prendre son temps, nécessité plus impérieuse sans doute en un monde où l'hiver est si long et le froid si pesant. Fidèle à la règle du bon écrivain de polars, Nesbø essaime çà et là quelques petits cailloux pour que nous suivions la piste. Mais il est roublard - son Bonhomme de Neige aussi - et il arrive qu'on suive les mauvais cailloux, ceux qui ne débouchent sur rien ou sur un mensonge. Pourtant, dans les trente premières pages du roman, un détail est fourni qui, si le lecteur le relie correctement à la grande scène du début, livre en fait l'identité du criminel ...
Oui mais voilà : on s'interroge beaucoup sur cette grande scène et, du coup, on n'a pas le raisonnement si aiguisé qu'on le voudrait ...
En tous cas, lisez "Le Bonhomme de Neige" et courez découvrir le reste de l'oeuvre de Jo Nesbø. Je suis sûre et certaine que ça vaut le déplacement. D'ailleurs, j'y vais, moi, de ce pas. ;o)
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Par moustafette, le 01/05/2012
Le Leopard
de
Jo Nesbø
Quand Harry Hole se met au vert, surtout ne pas compter sur lui pour s'offrir une cure de désinto en thalasso ou sur les rivages sereins d'une île paradisiaque. Fidèle à lui-même, c'est donc en tétant de l'opium au fond d'un bouge de Hong-Kong qu'il se refait une santé après l'éprouvante enquête qui a conduit à l'arrestation du Bonhomme de neige et à la rupture avec Rakel, laquelle a quitté la Norvège pour une destination inconnue. L'inspectrice Kaja Solness est chargée de ramener au bercail le grand échalas mal luné afin de lui faire ravaler sa lettre de démission et de se remettre au boulot car, pendant que Hole se la joue ascète au fond de sa piaule minable, on assassine à tour de bras à Oslo avec une imagination digne du meilleur raffinement chinois en matière de torture.
Une fois quelques formalités réglées, le voilà donc à nouveau foulant le sol natal, coincé entre rivalités des services de police et un lit d'hôpital où se meurt son père.
"Il aimait bien Harry Hole, et ce depuis le premier instant où il avait vu le grand Norvégien athlétique mais manifestement alcoolique entrer dans Happy River pour miser sur le mauvais cheval ce qui lui restait d'argent. Il y avait quelque chose dans son regard teigneux, son attitude arrogante, la vigilance qu'exprimait tout son corps, qui lui rappelait une part de lui-même quand il était jeune mercenaire en Afrique."
Moi aussi, j'aime bien Harry Hole. Mais là, j'avoue que j'ai subitement douté de mon affection et pensé que j'allais l'abandonner à ses démons dès les premières pages. D'emblée, ça commence très fort côté hémoglobine, puis très vite s'intercalent les réflexions morbides d'un personnage qu'on suppose être responsable du pervers chapitre I . Et je n'en étais qu'à la page 18... Je me suis dis qu'à ce rythme-là, je ne tiendrai pas la distance, 847 pages à souffrir, c'est long, même pour les beaux yeux d'Harry... J'ai même cru soudain que l'auteur avait demandé la nationalité américaine pour m'embarquer dans ce thriller où cruauté et perversité se disputent la vedette. Bon, page 19 je retrouve enfin des gens civilisés - à savoir les flics - et, de fil en aiguille et de verre en verre, me voilà embringuée dans cette histoire aussi invraisemblable que bien ficelée et, il faut bien l'avouer, je ne l'ai pas lâchée malgré de nombreuses sueurs froides et quelques haut le coeur qui n'ont rien à voir avec ma consommation d'alcool. Et ce ne sont pas une ou deux virées en Afrique du côté du Congo ou du Rwanda qui sont venues détendre l'atmosphère.
Donc, accrochez-vous si vous souhaitez suivre le huitième épisode des aventures d'Harry Hole. Si je vous dis que c'est encore dans la chambre d'hôpital où s'éteint le père d'Harry que je me suis sentie le mieux, ça donne une idée de la gaité de l'ensemble. Heureusement on retrouve, un peu trop brièvement à mon goût, quelques-unes des sympathiques collègues d'Harry, notamment Beate Lønn et Katrine Bratt, et le toujours chaleureux et vieux copain taxi, Øystein, qui fait office de bouffée d'air pur dans ce climat délétère, sans oublier la bien-aimée Frangine. Et puis bien sûr, il y a Rakel, incontournable depuis Rouge-gorge. D'ailleurs à ce propos, cette souris de Rakel commence à me gonfler un brin. non seulement elle empêche toujours le matou amoché de laisser cicatriser ses blessures - alors qu'il y aurait un tas de chouettes fliquettes prêtes à s'en occuper- mais ça ménerve que ce grand costaud d'Harry, capable d'infliger les pires souffrances à son corps se montre si démuni quand il s'agit de protéger son coeur d'artichaut...
