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Par rosy, le 20/09/2011
Quarante-cinq poèmes, suivi de La résurrection de
William Butler Yeats
Fou comme brume mêlée de neige
(Mad as the mist and snow)
Verrouille bien le volet
Puisque les vents se déchaînent.
Nous voyons vraiment clair ce soir
Et j'ai l'impression que je sais
Que tout là-dehors est fou
Comme brume mêlée de neige.
Horace ici, près d'Homère,
S'étale, et Platon dessous
Près d'un Cicéron grand ouvert.
Que de temps depuis que tous deux
Nous étions ignares, et fous
Comme brume mêlée de neige!
Vous me demandez, mon ami,
Pourquoi je soupire et frissonne ?
C'est de comprendre que même
Cicéron, et Homère qui
En savait tant, furent fous
Comme brume mêlée de neige.
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Par Piling, le 11/12/2008
Quarante-cinq poèmes, suivi de La résurrection de
William Butler Yeats
DOWN BY THE SALLEY GARDEN
Down by the salley gardens my love and I did meet
She passed the salley gardens with little snow-white feet
She bid me take love easy, as the leaves grow on the tree ;
But I, being young and foolish, with her would not agree.
In a field by the river my love and I did stand,
And on my leaning shoulder she laid her snow-white hand
She bid me take life easy, as the grass grows on the weirs ;
But I was young and foolish, and now am full of tears.
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Par rosy, le 20/09/2011
Quarante-cinq poèmes, suivi de La résurrection de
William Butler Yeats
L' île sur le lac, à Innisfree :
Que je me lève et je parte, que je parte pour Innisfree,
Que je me bâtisse là une hutte, faite d’argile et de joncs.
J’aurai neuf rangs de haricots, j’aurai une ruche
Et dans ma clairière je vivrai seul, devenu le bruit des abeilles.
Et là j’aurai quelque paix car goutte à goutte la paix retombe
Des brumes du matin sur l’herbe où le grillon chante,
Et là minuit n’est qu’une lueur et midi est un rayon rouge
Et d’ailes de passereaux déborde le ciel du soir.
Que je me lève et je parte, car nuit et jour
J’entends clapoter l’eau paisible contre la rive.
Vais-je sur la grand route ou le pavé incolore,
Je l’entends dans l’âme du cœur.
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Par rosy, le 20/09/2011
Quarante-cinq poèmes, suivi de La résurrection de
William Butler Yeats
La pitié de l'amour
Pitié plus qu'on ne peut dire
Se cache au coeur de l'amour,
Puisque tous ces gens qui trafiquent
Et le charroi des nuées,
Et tous ces vents froids qui soufflent
Sans fin leurs trompes de pluie,
Et ce bois de noisetiers sombre
Où l'eau court comme souris grises,
Tout menace l'être que j'aime.
The pity of love
A pity beyond all telling
Is hid in the heart of love :
The folk who are buying and selling,
The clouds on their journey above,
The cold wet winds ever blowing,
And the shadowy hazel grove
Where mouse-grey waters are flowing,
Threaten the head that I love.
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Par cani, le 18/05/2011
William Butler Yeats
Avec tout mon amour je le mettrais à tes pieds.
Mais tu sais, je suis pauvre, et je n'ai que mes rêves,
J'ai déposé mes rêves sous tes pieds,
Marche doucement, car tu marches sur mes rêves.
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Par rosy, le 18/11/2011
Quarante-cinq poèmes, suivi de La résurrection de
William Butler Yeats
Rends-moi trois choses, cruelle mort,
Chantait l’os sur le rivage,
Un enfant eut ce qu’enfant cherche
De plaisir ou d’heureux sommeil
Sur l’abondance de ma poitrine
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).
Trois choses pleines que femmes savent,
Chantait l’os sur le rivage,
Un homme, si je l’étreignais
Ainsi, quand mon corps était vie,
Y trouvait toute joie que donne la vie
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).
Et la troisième de mes hantises,
Chantait l’os sur le rivage,
C’est ce matin où je vis
Face à face mon vrai amour,
Et m’étirai ensuite, et bâillai, heureuse.
(C’est un os blanchi par la vague
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Par rosy, le 20/09/2011
Quarante-cinq poèmes, suivi de La résurrection de
William Butler Yeats
A l'enfant qui danse dans le vent
Danse là sur le rivage
Car pourquoi te soucierais-tu
Du vent ou de l'eau qui gronde ?
Et après secoue tes cheveux
Qu'ont trempés les gouttes amères.
Tu es jeune, tu ne sais pas
Que l'imbécile triomphe,
Ni qu'on perd l'amour aussitôt
Qu'on l'a gagné, ni qu'est mort
Celui qui oeuvrait le mieux, mais laissa
Défaite toute la gerbe.
Ah, pourquoi aurais-tu la crainte
De l'horreur que clame le vent ?
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Par petitefa, le 24/07/2010
Le Crépuscule Celtique de
William Butler Yeats
Finalement, elle sembla s'impatienter, car elle écrivit pour moi ce message sur le sable - le sable de la vision intérieure - : "Prenez garde, et ne cherchez pas à en savoir trop sur nous". Voyant que je l'avais offensée, je la remerciai pour ce qu'elle nous avait dit, et je la laissai repartir vers sa caverne. Au bout de quelques instants la jeune fille sortit de son état de transe, sentit le vent froid de la mer et se mit à frissonner.
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Par rosy, le 20/09/2011
Quarante-cinq poèmes, suivi de La résurrection de
William Butler Yeats
The choice
The intellect of man is forced to choose
Perfection of the life, or of the work,
And if it take the second must refuse
A heavenly mansion, raging in the dark.
When all that story's finished, what's the news ?
In luck or out the toil has left its mark :
That old perplexity an empty purse,
Or the day's vanity, the night's remorse.
(Obligation à l'esprit de choisir
Entre perfectionner l'existence ou l'oeuvre,
Et s'il veut la seconde, c'est renoncer
Aux demeures du ciel, et pour quelle rage
Et en quelles ténèbres ! Après quoi, l'affaire
Finie, où en est-on ? Chanceux ou pas, l'effort
Aura laissé sa marque. Après le grand souci
A nouveau le tourment de la bourse vide,
Et le jour la gloriole et le remords la nuit.
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William Butler Yeats
Like a long-legged fly upon the stream
His mind moves upon silence.
(refrain de "Long-Legged Fly")
Comme une araignée d'eau sur le courant,
son esprit flotte sur le silence. (j'ignore le traducteur)