Critiques de Karin Fossum


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    • Livres 3.00/5
    Par urbanbike, le 12/01/2009


    Le diable tient la chandelle Le diable tient la chandelle de Karin Fossum

    Avec ce temps neigeux et froid, c'est le moment de rester à lire au coin du feu.
    Deux gamins arrivés à l'âge adulte qui tirent leur flemme dans une ville en bord de rivière, une ville de Norvège, peu importe. Deux mômes qui tuent le temps, regardent pour la nième fois le même film, ont besoin d'un peu d'argent, volent à l'occasion, provoquent à leur insu quelques drames… Des mômes pas encore finis, immatures.

    L'un d'eux disparaît et c'est une enquête de police qui est diligentée par sa mère sur cette disparition. le lecteur sait ce qui se passe, entend tous les avis, toutes les voix, découvre peu-à-peu la profondeur les choses, la vie des personnages qui se croisent dans cette affaire étrange. Un polar passionnant qui fonctionne comme une photo qui se révèle doucement. Des personnages superbement dépeints, un style épatant avec des narrations successives. À vous de lire.


    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/le-diable-tient-la-chandelle-polar-ka...

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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 27/08/2011


    L'Oeil d'Eve L'Oeil d'Eve de Karin Fossum

    L’oeil d’Ève est le premier roman de Karin Fossum. C’est aussi celui où apparaît l’inspecteur Sejer, son héros récurrent. L’oeil d’Eve s’ouvre sur un mystérieux prologue. Il y est question d’une cabane dont la porte se referme comme un piège sur une femme, alors qu’à proximité se trouvent un homme et son chien. Puis nous voici dans le bureau de l’inspecteur Sejer. Il interroge une femme aux vêtements déchirés et au visage en sang nommée Eve Marie Magnus. Mais de ce qu’Eve raconte à Sejer nous ne saurons rien (pour le moment). Juste après nous sommes au bord d’une rivière. Eve s’y promène avec Emma, sa fille de six ans, quand un cadavre surgit, transporté par le courant. L’émotion d’Eve est grande, mais elle fait de son mieux pour dissimuler son trouble à Emma. Elle prétend même aller appeler la police, mais n’en fait rien. Peu après, quelqu’un d’autre promenant son chien fait la même découverte et appelle vraiment la police. Commence alors l’enquête de l’inspecteur Konrad Sejer…

    Dés le début de roman, beaucoup d’indices nous permettent d’avoir rapidement notre petite idée sur l’identité de l’assassin d’Einarsson et même de prendre de l’avance sur l’inspecteur. S’il y a un mystère à élucider, c’est plutôt celui des circonstances précises du crime et celui de la manière dont Sejer va confondre le coupable. Mais l’essentiel est à chercher du côté de la psychologie des personnages. Pas de serial killer ni de grands criminels chez Karin Fossum, mais plutôt des gens comme vous et moi qui vont malgré eux se retrouver à la page des faits divers. Mais que l’amateur d’enquêtes policières se rassure, le suspense, les courses-poursuites et les retournements de situation ne manquent pas non plus et font de L’oeil d’Eve un excellent polar.

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 17/09/2010


    L'Oeil d'Eve L'Oeil d'Eve de Karin Fossum

    Eve Magnus est une artiste peintre, mère célibataire démunie. En se promenant un jour avec sa fille au bord d’une rivière, elle découvre un cadavre en décomposition dans les flots. Elle décide de poursuivre sa route et d’aller déjeuner dans un Mac Donald’s. Quelques temps auparavant, elle avait revue une amie d’enfance perdue de vue depuis longtemps : celle-ci lui explique qu’elle s’est lancée dans la prostitution de luxe et qu’elle a amassé une coquette somme. Une rencontre de deux destinées que tout oppose…

    J’ai eu plaisir à lire cet excellent polar norvégien. J’aime beaucoup les polars nordiques : les polars suédois avec Henning Mankell et Camilla Läckberg et islandais avec Arnaldur Indridason. J’ai aussi lu « L’otage », un polar danois d’Olav Hergel.

    Je retrouve dans ce polar une caractéristique majeure qui m’avait séduite chez Mankell et Indridason, à savoir la lenteur : Karin Fossum prend le temps d’exposer les scènes, les personnages. Quelques scènes d’action ponctuent également le récit pour lesquelles l’auteur sait ménager le suspens et nous amène à être terrifiée avec Eve.

    Le début peut sembler un peu déroutant : le lecteur se demande où l’auteur veut en venir mais Karin Fossum sait d’emblée cultiver le mystère et l’énigme : pourquoi Eve décide, après la découverte du cadavre, d’aller déjeuner dans un fast food comme si de rien n’était ?

