ISBN : 2709635704
Éditeur : J.-C. Lattès (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
C'est la dernière nuit de l'année. Sur l'île de Bréhat, Paloma, quatorze ans, rejoint Pierre, son ami d'enfance, pour fêter le nouvel an. Ils ne se sont pas vus depuis un an, l'adolescente s'est transformée et les rapports sont à réinventer.
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 26 août 2010

    LiliGalipette
    Premier roman de Carmen Bramly.
    Sur l'île de Bréhat, le dernier soir de l'année 2010, Paloma et Pierre s'apprêtent à vivre la dernière nuit de l'enfance. Paloma a 14 ans. Pierre en a 16 ans. Tous deux enfants d'une bourgeoisie plus ou moins dévoyée, nourris de culture classique jusqu'à plus soif, ils jouent à se séduire pour cacher qu'ils s'aiment. le désir et la séduction ne sont pas des armes anodines. Elles ont des lames doubles et des effets pervers. Paloma et Pierre, encore aux portes de la maturité, les manient avec maladresse, mais tous les coups font mouche.
    Pierre, "le genre petit rockeur débraillé" (p. 16) et Paloma qui ne sait pas "si [elle] préfère les tons pastels ou les couleurs fauves" (p. 14) se lancent dans une parade amoureuse tortueuse et violente, aux accents de tango, sur le son débridé des rocks des années 1960. du haut de leur adolescence insolente, ils explorent les arcanes pernicieuses du carré amoureux, reformant pour quelques heures un cercle d'amis d'enfance déjà dissout. L'innocence est désormais souillée et sublimée par le désir.
    La soirée du réveillon, si fraîche à ses débuts, simple et grave badinage de deux enfants amoureux, tourne à l'équipée nocturne quand Paloma et Pierre prennent la mer pour une île indistincte. En voulant recréer l'utopie romantique de Paul et Virginie, ils ne font que mettre en scène la vie au lieu de la vivre.
    La jeunesse est fascinée par ce qui brille et surtout par les étoiles noires. Paloma entretient une fascination vaguement amoureuse pour Peter Doherty. Peter/Pierre, le parallèle est aisé et l'on sait qui est au coeur des fantasmes de l'adolescente. Pierre joue à l'homme en fumant et buvant, nécessaire mais dangereuse exploration des paradis où les sensations qui, pour être plus puissantes, ne sont que mensonges. La désinvolture forcée des personnages se mêle à la fraîcheur noire de l'adolescence. On assiste littéralement à un moment sur le fil, où tout n'est que frange.
    La foi en l'avenir est entachée de pessimisme et de doutes, mais aussi de morgue et de révolte idéale. Pierre veut être un "intellectuel de gauche avec des idées de droite. [...] En gros, [...], tu te poses à la terrasse du Flore et, tout en lisant le Canard enchaîné, tu prônes la nécessité pour la France d'avoir une élite prolétaire bien présente, et en toi-même, tu penses que si un seul connard met le pied à Saint-Germain-des-Prés, tu l'exploses au Kärcher." (p. 40) Bouillonnant vivier d'idées et d'aspirations, l'adolescence se veut le reflet du monde de demain. Paloma et Pierre se fantasment eux-mêmes. Posséder l'autre leur permettra aussi de se posséder eux-mêmes.
    C'est un roman où l'adulte n'a pas de place. Vaguement cité, jamais incarné, sans contour, il ne peut exister dans l'univers exclusivement adolescent de Paloma et Pierre. Soumis aux mêmes règles que le reste des autres mondes, cet univers est impitoyable. La jungle n'est jamais loin de la prairie en fleurs et le tigre revêt souvent les atours de la brebis.
    Ce roman sur l'adolescence a pour plus grand mérite d'avoir été écrit par une adolescente. Enfin un texte qui n'est pas du Salinger d'opérette! L'auteure a 15 ans, à peine plus que son héroïne. Son premier roman est beau, porté par une écriture fine et jeune. J'espère vraiment que cette plume grandira et mûrira avec sa propriétaire, pour la retrouver dans d'autres textes en prise avec d'autres âges. Je lui souhaite, pourquoi pas, de recevoir les honneurs du Flore!

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/08/26/18712861.html
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Celine___, le 27 décembre 2010

    Celine___
    Si vous êtes habitués du blog, vous devez sans doute vous rappeler de l'article que j'avais fait sur Carmen Bramly (flashback), cette jeune parisienne de 15 ans seulement, qui signe ici son tout premier livre et reçois les éloges de bon nombre de gens.