Au final, un bon Nesbø malgré une patte gore serial-killer un peu outrancière à mon goût (encore que l'actualité récente prouve que les sociètés scandinaves n'ont plus rien à envier à l'Amérique), alors préparez vos anesthésiants favoris pour suivre la cadence, j'avoue avoir sauté quelques descriptions malgré la tablette de chocolat prévue pour calmer mes angoisses ! Petit bonus de l'édition poche, le premier chapitre du prochain épisode extrait de Le fantôme - à venir chez Gallimard, mais pas encore de date prévue - sans doute pour nous récompenser d'être arrivés jusqu'à la dernière page de ce pavé qui laisse un sale goût dans la bouche, pomme de Léopold ou pas (vous comprendrez en lisant)... Une dernière chose encore, toujours pour l'édition poche qui , sur un bandeau jaune pétant, en appelle à Millénium; la comparaison n'est pas flagrante et je pense que l'auteur n'a pas besoin de ce marketing racoleur pour vendre ses bouquins.
Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2012/05/01/index.html
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Par Aifelle, le 15/02/2012
Le bonhomme de neige : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
La mention thriller n'est pas usurpée pour ce roman là. Ouh là là, çà décoiffe. Une fois que vous avez commencé, c'est difficile de le lâcher, tellement l'intrigue est bien construite et prenante. Comme pour Wallander, j'ai lu le premier de la série "l'homme chauve souris" sans trop accrocher. Là, j'ai été happée.
Nous sommes à Oslo. Les meurtres s'enchaînent, tous plus horribles les uns que les autres, avec des mises en scène macabres. Harry ne tarde pas à comprendre que le point commun entre les victimes, c'est qu'elles sont toutes mères de famille. Et toujours ce satané bonhomme de neige qui apparaît, annonciateur du désastre.
De fausses pistes en faux coupables, de rebondissements en rebondissements, Harry finira par arriver là où le sérial killer voulait l'amener, mais n'oublions pas que c'est un enquêteur hors pair, qui ne lâche jamais le morceau et prend tous les risques.
Lien : http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2012/02/14/23520055.html
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Par BMR, le 05/03/2011
Le léopard
de
Jo Nesbø
Avant de parler du dernier Jo Nesbo Le léopard : une parenthèse sur les “hackers” ou plutôt hackeuses qui, modernité oblige, commencent à peupler nos polars.
Passons rapidement sur la punkette suédoise Lisbeth chez feu Stieg Larsson, elle aura eu au moins le mérite de nous avoir fait connaître la silhouette de Noomi Rapace à l'écran.
On avait déjà la délicieuse Signorina Elettra en talons aiguilles chez Dona Leon dont ne sait jamais trop d'où lui viennent ses entrées dans les arcanes informatiques italiennes : surdouée de l'informatique ou bien carnet rose d'anciens amants bien rempli ? Le mystère est bien gardé !
Dans un tout autre genre, Josiane la acqueuse (sic) valait également le déplacement chez Fred Vargas, une mamie capable d'égaliser les finances des riches et de donner aux pauvres. Visiblement, j'ai regardé le JT ce soir : elle a dû cesser ses activités ... dommage.
Et puis voici donc Jo Nesbo qui y va de sa contribution au panthéon des pirates para-policières : originalité garantie pur jus d'airelles de Norvège, avec cette fois une Katherine mal remise de son aventure avec le Bonhomme de Neige et devenue hackeuse dans un asile psychiatrique : elle utilise le PC de la salle de récréation quand l'infirmière en chef a le dos tourné ...
On se contrefout des aspects technico-électroniques (y'a suffisamment de séries télé pour ça et puis on n'est pas au boulot) mais alors, nom d'un cookie, quels personnages ! quelles fortes et originales personnalités !
Nul doute qu'on reparlera de cette bientôt fameuse collection de acqueuses .... (tiens, que des femmes ?)
Allez revenons à ce nouveau Nesbo.
On reste exactement dans la veine du précédent Bonhomme de Neige : polar fleuve, serial-killer, fausses pistes en tout genre. En peut-être un peu mieux.
