ISBN : 270023748X
Éditeur : Rageot Editeur (2010)


Note moyenne : 4.47/5 (sur 117 notes) Ajouter à mes livres
" Qui veux-tu être, Nawel ?
Qui veux-tu vraiment être ? "
Elle le savait désormais
- Je me nomme
Nawel Hélianthas
Un vœu, un simple choix,
possédait-il le pouvoir d'orienter
un existence entière
- Je sollicite le d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par nanougo44, le 29 décembre 2011

    nanougo44
    Lorsqu'on est enfant ou qu'il y en a à la maison, on vit toujours dans un monde peuplé de fées, de dragons, de cités merveilleuses et enchantées. Il y a souvent, chez moi, cachée sous les lits ou dans les placards, une bête hideuse, les yeux exorbités, les dents acérées, une bosse dans le dos, un bras plus court que l'autre et près à bondir, dès la lumière éteinte, sur mes chers bambins...(il va peut-être falloir que j'appelle la mairie, d'ailleurs, pour régler le problème.)
    Quand certains d'entre nous passent à l'âge adulte, cette magie disparaît pour laisser place à la dure réalité et à toutes les choses sérieuses de la vie. Dommage ! Car lorsque certains adultes gardent en eux cette magie, il en naît souvent des récits extraordinaires construits comme des rêves d'enfants voire comme certains cauchemars...
    Je ne me souviens pas d'avoir déjà lu un livre de Fantasy avant celui-ci et...je suis TRES déçue...mais TRES déçue....de ne pas en avoir lu avant, bien sûr ! Mais je me rassure en me disant que je n'ai pas ouvert le moins bon...loin de là !!!
    Dans le monde de Nawel Helianthas, une jeune jurilane de dix-sept ans, la société est divisée en deux castes: les Perles qui représentent le pouvoir et qui sont peu nombreux, et les Cendres qui sont très nombreux mais totalement soumis aux Perles.
    Fille d'une grande famille Perle et au destin déjà tout tracé, Nawel est arrogante, prétentieuse et se soucie peu des autres, même de ses deux meilleurs amis: Ergaïl Onchène, Futur roi et Philla Critian.
    Comme tous les Perles de leur âge, ils devront bientôt choisir leur « Robe », leur voix.
    Un événement tragique dont Nawel sera la cause va bouleverser son univers et lui montrer que mensonge, trahison et pouvoir sont indissociables dans ce monde (un monde pas tellement éloigné du notre, finalement...)
    Elle va alors prendre une décision qui va changer le cours de son existence et l'amener vers une vie pleine de découvertes, l'obliger à se retrouver face à elle-même et l'aider à découvrir qui elle est vraiment. Elle suivra un apprentissage long et difficile qui fera voler en éclats tout ce en quoi elle croit depuis toujours.
    Je n'ai qu'un mot: MAGNIFIQUE !
    Le fond est assez banal, mais attention banal ne veut pas dire inintéressant ! Non, je veux dire que l'histoire en elle-même n'est pas tirée par les cheveux, assez simple et pourrait être traité de mille et une façons.
    Mais voilà ce qui est impressionnant dans l'écriture de ce livre, c'est que, là où certains auteurs nous auraient ennuyés, Pierre Bottero nous emmène dans un monde extraordinaire fait de « merveilleux » et de fantastique. Des paysages à couper le souffle, des personnages et des créatures tous plus étranges et fascinants les uns que les autres. On assiste à la renaissance de l'héroïne, tel le vilain petit canard se transformant en un cygne magnifique.
     
    « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »

    Alors OUI, j'ai adoré mais je suis, tout comme la majorité d'entre vous, triste de savoir que Pierre Bottero ne m'emmènera plus dans ces contrées qui m'ont enchantée, fascinée et fait trembler longtemps encore après la lecture du livre...
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    • Livres 5.00/5
    Par misscece, le 01 juillet 2010

    misscece
    Ce livre est bien dans la lignée des précédents chez-d'oeuvres de Pierre Bottero (L'Autre, Ewilan, Ellana), auteur émérite qui toujours su me faire rêver, voyager ... tout comme beaucoup d'autres personnes, j'en suis persuadée. Dans ses mondes emplis de couleurs, de poésie, de fantastique, de merveilleux, et surtout d'imagination, nous vagabondons, trouvant toujours un lien à établir avec les autres trilogies écrites par l'auteur. Dans Les âmes croisées notamment, on peut penser aux bâtisseurs, aux allusions aux voyages inter-mondes évoqués par le fou du roi ... Je n'en dit pas plus à ce sujet pour ceux qui n'ont pas encore eu le plaisir de goûter l'écriture fraîche et magnifique de Pierre Bottero. Précisons tout de même que ce livre saura vous détendre par son côté aventure et voyage, mais qu'il comporte aussi une leçon de vie, délivrée par la jeune héroïne Nawel.
    Plongez vous avec plaisir dans l'univers botteresque ! Malheureusement pour la dernière fois (même si l'on peut toujours lire et relire les oeuvres antérieures de P. Bottero ! on ne s'en lassera jamais :) car enfin, je voudrais rendre hommage au grand auteur français qui nous a quitté en novembre dernier.
    PS : Toutefois, ce livre étant censé comporter une suite, la fin est ouverte. Mais cela n'enlève rien au charme !
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 22 juillet 2011

    lehane-fan
    Je ne connaissais pas Bottero ( allez-y , vous pouvez huer...) , c'est desormais chose faite avec sa derniere oeuvre que je qualifierais juste d'époustouflante !
    On a l'habitude de lire ici ou là que tel ou tel bouquin , une fois le nez dedans , vous prive de votre comptant de sommeil tant il est difficile à refermer..Formule usitée a l'envie ( et je sais de quoi je parle , j'aurais également tendance à en abuser..) mais là , ouvert-fermé en 3h , petit-dej. inclu ( et si j'ai pas , au saut du lit , avalé mes dix kilos de tripes au saindoux , j'suis pas de bonne humeur... ) ! Il vous happe et vous libere avec un sentiment de trop peu !
    C'est donc avec un plaisir , que dis-je , une rare jubilation que Bottero nous immerge en Jurilan , le royaume des douze cités . Deux populations diametralement opposées y cohabitent : les perles , dont font partie Nawel , jeune fille arrogante au destin tout tracé ainsi que ses deux seuls amis Philla et Ergail , qui réprésentent le pouvoir , puis les cendres pour qui Nawel n'éprouve que dédain et qui sont voués à servir en courbant l'échine..
    C'est justement un tragique épisode avec l'un d'entre eux qui changera le destin de notre héroine à jamais !
    En un peu plus de 400 pages , Bottero réussi le tour de force de nous conter une histoire ultra prenante dans un monde qui ne l'est pas moins ! En effet , tout y est : aventure , suspense , féerie et la palette des sentiments suscités à cette lecture n'est pas en reste ! Et quelle patte , quelle inventivité pour ne jamais faire retomber le soufflé ! Je n'ai pas le souvenir de m'etre ennuyé une seule seconde !
    D'une petite fille riche et égoiste au caractere bien trempé , Nawel va se réveler petit à petit a travers les nombreux obstacles qu'elle franchira avec plus ou moins de réussite pour devenir un personnage véritablement attachant .
    Au final et par le prisme de ce magistral récit , Bottero interpelle finalement le lecteur sur la portée de tout acte et les conséquences qui en résultent tout en nous prouvant que rien n'est jamais écrit et qu'il nous appartient , à tout moment , de faire les bons choix !
    Seul point négatif , un méchant vide ressenti en quittant ce monde que l'on ne foulera plus , Bottero étant parti à jamais enchanter par ses récits de celestes et privilégiés témoins...
    Les Ames Croisées ne se lit pas , il se dévore !
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Azilis, le 24 septembre 2010

