> Georges Belmont (Traducteur)
> Hortense Chabrier (Traducteur)

ISBN : 226606231X
Éditeur : Pocket (1994)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 116 notes) Ajouter à mes livres
Le décor inquiétant de cette fable anti-utopique, nous le connaissons bien : c'est celui de la banlieue concentrationnaire qui va recouvrir peu à peu la surface habitable de la planète. Une immense zone urbaine d'ennui, de désolation et de peur.

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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 31 mars 2012

    brigittelascombe
    Dans un futur proche, d'une violence inouïe, inventé par Anthony Burgess (écrivain,essayiste,compositeur,critique, l'un des auteurs anglais majeurs du XX° siècle) Alex chef de bande, monstre froid,égoïste, cynique et intelligent, est arrêté suite à un énième meurtre. Soumis à la "méthode Ludovico" accompagnée de projection de films violents et de musique classique, il subit un lavage de cerveau pour devenir pacifiste.Transformé en "Orange mécanique" conditionnée, il est torturé par une victime dont il a violé la femme.
    Orange mécanique (best-seller international adapté au cinéma), sous son image d'apologie de la violence( jugement surtout du au film encore plus violent que le livre:ce qui déplaisait à Anthony Burgess) remue le lecteur et l'interpelle.
    La violence est elle toujours consécutive à la violence? Peut-on conditionner l'être humain?Les pulsions sauvages sont-elles innées ou acquises?La loi du plus fort est-elle la meilleure?
    Ce livre de science fiction (dont le langage des voyous est complètement inventé) est plus intellectuel et philosophique qu'il ne paraît au prime abord!
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Hell_Gring_Goth, le 02 mai 2011

    Hell_Gring_Goth
    Le futur vu par un auteur des années 60. (et filmé par un réalisateur des années 70.)
    Avant d'être adapté au cinéma en 1971 (première sortie française en mai 1972) par Stanley Kubrick, Orange mécanique fût tout d'abord un roman publié par Anthony Burgess en 1962.
    Sans m'appesantir sur le film (culte) de Kubrick, je dirai juste que si la trame générale est relativement identique avec le roman, en revanche la fin du film et celle du roman diffèrent pas mal et du coup le message véhiculé est différent.
    Anthony Burgess a pris le parti d'écrire son roman à travers la voix d'Alex (Notre Honoré Narrateur) et d'utiliser son phrasé très particulier*.
    Si cela peut dérouter au premier abord, le livre reste parfaitement lisible et prenant (grâce entre autre à une traduction française d'excellente qualité).
    L'histoire, pour ceux qui ne la connaitrait pas, est celle du jeune délinquant Alex fan de musique classique et évoluant dans un univers futuriste.
    Avec sa bande de drougs (ou amis) il arpente les rues à la nuit tombée, et gavé de drogues et d'alcool, il commet des larcins et martyrisent les rares passants qui osent encore se promener.
    Ces malfrats de la pire espèce n'hésitent pas à battre violemment les plus faibles et à violer les filles qui passent à leur porté.
    Un jour Alex commet l'irréparable, tuant une vieille femme et trahi par ses pseudos amis, se retrouve emprisonné.
    Sa longue peine de prison est commuée en une expérimentation d'un procédé révolutionnaire destiné à éradiquer la violence.
    On le conditionne à être malade à l'idée de toute forme de violence.
    Effet secondaire (considéré par le personnel carcéral comme un dommage collatéral fâcheux mais négligeable), il souffre aussi terriblement dès qu'il entend de la musique classique.
    Remis en liberté, voici NHN lâché dans une nature hostile, sans aucun moyen de défense, abandonné de tous (ses amis, sa famille), battu par les plus faibles.
    Utilisé par des militants anti-gouvernementaux qui souhaitent dénoncer la barbarie du traitement qu'il a subit, Alex n'a plus qu'une idée en tête, en finir avec la vie.
    C'est là qu'intervient une des différences les plus notables entre le roman et le film :
    Le film se termine sur une note plutôt inquiétante, Alex libéré de son conditionnement semble prêt à replonger dans la violence.
    Alors que le roman se termine en quelque sorte sur une rédemption (absente dans le film) et un passage symbolique à l'age adulte.
    * On trouve d'ailleurs un petit lexique en fin de livre.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par orhal, le 29 août 2007