Disons le tout de go, depuis le Bonhomme de Neige, le filon des premiers épisodes s'est un peu tari : Jo Nesbo semble se cantonner à du bon vieux polar classique. Et à nos yeux, ça ne vaut quand même pas les premières enquêtes de Harry Hole. Bon c'est dit.
Reste du très bon polar, façon Connelly, revisité Scandinavie, tendance Hannibal Lecter.
Exit le vilain ripoux Waaler, on découvre désormais Bellman un nouveau méchant d'une brigade rivale, beau et ambitieux, grrr...
Comme précédemment, Jo Nesbo confirme qu'il est devenu le maître incontesté de la fausse piste : on aura pas moins de trois arrestations dans cet épisode ! dont une à mi-parcours (mais vu la taille du bouquin, le lecteur futé se doute bien que c'est pas la bonne, ha ha !).
Qui plus est Jo Nesbo a renoué avec son envie de faire voyager son inspecteur Harry : on ira avec lui jusqu'au Congo, on fera une petite virée en NZ (cf. L'homme chauve-souris) et au début du bouquin, la jolie Kaja Solness est obligée d'aller chercher Harry dans les bas-fonds de Hong-Kong (l'alcool ne suffit plus, il est devenu accro à l'opium après la débâcle du Bonhomme de Neige !).
Bref, tous les ingrédients sont là.
Avec même une petite référence au sinistre roi Leopold I de Belgique connu pour les exactions commises dans sa colonie privée du Congo, un triste sire qu'on avait déjà croisé dans le film Blood Diamond.
Ce Léopard (l'animal qui adapte sa propre respiration à celle de sa proie pour mieux la surprendre ... brrr), ce léopard donc, pourrait bien être le pavé idéal pour les plages cet été (dès que les températures seront remontées).
Pour celles et ceux qui aiment se faire peur.
Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-bouquin-le-leopard-68078966.html
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Par pile, le 27/09/2011
Rouge-Gorge : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
"Rouge-gorge" marque assurément un tournant dans la série des Harry Hole. Pour la première fois, Jo Nesbø n’envoie pas son inspecteur à l’autre bout du monde, mais le confronte à l’histoire de la Norvège et ses résonances présentes. On apprend d’ailleurs beaucoup de choses dans ce roman sur la situation de la Norvège pendant la Seconde guerre mondiale (un pays occupé par les Allemands dont le roi et le gouvernement se sont exilés à Londres) et particulièrement sur les jeunes Norvégiens engagés volontaires dans l’armée allemande, dont les survivants ont après la guerre été jugés comme traîtres à la patrie et condamnés à des peines de prison. S’il est aussi long et dense que les précédents, ce roman est beaucoup mieux construit. Sa dimension historique et ses allers et retours entre passé et présent m’ont d’ailleurs fait un peu penser aux romans d’un autre auteur de polars nordiques, l’islandais Arnaldur Indridason. Mais les romans de Jo Nesbø sont beaucoup plus foisonnants.
Dans ce troisième roman, Harry Hole est moins présent. Il existe surtout grâce à la mémoire du lecteur qui a lu "L’homme chauve-souris" et "Les cafard"s et a donc déjà sympathisé avec le personnage. Ce qui est intéressant dans la construction de Jo Nesbø est qu’il n’y a pas d’intrigues secondaires. Chaque histoire pourrait faire l’objet d’un roman à part entière : un roman historique, un roman politique, un roman sentimental, un roman psychologique, un roman bien sûr policier, et toujours le drame existentiel que porte en lui le personnage de Harry Hole. Cerise sur le gâteau, la fin de "Rouge-gorge" est à la hauteur de l’attente entretenue par ce roman multiple. Une grande réussite !
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Par le_Bison, le 20/02/2012
L'homme chauve-souris : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
Jo Nesbø : « L’homme chauve-souris », collection Folio Policier. ? ! ?
Mise en garde : ce roman serait-il une œuvre d’imposture, un simulacre de polar noir ? Une enquête policière ? Il en est très peu question. Certes les premières pages débutent bien par le meurtre d’une touriste norvégienne sur des terres australiennes. Certes il y a bien un flic bourru et alcoolique, norvégien lui aussi, qui atterrit au pays des kangourous pour participer à l’enquête, en tant qu’observateur bien entendu, et pour aider ses « collègues » à l’autre bout du monde. Mais, à vrai dire, Harry Hole, cet inspecteur de la police d’Oslo, semble plus préoccupé par la bouteille que par la résolution du meurtre. Et quand il n’est pas saoul, il pense surtout à baiser une belle rousse, serveuse et suédoise, de quoi assouvir ses fantasmes les plus salaces. Il y a bien ce flic aborigène, Andrew Kensington, dépêché spécialement par sa hiérarchie pour accompagner le norvégien ; mais lui aussi s’intéresse davantage à servir de guide touristique pour « l’étranger » et à partager sa passion pour la boxe dans de nouvelles arènes du cirque des temps modernes.