    Les dialogues sont nombreux et bien rythmés. J’ai particulièrement aimé les interrogatoires policiers, notamment ceux menés par l’inspecteur Konrad Sejer, un policier particulièrement expérimenté et incisif. J’ai pris plaisir à suivre le lent cheminement vers la vérité. Une vérité somme toute assez simple, mais je n’aime pas les scénarios trop alambiqués, tels ceux des Jean-Christophe Grangé ou Maxime Chattam.

    Une note du traducteur nous renseigne sur la culture norvégienne : il a choisi de respecter le tutoiement dans les dialogues car les Norvégiens se tutoient tous. Cela surprend un peu le lecteur au départ, puis on s’y fait.

    Ce polar nous campe bien la psychologie du personnage central, Eve, une artiste peintre tourmentée. Un ouvrage qui analyse les rapports hommes-femmes, l’appât du gain, la cupidité. Un coup de cœur pour un ouvrage très profond qui sait laisser la part belle au mystère et au suspens.

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    • Livres 4.00/5
    Par lucky44, le 18/04/2009


    Ne te retourne pas ! Ne te retourne pas ! de Karin Fossum

    Belle première découverte d'un polar norvégien commencé...en vacances en Norvège.On s'attache très vite au commissaire Sejer avec ces dialogues typiques âpres et imprévus à la deuxième personne entre les protagonistes.un bon moment à réitérer.

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    • Livres 4.00/5
    Par ilea, le 18/10/2007


    Le diable tient la chandelle Le diable tient la chandelle de Karin Fossum

    Les premiers chapitres paraissent très spéciaux, sans doute le style norvégien ! Mais arrivé a la moitié on est complètement plongé dans l'histoire. On souffre avec Andreas et la description de son agonie fait froid dans le dos.

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    • Livres 4.00/5
    Par chapitre, le 03/02/2012


    Le diable tient la chandelle Le diable tient la chandelle de Karin Fossum

    Du suspense dans cette écriture norvégienne. L'histoire d'un adolescent qui entre pour commettre un forfait dans la demeure d'une vieille dame. Jamais il ne ressortira de cette maison.

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    • Livres 5.00/5
    Par pile, le 27/08/2011


    La mort indienne La mort indienne de Karin Fossum

    La mort indienne est la quatrième enquête de Konrad Sejer. Mais il est peu tout à fait être lu en premier, car Sejer, bien que récurrent, n’est pas ici le personnage principal. Le vrai personnage principal de La mort indienne est plutôt Gunder Jomann, la victime par ricochet.

    Le début du roman est inhabituel. Le meurtre ne survient pas tout de suite. Nous ne découvrons pas Gunder en veuf éploré, mais en célibataire qui ne connaît pas encore celle qui deviendra sa femme. Ensuite, parce que l’on aura suivi l’histoire de son mariage, on sera en deuil avec lui, et l’émotion de Gunder accompagnera la lecture.

    Ce roman policier est très original. Pourtant la situation de départ est assez classique : un meurtre survient dans un petit village où tout le monde se connaît et une équipe de police de la ville vient mener l’enquête. Mais si la recherche du coupable est la priorité des enquêteurs, elle ne semble pas être la priorité de l’auteur. Plusieurs personnages prennent de l’épaisseur au cours du roman : le mari de la victime, l’inspecteur principal et son jeune collègue, le chauffeur de taxi, le propriétaire de la taverne, celui du petit commerce, l’employé de la station-service… et l’adolescente qui a été témoin du meurtre. Chacun d’eux a son histoire, ses propres tourments, et existe indépendamment de l’enquête. Et puis bien sûr les relations entre tous ces personnages sont décortiquées. Au fur et à mesure de l’enquête ils témoignent, se contredisent, se rétractent, mentent ou ne disent que la moitié de ce qu’ils savent. Mais Karin Fossum porte sur chacun d’eux un regard à la fois perçant et plein de compassion.

    La fin du roman laisse des questions en suspens et place le lecteur face à deux suspects potentiels, l’un d’eux allant être jugé. Il n’y a plus alors qu’à se projeter dans la peau d’un juré. En savons-nous assez pour condamner l’accusé ? Quelle est notre intime conviction ?

