ISBN : 2253126497
Éditeur : LGF (2009)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
En avril 1945, Budapest est libérée par l'armée russe au terme d'un siège implacable. Cet épisode historique, que Sàndor Màrai évoquera vingt-cinq ans plus tard dans ses Mémoires de Hongrie, lui inspire, à chaud, ce roman qu'il achève en quelques mois. Pendant les derni... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par InsulaDulcamara, le 10 juin 2009

    InsulaDulcamara
    Bref roman rédigé d'une traite par Sandor Marai au sortir de la guerre, Libération (1945) ne compte pas parmi les œuvres les plus connues de l'écrivain hongrois. Saisi, captivé par la simplicité sans ostentation de l'écriture, l'assurance tranquille de son classicisme, le lecteur y découvre un récit magistralement construit, long flash-back - à ceci près que le narrateur nous frustre de la situation attendue depuis l'incipit (les retrouvailles avec le père), restée tragiquement hors-champ, tandis que le texte, en chemin, s'est lentement acheminé vers le drame, imprévisible et cru. Et s'est attardé sur le portrait lucide d'une humanité que la peur et le confinement dans les caves révèlent comme un précipité, en ses plus mesquins attributs.
    Comme toujours chez Sandor Marai, on est frappé par le dispositif presque opératique du récit, un découpage dramaturgique si indiscret qu'il semble appeler la mise en musique : chœur des habitants de la cave, solo de la femme qui décrit le médecin des camps de la mort, solo d'Elisabeth face au soldat russe... Marai se fiche pas mal du réalisme. Une indécision, un flou presque kafkaïen pèse sur les prémisses : pourquoi le père est-il poursuivi par les Allemands ? pourquoi le "sabbathien" accepte-t-il d'offrir son aide ? pourquoi telle ou telle arrestation ? pourquoi la panique et pourquoi le soulagement ? A moins qu'en dépeignant ainsi le règne de l'arbitraire, le narrateur ne rende mieux justice à la réalité de la situation de guerre, et d'un régime de la connaissance lui-même bouleversé dans ses fondations : "elle sait qu'un stimulus nerveux se déplace dans l'organisme à cent vingt-six mètres à la seconde […] mais pas pourquoi […] cette pensée l'a traversée".
    Le personnage principal, Elisabeth, figure christique qui endure, "encaisse" toutes les souffrances, et nettoie le visage enneigé de son tortionnaire lorsqu'elle retrouve son cadavre étendu dans la rue, fait songer à l'héroïne de la terrible Nouvelle histoire de Mouchette de Bernanos. L'oratorio de Sandor Marai suinte d'un désespoir qu'aggrave encore l'absence de toute métaphysique, et qui nous parle de la banalité du mal, de la culpabilité, d'une souffrance tout sauf rédemptrice, de sa voix "abrasive, sans éclat, sans lueur, sans braises, et cependant brûlante."

    Lien : http://ivressedupalimpseste.blogspot.com/2009/06/sandor-marai-libera..
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    • Livres 2.00/5
    Par sandpic, le 30 août 2010

    sandpic
    Récit du siège de Budapest en 1945. Comment vit-on se moment, terré dans une cave avec ses voisins d'immeuble et de quartier ? Les "alliances, les dits et non-dits, les peurs et surtout les espoirs. La narratrice est une jeune fille qui tente depuis des mois de passer à travers les mailles du filet tout en cachant son père un grand scientifique recherché. Poignant, troublant, émouvant
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  • Par Aela, le 22 janvier 2011

    Aela
    Le récit des dernières semaines du siège de Budapest en avril 1945. L'armée russe va libérer la ville mais en attendant, des réfugiés se cachent dans les caves des immeubles. Elizabeth, la narratrice, est la fille d'un savant réputé; elle se débat dans une atmosphère oppressante.
    Ecrit par le célèbre écrivain hongrois Sandor Marai juste avant son départ pour les USA.... Un récit qui nous donne la nostalgie de cette "Mitteleuropa" que Marai, Roth, Schnitzler, et Zweig ont su si bien décrire..
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  • Par Brume, le 06 juillet 2009

    Brume
    1945, fin de la seconde guerre mondiale,les hongrois attendent la Libération des Russes en se terrant dans des caves sous Budapest. Elizabeth, personnage principal, est la fille d'un savant renommé qui se cache lui aussi par peur des représailles.
    Tout au long de ses semaines d'attente,Elizabeth nous mène dans Budapest, le long de ses errances dans la capitale, entre peur du lendemain et soulagement de voir le conflit prendre fin.
    Elle rencontre différents personnages,qui tous attendent la Libération, avec plus ou moins de fébrilité ou d'angoisse.
    J'ai trouvé ce roman, très court, assez lent, même si je me doute que c'est un choix de l'auteur afin de refléter l'attente et la lente monotonie des jours qui se ressemblent et s'ajoutent aux heures interminables passées dans les caves de la capitale hongroise. Les monologues d'Elizabeth sont parfois redondants et je dois avouer que j'ai eu du mal à finir ce roman, malgré le peu de pages qu'il contient.
    Comme je n'ai lu que du bien de cet auteur, j'attendrai de lire un autre roman avant de me faire une idée définitive…

    Lien : http://brume.unblog.fr/
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"Les Braises" : un véritable "coup de coeur" pour David Garçonnet, de la librairie des Signes à Compiègne (60). Un livre tout simplement magnifique sur l'amitié, tant par le style de Sandor Maraï que par la construction du roman...2 minutes 14 pour vous convaincre...








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