    orhal
    Personne, ou presque, n'a pu passé outre la version cinématographique d'Orange mécanique concoctée par Kubrick. Alors tout le monde connaît l'histoire sulfureuse de cette bande d'adolescents violents et sadiques. Mais tout le monde n'a pas pris le temps de remonter à la source, au roman d'Anthony Burgess publié en 1962. Ce court ouvrage stupéfie d'emblée. Burgess crée un langage incroyable pour son personnage principal, Alex, un dialecte mélangeant russe et français. Désarçonné lexicalement, on entre alors dans une banlieue, dans une zone sinistrée par le vide, l'ennui et la terreur imposée par les jeunes délinquants. Sur fond de musique classique, ça viole, ça tue, ça torture, sans cohérence aucune, l'arbitraire en bandoulière, le sexe dans la main gauche et une chaîne de vélo dans la droite. Ca toltchocke sévère, à tour de bras, dans la joie et le grincement de dents. Alex et ses Drougs ne connaissent pas de limite ni de morale. Jusqu'à ce qu'on décide de les empêcher. Les autorités ouvrent alors un programme spécial pour lutter contre cette peste, grace à des expériences sordides, agressives et lobotomisantes. A coup d'hypnose, de matraquages visuels et d'injections douteuses, l'état compte détruire le Mal qu'abritent les mauvais garçons. Alex nous invite dans sa vision des choses, primale et hargneuse. Il nous prend par la main et ne la lâche plus lorsqu'on voudrait fuir sa réalité. Alex est un "jeune des cités" (au sens des infos sur TF1) avant l'heure et Burgess un visionnaire. Un roman qui vous passe l'encéphale au vitriol et vous laisse un goût particulier de perversité dans le gosier. On ressort de là fort d'avoir vécu une expérience malsaine et jouissive à la fois. Ce livre est culte et absolument incontournable.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Aela, le 14 février 2011

    Aela
    Un roman publié en 1962 et adapté au cinéma par Stanley Kubrick en 1971. C'est la première oeuvre littéraire à rendre compte de la montée de la violence urbaine dans les sociétés occidentales modernes. Livre figurant dans le classement Time Magazine comme faisant partie des 100 meilleurs romans de langue anglaise de tous les temps.
    Anthony Burgess imagine un monde futur terrifiant, acculturé, dégénérescent, où la consommation et le matérialisme semblent être les valeurs premières. Alex est le personnage principal de ce livre; il parle une langue curieuse appelée Nadsat, formée de mots d'argot londonien mais aussi de mots américains et de mots d'origine russe, symbole d'un univers où les frontières culturelles sont tombées. Il dirige une bande de voyous qui commet des actes de violence gratuite. Alex, une fois arrêté et mis en prison, va expérimenter une technique qui vise à rendre inoffensifs les prisonniers. Il va ensuite se retrouver sans défense dans un monde où il n'a plus sa place...
    Une très belle oeuvre qui parle de sujets diffficiles, comme la violence, vue ici comme une réaction à un univers terne, prévisible;
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par yann-frat, le 17 août 2009