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 27/05/2011


    La mort indienne La mort indienne de Karin Fossum

    Gunder Jomann vend des machines agricoles. A cinquante ans passés, son célibat lui pèse, il rêve d'épouser une Indienne aussi jolie que celles du livre offert par sa soeur. Il part à Mumbai dans l'espoir de rencontrer la femme de sa vie. Son voeu se réalise, mais...
    Ce roman m'a beaucoup plu du début à la fin, même si on n'entre dans une ambiance polar qu'après cinquante pages. Certes, la construction est très classique : un meurtre violent dans une petite ville où tout le monde se connaît, une enquête menée par un duo d'inspecteurs, des pistes qui convergent rapidement vers un coupable. Mais tout est savamment dosé pour nous captiver : l'ambiance et les conversations dans cette commune où les rumeurs vont bon train mais où l'on craint de dénoncer son voisin, le profil psychologique des personnages - en particulier celui de cette ado perdue qui s'entiche d'un policier - et les interrogatoires habilement menés par Konrad Sejer... Si l'on peut reprocher à nombre d'auteurs suédois (Läckberg, Larsson, Kallentoft, Eriksson...) de faire une trop grande place aux enquêteurs et à leur vie privée, il n'en est rien dans ce polar norvégien. Les policiers sont bien présents, ils ont un vrai relief et sont attachants, mais leur quotidien reste discret... La fin du récit laisse quelques questions en suspens, mais n'attend pas de suite, cela peut dérouter et frustrer... On peut néanmoins retrouver l'inspecteur Konrad Sejer dans d'autres intrigues, notamment "Ne te retourne pas" - je ne vais pas m'en priver.

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    • Livres 2.00/5
    Par LN, le 19/05/2011


    La mort indienne La mort indienne de Karin Fossum

    La mort indienne est un roman policier classique, bien mené. Le suspens tient en haleine le lecteur, les informations sont savamment distillées, les rebondissements tombent au bon moment, bref, l’ensemble fonctionne plutôt bien.

    - Les personnages sont suffisamment profonds pour que le lecteur les apprécie et s’y intéresse. Le héros Gunder est un homme droit et cohérent.

    - Ce fut une lecture agréable mais pas renversante. Une lecture fluide mais pas marquante… Un peu trop lisse à mon goût...



    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-la-mort-indienne-de-karin-fossum-71...

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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 12/09/2010


    La mort indienne La mort indienne de Karin Fossum

    Karin Fossum écrit là son cinquième roman policier, dont plusieurs font intervenir les inspecteurs Sejer et Skarre. Personnellement, je découvre avec celui-ci l'écriture et les personnages de cette auteure, surnommée parait-il "la reine du crime" (4éme de couverture).


    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-la-mort-indienne-51941637.html

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    • Livres 5.00/5
    Par urbanbike, le 11/09/2010


    Ne te retourne pas ! Ne te retourne pas ! de Karin Fossum

    Si vous n'avez pas encore fourré votre nez dans un polar de Karin Fossum, profitez de l'été pour ce faire. Mais attention, je suis certain que vous risquez comme moi d'allumer à nouveau votre lampe de chevet pour comprendre la trame de l'histoire…! C'est Béatrice qui me l'a fait découvrir (et qui vient de me glisser un nouvel opus au moment où je saisis ces lignes…!).

    J'avais déjà chroniqué ici son livre Le diable tient la chandelle, un très très bon polar mais Ne te retourne pas ! m'a littéralement scotché. Je ne mens pas en vous disant que j'ai rallumé hier soir.

    Karin Fossum écrit magistralement, ses histoires sont déroutantes mais absolument pas fumeuses, les personnages ont de l'épaisseur et sa description des lieux est telle que j'ai toujours l'impression de les visualiser précisément.

    Enfin les milieux décrits sont tout à fait "normaux", comprendre "non crapuleux". La vie de vos voisins, quoi…! Sans oublier l'inspecteur Konrad Sejer…

    Ce qui est flagrant avec Fossum, c'est son incroyable capacité à nous étonner, à nous surprendre, à injecter de l'imprévu. Pour ma part, je la trouve nettement plus pertinente que Gunnar Staalesen ou même Arnaldur Indridason sur la manière de brosser, construire un récit.

    Bon, ne pas négliger le travail de la traductrice, Marie Lunde, qui arrive sans souci à me faire avaler que ce livre à été (très bien) écrit en Français.

    La, cela démarre par une petite fille qui accepte de monter dans une camionnette conduite par… Mais j'en dis déjà trop. Allez, j'ajoute que ce n'est pas le sujet du livre, ce serait trop… simple !

    Ce livre a eu en 1996 le prix Riverton en Norvège. Plus que mérité. Ne te retourne pas ! est un polar remarquable et je pèse mes mots.


    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/comments/3288

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    • Livres 5.00/5
    Par urbanbike, le 11/09/2010


    Celui qui a peur du loup Celui qui a peur du loup de Karin Fossum

    Après Ne te retourne pas ! de Karin Fossum, Béatrice m'a passé dans la foulée un second livre de cet auteur qu'elle venait juste de terminer.

