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Les Colombes du Roi-Soleil tome 7 sur 15
EAN : 9782081210899
318 pages
Flammarion (15/05/2008)
4.14/5   234 notes
Résumé :
Originaire de Saint-Malo, Henriette a tout d'un garçon manqué. Amoureuse, comme son père, du vent et de la mer, elle ne rêve que de bateaux, au grand désespoir de sa mère.

À Saint-Cyr, elle se lie d'amitié avec ses compagnes de fortune, mais elle n'est pas faite pour l'étude, le calme ni la prière.

Elle décide donc de reprendre sa liberté et d'aller au-devant de l'aventure pour réaliser son destin...
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Le septième tome de cette série historique très sympathique à lire, forcément que j'avais hâte de le lire, il parle de Saint-Malo (une ville que j'adore) et de corsaires (un sujet dont je suis fan). J'avais peur qu'il me déçoive, mais pas du tout, excepté une fin un peu trop raccourcie, même si elle change des happy end des autres tomes. Ici, la fin se conclut par une belle promesse d'espoir, de changement, pas de faste, pas de luxe, la simplicité et l'aventure sont de rigueur.

Dès que j'ai découvert les premiers chapitres, je savais que Henriette serait une femme aussi atypique et forte que Charlotte. Elle est très surprenante et cette personnalité hors du commun permet de rendre ce tome différent, décalé. Henriette un peu un genre de Lady Oscar, elle préfère être un homme, s'habiller comme tel, parcourir les rues de Saint-Malo, libre, rêver de la mer et des aventures qu'elle peut offrir. C'est une petite fille impressionnante que nous découvrons page après page. Son rêve prend fin en étant envoyé à Saint-Cyr et même si elle ne se plaignit jamais de sa vie là-bas, les récents changements de conduite de l'établissement (abordé avec le Rêve d'Isabeau) et l'état de santé de son père la ramènent chez elle. Elle n'est pas aimée de sa mère, son père a perdu son honneur lors d'une bataille maritime, son cousin va en épouser une autre. Henriette devient Henri de Pusay, corsaire pour Duguay-Trouin.

La personnalité de Henriette rend l'histoire intrépide, insolite et prenante. L'action est clairement au centre de l'intrigue peuplée de scènes de batailles sur terre et en mer. Henriette se défend à l'épée, elle n'hésite pas à tuer, elle va apprendre la vie sur un navire, à naviguer, à diriger même un bâtiment. Elle se révèle forte, courageuse, sensible et formidable, c'est un vrai régal de la suivre. D'autant plus que le style d'écriture de l'auteure permet d'entrer dans ses pensées avec aisance, en plus de maîtriser tout le vocabulaire et les expressions du 17e, Anne-Marie Desplat-Duc sait parler de la vie maritime, avec tous les termes précis pour décrire un bateau. le monde des corsaires se trouve très bien développé ici, on ne parle pas de piraterie, mais bien des corsaires, mandatés par les souverains.

Pas de robes, pas de bals, pas de complots ou d'intrigues de cour, l'histoire nous parle d'une jeune femme élevée pour vivre en mer, pour se battre comme un homme. Saint-Cyr lui aura appris à être plus modérée en public et se conduire devant les personnes qui lui sont supérieures. On nous parle de rêve, d'aventures, de dangers, d'actions, de morts, même si de nombreux détails sont épargnés, la mort est bel et bien présente. J'ai été très triste pour l'un des personnages, un ami et mentor pour Henriette. Cette dernière tient à regagner l'honneur perdu de son père, à rendre riche sa famille endettée, elle se sacrifie quitte à finir au couvent à cause de sa conduite. C'est en somme une intrigue très intéressante, car inédite dans la série, Charlotte fut découverte, Henriette, continuera de se faire passer pour un homme pendant longtemps dans le roman.

Quant aux personnages rencontrés dans ce tome, c'est bien pensé d'avoir fait intervenir Saint-Malo, la cité des corsaires et d'avoir parlé du célèbre Duguay-Trouin. René est un protagoniste sympathique, drôle et attachant, j'ai beaucoup aimé sa complicité avec Henriette. J'ai été très contente de connaître Basile et Rozon, deux hommes très utiles dans l'apprentissage de Henriette dans cette nouvelle vie, j'avoue que je préférais Rozon à Luc-Henri, le cousin de notre héroïne. Pour la simple et bonne raison que cet homme ne me plaisait pas, je sais qu'elle l'aime, mais c'est un coureur de jupons, un menteur, il a trop de défauts, et même qui lui dit qu'il a changé, je reste dubitative. J'étais très surprise de revoir Louise, la soeur de Henriette m'a paru au premier abord peu gentille, mais elle devient une amie redoutable pour Henriette. Monsieur de Pusay est un homme attachant, complice avec sa fille, ce qui lui arrive est très triste et le rend encore plus aimable ; en revanche, j'ai de suite détesté Madame de Pusay, c'est une mère trop superficielle et peu sympathique.

