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Par Ode, le 20/04/2013
Les dames de Marsanges de
Michel Peyramaure
L'été à Marsanges avait eu l'odeur de la poussière de seigle. Elle flottait en légers nuages sur les aires recouvertes de draps, où les hommes battaient au fléau, où les femmes vannaient le grain dans le souffle tiède du vent d' « en haut » qui donne cette étrange immuabilité au bleu du ciel.
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Par gill, le 03/10/2012
Les Portes de Gergovie de
Michel Peyramaure
Bibracte
Automne 52
Première journée
Ce matin, la Gaule dort sous un manteau de pluie. Autour de Bibracte, l'immense paysage n'est que brumes, nuages, fumées, avec, ici et là, des éclats d'eaux mortes dans les prés inondés.
Il fait le même temps depuis que César est arrivé. A croire que les dieux gaulois lui refusent leur soleil. Jamais le monde n'a paru si lent à s'éveiller. Du quartier des bronziers, situé en direction du nord, près de la porte principale, d'où montent des fumerolles, viennent, timidement, les premiers bruits et les premières voix.
L'humidité imprègne les fourrures qu'Aulus Hirtius écarte pour se lever...
(extrait du livre I de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1988)
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Par Cath36, le 10/11/2012
La confession impériale de
Michel Peyramaure
J'avais acquis la certitude qu'un jour une bonne entente règnerait dans nos rapports avec les nations de l'Est et que nous constituerions le grand Empire germano-franc d'Occident dont j'ai toujours rêvé.
Restait aux populations soumises à oublier que j'avais été pour elles un tyran et un bourreau, pour ne se souvenir que du guide leur ouvrant les voies de la civilisation et de la vraie religion.
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Par Cath36, le 10/11/2012
La confession impériale de
Michel Peyramaure
Eginhard, souviens-toi que l'éducation fait l'homme et qu'un serf intelligent et éduqué est plus utile à l'Empire qu'un prince sot et ignorant.
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Par StephaneA, le 30/01/2011
Les villes du silence de
Michel Peyramaure
Le pire reproche que puisse leur faire le sage que je suis devenu est d'avoir ignoré et détruit les œuvres de nos auteurs, historiens, philosophes et poètes. Qui, aujourd'hui, se souvient de Vulnuis, un tragédien dont les pièces étaient jouées dans toutes l'Etrurie et que certains comparaient à Euridipe ou à Sophocle ? Il est de nos jour méprisé, même de nos compatriotes.
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Par gill, le 01/12/2012
La lumière et la boue, Tome 3 : Les Roses de fer de
Michel Peyramaure
Dans "les roses de fer", dernier volet du triptyque de la guerre de cent ans : "La lumière et la boue", c'est encore principalement de Bordeaux - obstinément fidèle à son suzerain anglais - et des rivages lumineux de la Gironde, que Michel Peyramaure nous invite à vivre la fin du grand conflit qui, depuis des décennies, oppose l'Angleterre et la France.
Cependant l'action nous entraîne partout où se joue le sort du royaume : à Bourges, à Paris, à Orléans (avec Jeanne la lorraine), et dans les deux camps, en la compagnie des plus célèbres chefs de guerre de l'époque et des plus terrifiants capitaines comme des paisibles bourgeois et des paysans piétinés.
Au cœur de ces tempêtes, quelques plages de paix et de tendresse, cependant : là où sont les femmes, gardiennes de l'amour et de la vie.
(quatrième de couverture de l'édition de poche parue en 1981)
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Par akhesa, le 27/03/2013
La confession impériale de
Michel Peyramaure
C'est le triste privilege du grand age que de voir comment un vieil arbre,les saisons pourrir les branches avant le tronc et les fruits avant leur maturite
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Par zorazur, le 12/02/2012
Les Fils de l'orgueil (La Passion cathare) de
Michel Peyramaure
- Cet homme est fou de liberté, la sienne et celle des autres. Tant qu'il saura un homme enchaîné injustement quelque part, il se sentira concerné.
- Cet homme n'est pas de notre temps.
- Le temps n'existe pas pour ceux qui défendent la liberté. Hier, aujourd'hui, demain, c'est la même guerre et ce sont les mêmes hommes. On peut les combattre, mais on leur doit le respect.
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Les bals de Versailles de
Michel Peyramaure
Son Éminence le cardinal Mazarin rendit à Dieu son âme pécheresse à quelques mois de ces événements, le 3 mars de l'année 1661. (...)
Le puissant édifice de cette existence faite de fidélité et d'un travail incessant n'était pas sans lézardes. On reprochait au Cardinal, non sans raison, son népotisme et sa fortune : une trentaine de domaines, des bénéfices faramineux, une collection de joyaux et d’œuvres d'art... Il avait confondu les finances du royaume avec sa propre cassette. Les fournitures à l'armée, les pots-de-vin et toutes sortes de voleries en avaient fait un maître en matière de péculat. Seule la fortune du surintendant des finances, Nicolas Fouquet, pouvait se comparer à la sienne.
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Les Fêtes galantes de
Michel Peyramaure
Claude de Beaumont obtint sans difficultés de mon maître la permission pour moi d'assister à ses repas, qui réunissaient tout ce que Limoges compte de beaux esprits. Elle s'attachait à faire mentir Molière qui, dans sa comédie "Monsieur de Pourceaugnac", brocarde la noblesse de province. On déclamait des poèmes de Ronsard et de Dorat, on lisait des romans, on jouait parfois des scènes de comédie, souvent lestes, on écoutait l'organiste de Saint-Michel-des-Lions jouait à l'épinette un air de Lulli.
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