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Ferdydurke de
Witold Gombrowicz
Douce, passive, timide, elle était une grande spécialiste de l'attente et c'est pourquoi elle avait souvent mal aux dents car les salons d'attente des dentistes lui convenaient à merveille et ses dents le savaient.
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Ferdydurke de
Witold Gombrowicz
Mais ce qui se passe dans le milieu artistique bat tous les records de sottise et d'indignité, au point qu'un homme à peu près convenable et équilibré ne peut pas ne pas rougir de honte écrasé par ce festival puéril et prétentieux. Oh ces chants inspirés que personne n'écoute ! Oh ces beaux discours des connaisseurs, cet enthousiasme aux concerts et aux soirées poétiques, ces initiations, révélations et discussions, et le visage de ces gens qui déclament ou écoutent en célébrant de concert "le mystère de la beauté" !
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Trans-Atlantique de
Witold Gombrowicz
dérisoires sont les projets, vains les arrangements, futiles les résolutions quand l'homme est acculé par les hommes, perdu au milieu des hommes comme en une sombre forêt. Alors, tu marches mais en réalité tu erres; tu prends des décisions et batis des plans mais tu erres; tu crois agencer les choses selon ta volonté propre mais tu erres; tu parles, tu agis mais, au coeur de la forêt, dans la nuit, tu erres, tu erres...
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Par lavinia02, le 02/10/2012
Ferdydurke de
Witold Gombrowicz
Ainsi quand un pianiste tape du Chopin sur une estrade, vous dites que la magie de cette musique, dans l'interprétation géniale d'un génial artiste, a transporté les auditeurs. Mais en fait, peut-être aucun des auditeurs n'a-t-il été réellement transporté. S'ils n'avaient pas su que Chopin était un génie et le pianiste aussi, peut-être auraient-ils écouté avec moins d'ardeur. Il est également possible que si chacun, pâle d'enthousiasme, applaudit, bisse et se démène, c'est parce que les autres aussi se démènent et poussent des cris... Tous manifestent leur enchantement parce que chacun se modèle sur ses voisins.
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Par cicou45, le 28/05/2012
Le Festin chez la comtesse Fritouille et autres nouvelles de
Witold Gombrowicz
"Ah, ce n'est pas bien de s'enfuir, ma chère demoiselle, la vérité vous rattrape toujours !"
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Par cicou45, le 29/05/2012
Le Festin chez la comtesse Fritouille et autres nouvelles de
Witold Gombrowicz
"Comme l'esprit humain est riche et divers ! Les uns construisent leur morale sur la probité, d'autres sur la bonté du coeur ; pour Paul l'alpha et l'oméga, le fondement et le sommet de tout était la virginité."
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Par nadejda, le 17/02/2011
Testament de
Witold Gombrowicz
La littérature est extrêmement facile ; c'est pourquoi elle est extrêmement difficile. Un récit, un poème, un roman --- rien de plus simple, n'importe quelle ménagère en est capable. Mais de là à pénétrer sur ce terrain où la parole devient incisive...
Pour y parvenir, voici ce que je vous propose : aucune docilité, aucune modestie. Cessez d'être des petits enfants sages. Soyez présomptueux, arrogants, désagréables. Une bonne dose d'anarchie et d'irrespect absolu vous serait utile. Soyez également délicats, narcissiques, hypersensibles, égocentriques et égoïstes. Et puis -- attrapez aussi quelques maladies chroniques. En outre -- soyez fantaisistes, irresponsables, ne craignez pas la bêtise et la bouffonnerie. Sachez que la crasse, la maladie, le péché, l'anarchie sont vos aliments.
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Par brigetoun, le 01/05/2010
Cours de philosophie en six heures un quart de
Witold Gombrowicz
La praxis, c'est l'action pratique consciente. Selon Marx, la pensée doit se matérialiser dans l'action. L'idée doit se transformer en une force historique.
La contemplation va au diable.
Le marxisme déclare l'impossibilité de toute théorie non matérialisée.
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Par nadejda, le 01/02/2011
Journal, tome 1 (1953-1958) de
Witold Gombrowicz
Rabelais, lui, ne savait pas s'il était "historique" ou "supra-historique". Il n'avait nullement l'intention de cultiver "l'écriture absolue" ni de sacrifier à l'"art pur", ni à l'opposé, d'exprimer son époque : il n'avait en général aucune intention, car il écrivait, comme un gosse fait pipi contre un buisson, simplement pour se soulager. Il attaquait ce qui le mettait en fureur ; il combattait ce qui entravait sa route ; il écrivait pour la volupté, la sienne et celle des autres --- tout ce qui venait sous la plume.
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Par nadejda, le 01/02/2011
Journal, tome 1 (1953-1958) de
Witold Gombrowicz
Ces bouderies des étrangers vis-à-vis de l'Argentine, leurs critiques hautaines et jugements sommaires ne semble pas du meilleur aloi. L'Argentine est remplie de merveilles et de charme, mais ce charme est discret, enrobé d'un sourire qui se refuse à trop exprimer.
...Saturé de jeunesse, ce pays respire le calme aristocratique particulier aux êtres qui n'ont pas besoin d'avoir honte et se meuvent en toute facilité.
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