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ISBN : 2266260774
Éditeur : Pocket Jeunesse (2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.36/5 (sur 6064 notes)
Résumé :
Les Hunger Games ont commencé.
Le vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront...

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène: survivre, à tout prix.

Quand sa petite... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1022) Voir plus Ajouter une critique
florencem
florencem28 novembre 2011
  • Livres 5.00/5
Que dire ? C'est tellement difficile quand on vient juste de terminer un livre de devoir essayer de mettre de l'ordre dans ses émotions pour arriver à en tirer une quelconque critique... Je vais cependant essayer car, en même temps, c'est aussi à chaud que je suis capable de ne rien oublier.
Comme beaucoup d'entre nous, j'ai découvert le livre grâce à une critique ou un article parlant de ce nouveau phénomène. A l'heure où Harry Potter et Twilight ont pratiquement tout donné, ils leur fallait un remplaçant. Non pas que ce soit une obligation en soit, mais plutôt parce que pouvoir découvrir une épopée, quelle qu'elle soit, et de pouvoir partager une fois encore tant d'émotions avec un héros ou une héroïne, est devenu, pour nous lecteurs de romans jeunesse et jeunes adultes, un besoin. Je ne pense pas qu'à un moment où à un autre, je me sois réellement inquiétée de savoir si quelqu'un serait capable de nous faire ressentir un tel engouement. Nous avons tellement de chance depuis quelques années avec de tels chefs d'oeuvre, qu'il suffisait juste d'attendre un peu.
Je connais Hunger Games de Suzanne Collins depuis plusieurs mois déjà. J'ai une pile de romans à lire et qui ne cesse de grandir, c'est pour cela que j'avais décidé d'attendre un peu malgré les critiques élogieuses que je pouvais entendre un peu partout. Et puis, il y a eu l'annonce du film. le choix de Jennifer Lawrence dans le rôle de Katniss. J'aime beaucoup cette actrice et à la lire dans les interviews concernant son rôle prochain dans Hunger Games qu'elle voulait être à la hauteur d'une de ses héroïnes préférées... C'était en quelque sorte envoutant. Comme une petite voix qui disait : "franchement qu'est-ce que tu attends ? Les trois tomes sont sortis en France en plus ! Tu n'auras même pas à attendre !". Et bien si, j'ai attendu ! Jusqu'à la bande annonce du film. C'était grisant. Sans compter le fait que j'aime mettre un visage sur un personnage et que le voir prendre vie devant soit... c'est un peu magique.
Alors j'ai acheté le premier tome. Dévoré en 4 jours, mais uniquement parce qu'il faut bien que je travaille ! Un plaisir du début à la fin. En partie dû à Katniss. Elle est loin des héroïnes dont j'ai l'habitude de m'identifier. Elle ne semble pas comprendre les sentiments des autres, ni la plupart des êtres humains. Elle est assez rude mais fragile en même temps. Elle se méfie de tout, se posant mille et une questions... En écrivant ces mots, je me rends compte qu'elle me ressemble sur de nombreux points. Non pas que je serais aussi courageuse qu'elle... Je ne veux d'ailleurs pas le savoir... mais elle vit dans un monde hostile où elle essaye de garder la tête hors de l'eau. Sa petite soeur est tout pour elle, elle ferait n'importe quoi pour sa famille. Elle est d'ailleurs prête à se sacrifier. En un sens, elle est une héroïne parfaite, l'incarnation même de l'héroïsme. Pas celui plan-plan qu'on pourrait s'imaginer, le vrai héroïsme. Et cela fait d'elle un personnage attachant malgré sa froideur apparente. Sans s'en rendre compte, on ne souhaite qu'une chose : la voir gagner, la voir vivre tout simplement.
