ISBN : 2266069470
Éditeur : Pocket (1998)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
A la fin de l'été de 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école congréganiste, elle est accueillie comme le dia... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par fee-tish, le 15 décembre 2011

    fee-tish
    Dans ce livre, amour et histoire des campagnes se côtoient. Un roman du terroir qui met en scène une jeune institutrice, Cécile Brunie, et une demoiselle de quatorze ans passant pour simple d'esprit, Malvina. Ces deux êtres que tout opposent vont se trouver et s'apprivoiser tout au long d'une année scolaire.
    La narratrice est Malvina Delpeuch adulte. Elle raconte une année scolaire de son enfance à Saint-Roch, village de Corrèze, en 1913/1914. Considérée comme attardée mentale par la population, on ne s'occupe que très peu d'elle. Elle vit ainsi de façon très libre, à la manière d'un animal.
    Lorsque Cécile arrive au village pour enseigner à "la communale" ou école laïque, elle est prise pour cible par le curé et ses partisanes. Malvina suit le mouvement et la prend en grippe. Mais une chose va tout changer : Cécile, elle, ne croit pas à la "maladie" de la jeune fille.
    En la prenant sous son aile, l'institutrice va changer sa vie et la faire sortir de sa bulle. Cela passe par l'apprentissage du français et la confiance en soi. Petite révolution pour les villageois, Cécile ne s'arrête pas là. Elle va tenir tête au curé, l'abbé Brissaud, qui la dénigre lors de ses offices : le problème étant que Cécile représente l'école laïque.
    Ce roman, très simple, doux, sans rebondissements, est très agréable à lire. Mais surtout, il informe le lecteur sur la vie dans les campagnes au début du XXe siècle ; sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, avec notamment l'apparition de l'école laïque dont les représentants sont vus comme le diable. Un roman du terroir certe, mais aussi un roman historique. le personnage de Cécile montre au lecteur la difficulté d'être une femme seule à cette époque. Une femme seule et libre, qui lit des ouvrages interdits par l'église mais qui n'est cependant pas athée : un duo qui semble impossible. Peut-on enseigner et prôner l'école laïque, l'école sans Dieu, et être toutefois croyante ? Difficile à faire admettre et Cécile devra se battre pour s'affirmer. Sa victoire, pense-t-elle, ne peut passer que par la réussite de Malvina au certificat d'études.
    Un roman agréable et intelligent, qui ravira les amoureux d'histoire et de littérature du terroir. Michel Peyramaure, très reconnu dans ce genre littéraire, fait passer beaucoup d'émotions dans son écriture ; c'est peut-être pour cela qu'il y a un sentiment de nostalgie qui s'est emparée de moi à de nombreux moments au cours de cette lecture.
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    • Livres 4.00/5
    Par cerisia, le 09 janvier 2009

    cerisia
    Mon avis : Nous sommes en 1913 dans un petit village corrézien de la france profonde. Cécile jeune institutrice arrive pour son premier poste dans ce village surnommé "la petite vendée". L'accueil est froid et haineux envers la nouvelle institutrice de la "communale". le curé extrémiste, anti-laïque mène la vie dure à Cécile.
    Mais Cécile a une priorité, la petite Malvina que tout le monde considère comme l'idiote du village.
    J'ai aimé ce livre, j'ai passé un très beau moment de lecture. Ce livre nous raconte la vie d'un village, les débuts parfois difficile de l'école laïque face à l'école privé catholique, les traditions, la vie rude de certains paysans et surtout l'amitié profonde et durable entre Cécile et Malvina.
    Ce livre est à lire absolument.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par akialam, le 19 septembre 2011

    akialam
    Première rencontre avec ce que l'on appelle le roman paysan. Par un hasard tout à fait fortuit, il se trouve que ce roman a lieu en Corrèze, et que je connaissais un peu cette région de France par les récits d'enfance de mes arrière grands-parents et d'autres membres de ma famille.
    C'est donc avec une certaine émotion que j'ai trouvé dans ce roman quelques mots de patois que j'avais déjà entendu, comme le boueradour (pour blanchir les châtaignes) la couade (pour se laver les mains) ou chabrol (finir sa soupe avec un peu de vin). Je me suis donc très facilement glissée dans ce roman.
    Cette histoire raconte, avec beaucoup d'humanité, la vie difficile dans les campagnes au début du siècle, les difficultés qu'a pu rencontrer la laïcité à s'imposer, et cette volonté farouche de certains instituteurs d'éduquer les enfants, même dans des conditions difficiles. Une histoire simple et humaine, en somme. Une belle histoire.


    Lien : http://akialam.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par Lalivrophile, le 17 novembre 2011

    Lalivrophile
    Ce livre évoque certains thèmes qui pourraient paraître rebattus, par exemple l'institutrice qui va mettre toutes les chances du côté d'un élève studieux. Ici, c'est un peu différent, car Malvina n'a pas spécialement envie d'apprendre, au début. Et même lorsqu'elle s'y met, elle rechigne parfois.
    D'autre part, les personnages ne sont pas des clichés du genre. En général, les parents de l'élève studieux préfèrent qu'il les aide à la maison, et ne comprennent pas à quoi pourraient lui servir les études. Ici, il est vrai que le frère aîné (Pierre) et la mère de Malvina ne comprennent pas trop à quoi cela pourrait lui servir, mais c'est aussi parce qu'ils la pensent idiote. Sa mère est assez réticente, et se montre parfois injuste, mais c'est aussi parce qu'elle-même se tue au travail, ainsi que Pierre, et la soeur cadette de Malvina, Flavie.
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/l-orange-de-noel-de-michel-peyramaure
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par raton-liseur, le 06 septembre 2011

    raton-liseur
    Un roman gentillet sur l'arrivée d'une « hussarde de la République » dans un petit village de Corrèze, au tournant du XXème siècle. La belle gagnera bien sûr le respect des habitants et trouvera l'amour, mais le lecteur n'apprendra rien des conditions de vie à cette époque ni des changements qui se préparent dans notre société. Une lecture aussi vite oubliée que le livre est fermé.
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Vidéo de Michel Peyramaure

La grande librairie 10/05/2012 sur France 5, François Busnel reçoit Michel Peyramaure pour "Beaux nuages du soir" (Robert Laffont)
Michel Peyramaure est né à Brive-la-Gaillarde en 1922. Il est l’auteur d’une centaine de romans, la plupart relatifs à l’histoire de France, dont certains ont été portés à l’écran.








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