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ISBN : 2757858076
Éditeur : Points (2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.57/5 (sur 573 notes)
Résumé :
A la mort de son frère, Nathan, Sarah quitte sa vie bien rangée pour aller sur les traces du disparu au Japon. Nathan, c’était un écorché vif qui se rêvait écrivain, cumulant les petits boulots, ne trouvant jamais sa place dans une société faite d’accommodements raisonnables. Sarah et Nathan, c’était un amour inconditionnel, malmené par les choix rangés de l’une et le rejet des conventions de l’autre. Et la mort de Nathan a ouvert en Sarah un gouffre, un trou béant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
Eric7515 novembre 2013
  • Livres 1.00/5
Après la mort de son frère (suicide ? accident ?... de toute façon on s'en fout un peu), une bourge totalement insupportable que l'on peut assez rapidement et dès les premières pages qualifier de « tête à claque » est au bord de la crise de nerf. Elle décide pour se refaire une santé de se payer un petit voyage au Japon, pays de la zénitude absolue.
Se lamentant crescendo, fumant clopes sur clopes, accusant les autres de façon assez pathétique d'être responsables de son mal-être, elle parvient à pourrir la vie de sa famille proche, de ses amis, de ses rencontres, et même du lecteur, bref, elle fait ch** tout le monde, et nous sommes donc soulagés lorsque ce livre, heureusement assez court, peut être refermé.
Son mari, un banquier, nage tellement dans le pognon qu'il ne se rend compte de rien lorsqu'elle ne touche plus son salaire, car elle se fait virer comme une malpropre de son job, ce qu'elle lui cache. Elle est virée car, bien sûr, elle emm*** également ses collègues, des extraterrestres évoluant dans un monde du travail caricatural. de toute façon, elle a épousé un con (il n'aime ni la musique, ni les livres, et elle déteste la déco de leur pavillon), ses enfants sont des abrutis (ils ont grandi et n'ont pas voulu rester des bébés), et son frère chéri (aussi barjo qu'elle, on l'apprendra plus tard), a tiré sa révérence sans daigner donner la moindre explication ; il est grand temps pour elle de partir.
Arrivée au Japon, elle est assez désoeuvrée, mais elle parvient quand même à trouver de quoi s'occuper en assouvissant ses besoins sexuels (arrivé là dans l'histoire, je me suis demandé si je n'étais pas victime d'hallucinations, et je me suis pincé) : elle se tape sans état d'âme une gamine dans la piscine de son hôtel, puis un vieux monsieur vendeur de boissons gazeuses sur la plage. Va-t-elle aussi se taper le jeune bonze du monastère ?
Pour intéresser le lecteur à son histoire, Olivier Adam n'hésite pas un seul instant à utiliser un style emphatique et prétentieux, tout aussi insupportable que son héroïne.
Bref, un scénario invraisemblable, des situations peu crédibles, des personnages improbables, une histoire qui ne décolle jamais, une émotion qui reste superficielle, un livre à mettre au pilon, et, en ce qui me concerne, un auteur désormais à éviter. Vous l'aurez compris je pense, je n'ai que moyennement apprécié le coeur régulier.
Mon challenge ABC, lettre A comme Adam, démarre mal, d'une part avec beaucoup de retard, et d'autre part avec ce rendez-vous manqué.
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marina53
marina5318 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Sarah, jeune femme dynamique avait tout pour être heureuse, du moins le pensait-elle: un mari si parfait, deux adolescents adorables, une belle situation professionnelle, une agréable maison, des tas d'amis... Mais voilà, sa vie va totalement basculer le jour où elle apprend la mort de son frère, Nathan. Accident de voiture ou suicide, le doute plane sur les conditions de sa mort. Certaine qu'il s'agit d'un acte prémédité, cette dernière décide de retourner sur les pas de son frère, c'est à dire au Japon, là où il a séjourné plusieurs mois auparavant. Ayant déjà tenté de se suicider en sautant de la falaise, il a été secouru par Natsume. de ce séjour, il en gardera des traces indélébiles et ne sera plus le même. Sarah va chercher à comprendre ce qu'il a pu trouver dans ce pays, veut rencontrer son bienfaiteur mais surtout le comprendre, tout simplement. Ce frère, écorché vif, mal dans sa peau, alcoolique, écrivain à ses heures perdues, sensible, fuyait devant sa vie et ses responsabilités. Leurs chemins se sont séparés au fil des ans, elle ne l'a pas vu souffrir, s'éloigner et regrette aujourd'hui toutes ces années perdues. Trouvera-t-elle des réponses à cette quête sur Nathan et sur elle-même?