Du moins, c’est le sentiment qui prédomine, ma lecture achevée. Mais est-ce réellement un « mal » pour ce polar norvégien à la sauce australienne ? Au fil de cette pseudo enquête, je découvre le peuple aborigène avec son histoire et ses coutumes. J’apprends leurs langues et m’immisce dans leurs anciennes légendes et autres mythologies du terroir. J’entrevois leurs mises à l’écart de la société australienne par des blancs coloniaux venus voler leurs propres terres. Je prends le temps d’observer aussi la flore et d’écouter la faune de cette contrée si lointaine. Les paysages défilent sous mes yeux et j’apprends à reconnaître chaque poisson multicolore de la baie de Sydney. Oups et Ouf, j’échappe de peu au crocodile venu me croquer la jambe. Je sais maintenant pourquoi sur les longues routes désertiques, j’y vois de nombreux kangourous... morts ! Sous la poussière. Paix à leurs âmes. Bref, je me retrouve plongé en plein cœur du bush australien.
Mais que les amateurs de polars se réjouissent : le meurtre de cette jeune touriste norvégienne sera bien résolu, le coupable démasqué dès que Harry le blasé aura retrouvé l’inspiration et le feeling « du fin limier » autour de quelques bouteilles de whiskys, de vins, de bières et de tous autres alcools forts. De l’exotisme, à n’en pas douter, un soupçon de suspense, le passeport en poche, je m’imagine déjà le teint halé sous ce soleil australien, accablé par la chaleur de ce pays, avec une planche de surf sous le bras... Drôle de destination pour un polar nordique !
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Par jeannedesaubry, le 08/02/2011
Le léopard
de
Jo Nesbø
Sept cent soixante et une pages ! Ne reculant devant aucun effort pour toi, lecteur aimé, je suis allé le peser : neuf cent quatre grammes ! Il y a des choix éditoriaux pesants. On ne lit pas ce roman, on affronte un vrai défi physique. Il y faut une volonté sans faille, une musculature entretenue dans les salles higt-tech… Rachos, faiblards et malades s’abstenir.
Une mauvaise langue ajouterait que ce nombre impressionnant de pages (on n’est pas loin là de « Guerre et Paix » pour le volume) convient à merveille au rythme immuablement lent des Nordiques.
Ce serait injuste. Car le roman, après des péripéties soutenues, semble se terminer à deux cents pages de la fin, pour redémarrer dans une direction imprévisible, relevant encore d’un cran un suspens déjà diaboliquement mitonné.
suite sur mon blog
Lien : http://jeanne.desaubry.ober-blog.fr
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Par encoredunoir, le 08/04/2012
Les cafards : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
AM000.jpgL’ambassadeur de Norvège en Thaïlande est retrouvé assassiné, un poignard dans le dos, dans un motel de passes de Bangkok. Bien entendu, les affaires étrangères voudraient maintenir le secret sur ce triste événement. Pour cela il leur faut envoyer sur place un policier norvégien qui puisse superviser l’enquête et la résoudre aussi vite que possible, avant que la presse puisse avoir vent des circonstances du drame.
Le chef de la police insiste pour que cette mission soit confiée à Harry Hole, qui s’est distingué quelques mois auparavant lors de l’enquête sur la mort d’une ressortissante norvégienne en Australie. Ni Hole, ni son capitaine ne comprennent cet empressement à l’expédier en Thaïlande alors que ses problèmes d’alcool sont connus de tous.
Quoi qu’il en soit Hole se rend à Bangkok. Il y découvre dans la voiture de l’ambassadeur des photos pédophiles dans un attaché-case et tente, avec l’aide de ses collègues thaïlandais, de faire la lumière sur une affaire où semblent se mêler tout un tas de cafards : pédophiles, traders, mystérieux entrepreneurs ou espions de seconde zone. Le problème, avec les cafards, c’est que pour un que l’on voit, il y en a dix cachés aux alentours.
