> Diane Ménard (Traducteur)

ISBN : 2070610756
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2008)


Note moyenne : 4.39/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres

En 1947, le tout jeune Arthur est embarqué, comme des milliers d'autres orphelins, sur un bateau à destination de l'Australie. Il ne sait pas encore qu'il ne reverra pas sa soeur ni sa terre natale anglaise. Désormais sa vie entière se fera là-bas, jalonnée d'ép... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 02 janvier 2010

    Seraphita
    Peu après la seconde guerre mondiale, Arthur Hobhouse, un jeune orphelin britannique, est séparé de sa sœur Kitty et emmené vers l'Australie pour être accueilli dans une famille. Il se retrouve au ranch Cooper, en compagnie d'une dizaine d'autres enfants, tels Marty, un garçon d'une dizaine d'années avec qui il avait sympathisé durant le long voyage. Arthur garde toujours sur lui, en forme de porte-bonheur, une petite clé que Kitty lui avait dit de garder précieusement. Il en aura bien besoin : la vie au ranch Cooper, dirigé d'une main de fer par Piggy Bacon, est éprouvante : entre les travaux physiques incessants et pénibles et les brimades humiliantes, il ne parvient pas à s'épanouir. Quelle va être la destinée de ce jeune enfant ? Reverra-t-il un jour sa sœur Kitty ?
    Un très beau roman en deux parties. On a l'impression de deux romans en un, même si les deux parties sont très liées, mais le narrateur de chacune est différent. L'auteur a voulu écrire son roman à partir d'un fait réel et bouleversant : « on estime qu'entre 1947 et 1967, sept mille à onze mille enfants britanniques environ ont été envoyés dans la seule Australie » (p. 293). On voulait leur offrir une nouvelle existence, un nouveau départ dans la vie. C'était sans compter sur le vécu de déracinement et d'isolement que pouvaient éprouver ces enfants, tel Arthur. le roman s'attarde sur l'épisode marquant et très touchant du ranch Cooper où le narrateur vit les plus sombres jours de son enfance. La destinée d'Arthur aura été marquée par l'alternance de périodes sombres, désespérantes, et d'autres très heureuses. C'est cette dichotomie certaine dans les événements et surtout le ressenti du narrateur qui m'a un peu gênée dans ce récit. le propos n'est pas toujours très nuancé. Malgré tout, on est captivé par le récit, on est touché par ce que vivent les narrateurs, un par partie. Arthur n'oubliera jamais sa quête première : retrouver sa sœur Kitty qui lui a légué, en forme de porte-bonheur, une petite clé. Qu'ouvre donc cette clé ? Les nœuds secrets du cœur qui permettent d'accéder aux joies des retrouvailles, à la nostalgie du temps perdu de l'enfance ? Une destinée touchante et une quête sans cesse renouvelée. Je ne dévoile pas la seconde partie, mais j'ai été captivée par ce second récit. J'ai beaucoup aimé la fin.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par IreneAdler, le 07 février 2012