Ce qui m'amènent aux jeux. Une cruauté sans nom qui cependant n'arrive pas réellement à me choquer car je sais qu'au fond, nous serions capable de faire quelque chose de la sorte. Les Romains avaient bien inventé les jeux du cirque... Mais ce que Suzanne Collins est parvenu à faire avec ce roman est magistrale. Elle aurait pu tomber dans le "trop" : la violence gratuite, du sang à profusion, du gore bien vendeur et cruel. Mais malgré ce que sont les Hunger Games, ce qu'elle écrit est réaliste, juste, dans le sens où tout est vraisemblable. Un exploit en soit quand on voit le thème du roman. Je pense que je ne me serais pas lancée dans l'aventure si l'on m'avait dit qu'il en était autrement. Cela aurait été trop pénible à lire.
J'ai aussi été charmé par l'histoire de Peeta et Katniss. J'avoue qu'avant d'avoir fini la deuxième partie du roman, j'étais déjà sur le web pour chercher des spoilers sur ces deux-là. J'ai trouvé ce qui m'intéressait, mais je le regrette un peu... Pas dans le sens où vous vous l'imaginez, juste que j'espère que l'espoir que je place dans Suzanne Collins ne saura pas me décevoir... C'est très énigmatique tout ça ! Mais je ne vais pas parler du dernier tome dans cette critique quand même.
En parlant de Peeta d'ailleurs... Il est rafraichissant de découvrir un personnage masculin comme lui. On pourrait dire au premier abords que c'est un garçon comme les autres. Ni trop courageux, ni trop froussard. Ni fort, ni faible. [Attention risque de petits spoilers] Mais, j'ai hâte de le voir évoluer dans les deux prochains tomes (enfin, si ce personnage y est toujours). Pour de nombreuses raisons. Je veux qu'il puisse avoir un futur avec Katniss. Je suis comme ça quand je lis, regarde un film ou une série. Quand je vois un couple que j'affectionne, je ne suis pas tranquille temps qu'ils ne sont pas ensembles et cela pour de bon ! Mais aussi parce qu'il est attendrissant et que ce que Katniss découvre en lui, ne peut pas laisser indifférent. J'ai d'ailleurs peur pour lui à un certain égard. Je ne le pense pas assez fort pour poursuivre si de nouvelles horreurs se présentent à lui, pas sans Katniss en tout cas, et c'est assez dérangeant de penser que rien ne garantie sa sauvegarde dans les deux prochains tomes...
Je ne pourrais pas lire le tome 2 dans la foulée (d'autres obligations livresques - masse critique oblige) mais je m'y relancerais sans attendre dès que j'en aurais la possibilité ! Alors n'hésitez pas non plus, cela serait vraiment dommage.
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YvesParis
YvesParis28 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Dans une (vaine ?) tentative de me rapprocher de mes fils, j'ai lu par-dessus leurs épaules "Hunger games" - avant d'aller le voir tous ensemble samedi prochain au cinéma.
La vérité m'oblige à dire que je me suis pris au jeu et le leur ai finalement dérobé pour le terminer tard dans la nuit.
J'y ai retrouvé certaines des recettes qui avaient fait le succès des Harry Potter :
- le rythme haletant d'un "page-turner",
- une vraie qualité d'écriture (mes garçons ont-ils un vocabulaire aussi développé ou comprennent-ils un mot sur deux ?),
- l'androgynie du héros qui permet sans doute d'attirer tout à la fois un lectorat de jeunes garçons et de jeunes filles : autant je trouvais Harry Potter féminin, autant Katniss Evergreen est, par bien des aspects, "masculine".
- un pitch très violent et potentiellement anxiogène (la menace mortelle de Voldemort dans un cas, le combat à mort que les 24 tributs sont condamnés à se livrer dans l'autre)qui réussit pourtant à sanctifier les valeurs de solidarité et d'amitié,
- un complexe familial (Harry Potter est orphelin et cherche à comprendre les circonstances de la mort de ses parents, Katniss Evergreen a perdu son père et assume auprès de sa soeur cadette les fonctions maternelles que sa mère n'est plus capable d'exercer),
- un roman d'apprentissage propice à l'identification des adolescent(e)s.
