Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes)
Ne fais pas de bruit, Rachel2Ajouter à mes livres
A quatorze ans, Rachel sait peu de choses de son frère Jake. Ses parents n'évoquent jamais le souvenir de leur fils, mort dans un accident de voiture à l'âge de dix-sept ans. Ce passé, Rachel va le trouver dans le journal de Jake, qui... > voir plus
Rachel avait 7 ans quand son frère, Jake, agé de 17 ans meurt dans un accident de voiture. On ne lui à jamais beaucoup parlé de son frère et le jour ou elle tombe sur son journal elle décide de le lire. Le roman est ponctué de passage de la vie et des impressions actuelles de Rachel qui étrangement concordent avec les impressions et des passages de la vie de son frère. Superbe livre qui sans en avoir l'air lance plein de débats. Il soulève pas mal de questions, les souvenirs, la mort, les parents qui se projettent un peu trop sur leur progéniture les empêchant d'être eux-même et bien d'autres thèmes qui donnent à réfléchir. Un livre à proposer aux ados en leur donnant l'occasion de débattre du livre après lecture.
Ce livre a été intéressant à lire et ne m'a pas vraiment déçu. La collection Scripto de Gallimard nous offre des livres vraiment bons : celui-ci en fait partie. L'histoire est intéressante, mais on devine rapidement ce qui s'est passé avec Jack. Avant de commencer le livre, j'avais une idée en tête concernant sa mort, mais je me suis trompée. Ce livre parle du suicide d'un jeune adolescent de 17 ans qui n'a pas su s'ouvrir à ses parents et dont les parents ont préféré fermer les yeux sur son état. Je ne pense pas que les parents soient coupables, ou alors si ils sont coupables, Jack l'ait aussi. Les passages du journal de Jack sont intenses et m'a rappelé les moments de doutes et de souffrances qu'on ressent lorsqu'on est adolescent. Ce livre n'est pas un des meilleurs de la collection Scripto, mais il mérite d'être lu car les extraits du journal de Jack montrant son état suicidaire sont très bien écrits.
« C’est marrant comme la mémoire est fragile. Comme nous ne nous souvenons pas des choses de la même manière. Comme nous transformons nos pensées inconsciemment. Ou comme nous oublions. […] Parce que nous oublions tout, nous ne retenons rien […] Fisher dit que la vérité n’existe que dans le moment. Avec le temps, les souvenirs se transforment et tout devient mensonge. La vérité s’estompe comme un coucher de soleil. Et nous sommes obligés de modifier nos souvenirs et de combler les détails jusqu’à ce qu’ils deviennent notre propre vérité. Ou simplement un pur produit de l’imagination. »