    IreneAdler
    L'histoire d'Arthur Hobhouse et de sa fille. Orphelin, il est expatrié de Grande-Bretagne vers l'Australie, alors colonie britannique. Après des années de souffrance, lui et un de ses amis, Marty, sont recueillis par celle qui sera une vraie mère pour eux. Puis vient l'âge de la séparation et les deux garçons travaillent à Sidmey, dans un chantier naval. Ils découvrent alors la mer et ne pourront plus la quitter.
    Mais les temps des épreuves recommencent. Marty meurt et Arthur s'enfonce dans la spirale de la dépression. Il en est tiré par Zita, qu'il épouse.
    Allie, leur fille, réalisera le rêve de son père : traversée la moitié du globe à la voile pour se rendre en Grande-Bretagne et retrouvé Kitty, la soeur d'Arthur. Commence pour elle un périple semés d'embûches et de beaucoup de belles et extraordinaires rencontres.
    Un livre sur le courage d'accomplir ses rêves, à l'écriture fluide et lumineuse.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    Seul sur la mer immense de Michael Morpurgo, Gallimard
    Soulevez la couverture et vous le verrez, le goéland, emportant l'âme d'un disparu... Suivez-le, oh bien sûr, en chemin vous verserez beaucoup de larmes, mais vous ne le regretterez pas!
    Seul sur la mer immense, c'est Arthur qui l'est, lui, petit enfant de huit ans qu'on conduit vers un pays qu'il ne connaît pas, l'Australie. Lui, l'orphelin qu'on a séparé de sa soeur Kitty, lui qui ne gardera de sa soeur qu'une clé, et un souvenir de plus en plus flou, de plus en plus lointain, un souvenir brouillé niant l'existence même de cette soeur disparue. D'autres orphelins comme lui ont été conduits, après la guerre, au loin, Morpurgo n'invente rien.
    Et une fois arrivé, Arthur connaîtra l'esclavage, la haine, la mort, il grandira, et connaîtra aussi l'amour d'un frère, l'amour d'une mère, l'amour d'une femme... Mais au fond de lui, toujours, il y aura Kitty, même une fois adulte.
    Plusieurs fois, j'ai eu envie de refermer le livre, je n'en pouvais plus de tout ça, de toute cette souffrance, de toute cette horreur, mais j'ai continué à avancer en reniflant parce que parfois je riais, et puis parce que je rongeais mon frein "non ce n'est pas possible, les malheurs ne vont pas continuer comme ça, même Princesse Sarah ça finit bien, allez Arthur, bats-toi!"
    Et puis, je suis arrivée à la deuxième partie, celle de l'espoir, encore deux, trois claques, encore deux, trois larmes, et je suis restée avec le mal au coeur, le mal de mer?
    C'est une histoire bouleversante, c'est une histoire qui aurait pu être vraie, c'est à lire je crois, même si on n'en sort pas vraiment indemne!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Mariondoc, le 11 février 2010

    Mariondoc
    Comme dans tous les romans de Michael Morpurgo l'écriture est belle, simple, sensible et laisse la part belle aux émotions des personnages.
    On découvre alors la vie d'Arthur Hobhouse qui tout petit est obligé de s'exiler d'Angleterre pour rejoindre l'Australie comme tant d'autres orphelins aprés la seconde guerre mondiale. Il quitte ainsi sa grande soeur Kitty qui lui laisse en souvenir un petite clé en pendentif. La vie qui l'attend de l'autre coté du monde n'est pas la vie rêvée qu'on lui avait promis mais elle lui réserve bien de surprises. Il fera de belles rencontres (Marty, Meg..) et d'autres malencontreuses , vivra un quotidien pas toujours facile à supporter, se découvrira une passion pour les bateaux et la mer mais toujours la chance l'accompagnera grâce à cette petite clé qu'il ne quittera jamais. L'auteur nous livre ainsiainsi tous les détails de sa vie jusqu'à sa mort. Quand celle-ci arrive Moruprgo nous amène alors aux cotés d'un nouveau personnage; la fille d'Arthur: Allie.
    Dans cette deuxième partie du roman il sera question d'un tour du monde en bateau en solitaire Australie/Angleterre. Un exploit qu'une jeune fille de 18 ans veut accomplir pour rendre hommage à son admirable père et aller jusqu'au bout de leur grand projet commun: construire leur propre bâteau pour retrouver, si elle existe, Kitty, celle qui, de l'autre coté du monde, lui a donné la clé...
    Je n'en dis pas plus, ce livre est juste magnifique. On pleure, on rit, on voyage, on s'emerveille... Un roman sublime, peut-être mon préféré de l'auteur, peut être mieux encore que le "Royaume de Kensuké"! Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié est que les deux parties du livre sont totalement différentes, elles éveillent des sentiments autres et une approche tout à fait disctincte. Et l'une comme l'autre sont vraiment émouvantes.Et, il n'y a pas de frustration, quand on quitte un personnage c'est pour en découvrir un second, tout aussi attachant.


