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ISBN : 287929746X
Éditeur : Editions de l'Olivier (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.53/5 (sur 415 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A la mort de son frère, Nathan, Sarah quitte sa vie bien rangée pour aller sur les traces du disparu au Japon. Nathan, c’était un écorché vif qui se rêvait écrivain, cumulant les petits boulots, ne trouvant jamais sa place dans une société faite d’accommodements raisonn... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Eric75, le 15 novembre 2013

    Eric75
    Après la mort de son frère (suicide ? accident ?... de toute façon on s'en fout un peu), une bourge totalement insupportable que l'on peut assez rapidement et dès les premières pages qualifier de « tête à claque » est au bord de la crise de nerf. Elle décide pour se refaire une santé de se payer un petit voyage au Japon, pays de la zénitude absolue.
    Se lamentant crescendo, fumant clopes sur clopes, accusant les autres de façon assez pathétique d'être responsables de son mal-être, elle parvient à pourrir la vie de sa famille proche, de ses amis, de ses rencontres, et même du lecteur, bref, elle fait ch** tout le monde, et nous sommes donc soulagés lorsque ce livre, heureusement assez court, peut être refermé.
    Son mari, un banquier, nage tellement dans le pognon qu'il ne se rend compte de rien lorsqu'elle ne touche plus son salaire, car elle se fait virer comme une malpropre de son job, ce qu'elle lui cache. Elle est virée car, bien sûr, elle emm*** également ses collègues, des extraterrestres évoluant dans un monde du travail caricatural. de toute façon, elle a épousé un con (il n'aime ni la musique, ni les livres, et elle déteste la déco de leur pavillon), ses enfants sont des abrutis (ils ont grandi et n'ont pas voulu rester des bébés), et son frère chéri (aussi barjo qu'elle, on l'apprendra plus tard), a tiré sa révérence sans daigner donner la moindre explication ; il est grand temps pour elle de partir.
    Arrivée au Japon, elle est assez désœuvrée, mais elle parvient quand même à trouver de quoi s'occuper en assouvissant ses besoins sexuels (arrivé là dans l'histoire, je me suis demandé si je n'étais pas victime d'hallucinations, et je me suis pincé) : elle se tape sans état d'âme une gamine dans la piscine de son hôtel, puis un vieux monsieur vendeur de boissons gazeuses sur la plage. Va-t-elle aussi se taper le jeune bonze du monastère ?
    Pour intéresser le lecteur à son histoire, Olivier Adam n'hésite pas un seul instant à utiliser un style emphatique et prétentieux, tout aussi insupportable que son héroïne.
    Bref, un scénario invraisemblable, des situations peu crédibles, des personnages improbables, une histoire qui ne décolle jamais, une émotion qui reste superficielle, un livre à mettre au pilon, et, en ce qui me concerne, un auteur désormais à éviter. Vous l'aurez compris je pense, je n'ai que moyennement apprécié le cœur régulier.
    Mon challenge ABC, lettre A comme Adam, démarre mal, d'une part avec beaucoup de retard, et d'autre part avec ce rendez-vous manqué.
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 18 avril 2013

    marina53
    Sarah, jeune femme dynamique avait tout pour être heureuse, du moins le pensait-elle: un mari si parfait, deux adolescents adorables, une belle situation professionnelle, une agréable maison, des tas d'amis... Mais voilà, sa vie va totalement basculer le jour où elle apprend la mort de son frère, Nathan. Accident de voiture ou suicide, le doute plane sur les conditions de sa mort. Certaine qu'il s'agit d'un acte prémédité, cette dernière décide de retourner sur les pas de son frère, c'est à dire au Japon, là où il a séjourné plusieurs mois auparavant. Ayant déjà tenté de se suicider en sautant de la falaise, il a été secouru par Natsume. de ce séjour, il en gardera des traces indélébiles et ne sera plus le même. Sarah va chercher à comprendre ce qu'il a pu trouver dans ce pays, veut rencontrer son bienfaiteur mais surtout le comprendre, tout simplement. Ce frère, écorché vif, mal dans sa peau, alcoolique, écrivain à ses heures perdues, sensible, fuyait devant sa vie et ses responsabilités. Leurs chemins se sont séparés au fil des ans, elle ne l'a pas vu souffrir, s'éloigner et regrette aujourd'hui toutes ces années perdues. Trouvera-t-elle des réponses à cette quête sur Nathan et sur elle-même?
    Olivier Adam est un poète, jouant subtilement avec les mots, les phrases et les ponctuations. Il a une manière bien à lui pour décrire la perte de l'être cher, le vide qu'il laisse derrière lui, les sensations éprouvées et l'égarement dans lequel se trouvent ceux qui restent. C'est un véritable voyage initiatique dans lequel il nous plonge et une quête vers une meilleure compréhension de l'autre et de soi-même. Utilisant à merveille des mots vifs et des phrases envolées, on suit le parcours de Sarah dans ce Japon décrit dans toute sa finesse. Avec une écriture enrobée et étoffée, ce roman met en contraste tous les sentiments tels que la peur, l'espoir, l'amour, l'incompréhension, le respect, la quiétude... Olivier Adam a réussi, ici, à nous emporter avec lui intelligemment et avec une puissance étonnante au bord de ses Falaises japonaises. D'une grande sensibilité, ce roman est porteur d'espoir et de renaissance.
    Le cœur régulier... le mien a palpité...
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 14 juillet 2012

