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> Guillaume Fournier (Traducteur)

ISBN : 2266182692
Éditeur : Pocket Jeunesse (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.4/5 (sur 3579 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les Hunger Games ont commencé.
Le vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront...

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et dou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par florencemullot, le 28 novembre 2011

    florencemullot
    Que dire ? C'est tellement difficile quand on vient juste de terminer un livre de devoir essayer de mettre de l'ordre dans ses émotions pour arriver à en tirer une quelconque critique... Je vais cependant essayer car, en même temps, c'est aussi à chaud que je suis capable de ne rien oublier.
    Comme beaucoup d'entre nous, j'ai découvert le livre grâce à une critique ou un article parlant de ce nouveau phénomène. A l'heure où Harry Potter et Twilight ont pratiquement tout donné, ils leur fallait un remplaçant. Non pas que ce soit une obligation en soit, mais plutôt parce que pouvoir découvrir une épopée, quelle qu'elle soit, et de pouvoir partager une fois encore tant d'émotions avec un héros ou une héroïne, est devenu, pour nous lecteurs de romans jeunesse et jeunes adultes, un besoin. Je ne pense pas qu'à un moment où à un autre, je me sois réellement inquiétée de savoir si quelqu'un serait capable de nous faire ressentir un tel engouement. Nous avons tellement de chance depuis quelques années avec de tels chefs d'oeuvre, qu'il suffisait juste d'attendre un peu.
    Je connais Hunger Games de Suzanne Collins depuis plusieurs mois déjà. J'ai une pile de romans à lire et qui ne cesse de grandir, c'est pour cela que j'avais décidé d'attendre un peu malgré les critiques élogieuses que je pouvais entendre un peu partout. Et puis, il y a eu l'annonce du film. le choix de Jennifer Lawrence dans le rôle de Katniss. J'aime beaucoup cette actrice et à la lire dans les interviews concernant son rôle prochain dans Hunger Games qu'elle voulait être à la hauteur d'une de ses héroïnes préférées... C'était en quelque sorte envoutant. Comme une petite voix qui disait : "franchement qu'est-ce que tu attends ? Les trois tomes sont sortis en France en plus ! Tu n'auras même pas à attendre !". Et bien si, j'ai attendu ! Jusqu'à la bande annonce du film. C'était grisant. Sans compter le fait que j'aime mettre un visage sur un personnage et que le voir prendre vie devant soit... c'est un peu magique.
    Alors j'ai acheté le premier tome. Dévoré en 4 jours, mais uniquement parce qu'il faut bien que je travaille ! Un plaisir du début à la fin. En partie dû à Katniss. Elle est loin des héroïnes dont j'ai l'habitude de m'identifier. Elle ne semble pas comprendre les sentiments des autres, ni la plupart des êtres humains. Elle est assez rude mais fragile en même temps. Elle se méfie de tout, se posant mille et une questions... En écrivant ces mots, je me rends compte qu'elle me ressemble sur de nombreux points. Non pas que je serais aussi courageuse qu'elle... Je ne veux d'ailleurs pas le savoir... mais elle vit dans un monde hostile où elle essaye de garder la tête hors de l'eau. Sa petite sœur est tout pour elle, elle ferait n'importe quoi pour sa famille. Elle est d'ailleurs prête à se sacrifier. En un sens, elle est une héroïne parfaite, l'incarnation même de l'héroïsme. Pas celui plan-plan qu'on pourrait s'imaginer, le vrai héroïsme. Et cela fait d'elle un personnage attachant malgré sa froideur apparente. Sans s'en rendre compte, on ne souhaite qu'une chose : la voir gagner, la voir vivre tout simplement.
    Ce qui m'amènent aux jeux. Une cruauté sans nom qui cependant n'arrive pas réellement à me choquer car je sais qu'au fond, nous serions capable de faire quelque chose de la sorte. Les Romains avaient bien inventé les jeux du cirque... Mais ce que Suzanne Collins est parvenu à faire avec ce roman est magistrale. Elle aurait pu tomber dans le "trop" : la violence gratuite, du sang à profusion, du gore bien vendeur et cruel. Mais malgré ce que sont les Hunger Games, ce qu'elle écrit est réaliste, juste, dans le sens où tout est vraisemblable. Un exploit en soit quand on voit le thème du roman. Je pense que je ne me serais pas lancée dans l'aventure si l'on m'avait dit qu'il en était autrement. Cela aurait été trop pénible à lire.
    J'ai aussi été charmé par l'histoire de Peeta et Katniss. J'avoue qu'avant d'avoir fini la deuxième partie du roman, j'étais déjà sur le web pour chercher des spoilers sur ces deux-là. J'ai trouvé ce qui m'intéressait, mais je le regrette un peu... Pas dans le sens où vous vous l'imaginez, juste que j'espère que l'espoir que je place dans Suzanne Collins ne saura pas me décevoir... C'est très énigmatique tout ça ! Mais je ne vais pas parler du dernier tome dans cette critique quand même.
    En parlant de Peeta d'ailleurs... Il est rafraichissant de découvrir un personnage masculin comme lui. On pourrait dire au premier abords que c'est un garçon comme les autres. Ni trop courageux, ni trop froussard. Ni fort, ni faible. [Attention risque de petits spoilers] Mais, j'ai hâte de le voir évoluer dans les deux prochains tomes (enfin, si ce personnage y est toujours). Pour de nombreuses raisons. Je veux qu'il puisse avoir un futur avec Katniss. Je suis comme ça quand je lis, regarde un film ou une série. Quand je vois un couple que j'affectionne, je ne suis pas tranquille temps qu'ils ne sont pas ensembles et cela pour de bon ! Mais aussi parce qu'il est attendrissant et que ce que Katniss découvre en lui, ne peut pas laisser indifférent. J'ai d'ailleurs peur pour lui à un certain égard. Je ne le pense pas assez fort pour poursuivre si de nouvelles horreurs se présentent à lui, pas sans Katniss en tout cas, et c'est assez dérangeant de penser que rien ne garantie sa sauvegarde dans les deux prochains tomes...
    Je ne pourrais pas lire le tome 2 dans la foulée (d'autres obligations livresques - masse critique oblige) mais je m'y relancerais sans attendre dès que j'en aurais la possibilité ! Alors n'hésitez pas non plus, cela serait vraiment dommage.
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    • Livres 4.00/5
    Par ygounin, le 28 mars 2012