Olivier Adam est un poète, jouant subtilement avec les mots, les phrases et les ponctuations. Il a une manière bien à lui pour décrire la perte de l'être cher, le vide qu'il laisse derrière lui, les sensations éprouvées et l'égarement dans lequel se trouvent ceux qui restent. C'est un véritable voyage initiatique dans lequel il nous plonge et une quête vers une meilleure compréhension de l'autre et de soi-même. Utilisant à merveille des mots vifs et des phrases envolées, on suit le parcours de Sarah dans ce Japon décrit dans toute sa finesse. Avec une écriture enrobée et étoffée, ce roman met en contraste tous les sentiments tels que la peur, l'espoir, l'amour, l'incompréhension, le respect, la quiétude... Olivier Adam a réussi, ici, à nous emporter avec lui intelligemment et avec une puissance étonnante au bord de ses falaises japonaises. D'une grande sensibilité, ce roman est porteur d'espoir et de renaissance.
Le coeur régulier... le mien a palpité...
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carre
carre14 juillet 2012
  • Livres 2.00/5
Une nouvelle fois, il est question de falaises, de suicide, de mal être, d'impossibilité à trouver sa place. Et je dois avouer que cela commence à me lasser. Cette fois-ci c 'est au tour de Sarah de sombrer après le suicide de son frère Nathan. Elle part sur ces pas au Japon, laissant mari et enfants dans l'incompréhension. Beaucoup de mal à rentrer dans son dernier roman, le sentiment de tourner en rond, aucune empathie pour Sarah, du malheur sur du malheur lors du séjour nippon qui à mon avis me parait vain et alourdit le récit, des descriptions et des digressions à n'en plus finir et alors que la raison reprend ces droits et que Sarah rentre en France, Adam balance cela en quelques pages alors qu'enfin l'histoire prenait de l'intérêt (notamment avec sa fille adolescente). Je sais que la vie est un combat quotidien mais là trop c'est trop. Peut être pas lu au bon moment.
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prune42
prune4210 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
Beaucoup de profondeur et de sensibilité dans ce roman fort et poignant d'Olivier Adam. A travers ce récit, le personnage central féminin Sarah recherche la trace de son frère Nathan, au Japon, avant qu'il ne se suicide. Elle cherche à retracer les raisons de son acte en parcourant ses traces et par delà se cherche elle même, décide de prendre du temps pour elle, pour faire le point en elle. le personnage féminin ressort de cette retraite spirituelle plus forte, changée à jamais. Ce livre est aussi une invitation au voyage, à découvrir ce pays puissamment décrit qu'est le Japon avec ses paysages, ses traditions fortes en couleur. Par ailleurs l'écriture est très poétique, les descriptions sont belles. A lire...
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Fleitour
Fleitour14 juin 2016
  • Livres 4.00/5
« Nous étions deux gamins (Sarah et Nathan) planqués dans leur chambre et la nuit tombante la même peur au ventre en permanence, la trouille fichée sous la peau, sans cause, hors de propos. La trouille des autres, de l'école, de mourir comme ça sans raison, de vivre idem, la peur de parler, de répondre, d'être pris en défaut, de décevoir, de se faire remarquer, de passer inaperçus. La peur que Papa gueule, que Maman s'inquiète. La peur de ne jamais ressembler aux autres, la peur de leur ressembler un jour. »
les mots d'Olivier Adam forment une grisaille fine qui s'insinue dans chaque grain de sa peau dans chacun de ses gestes, un mal de vivre intense, une mélancolie proche de Fitzgerarld, dont on ne guérit pas car l'absolu n'existe pas ni le pur, la barre est trop haute toujours trop haute.

Nathan parlant « tout le temps du japon, disait qu'il avait trouvé là-bas son vrai chez-lui,sa terre promise. » mais un seul grain de travers a eu raison de lui, comme si une nouvelle fois et loin de cette terre promise, la falaise s'était insidieusement glissée sous ses pieds, une vie au bord du vide.