Peut-être parce que j'ai oublié mes lectures d'enfance et les héros qui me fascinaient, je suis frappé ici par la "perfection" des personnages. Dans la littérature pour adultes - ici non entendu comme strictement interdite aux moins de 18 ans - les héros sont ambivalents, faillis et faillibles : en témoignent les héros des romans policiers les plus populaires (Adamsberg chez Vargas, Harry Bosch chez Connelly, Wallander chez Mankell ...). Ces héros nous plaisent car ce ne sont pas des surhommes. Leurs plaies et leurs bosses les crédibilisent et nous en rapprochent. Rien de tel dans la littérature enfantine où Harry Potter/Katniss Evergreen font figure de gendre/bru idéal.
Pourquoi ?
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lehane-fan
lehane-fan26 juin 2011
  • Livres 2.00/5
Et si on cassait la moyenne , allez , soyons fous !
Yerk , yerk , yerk...à l'instar de la hyene rieuse ( dont l'imitation est à s'y méprendre , je vous l'accorde ) , j'ai eu comme un énorme sentiment de foutage de gueule en refermant ce bouquin...
Enorme , phénoménal , incroyable , le livre de toute une génération...(re yerk , yerk...) , tels furent les adjectifs lus ici et là pour qualifier cette oeuvre dystopique d'un niveau soi-disant sans égal...On est meme plus dans le deuxieme degré là...
En meme temps , la faute m'en incombe totalement puisque je m'étais deja fait avoir dans les grandes largeurs avec Numéro Quatre !
Alors pourquoi tant de haine me direz-vous ?
Le fonds , tout d'abord , que l'on a touché ici assez régulierement , est un des themes les plus éculés qui soit donc pour l'originalité , on repassera . Cette idée de chasse à l'homme , theme toujours tres porteur , particulierement lorsqu'il s'agit d'enfants comme dans le cas présent , est vue , revue et à moins d'etre soutenue par une plume alerte et incisive ( re-re yerk mais on y reviendra..) , n'a d'originale que le nom ! En effet , les chasses du comte Zaroff , l'excellent Battle Royale , Chiens de Sang...sont autant d'oeuvres autrement plus enlevées que cette pale copie . La bonne idée était de coupler cette chasse atypique avec ce qui s'apparente desormais comme etant la grand messe du telespectateur , je veux bien sur parler de la télé-réalité mais une fois encore , rien de neuf sous le soleil...Running Man , Marche ou Creve de l'ami Bachman/King ( qui sert d'ailleurs de caution morale en quatrieme de couverture et qui a du oublié qu'il avait deja traité le sujet de façon bien plus enlevée ! ) , romans d'anticipation dystopiques , évoquaient deja brillamment ces nouveaux jeux du cirques décérébrant .
La forme , aaaaaaah , la forme , vaste sujet de plaisanterie...
Rarement je n'avais lu un bouquin aussi plat...Un vocabulaire pauvre au possible , un enchainement de formules toutes faites , des pseudos rebondissements anticipés à des kilometres , un amour transcendant ( je l'aime mais lui m'aime t'il si moi je l'aime autant qu' il m'aime?) qui est à Roméo et Juliette ce que Lagaf est à la chanson française...
Bref , un livre moyen ecrit avec peu de moyens...
LE livre de plage par excellence à lire en dégustant une bonne glace ( qui pourra également servir de marque-page ) , en pourchassant la méduse cendrée ( qui pourra également servir de..) , en joggant sur le goemon ( qui pourra...)...C'est à la guise de l'imaginaire...2.5/5 parcequ'il fait beau et que je suis de bonne humeur...
Hunger Games : les jeux de la faim , peut-etre , mais en ce qui me concerne , ce sera surtout les jeux de la fin !
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Ptitgateau
Ptitgateau23 avril 2012
  • Livres 4.00/5
La première idée qui me vient en tête suite à la lecture de ce premier tome concerne mes états d'esprit successifs. D'abord un tantinet de révolte en découvrant l'organisation politique de Panem, ville surgie des catastrophes naturelles, capitale de ce qui reste de l'Amérique du Nord, là où siège le Capitole qui règne sur les douze districts avec droit de vie ou de mort sur ses sujets, disséminant des « pacificateurs » sortes de surveillants qui font appliquer les lois. Je me suis arrêtée un moment sur le terme de pacificateur qui dans ce contexte de famine, de dictature, fait penser à un genre de désinfectant plus qu'il ne rappelle quelque personnage historique ayant apporté la paix et soulagé des tensions. Comme nombre de régimes autoritaires, le Capitole, c'est aussi une poignée d'individus qui possède les richesses accumulées grâce au travail de la population qui meure de faim.