    carre
    Une nouvelle fois, il est question de Falaises, de suicide, de mal être, d'impossibilité à trouver sa place. Et je dois avouer que cela commence à me lasser. Cette fois-ci c 'est au tour de Sarah de sombrer après le suicide de son frère Nathan. Elle part sur ces pas au Japon, laissant mari et enfants dans l'incompréhension. Beaucoup de mal à rentrer dans son dernier roman, le sentiment de tourner en rond, aucune empathie pour Sarah, du malheur sur du malheur lors du séjour nippon qui à mon avis me parait vain et alourdit le récit, des descriptions et des digressions à n'en plus finir et alors que la raison reprend ces droits et que Sarah rentre en France, Adam balance cela en quelques pages alors qu'enfin l'histoire prenait de l'intérêt (notamment avec sa fille adolescente). Je sais que la vie est un combat quotidien mais là trop c'est trop. Peut être pas lu au bon moment.
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    • Livres 3.00/5
    Par ballad, le 28 mai 2012

    ballad
    Nathan se suicide en écrasant sa voiture contre un arbre et Sarah sa sœur est en état de choc. Ces derniers temps, ils se parlaient peu car elle avait pris ses distances, trouvant son attitude excentrique insupportable. Habituellement, ils avaient toujours eu un lien fusionnel. Elle se sent coupable, et cherche à retrouver son frère perdu. En plus de sa propre culpabilité, tout son entourage la responsabilise : sa sœur surtout, son mari de manière indirecte. Après avoir perdu son boulot, elle décide d'aller au Japon, toujours sur les pas de son frère, qui est devenu son obsession.
    Ce récit m'a plu surtout à cause d'un des thèmes explorés par l'auteur, celui de la faiblesse de ceux qui ne sont pas assez forts pour supporter les coups durs de la vie. En plus de leurs faiblesses, ils ont à supporter l'opprobre de la société. le personnage dit :
    « - le problème, c'est pas forcément les trucs qui vous arrivent, ai-je poursuivi. C'est ta capacité à les encaisser. »
    Ce que ne veulent comprendre ni la sœur, ni le mari de Sarah.
    Une lecture qui a mis chez moi un peu de temps à trouver son rythme, mais que j'ai appréciée malgré tout. le propos m'a plu, l'écriture est belle et le récit montre des personnages qui ne sont ni bons ni mauvais.
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    • Livres 5.00/5
    Par AmandineMM, le 19 juillet 2012

    AmandineMM
    C'est une amie qui m'a prêté ce roman, pour l'écriture d'Olivier Adam qu'elle qualifie de « Camus normand ». Elle a évité cette comparaison devant moi (elle est venue après ma lecture, quand on en a rediscuté), connaissant mon antipathie pour le second, et a préféré me parler de la beauté du style, non pas riche comme ceux que j'apprécie, mais au contraire très épuré.
    J'ai repensé à ces mots si justes, dès le début de ma lecture : « c'est exactement cela », ne pouvais-je m'empêcher de dire. C'est la raison pour laquelle je commence cet avis avec ces paroles qui résument tout à fait mon ressenti. En effet, l'écriture de cet auteur est très loin de regorger de métaphores et de richesses lexicales plus ou moins exotiques. Elle est simple en apparence, presque sèche comme un paysage balayé par le vent, et recèle pourtant des beautés indéniables. Celles-ci évoquent un paysage normand à mon amie, tandis que j'ai fait le lien avec l'univers décrit dans le roman : un petit village japonais, bordé de Falaises où viennent se suicider en nombre les désespérés du monde entier, souvent plongé dans la brume, qui semble à la fois apaisant et hostile. C'est à la fois effrayant et fascinant, désolé et magnifique.
    Ce style particulier correspond selon moi également tout à fait à l'état d'esprit des personnages, notamment l'héroïne et narratrice, Sarah, partie dans ce pays à la recherche du souvenir de son frère mort et, sans le savoir tout à fait, d'elle-même. Perdue dans un monde dans lequel elle ne se reconnaît pas ni ne parvient à trouver sa place, bouleversée par la mort d'un être aimé et délaissé, elle semble errer tout au long du roman, construit par alternances entre présent et souvenirs. Heureusement, elle fera une série de rencontres qui lui permettront de :
    [Se] reposer. Reprendre des forces. Réfléchir. Retrouver la force de réfléchir et d'envisager les choses dans le calme, faire le tri, se délester, choisir. […] Puis marcher, s'asseoir et se laisser envahir. Par la lumière, les bruits, les parfums, sentir sa peau et tout ce qui la touche, l'effleure, la caresse. Respirer. […] Je sais que c'est ce dont j'ai besoin. Me délester, sentir. M'oublier, m'ouvrir. Recueillir. Laisser le soleil chauffer ma peau, l'air pénétrer mes poumons, l'eau me diluer. Sentir battre en moi un cœur régulier. [p. 187.]
    Un magnifique voyage initiatique dont je garderai un souvenir durable et marquant.