En conclusion, une fois de plus, Anne-Marie Desplat-Duc offre avec ce septième tome une nouvelle intrigue autour d'une nouvelle colombe et d'un nouvel univers. Pas de Versailles ou de bals, peu de monde féminin, ici, Henriette devient corsaire, elle vit en mer, traverse les océans, pille les vaisseaux ennemis sur les ordres du roi. Elle y fait des rencontres passionnantes, les personnages sont soignés et intéressants (qu'on les aime ou non) ; elle parle sans détour de son envie de sauver son honneur et sa famille, de l'importance de suivre ses rêves et la voie qu'on choisit. Henriette est entière, indépendante et courageuse. Ce septième tome m'aura beaucoup enchantée, il est vivant et différent des tomes lus jusqu'à maintenant, j'ai hâte de découvrir ce que le prochain me réserve.
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Henriette de Pusay, méprisée par sa mère, a été élevée à Saint-Malo, comme un garçon manqué. Elle sait manier l'épée et gouverner un bateau. Son père et son cousin, dont elle est éprise, sont des amoureux de la mer. Impossible donc, pour elle, de rester à Saint-Cyr.
Déguisée en garçon, elle va s'embarquer sur un vaisseau de corsaires pour tenter de sauver l'honneur de son père et chercher à oublier son amour déçu.
Une histoire bien construite qui peut se lire indépendamment des tomes précédents. On s'éloigne de Versailles et de la Maison royale d'éducation de Saint-Cyr pour sillonner les mers. Par la même occasion, on apprend beaucoup sur les corsaires.
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Bon tome de la série "Les colombes du Roi-Soleil". Les aventures d'Henriette, une jeune fille qui aime la liberté, les batailles et la mer, un véritable garçon manqué par son caractère et parce qu'elle vit très durement les reproches constants de ses parents, sont intéressantes et bien racontées. Une seule chose est franchement ratée: son improbable histoire d'amour avec son cousin Luc-Henri. Elle se trompe très certainement de prétendant et son histoire sonne faux.


Ce tome est centré sur les batailles maritimes sous le règne de Louis XIV. Défaites et succès s'enchaînent pour ramener les trésors convoyés par les navires ennemis. C'est aussi une période de grande famine. Toutes ces guerres coûtent une fortune à l’État français et pendant ce temps, le peuple meurt de faim.
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Je m'attendais à un truc formidable et j'ai donc été déçue.
Nan mais henriette ma soeur la trouve trop belle,et moi,même si je n'aime pas ses cheveux et que je la trouve froide,elle n'est pas moche.Sa mère est folle,on va dire.Le livre,je n'ai pas aimé,la première fois.Maintenant que je l'ai lu dix fois,je l'aime beaucoup.Bon,on va dire que dans un livre comme ça il fallait oser faire une pimbêche pareil,qui maltraite sa fille juste parce que son physique ne lui plaît pas à elle.D'autant que ça change que ce soit la seule colombe dont on ne vante pas la beauté,et elle est très courageuse,d'autant que j'aime bien cette idée de parler du milieu des corsaires.Elle a un peu trop d'orgueil régional mais elle est très fière,très courageuse.
Par contre,je trouve qu'elle se trompe de prétendants dans son histoire d'amour.Et puis on épouse pas son cousin,enfin!Elle détruit un homme qui lui a tant apporté,mais bon les filles de la haute se marient pas avec des fils de paysans bretons.
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C'est le tome qui m'interessait le plus quand j'ai commencé cette saga et je ne suis pas déçue ! Ici, on retrouve Henriette, une jeune fille qui se fit des convenances et veut faire les mêmes choses que les hommes. Je l'ai beaucoup aimée, elle m'a touchée car sa mère est vraiment détestable et méchante avec elle heureusement que son père est là pour elle.
⚓️
J'ai adoré voir comment elle s'est transformée pour être à bord d'un navire, c'était très plaisant de la voir faire ce qui lui plaisait et enfin être elle-même. J'ai également beaucoup aimé Basile, qui l'a épaulé et apporté son amitié tout au long des traversées. Au début je n'aimais pas son love interest à savoir Luc Henri mais vers la fin du roman ça allait mieux... C'est clairement un tome qui change des autres et où il y a pas mal d'action, je le recommande vivement.
Note : 8/10
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Au début, il m'ignora et je fis de même.
Notre amitié naquit un jour froidureux de novembre alors que, emmitouflée dans une cape, je revenais avec mon père de St Malo où j'avais assisté malgré la pluie et le vent au carénage d'une frégate. Monté sur son cheval, il entra en trombe dans la cour. Mon père me déposa devant lui avant de conduire sa monture à l'écurie. Luc-Henri fit cabrer son cheval pour m'impressionner. Je n'avais pas peur des chevaux et, bien décidée à lui montrer que je n'étais pas une poule mouillée, je lui saisis le pied, l'arrachai de l'étrier et le tordis. Il poussa un cri et tomba dans la boue. Il se releva aussitôt et bondit sur moi. Je l'esquivai. Mais sa deuxième attaque me fut fatale et il me renversa sur le sol. JE lui donnai force coups de pieds et de poings pour me libérer, il m'en rendit autant. C'est mon père qui nous sépara.
- Luc-Henri, ce ne sont pas des façons de se conduire avec les demoiselles, gronda t-il.
- Celle-la n'est pas une demoiselle ordinaire, se défendit-il en reniflant le sang qui perlait à son nez.
Mon père rit et ajouta:
- J'en conviens
Puis me secouant par le bras, il me tança :
- Henriette, il serait temps de vous assagir.
- Être sage m'ennuie. Et puis Luc-Henri m'a défiée. Auriez-vous préféré que je m'enfuie en pleurant?
Pour toute réponse, il me tapa sur l'épaule comme il l'aurait si j'avais été un garçon et soupira:
- Vraiment quel dommage... Vous avez de la trempe et de la répartie!
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Mon père souhaitait un fils afin qu’il prenne la succession. Ma mère, elle, fut plutôt heureuse de ma venue ; elle espérait une fille qui lui ressemble, c’est-à-dire belle, blonde, le teint clair, et avec qui, l’âge venant, elle parlerait tissu, fanfreluches, bijoux. Las, elle déchanta dès que je sus marcher ou plutôt courir.
Je n’aimais rien tant que parcourir la grève dans les embruns. Me montrer crottée et échevelée dans le salon où elle brodait ne me gênait point. Et porter une tenue défraîchie et des bas reprisés ne m’indisposait pas.
— Qu’ai-je fait à Dieu pour avoir une fille telle que vous ! se plaignait-elle.
N’ayant point de réponse à cette question, je baissais la tête.
— Vous n’avez rien de moi, aucune beauté, aucune grâce, et si votre père continue de se ruiner sur la mer, vous n’aurez même pas de dot. Que ferat-on de vous, alors ?
Chaque fois ses remarques me blessaient. Afin qu’elle m’aimât, j’acceptais sans rechigner que Mariette, ma nourrice, me coiffe, m’habille, me poudre, me parfume, puis je restais de longues heures assise sur un ployant tandis qu’elle devisait avec des dames venues lui faire visite. C’était pour moi un véritable exploit de ne point bouger alors que j’apercevais la lande par la fenêtre.
Mon père était mon allié.
Il s’était bien rendu compte que je n’avais rien de commun avec ma mère, mais que je goûtais 1, comme lui, la mer et le vent. Aussi, les après-dîners, il me faisait monter en croupe et nous galopions sur la grève ou nous allions sur le port admirer ses vaisseaux.
— Quel dommage, me disait-il, que vous ne soyez point un garçon. J’aurais eu beaucoup de plaisir à vous apprendre tout ce qui fait un homme d’honneur.
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Je m'appelle Henriette de Pusay.