    Lien : http://lewebpedagogique.com/cdiblanqui/
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    • Livres 4.00/5
    Par bouma, le 19 mai 2010

    bouma
    Arthur Hobhouse est encore un jeune anglais orphelin de la Seconde guerre mondiale lorsque commence cette histoire. Il se voit séparé de sa sœur Kitty et envoyé par bateau en Australie.
    Le voyage vers ce nouveau monde n'est pas de tout repos, d'autant plus qu'aucun enfant ne sait vraiment ce qui les attend. Pourtant c'est grâce à la dureté de cette traversée qu'Arthur sympathise avec Marty, lui aussi orphelin et de quelques années son aîné ; Marty qui va devenir son protecteur, son "grand frère".
    Les deux amis croient avoir vécu le plus dur avec ce voyage mais c'est sans compté sur Mr. Cooper et son ranch qui vont les accueillir et les transformer en esclave...
    http://boumabib.over-blog.com/article-seul-sur-la-mer-immense-de-michael-morpurgo-65449063.html
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2008
    Lecture jeune, n°127 - À 65 ans, Arthur Hobhouse, décide de coucher sa vie sur le papier : « Ce sera l’acte de naissance que je n’ai jamais eu ». En 1947, âgé de 5 ans, Arthur, orphelin anglais, est embarqué, avec des milliers d’autres enfants, vers l’Australie. Lors du trajet, il se lie d’amitié avec Marty : les deux garçons ne se sépareront plus jamais. La nouvelle vie qu’on leur a promise se transforme en cauchemar lorsqu’ils se retrouvent au ranch Cooper, véritable bagne où les petits esclaves sont à la merci du cruel Piggy Bacon, dont les brimades et violences seraient « l’oeuvre de Dieu ». Grâce à l’aide d’Ida, la femme du tortionnaire, les deux enfants s’enfuient à travers le bush et trouvent refuge chez Meg Molloy. Les presque frères y passeront des années heureuses, jusqu’à ce que « tante Meg » les envoie travailler sur un chantier naval. Arthur découvre alors la mer et les bateaux, qui deviendront sa passion. Il se marie, fonde une famille et se prend à espérer de retrouver enfin sa soeur Kitty à laquelle il a été arraché enfant ! Ce souhait, c’est Allie, sa fille, qui, dans la seconde partie de l’ouvrage, tentera de le réaliser en traversant à la voile et en solitaire les océans…

    Seul sur la mer immense est un formidable roman d’aventures et d’apprentissage. Porté par un souffle lyrique, il entraîne son lecteur, et à quel rythme ! On y croise de merveilleux personnages – connus de l’auteur ? – et le narrateur, Arthur, fragile et pudique, ne cesse de nous émouvoir. Le talent de conteur de Michael Morpurgo est indéniable. Au coeur du roman, comme souvent chez cet écrivain, on trouve une nature refuge et salvatrice (le bush, la mer…) avec des animaux (Henry le wombat, l’albatros…) qui sont de rassurantes et fidèles présences. Une très belle lecture.

    Hélène Sagnet
  • Lecturejeune , le 01 septembre 2008
    Lecture jeune, n°127 - Dans cet émouvant roman à deux voix, on découvre une jeune fille, Allie, qui vient de perdre son père, mais qui a reçu en héritage son courage, sa générosité et sa ténacité dans l’adversité. Mais on retient surtout, dans le récit du père, la souffrance du petit garçon, arrachée à sa soeur et plongé dans un univers de violences et d’injustices. Des personnages se détachent de cette évocation constituant des figures noires ou lumineuses : celle du fermier brutal exploitant les orphelins au nom de la morale chrétienne, celle de son épouse sacrifiant sa vie pour les sauver, celle de Marty, l’ami protecteur, celle de tante Meg, incarnant l’amour maternel, celle de sa femme qui le sauve de la dépression, et enfin celle de sa fille. Le dénouement, résolument optimiste, n’occulte pas un contexte historique violent où beaucoup de vies ont été sacrifiées.

