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ISBN : 2877063526
Éditeur : Editions de Fallois (1999)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Peut-on être heureux quand on est un marchand prospère?
Un bon matin, Guillaume Tranchemontagne, un millionnaire du café, décide, en se rasant, de faire le bien. Ne serait-ce pas la seule façon d'être en paix avec soi-même, son passé, sa famille et ses contemporains que de donner de son temps et de ses biens?
[…] Comment le bien fait aux autres peut-il faire si mal?
Et les émois de Guillaume ne s'arrêteront pas là. Après s'être défoncé pour un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Adrienne
Adrienne04 novembre 2011
  • Livres 3.00/5
C'est par le plus grand des hasards que j'ai mis la main le mois dernier sur un roman du Québécois Yves Beauchemin, Les émois d'un marchand de café.
Vous trouverez sur mon blog des liens vers des références et des critiques, je ne vous ferai donc pas de "redites" mais je vous dirai simplement les deux domaines qui font pour moi la spécificité de ce livre.
D'abord, il y a le titre que j'ai donné à ce billet (sur mon blog): E comme éthique. En lisant ces émois d'un marchand de café, je me suis longtemps demandé à quel genre romanesque il fallait le rattacher. Ce n'est que vers la centième page que la réponse m'est peu à peu apparue: c'est un "roman éthique". Et si ça n'existe pas encore, il faudra l'inventer.
En effet, vous avez là un personnage qui vers la soixantaine se décide à réparer le mal qu'il a fait pendant sa carrière d'homme d'affaires florissant. Toute la suite de l'histoire démontre à quel point cette démarche qu'on croirait fort simple s'avère au contraire tout à fait pénible. Surtout pour le protagoniste. Sa volonté de faire le bien suscite de nombreux problèmes et même de sournoises hostilités. Mais je n'en dirai pas plus...
Ensuite il y a tout ce qui relève de la "couleur locale". Vu que je ne connais que le (faux) Canada de Maria Chapdelaine, chaque nom de lieu a des consonances d'exotisme: les rues de Montréal, la taïga du Grand Nord et le chalet près d'un lac où notre héros va passer ses "fins de semaine".
Car il y a aussi les mots: on ne dit pas week-end, ni shopping, ni tous ces autres anglicismes que nous utilisons quotidiennement sans plus nous en rendre compte. Il y a également des expressions qui m'étaient totalement inconnues, comme ces "Bâton rouge!" pour ponctuer une forte exclamation.
Un bon moment de lecture!
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Nepenthes
Nepenthes02 février 2012
  • Livres 3.00/5
Frais, un tantinet émouvant, ce roman se lit avec simplicité et plaisir. Il soulève des interrogations, sur ce que nous sommes, et les gestes qui font ce que l'on est. Quand le protagoniste décide de rectifier les erreurs de sa vie, il n'en résulte pas toujours de bonnes choses. Cette histoire explore également les relations parfois difficiles entre parents et enfants, en particulier père/fils. Les personnages sont assez attachants. La fin m'a beaucoup touché. Un petit morceau de vie d'un personnage qui pourrait, en somme, être "comme tout le monde".
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tomes
tomes26 août 2014
  • Livres 4.00/5
Bon, je l'avoue, je n'avais encore jamais lu de livre d'Yves Beauchemin. J'ai été agréablement surprise et cette histoire m'a donné le goût d'en lire d'autres du même auteur.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
AdrienneAdrienne04 novembre 2011
Vers le milieu du printemps de 1995, Guillaume Tranchemontagne, un commerçant de cinquante-neuf ans qui s'était enrichi dans le café, décida un bon matin, tout en se rasant, de changer de conduite pour consacrer désormais sa vie à faire le bien. Il se retrouva bientôt dans une situation étrange.

L'affaire avait débuté de façon anodine. Depuis quelque temps, il se sentait mécontent de lui-même et de la vie en général, sans pouvoir mettre le doigt sur la cause de son insatisfaction. Pourtant, tout baignait dans l'huile, chez Délicaf, la société de pause-café qu'il avait fondée trente ans plus tôt; sa fille et ses deux garçons s'acquittaient bien de leurs fonctions, les clients ne se plaignaient pas trop, aucun chèque sans provision n'était apparu depuis trois semaines (chose rare) et l'exercice financier s'achevait avec un joli profit. Malgré tout, chaque jour il arrivait maussade et fatigué au bureau et restait de longs moments assis dans la cuisinette à boire café sur café pour essayer de se donner un peu d'entrain.
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papachou2002papachou200222 mars 2012
Et bien, depuis quelque temps, je trouve que je ressemble à cette nappe, vois-tu. Comme ça, à première vue j`ai l`air d`un type bien, très bien même, homme d`affaires respectable, bon père, bon citoyen, etc., mais, dans le fond de moi-même, il y a plein de saloperies... un vrai dépotoir!
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papachou2002papachou200222 mars 2012
Je m`occupe de moi-même. Je dorlote mon vieux corps, je m`accorde de petites douceurs, j`aide le temps à passer.
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papachou2002papachou200222 mars 2012
Un caprice de bonté. Le plaisir gratuit d`être généreux.
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