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Par zohar, le 10/02/2011
Lettre d'une amoureuse morte de
Nathalie Rheims
Je ne suis plus que cette image sans verbe
et pourtant tout ce que tu entends de moi
te vient de mon silence
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Lettre d'une amoureuse morte de
Nathalie Rheims
Tout était si simple avant toi
je suis morte de cet amour
et pourtant je t'écris ces mots sans destinée
tombés dans mon effroi
afin qu'ils te disent là où je subsiste
trace insignifiante d'une passion détruite.
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Le Chemin des sortilèges de
Nathalie Rheims
"Comment réduire ma présence dans l'espace, ne pas grandir, ne pas lever la tête, effacer ces formes qui devenaient trop lourdes, comment garder intact ce qu'il me restait d'enfance? Ne pas nourrir ce corps, le figer dans la douleur qui l'avait vu grandir. [...] Désormais mon corps était là, devant moi. Je le reconnaissais. Il était remonté à la surface et, avec lui, je respirais. Je restai ainsi à me regarder sans bouger. Le froid me glaçait les os. Je m'enveloppai dans ma chemise les bras croisés, telle la survivante d'un naufrage. C'était l'amour qui avait sombré sous mes yeux." pp 158-159
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Par Peggy, le 23/12/2008
Le Chemin des sortilèges de
Nathalie Rheims
Année après année, croyant l'oublier, j'avais réussi à créer à partir de son souvenir une image dans laquelle je me contemplais. Mais la petite sirène nageait en moi. Comme elle, j'avais longtemps conservé mes écailles, puis l'armure se fendit, brisée par la passion, et mon corps se transfigura. Je découvrais une douleur bien plus violente, bien plus intense que les autres.
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Par sylvie, le 25/11/2008
Le Chemin des sortilèges de
Nathalie Rheims
Chaque histoire déposée dans ma chambre était une étape de ce voyage intérieur, chaque livre un caillou blanc semé dans la forêt de l’oubli. Il ne fallait pas chercher à remonter le temps, c’était inutile, mais il fallait avancer, jour après jour, conte après conte.
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Par wictoria, le 18/11/2008
Le Chemin des sortilèges de
Nathalie Rheims
p 107
Chaque histoire déposée dans ma chambre était une étape de ce voyage intérieur, chaque livre un caillou blanc semé dans la forêt de l'oubli. Il ne fallait pas chercher à remonter le temps, c'était inutile, mais il fallait avancer, jour après jour, conte après conte.
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Par zohar, le 10/02/2011
Les Fleurs du silence de
Nathalie Rheims
C'est dans l'élégance où la surface se joue de la profondeur. Ecrire, comme si j'étais vous, et surtout trouver ce qui reste lorsque l'on a tout oublié.
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Par sylvie, le 25/11/2008
Le Chemin des sortilèges de
Nathalie Rheims
Tout, dans la pièce, se déformait, se tordait, agité par une force invisible. Je crus entendre un murmure, une voix étouffée qui chuchotait des mots dont je ne comprenais pas le sens. Ce qui était inerte prenait corps, mais un corps inconnu..
J'avais la certitude que quelqu'un était là, et qu'il me cherchait. Cette présence fantomatique aurait pu être terrifiante. Pourtant, je n'avais pas peur. Ce n'était pas un fantôme qui venait me hanter. Il n'avait pas l'épaisseur d'une vie. C'était autre chose, une absence plutôt qu'une présence, une réalité irréelle, comme un être qui n'aurait pas été.
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Par sylvie, le 25/11/2008
Le Chemin des sortilèges de
Nathalie Rheims
L’inconnu chantait à travers moi.
Il était une fois celui qui n’est pas.
Dans l’air bleuté,
Éloigné d’un baiser, fracturé du temps,
Flottant entre deux mondes,
Je suis la ritournelle qui retourne au néant.
Celui qui n’est pas. Je suis l’enfant.