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Beaux nuages du soir de
Michel Peyramaure
"Il arrive depuis peu qu'un personnage mystérieux s'insinue dans mes rêves par effraction, sans que je puisse retrouver avec lui une relation, même lointaine.
Rien, dans sa tenue, malgré la grande cape noire dont il s'enveloppe comble le "gentleman cambrioleur" qui puisse l'assimiler à un personnage nuisible. Il s'installe, bouscule ma fratrie ordinaire, s'inscrit sans y être invité au programme des réjouissances et joue les importants. Le flou de son visage me laisse perplexe : est-ce un homme ou une femme ?
Il m'invite parfois à me détacher du sol et à l'accompagner pour une randonnée aérienne au-dessus d'une foule ébahie. Et je suis sans hésitation cet ange auptère dans les nues.
En d'autres circonstances, il m'entretient de mes romans,me donne des conseils sur la psychologie de mes personnages et leur comportement, avant de se laisser emporter soudain comme par un courant d'air, provoquant mon réveil. Je me jette sur mon bloc, note quelques phrases de son discours puis y renonce : ce fatras n'a aucun sens.
Qui est-il ? De quel personnage de rêves anciens est-il l'émanation ? Puis-je le considérer comme mon double ?"
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Par BVIALLET, le 23/05/2012
Un monde à sauver de
Michel Peyramaure
Ce qui importe, à la fin du compte, c'est de vivre en accord avec soi-même et avec le coin de terre que l'on a choisi ou qui nous fut donné. Cette communion suscite une force de vie contre laquelle le temps et les hommes sont impuissants.
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Par StephaneA, le 30/01/2011
Les villes du silence de
Michel Peyramaure
Le pire reproche que puisse leur faire le sage que je suis devenu est d'avoir ignoré et détruit les œuvres de nos auteurs, historiens, philosophes et poètes. Qui, aujourd'hui, se souvient de Vulnuis, un tragédien dont les pièces étaient jouées dans toutes l'Etrurie et que certains comparaient à Euridipe ou à Sophocle ? Il est de nos jour méprisé, même de nos compatriotes.
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Par zorazur, le 12/02/2012
Les Fils de l'orgueil (La Passion cathare) de
Michel Peyramaure
- Cet homme est fou de liberté, la sienne et celle des autres. Tant qu'il saura un homme enchaîné injustement quelque part, il se sentira concerné.
- Cet homme n'est pas de notre temps.
- Le temps n'existe pas pour ceux qui défendent la liberté. Hier, aujourd'hui, demain, c'est la même guerre et ce sont les mêmes hommes. On peut les combattre, mais on leur doit le respect.
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Par MClo85, le 21/09/2011
Les roses noires de Saint-Domingue de
Michel Peyramaure
Il me fit comprendre la réserve, pour ne pas dire le mépris, qu'il vouait aux sang-mêlé. Il jugeait cette engeance prétentieuse, arrogante, hypocrite et volontairement oublieuse de ses origines africaines. La plupart se dissociaient de la chiourme des esclaves pour accéder à des emplois valorisants commandeurs de plantation, administrateurs ou même planteurs, avec, pour les Noirs, plus de dureté qu'un maître blanc.
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Par StephaneA, le 30/01/2011
Les villes du silence de
Michel Peyramaure
J'arrivai à Spina un jour de printemps où les amandiers étaient en fleur. D'emblée, je fus en proie à l'étrange séduction qui émane de cette citée lacustre, loin, me semblait-il alors, des tempêtes politiques qui secouaient Rome à cette époque et, a fortiori, de la haine jalouse qu'elle voue depuis des lustres à notre nation.
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Par MClo85, le 21/09/2011
Les roses noires de Saint-Domingue de
Michel Peyramaure
Toussaint avait compris que la liberté pouvait être pour les Noirs un bienfait pire que le mal. Face à cette porte qui s'ouvrait devant eux, leur premier geste avait été de poser leurs outils de travail et de se livrer à la paresse et aux plaisirs, comme pour rattraper des siècles de servage.
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Par MClo85, le 21/09/2011
Les roses noires de Saint-Domingue de
Michel Peyramaure
Le héros n'allait pas profiter de sa gloire bien longtemps. Des jalousies s'accumulaient dans l 'ombre. Des jalousies, des ressentiments et des ambitions refoulées.
Dessalines, ancien esclave de la plantation Cormier, à Grande Rivière, devenu gouverneur général à vie, en attendant un titre à la hauteur de ses présomptions, ne tarda pas à se trouver en proie au vertige du pouvoir absolu.
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La confession impériale de
Michel Peyramaure
Nous consacrâmes une journée à cette excursion et n'arrivâmes dans le premier domaine d'Amalia qu'à la chute du jour. Nous étions fourbus mais dans les meilleures dispositions pour le repas et le lit. La table était digne de Lucullus et la chambre de Pétronne.
Je demerai trois jours dans cette villa qui datait de la Rome des Césars. J'y serais volontiers resté plus longtemps si ma présence n'avait été attendue à ROme, où j'avais laissé mon armée sous les murs de Saint-Pierre.
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Le chat et la plume : V... comme Verlaine de
Michel Peyramaure
Verlaine n'a pas besoin de montrer patte blanche pour pénétrer dans mon bureau et s'y installer. (...)
Il entre à pas feutrés, lents et souples, saute sur ma table, renifle la pointe de mon stylo, la bordure de ma lampe, avance vers le clavier de mon ordinateur une patte que je repousse avec fermeté, évolue en méandres entre mes pipes et mes ustensiles de travail, prend possession d'une liasse dans une attitude méditative, cligne des yeux à la plus légère caresse, au moindre mot.