C'est dans ce contexte que le lecteur fait connaissance de Katniss, une jeune fille débrouillarde et responsable qui essaie d'assurer le bien-être de sa mère, veuve d'un mineur et de sa petite soeur, Prim, et qui les nourrit grâce aux qualités de chasseuse qu'elle a développées en allant braconner hors du district 12.
Mais les lois du capitole sont incontournables : chacun des douze districts doit fournir chaque année, un garçon et une fille qui seront « lâchés » dans une arène naturelle et devront s'affronter jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un survivant. Prim est tirée au sort, Katniss, ne pouvant supporter cette idée, se porte volontaire pour la remplacer. Elle sera accompagnée de Peeta, le fils du boulanger.
Les Hunger Games vont alors commencer par une phase de préparation des « tribus », (tribus= les jeunes gens qui seront mis dans l'arène) c'est dans cette phase que le lecteur tâte le terrain en même temps que l'héroïne, qu'il observe les autres concurrents : quelques molosses bien bâtis, tribus entraînés depuis leur enfance ou tribus de carrière, jeunes filles rusées et vives, maniant avec habileté des armes blanches, et qui tueront sans ciller. C'est à ce moment qu'avec Katniss j'ai commencé à me sentir mal à l'aise, comme si j'étais dans un train de montagne russe qui monte doucement vers le sommet sans savoir ce qui m'attend dans la descente, bien qu'en ayant une vague idée de la question. Katniss observe, Peeta parle peu, ils communiquent tous les deux en sachant que l'un devra peut-être tuer l'autre, ce qui rend leur relation délicate. Comment sympathiser avec un individu qui deviendra son ennemi et que l'on ne devra pas hésiter à mettre à mort?
La phase de préparation a lieu à Panem où le capitole étale sa richesse et offre quelques jours d'opulence à ses candidats, confort extrême, mets délicats et abondance, amenant le lecteur à se demander s'il le but de Suzanne Collins est de mettre en évidence la pauvreté des populations ou de faire contraster la période dans l'arène avec cet état présent ? A moins qu'il ne s'agisse d'une sorte de dernière cigarette du condamné, laissant au lecteur un avant -goût inquiétant de ce qui va suivre ?
Puis Katniss et les vingt-trois autres tributs sont placés dans l'arène, ils seront visionnés et surveillés par le capitole, la population devra assister jour après jour à ce réality show cruel, et que le meilleur gagne ! le meilleur ? disons le plus malin.
Je pense que ce roman peut avoir un impact différent suivant le lecteur : pour un adolescent habitué aux télés réalité, je trouve que cette lecture n'est pas sans danger : légitimation du meurtre, violence, obligation d'absence d'états d'esprit dans cette situation extrême.
Pour ma part, je dois avouer que j'ai été captivée même si parfois, les scènes de meurtre me révoltaient, non pas contre les tributs qui ne faisaient qu'agir par instinct de conservation, mais contre le côté inhumain du Capitole qui impose un jeu de télé réalité poussé à l'extrême.
J'ai également considéré que ce roman met en évidence le côté absurde des télés réalités, fournissant aux téléspectateurs, des émotions fortes, du sensationnel, de quoi alimenter les conversations comme le fait à merveille la presse à sensation.

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fnitter
fnitter08 juin 2012
  • Livres 4.00/5
Les jeux de la faim (Hunger games) existent depuis trois quart de siècle. Ils ont été mis en place dans une société post-apocalyptique située en Amérique du Nord, en répression d'une révolte. Ils sont désormais un jeu très populaire dans la couche de la population dirigeante où 24 adolescents tirés au sort doivent s'affronter jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un.