    ygounin
    Dans une (vaine ?) tentative de me rapprocher de mes fils, j'ai lu par-dessus leurs épaules "Hunger Games" - avant d'aller le voir tous ensemble samedi prochain au cinéma.
    La vérité m'oblige à dire que je me suis pris au jeu et le leur ai finalement dérobé pour le terminer tard dans la nuit.
    J'y ai retrouvé certaines des recettes qui avaient fait le succès des Harry Potter :
    - le rythme haletant d'un "page-turner",
    - une vraie qualité d'écriture (mes garçons ont-ils un vocabulaire aussi développé ou comprennent-ils un mot sur deux ?),
    - l'androgynie du héros qui permet sans doute d'attirer tout à la fois un lectorat de jeunes garçons et de jeunes filles : autant je trouvais Harry Potter féminin, autant Katniss Evergreen est, par bien des aspects, "masculine".
    - un pitch très violent et potentiellement anxiogène (la menace mortelle de Voldemort dans un cas, le combat à mort que les 24 tributs sont condamnés à se livrer dans l'autre)qui réussit pourtant à sanctifier les valeurs de solidarité et d'amitié,
    - un complexe familial (Harry Potter est orphelin et cherche à comprendre les circonstances de la mort de ses parents, Katniss Evergreen a perdu son père et assume auprès de sa sœur cadette les fonctions maternelles que sa mère n'est plus capable d'exercer),
    - un roman d'apprentissage propice à l'identification des adolescent(e)s.
    Peut-être parce que j'ai oublié mes lectures d'enfance et les héros qui me fascinaient, je suis frappé ici par la "perfection" des personnages. Dans la littérature pour adultes - ici non entendu comme strictement interdite aux moins de 18 ans - les héros sont ambivalents, faillis et faillibles : en témoignent les héros des romans policiers les plus populaires (Adamsberg chez Vargas, Harry Bosch chez Connelly, Wallander chez Mankell ...). Ces héros nous plaisent car ce ne sont pas des surhommes. Leurs plaies et leurs bosses les crédibilisent et nous en rapprochent. Rien de tel dans la littérature enfantine où Harry Potter/Katniss Evergreen font figure de gendre/bru idéal.
    Pourquoi ?
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    • Livres 2.00/5
    Par lehane-fan, le 26 juin 2011