    Alors pourquoi ai-je voulu absolument lire ce livre dès que j'en ai entendu parler ? Tout simplement parce que j'étais curieuse de voir ce qu'une jeune fille de mon âge (!) pourraît écrire, et de quoi son livre parlerait. Eh bien je suis fière de dire une fois de plus qu'il n'y a que les adolescents qui se comprennent, que rien n'est pareil selon l'époque, et que par conséquent il n'y a qu'une adolescente pour parler le mieux de l'adolescence!

    Paloma est une jeune fille qui aime sa propore vision de la vie, qui ne veut ressembler à personne, préférant vivre selon ses lois et devenir marginale plutôt que de copier ses amis et apprécier les mêmes choses que les autres. Elle projette son avenir comme un grand rêve où elle vivrait les aventures de ses héroïnes littéraires préférées et construirait une histoire avec Pete Doherty, son idole.

    Mais ce réveillon du Nouvel An sur l'île de Bréhat va la faire évoluer, réfléchir, et finalement passer de l'autre côté de la rive. C'est cette nuit qu'elle va réinventer sa relation avec Pierre, son ami d'enfance, en passant la soirée chez lui.

    Le fait que l'histoire se passe en une nuit et ait pour moteur la reconstruction des relations de deux personnages m'a beaucoup fait penser à Là où j'irai, de Gayle Forman. En une nuit, les deux protagonistes s'avouent des choses à eux-même et à l'autre, découvrent leurs sentiments, se forcent à se comprendre mutuellement, et dans Pastel fauve, cherchent à donner raison à leur désir.

    Les références du passage de fille à celui de femme, ou presque, sont très intéressants, notamment un qui m'a beaucoup plu: la fascination de Paloma pour le chanteur anglais Pete Doherty. Elle est tellement obsédée par lui, c'est presque comme si elle le connaissait. Elle se fait sa propore idée de son idole, choisit ce qu'elle veut croire dans les journaux ou pas, imagine une vie avec lui,... Mais la petite de quatorze ans a déjà réussit, avant le début du livre, à oublier son drogué de Pete, le symbolisant seulement comme la vie rock'n roll qu'elle aurait rêvé d'avoir.

    J'ai vraiment été scotchée par la propreté et le professionnel dont ce livre est écrit. Il y a de très belles proses, des passages poétiques, tout cela écrit avec un vocabulaire qui fait plaisir par sa richesse, et beaucoup de créativité pour les dialogues. J'ai beuacoup rigolé à certains moments! ^^

    Je tire mon chapeau à Carmen Bramly, quinze ans à peine, qui m'a convaincue que même des ados peuvent écrire! Bravo à elle :)
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 29 août 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Paloma a quatorze ans, l'âge de l'adolescence, l'âge de tous les possibles. Nous sommes le 31 décembre, elle s'apprête à retrouver Pierre, qu'elle n'a pas vu depuis quelques mois. C'est une année particulière. Elle n'est plus tout à fait une enfant et pas encore une femme. Pourtant, Paloma a envie de changement. Elle ressent toutes sortes de chamboulements.
    Avec Pierre, ça a toujours été « Je t'aime, moi non plus », on le comprend dès le début, dès leurs retrouvailles. Pourtant, ces deux-là éprouvent l'un pour l'autre des sentiments très forts pour leur âge. Peut-être trop fort.
    Il faut dire que leur année a été difficile. Ils ont perdus un de leurs amis, un de « leur bande ». Tous les membres de ce groupe vivent leur deuil à leur façon, ce qui entraîne parfois distance et déchirement. Comme si cet ami était le lien entre tous. le lien qui apaisait leur différence, renforçait leur amitié.
    Paloma et Pierre vont jouer au jeu du chat et de la souris presque tout le long du livre, inversant à chaque fois les rôles. En une nuit, ils vont réussir à s'aimer, à se battre. A se dévorer, à se détester. Comme la mer qu'ils vont devoir affronter, le calme reviendra après la tempête. Comme toujours. Mais surtout pour combien de temps ?
    Un roman que j'ai apprécié malgré quelques appréhensions. L'auteur est jeune, très jeune même. Elle avait quinze ans lors de l'écriture de ce roman. Comment réussir à décrire des évènements que l'on n'a jamais vécus ? Comment faire ressentir au lecteur des sentiments jamais éprouvés ? Et bien, elle ne s'en sort pas mal du tout. Hormis le côté « bobo chic », on peut facilement reconnaître dans ce roman l'adolescent que l'on a été avec ses doutes, ses douleurs.
    Un roman touchant, des personnages profonds qui tentent de faire face, d'avancer dans la vie comme ils peuvent. Une image torturée de l'adolescence. Mais une adolescence pleine de rêves et d'espoir.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par liliba, le 28 juillet 2010