    Azilis
    Ce n'est pas sans émotion que j'ai lu ce livre (sûrement comme beaucoup d'entre vous). J'étais partagée entre l'envie de le dévorer et celle de le savourer... J'ai fait un peu des deux en le lisant en seulement 3 jours!
    Je fais partie des fans du style Bottero... Et dans ce roman, nous retrouvons tout ce talent qui va nous manquer.
    Nawel est un personnage charismatique, avec une force de caractère très présente. Elle fait partie de la caste des privilégiés de Jurilan et va remettre en question toute son éducation... Elle va connaître une vie diamétralement opposée à celle à laquelle elle était destinée : d'une "princesse" future reine elle devient un combattant.
    Évidemment, on sent que Pierre Bottero avait pleins de choses à écrire, à réaliser, à créer avec ce personnage et cette histoire. La fin est ouverte, on veut une suite... qui ne viendra malheureusement jamais...
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par isallysun, le 01 avril 2012

    isallysun
    J'ai grandement apprécié ce livre qui a rejoint en décembre ma PAL de façon impulsive, car je ne devais pas faire d'achats! Cependant, c'est une impulsion modérée car j'entendais parler de plus en plus de cet auteur et on ne peut nier que la couverture est magnifique et incite à acheter ce petit bouquin. Bref, j'ignorais à quoi m'attendre exactement, surtout que je ne suis pas la plus partisane de la fantasy. Et ce livre est loin d'être une déception!
    Je crois que les jeunes devraient tous le lire, car la lecture est simple, l'intrigue est bien menée, le style bien développé.Il se lit très rapidement; les chapitres sont courts et se terminent souvent sur une note qui nous incite à en débuter un nouveau. On voit même parfois certaines leçons de vie au travers de la quête d'identité de Nawel, qui a quand même des réactions que je trouvais parfois typiquement adolescentes. Cependant, on se demande comment elle parviendra à poursuivre sa quête. Bref, je m'égare, voici un extrait où on peut voir un peu la conception de la vie de Nawel:
    Elle se trouvait très loin de tout lieu habité, seule et, elle l'avait constaté face aux fangs, à la Glauque ou encore aux singes noirs, plus habile pour fuir que pour combattre. Elle n'en rayonnait pas moins de confiance.
    « Vivre, c'est se mettre en danger, réalisa-t-elle. de la même façon qu'apprendre à marcher, c'est d'abord accepter l'idée de tomber. »
    [p. 235]
    et un autre où on se rend compte de la folie des hommes:
    - Qu'en sais-je ? Une fièvre maligne, une fièvre virale peut-être. Ou alors la pire de toutes, la fièvre des hommes.
    - La fièvre des hommes ?
    - Oui, cette fièvre qui monte à la tête de ceux qui possèdent le pouvoir et les conduit à commettre des atrocités sous couvert de justice, de paix, d'équilibre, d'honnêteté et autres grands mots. Cette fièvre terrible qui cause des ravages parmi les innocents. Uniquement parmi les innocents. [p.88]
    Et je pourrais vous en mettre nombre d'autres! Mais je tiens à ce que vous puissiez lire de façon continue cette magnifique plume, alors, je ne vous en partage qu'une seule autre:
    Dire.
    Dire ce qu'on meurt d'envie de dire.
    Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant.
    Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire.
    Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer.
    Mais est-ce que dire suffit?