    lehane-fan
    Et si on cassait la moyenne , allez , soyons fous !
    Yerk , yerk , yerk...à l'instar de la hyene rieuse ( dont l'imitation est à s'y méprendre , je vous l'accorde ) , j'ai eu comme un énorme sentiment de foutage de gueule en refermant ce bouquin...
    Enorme , phénoménal , incroyable , le livre de toute une génération...(re yerk , yerk...) , tels furent les adjectifs lus ici et là pour qualifier cette oeuvre dystopique d'un niveau soi-disant sans égal...On est meme plus dans le deuxieme degré là...
    En meme temps , la faute m'en incombe totalement puisque je m'étais deja fait avoir dans les grandes largeurs avec Numéro Quatre !
    Alors pourquoi tant de haine me direz-vous ?
    Le fonds , tout d'abord , que l'on a touché ici assez régulierement , est un des themes les plus éculés qui soit donc pour l'originalité , on repassera . Cette idée de chasse à l'homme , theme toujours tres porteur , particulierement lorsqu'il s'agit d'enfants comme dans le cas présent , est vue , revue et à moins d'etre soutenue par une plume alerte et incisive ( re-re yerk mais on y reviendra..) , n'a d'originale que le nom ! En effet , les chasses du comte Zaroff , l'excellent Battle Royale , Chiens de Sang...sont autant d'oeuvres autrement plus enlevées que cette pale copie . La bonne idée était de coupler cette chasse atypique avec ce qui s'apparente desormais comme etant la grand messe du telespectateur , je veux bien sur parler de la télé-réalité mais une fois encore , rien de neuf sous le soleil...Running Man , Marche ou Creve de l'ami Bachman/King ( qui sert d'ailleurs de caution morale en quatrieme de couverture et qui a du oublié qu'il avait deja traité le sujet de façon bien plus enlevée ! ) , romans d'anticipation dystopiques , évoquaient deja brillamment ces nouveaux jeux du cirques décérébrant .
    La forme , aaaaaaah , la forme , vaste sujet de plaisanterie...
    Rarement je n'avais lu un bouquin aussi plat...Un vocabulaire pauvre au possible , un enchainement de formules toutes faites , des pseudos rebondissements anticipés à des kilometres , un amour transcendant ( je l'aime mais lui m'aime t'il si moi je l'aime autant qu' il m'aime?) qui est à Roméo et Juliette ce que Lagaf est à la chanson française...
    Bref , un livre moyen ecrit avec peu de moyens...
    LE livre de plage par excellence à lire en dégustant une bonne glace ( qui pourra également servir de marque-page ) , en pourchassant la méduse cendrée ( qui pourra également servir de..) , en joggant sur le goemon ( qui pourra...)...C'est à la guise de l'imaginaire...2.5/5 parcequ'il fait beau et que je suis de bonne humeur...
    Hunger Games : les jeux de la faim , peut-etre , mais en ce qui me concerne , ce sera surtout les jeux de la fin !
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    • Livres 4.00/5
    Par Ptitgateau, le 23 avril 2012