Pour son deuxième roman, après L’homme chauve-souris qui se déroulait en Australie, Jo Nesbø nous emmène une deuxième fois bien loin de la Norvège. Là encore, derrière l’intrigue policière tortueuse – au risque d’ailleurs d’égarer parfois un peu le lecteur – Nesbø nous fait découvrir un pays lointain dont il a vraisemblablement eu le temps de s’imprégner. Ce faisant, il réussit à éviter deux écueils, puisqu’il ne tombe jamais dans la rédaction de guide touristique ni, a contrario, dans une description totalement sombre. À travers les yeux de Harry Hole et, selon le procédé déjà utilisé dans son roman précédent du décalage entre le héros et les policiers locaux, on découvre un pays complexe qui, pour être fier de n’avoir jamais été colonisé par une puissance européenne, est néanmoins devenu en partie le glauque lupanar où se retrouvent les déviants occidentaux, sans que l’État soit suffisamment fort pour endiguer ce fléau.
Jo Nesbø aime le pays qu’il décrit et aime son héros que l’on découvre en même temps, avec plus d’épaisseur que dans son aventure précédente. S’il était déjà complexe auparavant, Hole gagne encore en humanité et, s’il demeure hanté par ses démons, Nesbø use avec parcimonie de ce trait de son personnage pour ne pas alourdir son propos. Il conserve efficacement un équilibre entre les descriptions explicites des pensées de Hole et les non-dits.
En fin de compte, on se retrouve une nouvelle fois avec une intrigue dépaysante et menée à un rythme suffisamment rapide pour ne pas ennuyer le lecteur sans toutefois se priver de pages de description ou d’explications sur les us et coutumes locaux qui enrichissent cependant toujours le roman et l’action. Après des débuts prometteurs, Nesbø confirme son talent et même continue de progresser. Pour moi qui ne connaissais pas cet auteur il y a seulement quelques semaines, il reste à voir s’il saura garder cette fraicheur et cette originalité en s’attaquant à des intrigues qui se passent en Norvège même.
Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-en-thailande-avec-jo-nesb-les-cafar...
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Par encoredunoir, le 26/03/2012
L'homme chauve-souris : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
Le meurtre sauvage d’une ressortissante norvégienne à Sydney donne l’occasion à sa hiérarchie de se débarrasser provisoirement de l’inspecteur Harry Hole en l’envoyant enquêter aux antipodes. Là, il est chaperonné par un policier local aborigène, Andrew Kensington, homme attachant à l’histoire mouvementée qui va l’aider à encaisser le véritable choc des cultures auquel il est confronté.
Harry Hole, à la recherche du meurtrier mais sans doute aussi de lui-même, plonge peu à peu dans une enquête où les apparences peuvent être trompeuses et à laquelle il va se dévouer corps et âme. Pour le meilleur ou pour le pire.
En quelques pages Jo Nesbø m’a embringué dans son roman. Pourquoi ? Comment ? J’ai un peu du mal à le dire… Le rythme est au début assez lent, mais l’arrivée de Hole en Australie est amusante et, surtout, sa découverte de la culture locale et les réponses que lui apportent Kensington sont captivantes. À tel point que l’enquête semble passer au second plan. Ça n’est en fait qu’une illusion : comme un feu d’orage elle couve pour mieux ressurgir dans la dernière partie du livre où tout s’accélère.
Ajoutons à cela le personnage d’Harry Hole, dont L’homme chauve-souris inaugure les aventures. Partant des poncifs du genre – enquêteur au passé trouble, alcoolique, peu porté sur le règlement – Nesbø nous dresse finalement un portrait tout en nuance de son héros et lui donne une épaisseur qui le rend d’autant plus attachant qu’il a de surcroît des intuitions fausses et une propension certaine à se faire casser la gueule quand il essaie d’user de la menace sur certains témoins. Bref, un héros qui nous ressemble, pas un super-héros à qui rien ne résiste.
Et voilà donc un excellent polar, tout en finesse, bien écrit et bien documenté, qui donne envie de suivre Harry Hole dans d’autres enquêtes.
Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-un-polar-norvegien-oui-mais-en-aust...