    Aussi, j'ai trouvé qu'on ne découvrait presque que Nawel, délaissant ainsi plusieurs personnages secondaires, à mon grand regret. Peut-être est-ce dû au fait que ce roman est posthume ou qu'il devait faire partie d'une saga. Bref, c'est mon seul regret, mais mon plus grand regret est de ne pouvoir découvrir la suite, sur laquelle je me saurais probablement jetée, puisque, oui, j'ai été émerveillée par ma lecture et que j'aurais aimé découvrir l'autre côté de la porte! Mais, je me dis que cette saga prévue devait faire le pont entre des sagas déjà écrites par Bottero, sagas que je n'ai pas lues, mais que je lirai certainement puisque le style de l'auteur m'a grandement plu.
    C'est donc un excellent livre où on suit Nawel dans sa quête d'identité, dans son conflit intérieur et dans son apprentissage lorsqu'une réponse commence à se pointer le bout du nez.
    De plus, comme j'ai entre autres lu ce livre pour le challenge Les mondes imaginaires d'Aymeline, je tente donc de vous faire une petite notice décrivant le lieu où se passe l'action du livre. Il s'agit d'AnkNor , une cité divisée où les Cendres sont dominées par les Perles et où étudient certains aspirants pour rejoindre différentes castes telles que les Robes Mage, Robes Gouverneur, Armures ou Robes Historiennes. À quelques jours de là, se trouve la cité des Anciens, où auraient été prises les richesses pour construire AnkNor. Et pour se rendre à la cité des Anciens, il faut traverser un pont de glace et affronter des créatures. Bref, un décor tout à fait fantasy. Voilà, c'était ma courte notice pour laquelle j'ai eu de la difficulté.
    Désolée, je trouve que j'ai de la difficulté à vous faire transparaître mon enthousiasme pour ce magnifique petit bijou que j'ai lu dans le cadre de quelques challenges:

    Lien : http://paysdecoeuretpassions-critiques.blogspot.ca/2012/03/la-quete-..
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Citations et extraits

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  • Par mathilde08, le 02 octobre 2011

    Nawel a cinq ans.
    Assise sur un fauteuil adapté à sa taille, elle observe dans un miroir sa mère qui lui brosse les cheveux. Dorés, déjà si longs, épaisses boucles de soie et éclats de miel.
    -Ta chevelure sera ta force, ma fille, murmure Siméa Hélianthas. Elle t'ouvrira les portes et les coeurs. Toutes les portes et tous les coeurs.

    Nawel a huit ans.
    La duègne chargée de sa toilette, une Cendre replète et bavarde, évoque avec son amie cuisinière les cheveux de l'enfant qui feint de dormir.
    -Que Kaïa m'en soit témoin, cette petite possède les boucles de la déesse-mère en personne. Elle pourra, plus tard, être aussi vilaine qu'un fang, personne ne s'en apercevra.

    Nawel a treize ans.
    Elle rentre chez elle, radieuse. A l’unanimité, les garçons de la classe l'ont désignée comme la plus belle fille de l'école.
    Grâce à ses cheveux.

    Nawel a seize ans.
    Sa crinière blonde draine les regards éblouis des garçons de son âge. Et de nombreux hommes plus âgés. Don Elintis la choisit comme modèle pour une de ses célèbres toiles.
    Grâce à ses cheveux.

    Nawel a dix-sept ans.
    Debout devant une glace, elle observe sa silhouette avec sévérité puis secoue la tête, faisant voltiger ses longs cheveux blonds. Elle sourit. Tant qu'elle possédera pareille crinière, ses défauts physiques demeureront accessoires.

    Nawel a dix-sept ans.
    Épuisée par un long et périlleux voyage, sale, affamée, elle prend néanmoins le temps de brosser ses cheveux pour leur rendre lustre et beauté avant de regagner AnkNor.

    Nawel a dix-sept ans.
    Sa chevelure nimbe son visage d'or et de promesses vaines.

    Nawel a dix-sept ans.
    Agenouillée sur un tapis du Donjo, elle relève la tête, plante ses yeux dans ceux de Lyiam qui lui rend son regard. Impavide.
    Elle se redresse.
    Traverse le préau jusqu'au râtelier où sont rangées les armes d'entrainement. Elle saisit un poignard aussi affûté qu'un rasoir. Lame courte et large.
    Lyiam et Anthor l'observent sans bouger.
    La première mèche est la plus difficile à couper. Les autres suivent aisément.