    liliba
    Paloma se prépare pour la soirée de réveillon qu'elle va passer en tête à tête avec Pierre, son ami d'enfance qu'elle n'a pas revu depuis un an, celui avec lequel elle a partagé tous les bons et les moins bons moments sur cette île de Bréhat qu'elle adore. La jeune fille de quatorze ans est heureuse, mais un peu fébrile également. Elle imagine les dialogues qu'ils auront, rêve également de baisers, de caresses... Mais rien ne se déroulera comme prévu, les deux adolescents, trop fiers pour s'avouer leurs sentiments, vont vite s'affronter, se défier. Les amis vont s'intercaler dans cette relation et c'est finalement l'île et La mer froide que tous les deux adorent qui arriveront à leur faire exprimer honnêtement ce qu'ils ressentent. Une nuit dont ils se souviendront !

    Dans ce roman sur les adolescents, on retrouve toutes leurs contradictions, leurs angoisses, leurs espoirs, leurs rêves, leurs peurs... Nous sommes face à cet âge où l'on désire tant et où l'on ne sait pas forcément comment aborder la vie, les choses, les gens. Cet âge où l'on passe du rire aux larmes, de la colère à la douceur, de la révolte à la soumission. Cet âge si beau et si compliqué... Carmen Bramly en parle bien puisqu'elle a quinze ans elle aussi. Elle décrit avec justesse ses personnages, qui doivent peut-être ressembler à ses amis. Elle utilise également le langage des jeunes d'aujourd'hui, et c'est là que pour moi le bât blesse, j'ai du mal à m'y faire et cela m'a empêchée de m'attacher aux personnages et de ressentir de l'émotion pendant ma lecture (mais il le faudra bien, sans doute, puisque mes enfants vont grandir et qu'il y a de fortes chances qu'ils soient également comme cela...).
    Quoi qu'il en soit, un premier roman intéressant pour une si jeune auteur.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par BMSierre, le 11 janvier 2011

    BMSierre
    Carmen Bramly est une toute jeune lycéenne de quinze ans qui signe ici un premier roman de jeunesse. Elle porte un regard assez réaliste sur l'adolescence, elle évoque les drogues, l'alcool, le phénomène des stars que l'on adule, les premier amours, les copains, La mort… tout ça avec un certain recul et beaucoup de cynisme. Paloma, l'héroïne passe la soirée du réveillon chez Pierre, un ami de toujours, un peu plus âgé qu'elle. Ils vont vivre la dernière nuit de l'enfance. Pierre joue à l'homme en buvant et en fumant et Paloma (qui est obsédée par le chanteur Pete Doherty) est plutôt provocatrice et capricieuse. le paysage qui les entoure, l'île de Bréhat, se prête tout à fait à l'exaltation, et aussi à une forme de violence. C'est un peu inspiré de Paule et Virginie. Un petit mystère plane tout au long du roman : Martin. Ecrasé sous le métro. Les allusions font penser à un suicide… mais sans aucune explication. L'histoire est à l'image des adolescents d'aujourd'hui « en général », romantique mais tout de suite après un peu vulgaire. L'écriture est fine et précise mais donne l'impression quand même d'être un peu un bon devoir de français avec un vocabulaire soutenu. J'ai lu qu'un deuxième roman est En route… à suivre. Y.R.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • LeSpectacleduMonde , le 14 juin 2011
    Entre jours pastel et passions fauves, Carmen Bramly revisite le thème de l’innocence souillée par le désir, sans jamais vraiment convaincre. Bien loin de l’intensité et du panache des drames bourgeois de Sagan.
    Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 26 août 2010

    Un intellectuel de gauche avec des idées de droite. [...] En gros, [...], tu te poses à la terrasse du Flore et, tout en lisant Le Canard enchaîné, tu prônes la nécessité pour la France d'avoir une élite prolétaire bien présente, et en toi-même, tu penses que si un seul connard met le pied à Saint-Germain-des-Prés, tu l'exploses au Kärcher. (p. 40)
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Celine___, le 17 février 2011

    Non, ce n'est pas fini, il y a encore la vie à affronter, mais on va foncer, bébé, vers le bonheur ou dans un mur, c'est mieux que de rester immobiles."
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Vidéo de Carmen Bramly

Myriam Thibault et Carmen Bramly n'ont pas encore 18 ans et sont chacunes les auteures de deux ouvrages de cette rentrée littéraire : "Paris je t'aime" et "Pastel Fauve". Deux auteures sont nées et ont déjà leur style








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