    Lien : http://minoualu.blogspot.be/2012/07/le-coeur-regulier-olivier-adam.h..
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Citations et extraits

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  • Par Lencreuse, le 12 août 2010

    (Mais) il y a, paradoxalement, chez certaines femmes moins attentive à leur apparence que dans le milieu où j'avais évolué toutes ces années, une façon de s'habiller, de ne se maquiller qu'à peine, de n'avoir jamais recours aux UV aux pommades vendues à prix d'or à la chirurgie, de boire de l'alcool, de fumer comme bon leur semble, de manger ce qu'il leur plaît de manger et de ne jamais faire de sport, de sortir le soir, de lire des livres, de penser, d'aimer la musique, le cinéma, la danse ou le théâtre, qui les garde éternellement jeunes et irradiant d'une beauté autre, parfois usée mais sans artifice.
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  • Par Lencreuse, le 12 août 2010

    Romain et Anaïs étaient devenus de longs adolescents dégingandés et mutiques, fuyant mes baisers et se soustrayant à mes étreintes comme à mes questions, s’enfermant dans leurs chambres dès que je rentrais du travail, je les regardais interdite, me demandant où avaient bien pu passer mes enfants et leurs yeux dévorants, suspendus au moindre de mes gestes à la moindre de mes paroles, me couvrant de leurs lèvres me répétant qu’ils m’aimaient à longueur de journée. J’avais beau les regarder et tenter d’établir une continuité entre mes tout-petits lovés contre moi sur la plage, dans le lit ou le canapé et ces étrangers qui vivaient dans ma maison et n’attendaient plus de moi que des repas chaud, du linge propre, de l’argent de poche et des autorisations de sortie les plus larges possibles je n’y parvenais pas, c’était une chose déchirante et secrète, un sentiment d’une perte impossible à partager, un deuil sans objet qui laissait en moi une nostalgie glacée, un froid polaire, un désert.
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  • Par Lencreuse, le 12 août 2010

    Si j'ai appris quelque chose dans le monde de l'entreprise, et du travail en général, c'est qu'on y tolère mal les faibles, que toute faille doit y être camouflée, toute fragilité niée, toute fatigue combattue et oubliée, qu'une part non négligeable de nous-même doit être laissée au vestiaire, comme un costume qu'on renfilerait le soir venu.

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  • Par Eric75, le 15 novembre 2013

    Romain et Anaïs étaient devenus de longs adolescents dégingandés et mutiques, fuyant mes baisers et se soustrayant à mes étreintes comme à mes questions, s'enfermant dans leur chambre dès que je rentrais du travail, je les regardais interdite, me demandant où avaient bien pu passer mes enfants et leurs yeux dévorants, suspendus au moindre de mes gestes à la moindre de mes paroles, me couvrant de leurs lèvres me répétant qu'ils m'aimaient à longueur de journée. J'avais beau les regarder et tenter d'établir une continuité entre mes tout-petits lovés contre moi sur la plage, dans le lit ou le canapé et ces étrangers qui vivaient dans ma maison et n'attendaient plus de moi que des repas chauds, du linge propre, de l'argent de poche et des autorisations de sortie les plus larges possibles je n'y parvenais pas, c'était une chose déchirante et secrète, le sentiment d'une perte impossible à partager, un deuil sans objet qui laissait en moi une nostalgie glacée, un froid polaire, un désert.
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  • Par luocine, le 18 septembre 2010

    Personne n’a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seulement, à certaines périodes de notre vie, ça devient juste impossible.

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