    Ptitgateau
    La première idée qui me vient en tête suite à la lecture de ce premier tome concerne mes états d'esprit successifs. D'abord un tantinet de révolte en découvrant l'organisation politique de Panem, ville surgie des catastrophes naturelles, capitale de ce qui reste de l'Amérique du Nord, là où siège le Capitole qui règne sur les douze districts avec droit de vie ou de mort sur ses sujets, disséminant des « pacificateurs » sortes de surveillants qui font appliquer les lois. Je me suis arrêtée un moment sur le terme de pacificateur qui dans ce contexte de famine, de dictature, fait penser à un genre de désinfectant plus qu'il ne rappelle quelque personnage historique ayant apporté la paix et soulagé des tensions. Comme nombre de régimes autoritaires, le Capitole, c'est aussi une poignée d'individus qui possède les richesses accumulées grâce au travail de la population qui meure de faim.
    C'est dans ce contexte que le lecteur fait connaissance de Katniss, une jeune fille débrouillarde et responsable qui essaie d'assurer le bien-être de sa mère, veuve d'un mineur et de sa petite sœur, Prim, et qui les nourrit grâce aux qualités de chasseuse qu'elle a développées en allant braconner hors du district 12.
    Mais les lois du capitole sont incontournables : chacun des douze districts doit fournir chaque année, un garçon et une fille qui seront « lâchés » dans une arène naturelle et devront s'affronter jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un survivant. Prim est tirée au sort, Katniss, ne pouvant supporter cette idée, se porte volontaire pour la remplacer. Elle sera accompagnée de Peeta, le fils du boulanger.
    Les Hunger Games vont alors commencer par une phase de préparation des « tribus », (tribus= les jeunes gens qui seront mis dans l'arène) c'est dans cette phase que le lecteur tâte le terrain en même temps que l'héroïne, qu'il observe les autres concurrents : quelques molosses bien bâtis, tribus entraînés depuis leur enfance ou tribus de carrière, jeunes filles rusées et vives, maniant avec habileté des armes blanches, et qui tueront sans ciller. C'est à ce moment qu'avec Katniss j'ai commencé à me sentir mal à l'aise, comme si j'étais dans un train de montagne russe qui monte doucement vers le sommet sans savoir ce qui m'attend dans la descente, bien qu'en ayant une vague idée de la question. Katniss observe, Peeta parle peu, ils communiquent tous les deux en sachant que l'un devra peut-être tuer l'autre, ce qui rend leur relation délicate. Comment sympathiser avec un individu qui deviendra son ennemi et que l'on ne devra pas hésiter à mettre à mort?
    La phase de préparation a lieu à Panem où le capitole étale sa richesse et offre quelques jours d'opulence à ses candidats, confort extrême, mets délicats et abondance, amenant le lecteur à se demander s'il le but de Suzanne Collins est de mettre en évidence la pauvreté des populations ou de faire contraster la période dans l'arène avec cet état présent ? A moins qu'il ne s'agisse d'une sorte de dernière cigarette du condamné, laissant au lecteur un avant -goût inquiétant de ce qui va suivre ?
    Puis Katniss et les vingt-trois autres tributs sont placés dans l'arène, ils seront visionnés et surveillés par le capitole, la population devra assister jour après jour à ce réality show cruel, et que le meilleur gagne ! le meilleur ? disons le plus malin.
    Je pense que ce roman peut avoir un impact différent suivant le lecteur : pour un adolescent habitué aux télés réalité, je trouve que cette lecture n'est pas sans danger : légitimation du meurtre, violence, obligation d'absence d'états d'esprit dans cette situation extrême.
    Pour ma part, je dois avouer que j'ai été captivée même si parfois, les scènes de meurtre me révoltaient, non pas contre les tributs qui ne faisaient qu'agir par instinct de conservation, mais contre le côté inhumain du Capitole qui impose un jeu de télé réalité poussé à l'extrême.
    J'ai également considéré que ce roman met en évidence le côté absurde des télés réalités, fournissant aux téléspectateurs, des émotions fortes, du sensationnel, de quoi alimenter les conversations comme le fait à merveille la presse à sensation.

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    • Livres 4.00/5
    Par Lellia, le 27 juin 2011