    Polar que j'ai lu en deux épisodes en un seul après-midi. Je pense que le sujet m'a indirectement touché avec le personnage d'Errki, ce gamin qui s'échappe d'un centre psychiatrique. Paradoxalement, dans cette histoire, c'est certainement le plus lucide malgré ses petites voix intérieures, ses peurs paniques et sa gestuelle répétitive. Le mot autiste n'est pas évoqué mais le regard des autres sur ce môme m'a également remis en mémoire nombre de situations vécues. Bref, Karin Fossum trousse une fois de plus un scénario savoureux même si l'intrigue d'un bon polar ne peut se dérouler sans son lot de cadavres.

    L'histoire est démente, anachronique et la confrontation d'Errki avec un braqueur de banque mériterait d'être porté à l'écran… J'en dis déjà trop car au risque de me répéter, cet auteur a un talent fou et je ne souhaite pas déflorer la trame de ce récit dramatique entrecoupé de situations souvent loufoques.

    Bref une chouette semaine avec la lecture de ces deux excellents polars de Fossum. Je lis en ce moment Suave comme l'éternité de George P. Pelecanos, l'auteur de Funky guns et ce n'est franchement pas le même niveau.

    Bref, commencez par Ne te retourne pas ! et si, comme moi, vous tombez sous le charme, vous aurez le choix entre Le diable tient la chandelle et Celui qui a peur du loup pour poursuivre.

    Bref, à mes yeux, à nouveau un bouquin remarquable (et plus encore à cause de ce môme givré et soupçonné par tous). Si cela pouvait changer d'un iota le regard du lecteur sur les gamins étranges, ce serait déjà cela de gagné.


    Lien : http://www.urbanbike.com/index.php/site/comments/3290

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    • Livres 4.00/5
    Par bambi_slaughter, le 27/08/2009


    Secondes noires Secondes noires de Karin Fossum

    Aprés Nesbo, c'est la reine du crime de la Norvège que je découvre, Karin Fossum.
    C'est l'histoire de quatre mères qui ne se connaissent pas, sauf deux d'entre elles qui sont soeurs.
    Un soir, le destin va toutes les lier. La fille de Helga Joner disparait, sa mère est désemparée face à ce moment qu'elle avait imaginé dans ces angoisses depuis des années comme beaucoup de mères. En quelques secondes, la vie tranquille de ces femmes se retrouvent bouleversée par un évènement tragique.
    A côté du portrait de ces mères et de leur angoisses vis à vis de leur progéniture - thème central du livre - on a bien entendu l'enquête policière sur la disparition d'Ida Joner. Là, tout est bien orchestré, les moments de vide dans l'enquête finissent au bon moment pour capter l'attention du lecteur jusqu'à la fin et son dénouement. Le dénouement ? On s'en doutait un petit peu, mais Karin Fossum a su garder une part de mystère pour qu'il y ait quand même de la surprise. Plus qu'un policier, c'est un livre noir. Noir quand on sait qui est la personne à l'origine de tout cela et aux conséquences que cela aura.

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    • Livres 4.00/5
    Par BMR, le 27/08/2007


    Celui qui a peur du loup Celui qui a peur du loup de Karin Fossum

    Il faut un peu de patience pour entrer dans l'univers de la norvégienne Karin Fossum et de son faux polar nordique : Celui qui a peur du loup.
    La trame policière (un crime doublé d'une invraisemblable tentative de braquage) n'est qu'un prétexte à la mise en scène de trois «personnages».
    Trois éclopés de la vie. Trois exclus de la société.
    Un échappé de l'asile, un échappé de prison et un échappé de l'orphelinat (on aura reconnu là trois institutions bien commodes).
    Ces trois-là se retrouvent bon gré mal gré errant dans la forêt aux confins de la Norvège, de la Finlande et de la Suède.
    Certains chapitres avec de longues digressions en compagnie des «voix intérieures» de ces trois cerveaux malades dérangent un peu et il faut du temps pour se laisser imprégner par l'atmosphère insolite de ce roman.
    Mais la patience est récompensée et il finit pas se dégager de ce bouquin un charme étrange.
    On se laisse peu à peu prendre au jeu, tout comme nos trois éclopés qui finissent par lier connaissance au fil de l'intrigue.
    À un point tel que le commissaire Konrad Sejer (le héros récurrent de Karin Fossum), qui se fait ici porteur de notre regard, semble traverser cette enquête sur la pointe des pieds et sortir de cette forêt comme à regret.
    À regret de n'avoir pas vraiment pu pénétrer tous les secrets de ces trois personnalités-là.
    Au final, il semble que nous ne sommes pas tombés du premier coup sur le meilleur épisode des enquêtes du commissaire Sejer.
    À défaut d'avoir été vraiment convaincus par ce premier numéro, il va nous falloir réïtérer l'expérience avec un autre volume : à suivre donc !

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