ISBN : 2846261172
Éditeur : Au Diable Vauvert (2006)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n'en a plus : on le lui a retiré un soir, avec le reste de son existence. Une limousine devant, une derrière, un coup de freins, des portières qui claquent, un pistolet-mitrailleur, deux baffes bi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par emmyne, le 22 mai 2011

    emmyne
    Il en dit beaucoup ce livre, un roman engagé, à l'image de son auteur, un récit SF entre politique et espionnage.
    Terrorisme humanitaire, voilà le principe. Dans un avenir presque contemporain, le monde industriel a sacrifié l'hémisphère sud au profit d'ambitieux programmes spatiaux : installation de nombreuses bases sur différentes planètes du système solaire, projets pharaoniques de " terraformation " de certaines d'entre elles.
    L'Afrique se meurt, toujours plus victime du réchauffement climatique : sécheresse, famine, misère économique, désert triomphant, villes abandonnées, peuple migrant, décimé, avenir condamné," ce qu'il en reste tient dans un funérarium ". Une organisation humanitaire vole ou détourne le matériel nécessaire à la survie dans les camps de réfugiés, à la création de zones aménagées autonomes et enrôle de force des scientifiques, des médecins. Ce roman raconte le parcours de l'un d'eux, bureaucrate ministériel, surnommé L'Interne.
    " - Ethiopie, Soudan, Somalie...tu n'as qu'à choisir.
    Je n'ai pas choisi. Pour moi, ces trois mots signifiaient " tiers-monde ", un vieux mot qui était passé de mode, un terme un peu idéaliste qui rappelait un problème irrésolu, juste une aiguille qui n'empêchait pas de rêver à l'espace industriel. "
    Ayerdhal ne fait pas semblant, il est direct. En parallèle d'une réelle verve romanesque, son discours est militant, cruellement réaliste. Partisan d'une utopie humaniste, il défend un rêve qui pourrait, devrait, devenir réalité. Jeux diplomatiques, enjeux politiques, pouvoir, richesse, son militantisme n'a rien de naïf, livrant une vision mondialiste. Pas de révélations ni de leçons moralisantes, les situations comme les manipulations sont connues, mais une résistance par les mots, un cynisme salutaire, une violence du récit, celle dérangeante de l'horreur brute des conditions de vie des populations africaines oubliées, et celle belle d'actions, de passion, portées par un idéal.
    A travers son personnage, ses épreuves autant intellectuelles que physiques - ce narrateur qui pratique avec brio l'autodérision, ce bonhomme pas plus aveugle, passif ou lâche qu'un autre qui s'éveille à une conscience humaniste - Ayerdhal interroge sur les moyens de l'action " qui soulage mais ne guérit rien ", sur les méthodes, sur le sens de l'engagement, sur les notions de justice et de justifié : doutes et dilemmes, contradictions et concessions, ça bouscule et ça cogite, ça agite et ça agit.
    - " ...j'entrevoyais encore mal l'organisation fabuleuse que ce travail dément, désespéré, exigeait. J'étais harassé ( nous dormions quatre heures par jour, en roulant ), choqué jusqu'au plus profond, écrasé de fatigue et, surtout par cette abomination. J'ai tellement caressé de fronts brûlants qui se glaçaient d'un coup. Tellement tenu de mains qui se sont ouvertes à jamais dans la mienne. Tellement fermé de paupières d'enfants. Tellement pleuré qu'il ne me reste plus de larmes. "
    - " ... comme tous les toubibs de ces putains de camps, je les ai fait venir comme toi ! J'ai même pas cinq pour cent de volontaires, tu m'entends ? "
    - " Je ne veux pas refaire l'univers, je veux juste que tout le monde y vive. "
    Ayerdhal ne néglige pas son récit, rythmé par des chapitres courts pour autant de péripéties, pour développer ce plaidoyer brûlant. Demain une oasis est un excellent roman d'anticipation, éloquent, au titre magnifique.
    Ayerdhal a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire pour Demain, une oasis