    Lellia
    Et hop un nouveau phénomène littéraire, et hop un nouveau film en préparation, et hop une nouvelle lecture !
    Je vais commencer par les points positifs puisqu'au final j'ai suffisamment aimé cette lecture pour commander les 2 autres tomes ^^
    Premier point très positif pour moi : l'univers développé est vaste, recherché, suffisamment inventif pour surprendre un minimum mais pas trop éloigné pour nous perdre. En effet, on rentre rapidement dans ce monde post apocalyptique, on comprend au bout de quelques pages ce qui a pu se passer et comment le monde (ou plutôt ce qui était autrefois les Etats Unis) ont survécu et en même temps on découvre des choses sur cet univers tout au long du livre (et j'espère que c'est encore plus le cas dans les tomes suivants).
    Niveau histoire en revanche, c'est assez basique, toute personne connaissant un minimum l'histoire de Battle Royale voit la ressemblance dès le quatrième de couverture. Et même si le font est identique (des jeunes qui s'entretuent pour amuser la galerie) la forme est elle bien différente [strike]déjà c'est pas un manga[/strike], au lieu d'avoir une classe prise au hasard nous avons des tribus entre 12 et 18 ans qui sont choisis au hasard (mais un hasard plus ou moins influencé) dans 13 (je me trompe pas au moins ? xD) districts. Et cette différence est à la fois une force et une faiblesse selon moi. D'un côté ça évite le pathos dû à des ado qui se connaissent depuis longtemps et qui n'ont aucune envie de s'entretuer mais de l'autre ça donne des scènes parfois un peu légère malgré la gravité des faits. Je fais par exemple référence aux réactions de Katniss lors des différentes morts des autres tribus (qu'elle soit simple spectatrice ou meurtrière directe) à part pour Rue (qui reste un personnage que je n'ai pas aimé) j'avais l'impression que les autres morts ne la touchaient pas réellement. C'était sans doute le choix de l'auteur de ne pas alourdir son récit avec une psychologie des personnages trop développées mais personnellement ça me dérange toujours de voir des personnages que l'on nous présente comme « bons » ne pas se poser de questions morales plus profondes à propos d'un tel « jeu ». D'ailleurs les quelques petites révoltes de Katniss vis à vis des Hunger Games sont particulièrement minimes quand on voit l'oppression subit.
    Vient ensuite les personnages, des personnages que j'ai plus ou moins apprécié d'ailleurs. Je déplore d'ores et déjà le traitement rapide de la plupart des tribus mais c'est avant tout le défaut du choix du récit à la 1ère personne que je déplore, n'aimant toujours pas ce mode de récit bien que je commence à m'y faire. En effet, comme on nous propose de rentrer dans la tête de Katniss et que celle ci préfère ne pas trop s'intéresser aux autres tribus afin de ne pas éprouver de sentiments de pitié une fois dans l'arène, on en apprend très peu sur ses concurrents, parfois ils n'ont même pas de noms se contentant d'un qualificatif physique. Alors on se retrouve avec d'un côté les gentils héros, de l'autre les méchants carrières et au milieu quelques personnages sans personnalité propre. Et c'est ce qui m'a le plus gêné dans cette histoire, j'aurais bien voulu avoir plus de détails sur la vie, les pensées et les intérêts des autres participants afin d'avoir autre chose que des personnages manichéens. C'est d'ailleurs le plus souvent sans surprise, l'auteur essai bien d'instaurer un climat de doute autour de Peeta mais personnellement je n'y ai pas cru une seule seconde !
    Et on en arrive petit à petit à l'histoire d'amour Peeta/Katniss….partie qui m'a légèrement gonflée sur les bords mais ça c'est dû principalement à mon manque chronique de romantisme qui me fait rejeter en bloc les ados aux hormones en folie. Et on en revient à ce cher Peeta qui reste tellement limpide (peut être me fera t il mentir dans les tomes suivant ? J'aimerai en tout cas) qu'on comprend dès son introduction dans le récit qu'il est amoureux de notre chère cruche d'héroïne. Bon d'accord, je vais peut être un peu loin en traitant Katniss de cruche mais elle qui se montre si perspicace et intelligente quand il s'agit de stratégie et de chasse, voilà qu'elle ne comprend strictement rien quand un garçon lui hurle ses sentiments. Ce qui au départ est presque touchant devient carrément détestable à la fin du livre. J'avais bien envie de lui donner des baffes pour qu'elle comprenne enfin >.< J'espère sincèrement que l'histoire d'amour sera vite évacuée dans le 2ème tome mais j'ai comme l'impression que comme d'habitude on va avoir droit à un énième triangle amoureux s'étalant allégrement sur les 2 tomes à venir.
    Bon j'espère que je ne me suis pas montrée trop négative dans mon avis parce qu'au final j'ai quand même bien aimé ce livre. Il est fluide, réactif, bien écrit et bien pensé mais je déplore le manque de profondeur de certains personnages et l'histoire d'amour reste terriblement basique pour un roman jeunesse. Par contre, je suis terriblement curieuse de voir ce que va donner la suite, j'avais peur que les combats dans l'arène s'étalent sur 3 tomes mais l'auteur s'est montrée bien plus ambitieuse pour notre plus grand bonheur !
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Critiques presse (3)