    yann-frat
    Orange mécanique
    Régulièrement on reparle (on fantasme ?) sur l'ultra violence de « Orange mécanique » le livre (Anthony Burgess 1962) et le film (Kubrick 1971). Pourtant si il y a une histoire qui n'est pas du tout l'apologie de la violence c'est bien celle ci. Histoire d'une incompréhension ?
    L'histoire : Alex est un jeune homme dans une cité futuriste (Londres ?) qui se réunit tous les soirs avec ses amis. Avec eux, sans raison évidente (ses parents ne sont pas pauvres, il pourrait être inséré socialement), il se livre à des actes de violence gratuite. S'il était d'aujourd'hui il mettrait le feu a des voitures, un sauvageon quoi, porteur de notre ultra moderne violence sans motif si ce n'est l'ennui...
    Mais un jour tout change.
    Un jour il va trop loin et est incarcéré. La violence change de camps, il devient à son tour le jouet d'un système. A la faveur d'un changement de gouvernement (plutôt de droite apparemment) Alex se voit alors proposer un traitement révolutionnaire « la méthode ludovico » consistant à le rendre incapable de violence grâce a une programmation pavlovienne. Rééduqué, il sort alors de prison plus doux qu'un agneau (toute idée de conflit le cloue au sol) et la violence se retourne contre lui: incapable de se défendre il devient la victime de ceux qui se servent de lui (anciens amis qui se vengent, politiciens qui l'utilisent) et le pousseront au suicide. Enfin, rattrapé de justesse et devenu un enjeu politique, il est a nouveau « ré éduqué » à la violence pour revenir a la case départ. « Pour ce qui est d'être guéri, je l'étais ».
    Analyse : Si une histoire porte un regard critique sur la toutes les formes de violence c'est bien celle ci. Aux antipodes d'un étalage complaisant de violences (ce à quoi on la réduit bêtement en général) l'orange met en balance violence individuelles et violence institutionnelles pour les renvoyer dos à dos : la violence ne vient jamais à bout de la violence … Mais avant de dire cela orange nous montre aussi qu'une vie en société sans violence est impossible : non violent Alex se fait détruire en trois jours.
    Nous avons donc là un bien étrange axiome : La violence est essentielle à la vie en société / que peut faire la société face à la violence ?
    A ma connaissance, plus de quarante ans après on a toujours pas répondu à cette question et on découvre encore sur tf1 le nouveau sentiment d'insécurité, des jeunes qui en agressent d'autres (en général lorsque cette question sert les intérêts d'un politique). C'est en général à ce moment qu'Orange mécanique pointe le bout de son nez, effrayant le bourgeois avec son beau bandeau « interdit aux moins de 16 ans ». Tout le monde bloque alors sur le premier tiers de l'histoire poussant discrètement les deux autres sous un confortable tapis sombre et l'axiome reste sans réponse.
    Jusqu'à la prochaine fois….


    Lien : http://xannadu.canalblog.com
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Citations et extraits

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  • Par Spilett, le 30 avril 2010

    Là-dessus, on y est allés de la castagne en beauté, ricanochant tant et plus du litso, mais sans que ça l'empêche de chanter. Alors on l'a croché aux pattes, si bien qu'il s'est étalé à plat, raide lourd, et qu'un plein baquet de vomi biéreux lui est sorti swoouuush d'un coup. C'était si dégoûtant qu'on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c'est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
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  • Par Aela, le 14 février 2011

    Le Korova (vient du mot russe signifiant la vache) Milkbar était un de ces endroits où on vendait du lait avec autre chose et vous avez peut-être oublié, vous mes frères, comment étaient ces endroits, les choses changeant si vite de nos jours, tout le monde oubliant tout si vite et presque personne ne lisant plus les journaux non plus. Et bien ce qu'ils vendaient c'était du lait avec autre chose. Ils n'avaient pas de permis pour vendre de l'alcool, mais il n'y avait pas encore de loi qui interdisait la production de ces nouveaux trucs qu'ils avaient l'habitude de mettre dans du bon vieux lait.
    The Korova Milkbar was a milk-plus mesto (mot russe = endroit) , and you may, O my brothers, hve forgotten what these mestos were like, things changing so skorry ( skora = bientôt en russe) these days and everybody very quick to forget, newspapers not being read much neither. Well, what they sold was milk plus something else. They had no licence for selling liquor.
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  • Par brigittelascombe, le 31 mars 2012

    Qu'est-ce qui me vaut,ô petite soeur?Venez donc faire un joli bout d'horizontale avec votre malenky droug sur ce lit.
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Vidéo de Anthony Burgess

Bande annonce du film Orange mécanique (réalisé par Kubrick), adaptation cinématographique du roman éponyme d'Anthony Burgess.








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