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Par bouquine, le 20/04/2012
Le léopard
de
Jo Nesbø
Un tueur en série sadique usant de tortures raffinées (âmes sensibles s’abstenir !) qui égare les enquêteurs en pleine guerre des polices, un flic tourmenté alcoolique et opiomane et un amour impossible, tous les ingrédients sont là ! Et ça fonctionne, ça se dévore, c’est un bon thriller haletant. Le brillant Harry Hole nous mène à travers les bas-fonds de Hong-Kong, les volcans du Congo et jusqu’aux sommets enneigés de Norvège, dans une enquête pleine de fausses pistes et de rebondissements. J’aime les polars made in Scandinavie, Nesbo, Mankel ou Larsson, des valeurs sûres.
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Par Lagagne, le 09/12/2011
Le léopard
de
Jo Nesbø
Un bon polar comme je les aime! un gros pavé qu'on hésite à prendre sur l'étagère et que finalement on ne parvient pas à lâcher avant la fin.
Une écriture fluide, des fausses pistes, des rebondissments, le tout à gogo mais toujours avec vraisemblance, cohérence avec l'histoire. L'auteur ne nous sort rien de derrière son chapeau à la dernière seconde tel un mauvais magicien. Ici on a des indices, des pistes que l'enquêteur parvient à relier, même si ce n'est pas du premier coup et c'est tant mieux!
Je lirais certianement un prochain opus de Nesbo, et pourquoi pas "Le Bonhomme de neige" dont il est régulièrement question dans celui-ci.
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Par MissAlfie, le 05/04/2011
Les cafards : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
Hole, malgré une première rencontre plutôt satisfaisante dans L'homme chauve-souris, m'a passablement pompé l'air dans ce deuxième opus. J'ai déjà eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons, à retrouver qui était qui, surtout quand il est fait référence aux conquêtes fémines précédentes de Hole. Et oui, ça fait presque un an que j'ai lu le premier volume ! Et comme depuis j'ai rencontré bien d'autres inspecteurs,bien d'autres cadavres et bien d'autres mobiles, j'avoue que mon petit cerveau a parfois tendance à supprimer le superflus !
En attendant, cette lecture ne m'aura clairement pas convaincue de poursuivre la série. J'ai souvenir que déjà sur L'homme chauve-souris, j'avais noté quelques longueurs, malgré leur intérêt culturel. Mais là, j'avoue que je me suis vraiment forcée à poursuivre l'intrigue après quelques chapitres intéressants, mais où je me disait régulièrement "D'accord, c'est bien gentil de faire visiter Bangkok à Harry, mais moi je veux une enquête... Sinon, je lis un guide touristique !".
Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2011/03/04/20544366.html
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Par Syl, le 21/05/2012
L'homme chauve-souris : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
Australie,
Inger Holter, une jeune Norvégienne de vingt-trois ans, a été retrouvée morte. Des pêcheurs ont découvert son cadavre pris dans des rochers de Watson's Bay. Aux premiers indices, la jeune femme a été violée et étranglée.
Par égards diplomatiques, l'inspecteur Harry Hole d'Oslo est diligenté auprès des autorités australiennes pour assister les enquêteurs. Le rôle de figurant n'est pas du goût de Hole. C'est avec autorité et pugnacité qu'il va s'immerger dans les investigations.
Dès son arrivée, on lui assigne un chauffeur-coéquipier-ange gardien, Andrew Kensington, un aborigène pure souche, et on lui présente l'équipe qu'il devra suivre. L'assemblée est hétéroclite... un chinois, un yougoslave... Une familiarité s'instaure rapidement et génère des rapports sympathiques et conviviaux. L'intrusion d'un flic norvégien est finalement bien acceptée. Toutefois, la consigne que lui débite le chef de la police de Sydney South Dist, est claire :
"Je vais te dire : ce que tu penses faire, c'est ne pas perdre une miette quand on mettra la main sur cet enfoiré, raconter d'ici-là à la presse norvégienne quel travail irréprochable on fait ensemble - t'assurer qu'il ne heurte pas quelqu'un de l'ambassade de Norvège ou l'un des proches, et en dehors de ça envisager le tout comme des vacances, en envoyant une ou deux cartes postales à ta chef bien-aimée... Comment va-t-elle, à ce propos ?
- Bien, à ma connaissance.
- Une sacrée nana. Elle a bien dû te dire ce qu'on attend de toi...
- Vaguement . Je suis censé participer à l'enq...
- Bien. Oublie tout ça. Voici les nouvelles règles. Primo : à partir de maintenant, tu vas m'écouter moi, moi et rien que moi. Deuxio : tu ne participes à rien sans que je te l'aie clairement indiqué. Et tertio : un seul faux pas, et c'est le premier vol pour la maison."