  • SciFiUniverse , le 19 juin 2012
    L'écriture est rythmée, les péripéties et autres révélations arrivent toujours à point nommé pour relancer l'action, les personnages sont attachants, et même la narration à la première personne ne souffre d'aucune véritable lourdeur.
    Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
  • Lexpress , le 30 mars 2012
    Malgré quelques clichés, un côté kitsch et une écriture un peu fade, ce grand feuilleton d'anticipation se révèle être une machine à lire d'une redoutable efficacité.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°132 - décembre 2009 - Dans un futur indéterminé, sur les terres de Panem, qui furent jadis l'Amérique du Nord, le quotidien dans le District 12 est difficile pour Katniss, l'héroïne âgée de 16 ans. Depuis la mort de son père, la jeune fille subvient aux besoins de sa famille, en chassant sur des terres qui lui sont interdites. Mais, le pire est à venir. Une fois par an, le Capitole, gouvernement tout puissant et tyrannique, choisit deux enfants dans chacun des 12 districts qu'il régit, pour participer aux « Hunger Games » : une compétition infernale, dans une arène créée de toutes pièces par le Capitole et diffusée en direct à la télévision. Un tournoi qui a pour but de terroriser la population et d'asseoir l'autorité du Capitole, en proposant une émission de télé-réalité sensationnelle. Vingt-quatre jeunes gens y participent et, l'unique gagnant est celui qui parvient à survivre dans ce milieu hostile. Quand Prim, la petite soeur de Katniss, est désignée, la jeune fille se porte volontaire pour la remplacer aux côtés de Peeta, le fils du boulanger. Pour survivre, il faut plaire aux sponsors et au public... Alors pourquoi ne pas simuler une histoire d'amour entre Katniss et Peeta ? La jeune fille devra faire preuve d'intelligence, de courage et de volonté, pour rester en vie, le temps des « jeux de la faim ».
    Katniss est un très beau personnage féminin, téméraire et intègre, qui séduira les plus réticents des lecteurs. Au fil du roman, la narratrice livre ses doutes, ses sentiments, et exprime sa peur omniprésente. Sur le principe antique « des jeux et du pain », Suzanne Collins décrit une société totalitaire et un peuple complètement asservi, où une émission de télé-réalité devient un outil au service de la dictature. La thématique politique, brièvement posée ici, notamment à travers le personnage de Gale, l'ami proche de Katniss, qui semble prêt à en découdre avec le Capitole, devrait être développée dans le deuxième tome. Il est d'abord question, ici, des jeux et des stratégies mises en place pour survivre et séduire l'audimat. Outre la violence psychologique, le sang coule à flots, car les adolescents sont amenés à s'entretuer pour garantir leur propre survie. Le lecteur ne décroche pas un seul instant de ce roman. La construction efficace, le rythme haletant, les personnages volontaires, sont autant d'éléments qui contribuent à la réussite d'Hunger Games. Et le lecteur s'interroge, jusqu'au bout, sur la nature de la relation qui unit Katniss et Peeta : cet amour est-il fondé ou n'est-il que mis en scène dans cette incroyable « société du spectacle » ? Anne Clerc

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Citations et extraits

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  • Par Lou_r, le 17 août 2014