    Nawel a dix-sept ans.
    Elle brosse sa tunique du revers de la main pour en faire tomber les dernières boucles, souvenirs d'or et de promesses vaines, puis elle retourne se camper devant Lyiam.
    Le salue.
    -Je suis prête.
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  • Par Lamiou, le 27 août 2010

    La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens [...] La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière.
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  • Par Lefso, le 03 octobre 2011

    La ville Cendre, répéta Ol Hil' Junil l'air songeur. Dis-moi, jeune Hélianthas, t'es-tu déjà demandé pourquoi Cendres et Perles s'appellent ainsi ?
    - Non, répondit Nawel, et je t'avoue que cela ne m'intéresse pas.
    - Les Cendres sont multitude, expliqua le fou du roi sans tenir compte de la remarque. Pareils à ces grains impalpables qui s'accumulent dans les foyers de nos cheminées, ils se dispersent au moindre souffle, se balaient sans difficulté et n'ont aucune consistance, aucune véritable réalité. Pourtant...
    - Pourtant ? demanda Nawel, attentive malgré elle.
    - Lorsque l'on arrose la cendre, elle devient aussi dure que la pierre. L'inconscient qui ignore cela court le risque de voir son foyer se fendre.
    - Il ne pleut pas souvent à AnkNor, ironisa Nawel, je doute que les Cendres changent un jour de nom pour devenir des Pierres.
    - L'eau n'est pas le seul liquide disponible, rétorqua le fou. Il est possible d'obtenir le même résultat en arrosant la cendre avec de la sueur ou du sang.
    Nawel fronça les sourcils. Sans qu'elle sache vraiment pourquoi, les paroles d'Ol Hil' Junil lui déplaisaient.
    - Et les Perles ? s'enquit-elle néanmoins.
    - Une perle est un miracle de la nature. Belle, fine, unique, elle repose dans son écrin, provoquant les regards émerveillés de ceux qui la contemplent. Pourtant...
    - Pourtant ?
    - Au cœur de chaque perle, il y a une impureté, un grain de sable, une souillure. La nacre, si admirable, n'est que le moyen utilisé par le coquillage pour se protéger de cette souillure.
    - Dois-je entendre que le cœur des Perles est souillé ?
    Nawel avait durci le ton, ce qui fit sourire le fou.
    - Les Perles possèdent-ils un cœur ? La question, importante, l'est moins que savoir s'ils possèdent des oreilles. Un cœur pour aimer, des oreilles pour entendre. Possèdes-tu un cœur, Nawel Hélianthas ? Et des oreilles ?
    Il sourit. Un sourire aussi lumineux que triste qui doucha la colère naissante de Nawel et la contraignit au silence.
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  • Par Lamiou, le 27 août 2010

    Traquer sa propre responsabilité, dédouaner les autres de la leur, n'est-ce pas avant tout un moyen égoïste de s'accorder de l'importance, de se placer au centre d'un univers tournant autour de sa personne ? Déresponsabiliser ses proches, pour quelque raison que ce soit, ne revient-il pas à leur dénier une légitimité que nous cherchons désespérément à nous approprier ? Une légitimité que nous craignons de partager tant elle est fuyante, versatile, impalpable ?
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  • Par Lamiou, le 27 août 2010

    Ne confonds pas le rêve et l'Imagination. Si le premier vient à toi de son propre chef, c'est volontairement que tu décides d'arpenter la deuxième. Cela peut s'avérer périlleux, j'en ai fait l'amère expérience, mais les possibles sont trop nombreux pour que tous débouchent sur des impasses. [...]
    La vie, comme les rêves, conduit souvent à des impasses.
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A COMME ASSOCIATION N°6 "Ce qui dort dans la nuit" d'Erik L'Homme - BA .
Walter, le directeur de l'Association, a disparu. La troublante stagiaire Nina est en danger. de faux agents traquent un sorcier joueur de tambour dans le métro. Jasper mène l'enquête ... Retrouvez la suite de la série imaginée par Pierre Bottero et Erik L'Homme le 13 octobre en librairie: «Ce qui dort dans la nuit» d'Erik L'Homme, le sixième tome de la série.








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