Je ne sais trop comment débuter mon histoire, parce qu'il me semble que depuis ma naissance je n'ai jamais été au bon endroit au bon moment et que je suis indésirable partout où je me trouve.

Mon père, Jean-Henri de Pusay, est un armateur, amoureux de la mer. Il a utilisé la fortune de ma mère et celle de sa famille à armer des vaisseaux en course pour servir notre roi. Ma mère n'a jamais partagé cette passion. Elle aurait préféré qu'avec son importante dot mon père achète une charge qui lui aurait permis de vivre à la cour. Au lieu de cela, nous habitons une demeure dans la bonne ville de Saint-Malo, où elle s'ennuie beaucoup.
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J’avais écouté cette conversation sans broncher comme si je ne l’avais pas comprise. Mais chaque mot m’avait déchiré le cœur.
Heureusement, mon père ignora les jérémiades de ma mère et je continuai à passer beaucoup de temps en sa compagnie. Ma mère prit donc le parti de m’ignorer.
Elle mit au monde deux autres enfants dont on ne me parla même pas, car ils moururent quelques jours après leur naissance.
L’année de mes sept ans, Bertille vint au monde. Nouvelle déception pour mes parents.
Moi, j’étais ravie. J’avais hâte qu’elle sût marcher pour partager mes jeux.
Elle ne les partagea jamais.
Ma mère décréta que je ne devais point approcher Bertille, sur laquelle je risquais d’avoir une mauvaise influence. C’était ridicule. Elle n’était qu’un poupon qui dormait et tétait sa nourrice. Son ordre fut cependant respecté, car tout le personnel craignait ses colères. On me logea dans une pièce éloignée de sa chambre.
Je compris alors que, quoi que je fisse, ma mère ne m’aimerait point. Elle reportait sur Bertille tous les rêves qu’elle avait faits pour moi.
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- Les filles, tout comme les lapins, sont interdites sur les vaisseaux, m'apprit René. Les premières perturbent l'équipage et les seconds rongent les cordages. On ne doit même pas prononcer le mot à bord sous peine des pires sanctions.
Ivre de colère, je me ruai sur Trouin, qui détachait l'embarcation de la bite d'amarrage. Ne s'attendant pas à mon attaque, il fut projeté à l'eau. Luc-Henri se pencha pour lui tendre la main et, à son tour, je le poussai à la mer. Après quoi je montai seule sur l'embarcation et je m'éloignai du quai à la rame sous les encouragements et les rires des marins qui avaient assisté à la scène.
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