Dans les archives, trois autres assassinats non élucidés, sur la période des dix dernières années, semblent correspondre au profil de ce meurtre, des femmes, jeunes, blondes, violées et décédées par strangulation. Un schéma qui pourrait convenir à d'autres décès si on suit les statistiques ; "Plus de cinq mille viols sont signalés chaque année dans ce pays."
Inger a été victime d'un serial killer discret et rusé.
Comme le meurtrier n'a laissé aucun indice, aucune empreinte, le risque serait qu'il se terre quelques temps avant de reproduire ses obsessions. Les jours sont comptés, il faudra agir vite. A tâtons, les recherches vont commencer sur l'entourage d'Inger ; son travail, ses voisins, son petit-ami.
Serveuse depuis trois ans dans un bar de Sydney, l'univers qui gravitait autour d'elle était celui des bars, de la rue, de la nuit. L'inspecteur Hole va côtoyer des travestis, des prostituées, des exhibitionnistes, des drogués, tout un monde parallèle glauque et fragile.
L'Australie s'offre dans toute sa complexité, ses histoires, son Histoire.
L'inspecteur Harry Hole est un nouveau dans mon rayon "polars". L'auteur a créé un homme avec de nombreuses blessures et de graves faiblesses, mais le personnage, lorsqu'il est acculé, peut se montrer aussi féroce qu'un chien d'attaque ; la fin du livre est particulièrement haletante ! Ce roman est le premier d'une série. Une enquête dépaysante qui reste pour Hole une mise à l'épreuve. Je ne vais pas vous dévoiler son mal-être car je pense que c'est un des composants importants de l'histoire mais sachez que le personnage principal est bien abîmé et qu'il ne trouvera pas la sérénité en Australie. Un autre maillon dominant de cette intrigue est le pays. Une terre habitée par des Aborigènes depuis plus de cinquante mille ans, une terre ravit par des colons au XVIIème siècle, une terre toujours enracinée dans ses légendes.
Comme la quatrième de couverture le raconte, cette histoire mêle l'espoir et l'angoisse, l'amour et la mort.
Je pense continuer les enquêtes de l'inspecteur Harry Hole car j'ai aimé l'écriture de l'auteur et je suis curieuse de connaître l'évolution de ce héros meurtri.
Je vous recommande ce thriller, plus pour l'histoire des personnages, l'histoire d'un continent entre passé et présent, ses antagonismes, que son enquête policière, même si celle-ci trouve une conclusion surprenante.
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Par maevedefrance, le 27/04/2012
Le bonhomme de neige : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
C'est avec ravissement que j'ai suivi l'inspecteur Hole à travers les rues d'Oslo et de Bergen.
Mais à vrai dire, j'ai un peu eu du mal à accrocher pendant les premières pages. Puis, finalement, on se prend au jeu et l'on suit l'Inspecteur sur les fausses pistes ! Une fin surprenante. Et l'idée du "bonhome de neige" comme criminel est originale.
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Par simae, le 09/03/2012
Le bonhomme de neige : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
D'un coup, la bibliothèque de ma Commune a acheté tous les livres de Jo Nesbo...Ne le connaissant pas, je me suis laissée tenter! En grande amatrice de polars, je ne suis pas déçue par cet auteur norvégien.
L'enquête avance sur un rythme tranquille mais qui ne traine pas en longueur.
Le thème et les meurtres sont assez originaux.
Le personnage de l'enquêteur principal Harry Hole est, comme bien souvent, assez charismatique : un peu perdu entre son ex-petite amie et une bouteille d'alcool trop tentante.
Bref, un bon polar où tous les éléments sont réunis pour nous emmener au fil de l'enquête jusqu'au dénouement final...que l'on voit un peu venir quand même!
J'ai passé un bon moment mais pour autant, Jo Nesbo ne propose rien de nouveau.
Lien : http://lebacalivres.blogspot.com/2012/03/le-bonhomme-de-neige-de-jo-nesbo.html
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Par fermeledimanche, le 14/12/2011
L'étoile du diable : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
Oslo. Chaleur accablante. Harry Hole, le plus alcoolique et le plus solitaire des inspecteurs norvégiens, vacillant mais l’esprit bien acéré, part, aidé de Tom Waller, son ennemi de toujours, sur la piste d’un serial killer au modus operandi bien particulier : il coupe un doigt à ses victimes, pose près du corps un diamant rouge et trace aux alentours une croix des mares « pour tenir les mares à l’écart », les esprits malfaisants. Harry travaille sur ce qui doit être sa dernière enquête puis qu’il est viré de la police… et accessoirement de la vie de Rakel, son grand amour.
