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Par carre, le 14/11/2012
L'heure des rebelles de
Lieve Joris
Il se réveilla en sursaut, chercha à tâtons le corps chaud de sa femme, comprit ou il était et lutta contre l'angoisse qui refaisait surface. La violence était cyclique- il n'avait jamais rien connu d'autre. Il y avait toujours eu la guerre.
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Par carre, le 13/11/2012
L'heure des rebelles de
Lieve Joris
Repartir au front. Toujours la guerre. Il aurait préféré rentrer dans le ventre de sa mère. Mais il n'avait pas le choix- depuis longtemps, il n'était plus un homme libre.
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Mon oncle du Congo de
Lieve Joris
La Belgique a abandonné sa colonie dans un état lamentable. « Vous ne nous avez pas donné l’indépendance, vous nous l’avez crachée au visage », allait reprocher aux Belges, des années plus tard, un politicien zaïrois.
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Mon oncle du Congo de
Lieve Joris
A l’époque, dans toutes les familles flamandes, on avait un oncle dans les missions. La souffrance causée par son absence était largement compensée par la nouveauté du monde dans lequel entrait la famille : des missionnaires en congé ramenaient des histoires de brousse et venaient déjeuner le dimanche, laissant des taches de vin d’un rouge profond sur la nappe damassée et la maison entière imprégnée d’épaisse fumée de cigare.
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Mon oncle du Congo de
Lieve Joris
C’est ainsi qu’il se retrouva au Congo. Comme presque tous les Flamands, il partit aussitôt en brousse. Les Wallons préféraient rester en ville, ce qui reflétait les rapports Flamands-Wallons tels qu’ils existaient en Belgique à cette époque : le travail manuel pour les sots de Flamands, le baratin pour les Wallons, comme ils disaient entre eux.
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Par carre, le 25/05/2012
L'heure des rebelles de
Lieve Joris
Il se réveilla en sursaut, chercha à tâtons le corps chaud de sa femme, comprit où il était et lutta contre l’angoisse qui refaisait surface. La violence était cyclique – il n’avait jamais rien connu d’autre. Il y avait toujours eu la guerre.
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Mon oncle du Congo de
Lieve Joris
Bronek se souvient d’un missionnaire flamand ayant passé quarante-cinq ans au Zaïre et qui lui disait un jour : « Quand j’arriverai au ciel, je demanderai à Dieu d’ouvrir la tête d’un Noir, car je voudrais bien savoir ce qu’il y a dedans. »
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Par picoch, le 23/06/2009
Danse du léopard de
Lieve Joris
Au bar Amicale à la Tshopo, à trois heures du matin, un soldat a lancé une grenade qui a tué ledit soldat et deux civils? Le soldat était ivre mort, et cherchait la gabarre avec des citoyens paisibles qui fêtaient l'anniversaire d'un abbé. Les corps des civils reposent à la mairie de la Tshopo. Il s'est avéré que la dispute concernait une femme que le soldat et l'abbé convoitaient tous les deux. 3que fait un abbé à trois heures du matin dans un bar, dit Adèle, indignée, et avec une femme par-dessus le marché!"
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Mon oncle du Congo de
Lieve Joris
Quant à moi, j’ai acheté des perles d’ébène. A bord, on se les passe de main en main en échangeant des regards significatifs. Quand, sous la première averse tropicale, la peinture noire des perles me dégouline dans le cou, ils en rient tous de bon cœur. Si je me fais avoir par le premier Africain venu, qu’arrivera-t-il quand je partirai seule en brousse, car les Zaïrois sont passés maître dans l’art de la ruse et de la tromperie et ils comprennent tout de suite qu’ils ont affaire à un débutant.
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Ma cabine téléphonique africaine de
Lieve Joris
Comme si souvent dans ces contrées, il fallait s'arrêter pour comprendre ce qui se tramait autour de soi. C'était un monde d'hommes où l'information était enregistrée de manière silencieuse et se transmettait par un regard en coin, un sourire mystérieux ou un seul mot.