A cause d'une méthode de sélection assez inique, plus on est pauvre, plus on a de risque d'être sélectionné.
Le livre est clairement destiné au adolescents. Ecrit au présent, souvent à la première personne, des phrases courtes, un style simple et efficace. Quant à la polémique sur le contenu, j'ai vu des dessins animés bien plus violents que le contenu de ce texte. Oui des ados doivent s'entre-tuer pour gagner un "jeu", mais l'héroïne ne cherchera qu'à survivre. Par ailleurs, les descriptions des tueries, si elle n'éludent pas la réalité, sont suffisamment bien tournées pour qu'aucune sensation de dégoût ou de curiosité morbide ne vienne rebuter le lectorat.
Cette héroïne, cette ado si forte qu'elle a pris en charge sa famille après le décès de son père, supplantant sa mère, est extrêmement attachante et les changements de règles impromptus au cours des jeux permettront de magnifier son côté si humain. Une survivante, oui mais pleine de bons sentiments.
De l'émotion, des sentiments, des gestes nobles permettent de contrebalancer l'idée assez dure de départ.
De l'action, de l'aventure et un soupçon de réflexion sur les sociétés totalitaires, la pauvreté et les inégalités permettent d'accrocher le lecteur à ce roman qui se lit d'une traite.
Un très bon divertissement pour ado qui a touché l'adulte que je suis.
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Les critiques presse (3)
SciFiUniverse19 juin 2012
L'écriture est rythmée, les péripéties et autres révélations arrivent toujours à point nommé pour relancer l'action, les personnages sont attachants, et même la narration à la première personne ne souffre d'aucune véritable lourdeur.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Lexpress30 mars 2012
Malgré quelques clichés, un côté kitsch et une écriture un peu fade, ce grand feuilleton d'anticipation se révèle être une machine à lire d'une redoutable efficacité.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lecturejeune17 février 2012
Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - Dans un futur indéterminé, sur les terres de Panem, qui furent jadis l'Amérique du Nord, le quotidien dans le District 12 est difficile pour Katniss, l'héroïne âgée de 16 ans. Depuis la mort de son père, la jeune fille subvient aux besoins de sa famille, en chassant sur des terres qui lui sont interdites. Mais, le pire est à venir. Une fois par an, le Capitole, gouvernement tout puissant et tyrannique, choisit deux enfants dans chacun des 12 districts qu'il régit, pour participer aux « Hunger Games » : une compétition infernale, dans une arène créée de toutes pièces par le Capitole et diffusée en direct à la télévision. Un tournoi qui a pour but de terroriser la population et d'asseoir l'autorité du Capitole, en proposant une émission de télé-réalité sensationnelle. Vingt-quatre jeunes gens y participent et, l'unique gagnant est celui qui parvient à survivre dans ce milieu hostile. Quand Prim, la petite soeur de Katniss, est désignée, la jeune fille se porte volontaire pour la remplacer aux côtés de Peeta, le fils du boulanger. Pour survivre, il faut plaire aux sponsors et au public... Alors pourquoi ne pas simuler une histoire d'amour entre Katniss et Peeta ? La jeune fille devra faire preuve d'intelligence, de courage et de volonté, pour rester en vie, le temps des « jeux de la faim ».
Katniss est un très beau personnage féminin, téméraire et intègre, qui séduira les plus réticents des lecteurs. Au fil du roman, la narratrice livre ses doutes, ses sentiments, et exprime sa peur omniprésente. Sur le principe antique « des jeux et du pain », Suzanne Collins décrit une société totalitaire et un peuple complètement asservi, où une émission de télé-réalité devient un outil au service de la dictature. La thématique politique, brièvement posée ici, notamment à travers le personnage de Gale, l'ami proche de Katniss, qui semble prêt à en découdre avec le Capitole, devrait être développée dans le deuxième tome. Il est d'abord question, ici, des jeux et des stratégies mises en place pour survivre et séduire l'audimat. Outre la violence psychologique, le sang coule à flots, car les adolescents sont amenés à s'entretuer pour garantir leur propre survie. Le lecteur ne décroche pas un seul instant de ce roman. La construction efficace, le rythme haletant, les personnages volontaires, sont autant d'éléments qui contribuent à la réussite d'Hunger Games. Et le lecteur s'interroge, jusqu'au bout, sur la nature de la relation qui unit Katniss et Peeta : cet amour est-il fondé ou n'est-il que mis en scène dans cette incroyable « société du spectacle » ? Anne Clerc
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations & extraits (373) Voir plus Ajouter une citation
Anais31Anais3102 mai 2016
Caesar et lui entament un vrai numéro de duettiste, se reniflant l'un l'autre, ce qui déclenche un fou rire général. Je commence à retrouver mes esprits au moment ou Caesar lui demande s'il a une petite amie.
