ISBN : 2896513876
Éditeur : La Mèche (2011)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Centre-Sud. Entre la Sainte-Catherine, Mel et Jo, les putes travesties, et le parc jonché de seringues, Aïcha traîne son enfance cassée par son beau-père.
Elle rencontre Baz et devient amoureuse. Une chose grave leur arrivera. Pour sauver sa peau, pour protéger B... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par isallysun, le 20 octobre 2011

    isallysun
    Reçu dans le cadre de masse critique, je n'avais aucune attente face à ce roman, et je ne connaissais pas non plus Sophie Bienvenu. Bien qu'au départ, le fait que ce soit un monologue me déplaisait, j'ai pris une pause et j'ai vu, en lisant la précédente critique, que c'était tout le roman. J'ai décidé de poursuivre la lecture et j'ai bien fait. le monologue est nécessaire et ponctue le rythme du roman à l'aide de nombreux points de suspension. le sujet est rude et est d'autant plus palpitant qu'il est décrit par la naïveté et la spontanéité d'une adolescente. Bien sûr, celle-ci se plaint et on se questionne à savoir pourquoi une personne (travailleuse sociale, policière) l'interroge. Bref, un monologue fort intéressant et une belle découverte. Merci aux éditions La Mèche.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cathou70, le 11 octobre 2011

    cathou70
    Roman lu dans le cadre d'un masse critique. Au début je dois avoué que j'ai eu de la difficulté a embarqué, c'est un monologue, chose que je n'ai jamais ou presque lu donc oui déstabilisé au début mais tout de même j'ai vite été accroché. C'est un sujet dur (pédophilie, viol, meurtre) qui est abordé a travers les paroles tout aussi dur a lire quand on voit que ça sort de la bouche d'une enfant de 13 ans.
    Un roman qui serait surement impossible a lire par quelqu'un qui ne comprend pas notre joual québécois mais après avoir lu le livre, je le sens nécessaire, pas sur utilisé. le roman montre une réalité peut-être un peu exagéré des milieux les plus pauvres et défavorisé (je dois avouer ne pas connaître personnellement) et ça nous amène a nous questionné sur notre société, où est-ce que vont nos jeunes?
    J'ai beaucoup aimé même si c'est un sujet difficile, j'ai lu le livre en 2 ou 3 jours, il est difficile a lâcher et a oublier également.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lali, le 01 février 2012

    Lali
    Je sais que le premier roman de Sophie Bienvenu a été encensé par la presse. Je le sais très bien. Ça ne m'empêchera pas de dire que j'ai eu du mal à accrocher. L'auteure a choisi de raconter l'histoire d'Aïcha au « je », celle-ci s'adressant à une assistante sociale afin de relater en ses mots ce qui s'est véritablement passé. C'est donc une langue parlée transposée qu'a choisi d'explorer Sophie Bienvenu, Française d'origine, débarquée au Québec il y a dix ans. Beau défi, je l'avoue. Et belle réussite. La jeune auteure a saisi les particularités et les nuances de la langue québécoise.
    Mais je n'ai pas réussi à m'attacher à son personnage principal, continuellement en crisse. J'ai été agacée de la première à la dernière ligne par cette adolescente paumée, qui zigzague et fabule en continu, insaisissable, que nul ne peut aider sans que cela ne se retourne contre lui, alors que j'aurais voulu éprouver une certaine sympathie pour elle. Parce qu'elle est issue d'un milieu dysfonctionnel. Parce qu'elle est paumée. Parce qu'elle est démunie. Mais je n'y suis pas arrivée.
    Malgré tout, Et au pire, on se mariera reste un beau pari pour Sophie Bienvenu, qui a réussi là où d'autres échouent, à savoir écrire dans une langue vivante et colorée, avec juste assez de lieux communs et de tics pour éviter la caricature.
    Lu dans le cadre de la Masse critique Québec de Babelio

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/et-au-pire/
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par myriamdb, le 15 novembre 2011

    myriamdb
    Première incursion dans le domaine du roman pour Sophie Bienvenu et non la moindre. «Ça fesse» comme on dit en bon québécois, et comme pourrait certainement l'affirmer Aïcha, la jeune héroïne de ce livre. Car même si ce récit met en scène plusieurs personnages, c'est seulement à la version de cette demoiselle que nous avons droit.
    la suite:

    Lien : http://mamereetaithipster.com/2011/11/08/et-au-pire-on-se-mariera-so..
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Cyberpresse , le 24 octobre 2011
    Dans la peau d'une adolescente de 13 ans folle amoureuse d'un homme ayant le double de son âge, Sophie Bienvenu signe un premier roman crève-coeur qui nous hante longtemps après l'avoir terminé.
    Lire la critique sur le site : Cyberpresse

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Citations et extraits

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  • Par isallysun, le 20 octobre 2011

    Ce moment-là, avec ma mère, c'était un moment d'égarement. Quand toute ta vie tu te fais un chemin que tu veux suivre, tu te fais un devoir de rester sur une ligne, c'est ça qui te définit, c'est ça qui fait qui tu es... Pis là, il t'arrive plein de trucs qui font que tu viens... épuisée, genre. Mais vraiment épuisée, je parle. Épuisée comme quand t'as plus du tout de vie en dedans. T'es vidée de ton sang, de ton eau, de tout ce qui fait que tu es toi. T'es tellement vide que t'as juste des organes qui restent en dedans. Ton coeur qui continue de battre rien que pour te narguer, on dirait.
    Tu voudrais crever, ce serait reposant, mais non. Il continue de battre, ce salaud, pis chaque battement, ça t'épuise encore plus, c'est de la torture. Tu voudrais supplier, mais t'as personne à supplier. Tu pourrais demander à Dieu d'arrêter de te faire chier, mais ça se saurait s'il répondait aux requêtes, mettons qu'il existe, genre.
    [p.118-119]
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  • Par isallysun, le 20 octobre 2011

    Tsé quand quelque chose te fait capoter, mais vraiment capoter, que t'étouffes pis que tu finis par vraiment en être malade... comme tantôt un peu... et que quelqu'un à côté essaie de te convaincre que c'est pas grave... Mais pas genre « voyons, pauvre tarte, tu capotes donc ben sur des niaiseries», mais juste par son énergie qui transpire et qui te fait savoir que tout va bien aller. Même si ça chie tout autour, même si tu te fais attaquer de partout, que le monde menace de finir là, là, ou que ton intolérance au lactose pourrait te tuer.
    C'est le genre de gars qu'il est. Comme une île déserte où tu t'échoues après une crisse de grosse tempête. Mais avec de la bouffe et de l'eau et tout dessus. [...]
    [p.96]
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  • Par isallysun, le 20 octobre 2011

    Il pleurait, mais des fois tu peux pleurer de colère ou de mal. Des fois tu peux être triste, mais pas pour la raison pour laquelle tu devrais être triste.
    [p.148-149]
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  • Par isallysun, le 20 octobre 2011

    Elle est conne, ma mère. Elle pense que plus tu cries, plus on t'entend.
    Alors que c'est quand tu chuchotes qu'on t'entend le mieux.
    [p.126-127]
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  • Par isallysun, le 20 octobre 2011

    Si c'est pas ça, le bonheur, je sais pas ce que c'est. Si c'est pas ça, le bonheur, j'en veux pas. [p.16]
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