    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2011/03/01/20500164.html..
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  • Par archibald77, le 13 octobre 2010

    archibald77
    "Demain une oasis" est un excellent livre, Ayerdhal décrit un monde ou s'oppose la voracité, le consumérisme de l'occident à la détresse d'une Afrique qui se meurt à petit feu, mais une Afrique qui se bat seule face a la famine, face à la sècheresse, face au désert. L'humanisme d'Ayerdhal et sa philosophie sont un cri de colère par rapport a l'indifférence qu'oppose notre société occidentale, aux détresses du monde.
    Placer cette histoire dans un contexte SF, n'est pour Ayerdhal qu'un prétexte pour offrir dans son utopie, une chance honorable a l'Afrique de s'en sortir.
    Technocrate à Genève, médecin de formation, il sera enlevé et détenu dans un camp de réfugié quelque part en Afrique, au milieu d'un désert . Là-bas il sera confronté a toute l'horreur d'une population laissée seule à elle même face a l'immensité et à la violence du désert, une population perdue, oubliée par l'occident et ces grandes instances internationales. "L'interne", c'est ainsi qu'on le surnomme désormais, confrontera sa vision de technocrate occidental bienveillant à la réalité du terrain et à la logique humaniste radicale implacable de Dziiya, la responsable de son enlèvement.
    Un livre qui fait réfléchir, à découvrir rapidement!
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    • Livres 3.00/5
    Par Diasphine, le 22 juin 2008

    Diasphine
    Une vision intéressante d'actions humanitaires sur le mode terroriste, gentil terrorisme, quand même, faut pas exagérer !
    Et c'est là le principal défaut de ce roman : trop de manichéisme, les choses sont un peu trop simples.
    Malgré cela, un bon livre (bien mieux que Transparence)
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    • Livres 3.00/5
    Par Diasphine, le 22 juin 2008

    Diasphine
    Début trop long : longue succession de meurtres sanglants. Univers peu crédible et mal dessiné : monde qui serait surpeuplé, mais ça ne se sent pas dans le récit, on y élimine des gens tirés au sort et pourtant personne n'en parle ni ne semble s'en inquiéter ?
    Fin décevante
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    • Livres 5.00/5
    Par jsgandalf, le 18 avril 2012

    jsgandalf
    C'est le seul livre de cette auteur que j'ai lu et c'est une erreur je le sais. Demain, un oasis m'a donné envie de devenir un de ces terroristes tant la façon dont leur cause est bien décrite et semble juste.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - Ce livre paru en 1992, réédité récemment Au diable Vauvert avec une très belle couverture, a reçu en 1993 le Grand prix de l’imaginaire, un prix parmi les nombreux décernés à cet auteur. Ce dernier a toujours revendiqué son engagement politique en refusant de sacrifier son travail de romancier. Dans cette optique, la science-fiction lui offre un magnifique terrain d’expérimentation. A la fin du XXIe siècle ou un peu plus tard, dans un monde occidental lancé dans la colonisation spatiale de planètes comme Mars, un médecin employé dans un office international de statistiques se fait kidnapper et maltraiter par les membres d’un groupe terroriste humanitaire qui le transporte quelque part dans le désert de la zone subsaharienne. Il est mis brutalement au travail dans des camps de réfugiés accueillant des êtres agonisants, ravagés par les maladies, la faim, la soif. Après bien des conflits, il réussit à s’enfuir et au gré de nombreuses péripéties se heurte à la violence d’Etat déléguée à des barbouzes et à celle de ses « ex-compagnons » terroristes. Ce personnage anonyme, surnommé l’Interne par ses kidnappeurs, raconte lui-même ses aventures complexes en trois temps, rapporte le vif débat qu’il mène constamment sur le thème « la fin justifie-t-elle les moyens ? », tout en étayant soigneusement sa thèse : les situations extrêmes de misère et de détresse (celle, emblématique, de ces pays africains désertiques de la zone subsaharienne) ne peuvent justifier le terrorisme humanitaire. Son monde si proche du nôtre dans le temps, l’est aussi par ses problématiques : désertification, dérèglement climatique, pillage des ressources naturelles des pays africains, abandon par les ONG, libéralisme sauvage... Ayerdahl a écrit un livre de révolte, provocateur, coup de poing, dans une langue simple mais travaillée, une contre-utopie qui bouscule le lecteur et conserve, quinze ans après sa première parution, toute sa force. Il met à l’œuvre dans un petit coin d’Afrique une communauté autarcique qui tente d’échapper à la loi du marché et du plus fort, expérimente une solution au service des plus démunis. C’est le côté combatif de cet écrivain qui de toute façon ne laisse pas indifférent, y compris des novices en SF. Gageons que ce livre deviendra un classique du genre ! Marie-Françoise Brihaye

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Citations et extraits

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  • Par lisa3, le 06 février 2011

    J'étais en train de comprendre que ma captivité ne s'était pas achevée, qu'elle avait seulement pris une autre tournure, délirante, un cauchemar vicieux et sans issue.
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  • Par emmyne, le 22 mai 2011

    J'ai quarante ans. C'est vieux pour se targuer d'être jeune, mais c'est merveilleusement jeune pour brûler la vieillesse qu'il me reste.
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RTBF - Mille feuilles - Entretien avec Ayerdhal (20100427) [1]








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