    - Alors Peeta, dit moi, as-tu une petite amoureuse chez toi ?
    - Non, non pas vraiment.
    - Non ! Je ne te crois pas une seconde mon grand, regardez moi ce visage, un garçon aussi séduisant ! Peeta... dis moi.
    - Voilà, il y a... il y a bien une fille qui me plaît depuis toujours.
    - Ah !
    - Mais elle ne savait même pas qui j’étais, en tous cas pas avant le jour de la Moisson.
    - Bon ! J’vais te dire un truc Peeta, tu vas entrer dans l’arène, tu vas remporter les Hunger Games et lorsque tu rentreras chez toi, je peux t’assurer qu’elle n’aura d’yeux que pour toi. [Au public] J’ai pas raison ?
    - Je vous remercie, mais le fait de les remporter ne m’aidera pas...
    - Eh pourquoi ?
    - ... Parce qu’elle est venue ici avec moi...
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  • Par LittleJohn, le 04 septembre 2010

    Il arrive alors une chose inattendue. Pour moi, en tout cas, parce que je ne pensais pas compter dans le district Douze. Mais il s'est produit un changement quand je me suis avancée pour prendre la place de Prim, et on dirait désormais que je suis devenue quelqu'un de précieux. Une personne, puis deux, puis quasiment toute la foule porte les trois doigts du milieu de la main gauche à ses lèvres avant de les tendre vers moi. C'est un vieux geste de notre district, rarement utilisé, qu'on voit parfois lors des funérailles. Un geste de remerciement, d'admiration, d'adieu à ceux que l'on aime.
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  • Par Lou_r, le 17 août 2014

    Une personne, puis deux, puis quasiment toute la foule porte les trois doigts du milieu de la main gauche à ses lèvres avant de les tendre vers moi. C'est un vieux geste de notre district, rarement utilisé, qu'on voit parfois lors des funérailles. Un geste de remerciement, d'admiration, d'adieu à ceux que l'on aime.

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  • Par Elyxir, le 10 mars 2012

    Je voudrais trouver quelque chose ici même, maintenant, pour défier le Capitole, le faire se sentir coupable, lui montrer que, quoi qu'il nous fasse ou nous oblige à faire, il reste en chacun de nous une part qui lui échappe. Que Rue était davantage qu'un simple pion dans ces Jeux. Et moi aussi.

    À quelques pas dans les sous-bois pousse un parterre de fleurs sauvages.

    Ce sont peut-être des mauvaises herbes, Mais elles ont des corolles magnifiques, violettes, jaunes et blanches. J'en ramasse une brassée, que je rapporte auprès de Rue. Lentement, tige par tige, je recouvre son corps de fleurs. Je dissimule son horrible blessure.

    J'encadre son visage. Je pare ses cheveux de couleurs vives.
    Ils seront bien obligés de le montrer.

    Même s'ils choisissent de braquer leurs caméras ailleurs pour l'instant, il faudra bien qu'ils montrent l'enlèvement des corps. Et, à ce moment-là, tout le monde verra Rue et saura que c'est moi qui ai fait ça. Je me recule d'un pas et je la contemple Une dernière fois. On dirait vraiment qu'elle s'est endormie au fond de cette prairie.

    — Au revoir, Rue, je murmure.

    Je presse trois doigts de ma main gauche contre mes lèvres et les tends dans sa direction. Après quoi je m'éloigne sans un regard en arrière.

    Les oiseaux font silence. Quelque part, un geai moqueur pousse le trille d'avertissement qui précède l'arrivée de l'hovercraft. J'ignore comment il est au courant. Ils doivent avoir une ouïe plus fine que la nôtre. Je m'arrête en regardant droit devant moi, surtout pas derrière.
    Cela ne dure pas longtemps. Le concert des oiseaux reprend bientôt, et je sais qu'elle a disparu.

    Un autre geai moqueur, un jeune visiblement, se pose devant moi sur une branche et me chante la mélodie de Rue. Trop novice pour avoir retenu mon propre chant ou le signal de l'hovercraft, il a tout de même mémorisé ses quatre notes.

    Celles qui signifient qu'elle est en sécurité.
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  • Par Honey-Beach, le 02 juin 2010

    - Peeta ! Peeta ?
    Un geai moqueur perché sur un arbuste reprend mon appel. Je n'insiste pas et redescends dans le ruisseau en me disant : " Il a dû bouger. Il est surement un peu plus loin. "
    A peine mon pied a-t-il crevé la surface de l'eau qu'une voix s'élève :
    - Tu viens pour m'achever, chérie?

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