Dans le Livre la côte Sauvage de Jean-René Huguenin c'est Olivier qui parle. Comme une réponse à ce superbe livre c'est Marie qui parle ici, ou plutôt Sarah la soeur de Nathan dans une secrète confrontation à distance entre les deux Fous d'Absolus.
Olivier Adam suggère une suite à ce livre culte, la mort, puis le deuil puis la remise en cause de son mariage, Sarah répond à Jean-René Huguenin et à Olivier oui je me suis trompé, je me suis égaré, mon frère que j'aimais éperdument je ne l'ai plus compris.
Le lent et long monologue de Sarah sur les traces de son frère avec le sage Natsume sonne comme un hommage qu' Olivier Adam lui aussi breton voulait rendre, à cette puissante mélancolie, on y retrouve sa quête presque obsessionnelle d'absolu qui irrigue ses livres.
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Citations & extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
LolatwistLolatwist16 juin 2016
"oui sans doute tu as raison , va, fais ce que tu veux, ressemble à une vieille refaite plutôt qu'à une vieille tout court si ça te chante, ajoute le pathétique à l'irréversible, après tout c'est ton problème"... p 42
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LencreuseLencreuse12 août 2010
(Mais) il y a, paradoxalement, chez certaines femmes moins attentive à leur apparence que dans le milieu où j'avais évolué toutes ces années, une façon de s'habiller, de ne se maquiller qu'à peine, de n'avoir jamais recours aux UV aux pommades vendues à prix d'or à la chirurgie, de boire de l'alcool, de fumer comme bon leur semble, de manger ce qu'il leur plaît de manger et de ne jamais faire de sport, de sortir le soir, de lire des livres, de penser, d'aimer la musique, le cinéma, la danse ou le théâtre, qui les garde éternellement jeunes et irradiant d'une beauté autre, parfois usée mais sans artifice.
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LencreuseLencreuse12 août 2010
Romain et Anaïs étaient devenus de longs adolescents dégingandés et mutiques, fuyant mes baisers et se soustrayant à mes étreintes comme à mes questions, s’enfermant dans leurs chambres dès que je rentrais du travail, je les regardais interdite, me demandant où avaient bien pu passer mes enfants et leurs yeux dévorants, suspendus au moindre de mes gestes à la moindre de mes paroles, me couvrant de leurs lèvres me répétant qu’ils m’aimaient à longueur de journée. J’avais beau les regarder et tenter d’établir une continuité entre mes tout-petits lovés contre moi sur la plage, dans le lit ou le canapé et ces étrangers qui vivaient dans ma maison et n’attendaient plus de moi que des repas chaud, du linge propre, de l’argent de poche et des autorisations de sortie les plus larges possibles je n’y parvenais pas, c’était une chose déchirante et secrète, un sentiment d’une perte impossible à partager, un deuil sans objet qui laissait en moi une nostalgie glacée, un froid polaire, un désert.
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LencreuseLencreuse12 août 2010
Si j'ai appris quelque chose dans le monde de l'entreprise, et du travail en général, c'est qu'on y tolère mal les faibles, que toute faille doit y être camouflée, toute fragilité niée, toute fatigue combattue et oubliée, qu'une part non négligeable de nous-même doit être laissée au vestiaire, comme un costume qu'on renfilerait le soir venu.
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Eric75Eric7515 novembre 2013
Romain et Anaïs étaient devenus de longs adolescents dégingandés et mutiques, fuyant mes baisers et se soustrayant à mes étreintes comme à mes questions, s'enfermant dans leur chambre dès que je rentrais du travail, je les regardais interdite, me demandant où avaient bien pu passer mes enfants et leurs yeux dévorants, suspendus au moindre de mes gestes à la moindre de mes paroles, me couvrant de leurs lèvres me répétant qu'ils m'aimaient à longueur de journée. J'avais beau les regarder et tenter d'établir une continuité entre mes tout-petits lovés contre moi sur la plage, dans le lit ou le canapé et ces étrangers qui vivaient dans ma maison et n'attendaient plus de moi que des repas chauds, du linge propre, de l'argent de poche et des autorisations de sortie les plus larges possibles je n'y parvenais pas, c'était une chose déchirante et secrète, le sentiment d'une perte impossible à partager, un deuil sans objet qui laissait en moi une nostalgie glacée, un froid polaire, un désert.
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