Peeta hésite, puis secoue la tête sans conviction.
-Un beau jeune homme comme toi. Tu dois bien avoir une jeune fille en vue. Allez, dis-nous son nom, insiste Caesar.
Peeta soupire.
-C'est vrai, il y a une fille. Je ne pense qu'à elle depuis qu'on est gamins. Mais je suis à peu près sur qu'avant la Moisson, elle ne savait même pas que j'existais.
Des murmures de sympathie agitent la foule. Un amour muet, c'est une chose que les gens peuvent comprendre.
-Elle a quelqu'un d'autre ? s'enquiert Caesar.
-Je ne sais pas, mais beaucoup de garçons s'intéressent à elle, admet Peeta.
-Je vais te dire: gagne, et puis rentre chez toi. Elle t'accueillera à bras ouvert, non ?
-Ça ne marcherait pas. La victoire....ne pourra pas m'aider, répond Peeta.
-Pourquoi ça ? s'étonne Caesar.
Peeta rougit jusqu'au oreille. Il bredouille:
-Parce que.....parce qu'elle......est venue ici avec moi.
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Anais31Anais3102 mai 2016
Je m’emmêle les pédales. Je ne sais pas m'exprimer comme Peeta. Et, pendant ma tirade, l'idée de le perdre pour de bon me frappe a nouveaux, et j'ai réalisé à quel point je ne voulais pas qu'il meure. Ça n'a rien avoir avec les sponsors. Ni avec la peur de la solitude. C'est lui. Je ne veux pas risquer de perdre le garçons des pains.
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Anais31Anais3102 mai 2016
Je voudrais lui dire qu'il est injuste. Que nous étions des étrangers l'un pour l'autre. Que j'ai fait ce qu'il fallait pour nous garder en vie tous les deux dans l'arène. Que je ne peux pas lui expliquer ou j'en suis avec Gale, car je ne le sais pas moi-même. Qu'il ne sert à rien de m'aimer car je ne me marierai jamais et qu'il finira tôt ou tard par me haïr. Que, si j'ai des sentiment pour lui, peu importe, car je ne serai jamais en mesure d'offrir le genre d'amour qui mène à une famille, à des enfants. D'ailleurs comment pourrait-il m'aimer ? Après tout ce que nous venons de traverser ?
Je voudrais aussi lui dire qu'il me manque déjà énormément. Mais ce ne serait pas juste de ma part.
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Anais31Anais3102 mai 2016
J'entends encore Peeta dans ma tête "Elle ne se rend pas compte. De l'effet qu'elle peut produire." A l'évidence, il a dit ça pour me rabaisser, non ? Pourtant au fond de moi, une petite voix se demande s'il ne s'agirait pas d'un compliment. Une manière de laisser entendre que je ne manque pas de charme. C'est drôle de voir tout ce qu'il a retenu à mon sujet. Mes prouesses à la chasse, par exemple. Et apparemment, j'ai fait plus attention à lui que je ne le croyais. La farine. La lutte. Je n'ai jamais oublié le garçon des pains.
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Anais31Anais3102 mai 2016
Je ne sais pas exactement comment le formuler. Sauf que....je veux mourir en étant moi-même. Tu comprend ? (Je secoue la tete. Comment mourir autrement ? ) Je ne veux pas changer dans l'arène. Me transformer en une espèce de monstre que je ne suis pas.
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