ISBN : 2846262233
Éditeur : Au Diable Vauvert (2009)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
"On ne bâtit rien sur le désespoir, fors la haine, mais avec la colère et l'usure des souffrances qui se répètent, avec la faim et la peur du lendemain, avec nos seuls coudes serrés pour nous tenir chaud, et nos larmes en écho, et nos rires enfuis, un jour, avec juste ç... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 2.00/5
    Par isuire, le 26 janvier 2011

    isuire
    J'avais plutôt bien aimé "Demain une oasis" d'Ayerdahl, un livre intéressant sur le terrorisme humanitaire, à la fois agréable à lire et qui en même temps oblige à se poser des questions.
    Cette fois, c'est surtout le titre qui m'a attirée : "chronique d'un rêve enclavé", c'est joli et intrigant, non ?
    Mais j'ai trouvé le contenu très décevant : l'histoire d'une petite communauté qui décide de vivre en autarcie pour se préserver de la famine et de la dictature ; le sujet pourrait être intéressant, mais il est traité sans grande originalité et surtout avec une naïveté qui frise souvent le ridicule.
    Quant au message, que l'auteur essaye pourtant de nous faire passer en force, je n'ai pas bien compris s'il était à la gloire du communisme, de la libre pensée... ou de l'individualisme qui finit par triompher.
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    • Livres 5.00/5
    Par valunivers, le 27 octobre 2010

    valunivers
    L'hiver va être dur pour les habitants de la Colline. La famine va vite s'installer. Non pas que la récolte a été mauvaise, mais l'interminable guerre du Prince et la Ghilde appauvrit le pays.
    Vini dessine les mots pour les gens du village, c'est un écrivain public. Elle pleure et souffre de l'absence de son frère Karel assassiné pour ses idées. Karel, c'était le poète de la Colline, celui qui soufflait les mots à l'oreille de ceux qui voulaient bien les entendre et les écrivait sur les murs pour ceux qui ne l'entendaient pas.
    Un jour, alors qu'elle rêvasse perchée sur son arbre, arrive un étranger que l'on nommera très vite Parleur. Parleur cite les écrits de Karel et connait les pensées du poète.
    Cet étranger va éveiller – réveiller – les consciences et toucher le coeur des hommes pour servir de catalyseur. Les habitants de la Colline qui vont finir par rêver d'une gestion de leur village en autarcie, d'une « démocratie anarchique ». La révolte contre l'ordre établi les mènera loin. Et nous lecteur, allons les suivre … du début à la fin de leur rêve …
    Si le monde ne te convient pas, tu n'as qu'à le changer.
    J'ai pris mon temps pour lire ces pages. Non pas parce que c'est long, mais parce que ces écrits le mérite. Vous me connaissez, j'aime la poésie des mots, et la mise en musique des idées. Des lectures comme la Horde du Contrevent ou Délius, une chanson d'été m'ont transportées. Ayerdhal m'a emmené de la même façon. Ses descriptions sont magiques. Se dessinent devant nos yeux ses paroles.
    C'est tout simplement violent, utopique et beau. Un conte engagé qui touche au plus profond de notre être.

    Lien : http://www.valunivers.fr/2010/10/ayerdhal-chroniques-dun-reve-enclave/
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    • Livres 5.00/5
    Par DonLo, le 13 juillet 2010

    DonLo
    D'abord, c'est bien écrit. Plus au début qu'à la fin, ou plutôt : c'est plus visible dans les premières pages qu'après. Il y a, dès l'entame, une façon de cogner les mots et les idées pour rendre évidentes des images et des sonorités que je n'avais pourtant jamais lues ou entendues :
    C'était l'Année des Feux de Pierre, les vignes appelaient l'eau de tous leurs raisins, l'été n'en finissait plus de rogner l'automne.
    Je ne sais pas vous, mais ça me parle plus que « C'était un été chaud, sec et long». Mais bon, c'est personnel, j'aime quand ça chante et qu'il y a de la musique en plus des mots. Je ne suis pas certain que Ayerdhal apprécie qu'on s'arrête juste au côté décoratif de sa langue. D'ailleurs il glisse lui-même vers du plus descriptif, plus efficace, quand l'histoire et les idées prennent le dessus.
    ...
    Un peu comme un programme politique qui comparerait le modèle et sa réalisation. En prenant les virages au bon moment, et trouvant aussi les bonnes personnes pour relayer le message et mettre les idées en actes, on ne se fabrique peut-être pas la société idéale mais un truc qui donne confort et sécurité à tous et laisse ses chances à chacun. Jusqu'au moment où…
    Je ne vais pas vous raconter la fin, juste vous dire ce que j'en pense : même si Ayerdhal ne pouvait pas finir son livre autrement, ce qu'il décrit vaut le coup d'être tenté. Peut-être pas en s'enclavant au sommet d'une colline, mais au moins entre nous, en cherchant à élargir ce « nous » le plus possible. Moi, j'aimerais bien. D'ailleurs, on a déjà commencé, non ?

    Lien : http://lorenjy.wordpress.com/2010/07/13/chroniques-d%E2%80%99un-reve..
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Citations et extraits

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  • Par valunivers, le 27 octobre 2010

    Si le monde ne te convient pas, tu n’as qu’à le changer.
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RTBF - Mille feuilles - Entretien avec Ayerdhal (20100427) [1]








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