    Colette Broutin

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Citations et extraits

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  • Par IreneAdler, le 07 février 2012

    Je pense que la seule espèce d'immortalité à laquelle nous puissions prétendre, c'est de rester vivant aussi longtemps que notre histoire contunie d'être racontée.
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  • Par eraux, le 07 mars 2009

    Avant-propos des éditeurs
    p14 : Cette édition n'a pas pour but de calomnier un pays que nous savons aimer, mais la cruauté et la sauvagerie de ce document est telle qu'il est impossible de se taire et c'est notre solidarité avec tous les Français qui se refusent à cette dégradation que nous exprimons.

    La question
    p17 : Dans cette immense prison surpeuplée, dont chaque cellule abrite une souffrance, parler de soi est comme une indécence.
    p17 : Mais c'est pourtant de leur quartier, que montent chaque jour les chants interdits, les chants magnifiques qui jaillissent toujours du coeur des peuples en lutte pour leur liberté.
    Les tortures ? Depuis longtemps le mot nous est devenu à tous familier.
    p18 : Mon affaire est exceptionnelle par le retentissement qu'elle a eu. Elle n'est en rien unique.
    p18 : Il y a maintenant plus de trois mois que j'ai été arrêté. J'ai côtoyé, durant ce temps, tant de douleurs et tant d'humiliations que je n'oserais plus parler encore de ces journées et de ces nuits de supplices si je ne savais que cela peut être utile, que faire connaître la vérité c'est aussi une manière d'aider au cessez-le-feu et à la paix. Des nuits entières, durant un mois, j'ai entendu hurler des hommes que l'on torturait, et leurs cris résonnent pour toujours dans ma mémoire.
    p20 : Tout cela, je le sais, je l'ai vu, je l'ai entendu. Mais sui dira tout le reste ?
    C'est aux "disparus" et à ceux qui, sûrs de leur cause, attendent sans frayeur la mort, à tous ceux qui ont connu les bourreaux et ne les ont pas craints, à tous ceux qui, face à la haine et la torture, répondent par la certitude de la paix prochaine et de l'amitié entre nos peuples qu'il faut que l'on pense en lisant mon récit, car il pourrait être celui de chacun d'eux.
    p25 : Dans le fond, c'était aussi mon avis : si je devais être torturé, que ce soit plus tôt ou plus tard, quelle importance ?
    p26 : *attitude du tortionnaire.
    p28 : - ... on sera mieux pour travailler.
    p28 : -Tu connais ça, n'e
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  • Par lilimarylene, le 27 mai 2010

    J'étais assise là, dans le cockpit, le soleil et les embruns sur mon visage, au septième ciel -, papa comptait toujours les ciels dans son histoire, alors pourquoi pas moi ? - en train de chanter London Bridge is Falling Down et buvant le premier chocolat chaud de la traversée. J'étais partie.
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  • Par marine-73, le 18 octobre 2011

    Mais surtout, j'ai vu mon premier albatros. Il surgit un jour d'une vague étincelante, vola droit au-dessus de ma tête, et me regarda profondément dans les yeux. Je ne l'ai jamais oublié.
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  • Par marecord, le 31 mars 2011

    Car c'est une danse, dont le partenaire est la mer. Et avec la mer, on ne prend jamais de libertés. Il faut lui demander, jamais commander. Il faut toujours se rappeler que c'est elle, le maître de ballet, et pas vous. Vous et votre bateau, vous dansez sur sa musique.
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Le scénario est signé Lee Hall et Richard Curtis d'après le livre de Michael Morpurgo « Cheval de guerre »








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