Le lecteur ou plutôt la lectrice que je suis s’est plongée avec délices dans la prose de Jo Nesbo et cette atmosphère si particulière qu’il arrive à créer. Une atmosphère faite de suspense, de tensions, de rebondissements, une atmosphère quasi-électrique que la musique d’Iggy Pop à laquelle l’auteur fait plusieurs allusions dans ce roman illustre parfaitement. Avec L’étoile du diable, on pénètre le milieu des artistes du showbiz, des chanteurs de comédies musicales, des trafiquants d’armes, des revendeurs de diamants.
Le roman nous tient en haleine, nous surprend parfois, nous effraie aussi (la scène de l’ascenseur en ce qui me concerne). On s’attache à cet inspecteur de 1,95 m, si fragile, si sensible mais si redoutable. Les personnages qui entourent Harry sont attachants et ne sont pas uniquement des faire-valoir, je pense par exemple à Beate, de la scientifique.
Bon, je sais pas vous mais moi je verrais bien un des romans de Jo Nesbo porté à l’écran avec une bande-son à la Iggy Pop. En attendant je vais lire Le sauveur…
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Par MissG, le 10/12/2011
L'étoile du diable : Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
de
Jo Nesbø
Il s'agissait de ma première lecture de Jo Nesbø et donc, par la même occasion, de la découverte de son inspecteur récurrent Harry Hole.
Sans doute moins médiatisé que ses comparses nordiques auteurs de policier, Jo Nesbø gagne à être découvert et lu.
L'intrigue se situe à Oslo et c'est avec le personnage de Harry Hole que le lecteur déambule dans les rues de cette ville, découvrant ainsi sa géographie et la vie quotidienne des norvégiens durant cet été caniculaire.
L'histoire, cinquième volet des enquêtes de Harry Hole, est très bien bâtie et prenante, je ne me suis pas ennuyée une seule minute à la lecture de ce polar.
L'auteur a bâti son livre en cinq parties et a découpé ses chapitres en jours de la semaine en précisant les évènements auxquels ils se rapportent.
Il manipule très bien son lecteur, ajoutant à l'enquête des parties concernant d'autres personnages, l'aiguillant ainsi vers de fausses pistes par une utilisation du passé et du présent.
J'ai apprécié le sens du détail que l'auteur donne à ses personnages.
Rien ni personne n'est en effet laissé au hasard et tous jouent un rôle dans cette intrigue. L'auteur pousse même le détail dans les scènes de crime et sait distiller du suspense à l'égard de certains personnages.
Si j'ai découvert certaines parties de l'intrigue j'avoue m'être fait avoir par l'auteur sur certains points, à commencer par le meurtrier.
D'ailleurs, au-delà du meurtrier, il y est beaucoup question de corruption au sein de la police, de trafic d'armes et de policiers corrompus.
Mais ce qui est sans doute le point fort de ce livre, c'est le personnage principal : l'enquêteur Harry Hole.
C'est un policier, mais un homme avant tout, complètement "borderline" et qui ne peut que toucher le lecteur par ses faiblesses (l'alcool), sa solitude (la femme qu'il aime l'a quitté) mais surtout par sa redoutable intelligence et sa capacité à dénouer l'intrigue.
Malgré une impression de déchéance et de noyade dans l'alcoolisme, il est l'un des moteurs faisant progresser l'intrigue.
Les personnages secondaires sont également attachants et tout autant travaillés que les personnages principaux.
En conclusion, j'ai découvert un très bon auteur de policier, un personnage à la fois héros et anti-héros attachant et un livre dense avec une intrigue prenante.
Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/12/letoile-du-diable-de-jo-nesb.html
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Par mayang, le 18/10/2011
Le léopard
de
Jo Nesbø
Jo Nesbo est un écrivain magique qui nous balade de saison en saison avec les aventures de Harry Hole, l'écorché vif, rebelle à tout, même à lui même. Sans dévoiler l'intrigue de ce "léopard" sachez que cette fois-ci vous serez emporté dans un tourbillon vertigineux. Dépassant largement les frontières du polar, Jo Nesbo fouille et extirpe le meilleur et le pire de l'humain avec une technique bien rodée. On souffre, on frémit et on tance le héros pour l'accompagner jusqu'au bout. Amateurs de thrillers et de polars ne passez pas à côté du "léopard" qui se lit d'une traite et avec un bonheur ineffable.