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ISBN : 2266086111
Éditeur : Pocket (1999)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Ce "livre noir" est un procès intenté au communisme réel, un réquisitoire général après les terrifiants témoignages accumulés depuis L'Aveu d'Arthur London, ou L'Archipel du Goulag, d'Alexandre Soljenitsyne. On ressort accablé de cette litanie d'exactions sanglantes. Les purges de Staline, les famines idiotes du Grand Bond en avant ont une monstruosité abstraite. Mais ce qui, dans cet ouvrage, laisse sans voix, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
sebrider
sebrider23 août 2015
  • Livres 1.00/5
"Le livre noir du communisme" rentre dans les préjugés et les peurs sur le communisme entretenu depuis le XIX jusqu'à aujourd'hui.
Stéphane Courtois, Nicolas Werth et cie n'ont rien compris à l'histoire et à la méthodologie scientifique.
Ces auteurs usent de faits réels mais les généralisent sans cadre théorique et donc sans jugements logiques.
"Le livre noir du communisme" est un simple roman de gare.
En effet, d'un point de vue épistémologique, des faits ne font pas des faits scientifiques (premier principe d'épistémologie).
Mais ce que montre en définitif ce livre ouvertement anti-communiste est que ce ne sont pas les mouvements communistes d'une point de vue historique (défense et résistance) et sociologique (société communautaire moderne) qui sont criminels mais les crises historique du XX (1914-945; 1952-1984).
Ce que montre aussi ce livre anti-communiste est aussi la volonté d'hégémonie de la civilisation (du moins la volonté des colonisateurs, capitalistes, impérialistes). Elle va à l'encontre des sociétés types communautaires dont les populations ne font que se défendre.
Sinon, afin de comprendre, la vie quotidienne des pays communistes du XX, Alexandre Zinoviev est le seul spécialiste sur le sujet. Il use de la "méthode du passage de l'abstrait au concret" (matérialisme, dialectique, abstraction) que Marx a utilisé sur sa société du XIX.
Ainsi, on remarque de suite que l'origine du communisme des pays communiste du XX (sphère communautaire) n'a rien à voir avec l'origine du communisme de Marx (sphère professionnelle émancipée par l'abolition du privé (sphère communautaire de pouvoir) de la propriété des moyens de production).
Les bases des supra-sociétés type communautaires en sont un état fort, une religion/idéologie puissante, une collectivité ancestrale.
Il y eu une transformation homologique entre la société communautaire féodale du XIX et la société communautaire moderne du XX.
Les crises historiques ont exacerbé les phénomènes communautaires. Un simple signalement sans conséquence dans une période stable devient une délation avec des conséquence énormes et absurdes dans une période en crise. Ce ne sont pas les individus les plus sages et gentils qui profitent des crises.
D'autre part, la pression historique a conduit à une industrialisation à outrance dans les années 30. Ce qui a conduit à un exode rural rapide : manque de place dans les villes, désertification des campagnes et donc baisse de production agricole et famines (un classique comme dans les année 1890 lors de la première industrialisation) accentuée par une petit période glacière.
La pression historique du XX n'est pas à oublier sur la vie quotidienne : guerre civile européenne de 1914-1945 et 1952-1984 qui ont exacerbé à l'extrême les phénomènes communautaires des pays communistes du XX et des annexes (pays de l'Est en Europe).
Ces exacerbation ont donné sociologiquement le stalinisme. Mais, Staline ne s'occupait que de la guerre c'est à dire de la défense du méga-territoire et non de la vie sociale qui restait en auto-régulation.
Pour concrétiser vite fait, la théorie sociologique sur les sociétés type communautaire d'Alexandre Zinoviev, la lettre de Pierre TKATCHEV à ENGELS (1874) montre que l'Empire Tsar était déjà une société type communautaire dans la lignée des rêves communistes des anarchistes et des utopistes.
De la même manière, "Le Visiteur du Sud" de Oh Yeong Jin met en avant les phénomènes communautaires de la Corée du Nord (temps arrêté dans les années 70 summum de la guerre froide) dans la vie de tous les jours (sans oublier non plus les pressions extérieures par le Sud, le Japon et les USA).
Sinon, il y a le wikiquote d'Alexandre Zinoviev que j'ai créé et remplis. Il existe aussi zinoviev.fr créé par Fabrice Fabio, logicien et spécialiste d'AZ.
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misanthropologue
misanthropologue14 juin 2012
  • Livres 5.00/5
Rédigé par plusieurs chercheurs sous la direction de Stéphane Courtois, ce livre a pour objet d'exposer aussi exactement que possible ce que l'on sait de ce que fut, et de ce qu'est encore par endroits la terreur communiste. Il apprendra sans doute peu de choses aux historiens mais, nourri en partie de la récente ouverture de certaines archives, il permet de préciser des faits, de confirmer ou d'infirmer des hypothèses, de reconnaître à leur juste valeur des témoignages véridiques, parfois publiés dès les années 20, sur lesquels pesait jusqu'alors un soupçon de partialité. La qualité de la rédaction est inégale et, si tous les articles sont savants, tous n'ont pas la limpidité de celui de Nicolas Werth, consacré à la Russie. Mais enfin cette somme a le mérite de présenter au grand public francophone un bilan panoramique bien documenté, une base valable pour la réflexion. Je me poserai deux questions :
1) le communisme a-t-il été un fascisme rouge, c'est à dire l'équivalent symétrique, à l'extrême gauche, du totalitarisme d'extrême droite ? Je crois juste de convenir que si l'on compare ces réalités, elles s'avèrent en effet comparables : exercice du pouvoir par la violence, refus de la démocratie, parti unique, anti-individualisme, militarisme, culte du leader, esthétique pompeuse, etc. Il semble que, chez les malheureux qui ont connu successivement les camps nazis et les camps communistes, le sentiment dominant n'ait pas été le dépaysement. Un argument est que, quelque horreur qu'il ait produite, le communisme visait d'abord au bonheur de l'humanité. En d'autres termes, ça partait d'un bon sentiment. On est bien avancé, avec ça.
2) le communisme idéal porte-t-il nécessairement en lui ce qu'a été systématiquement le communisme réel ? Sur ce point, il faut bien dire que les 80 ans de travaux pratiques ne portent guère à l'optimisme. Et ça fait longuet, comme période d'essai. (XII 1997)
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Unvola
Unvola05 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Cette oeuvre essentielle parue en 1997, détaille les horreurs du Totalitarisme Communiste au 20ème siècle (environ 100.000.000 de morts civils innocents) :
Crimes contre l'Humanité, génocides, guerres civiles, terreurs de masse, famines gigantesques, déportations en camps de concentration, etc., commis par :
- Lénine, Trotski, Staline (U.R.S.S. : 20 millions de morts) ;
- Europe de l'Est : 1 million de morts ;
- Mao Zedong (Chine : 65 millions de morts) ;
- Hô Chi Minh (Vietnam : 1 million de morts) ;
- Pol Pot (Cambodge : 2 millions de morts) ;
- Kim Il-Sung (Corée du Nord : 2 millions de morts) ;
- Amérique latine : 150 000 morts dont Castro (Cuba : 15 000 morts) ;
- Afrique : 1,7 million de morts ;
- Etc., sous l'idéologie communiste.
Cette dernière relève de l'Inhumanité la plus totale !
La dénonciation, au monde entier, de ces atrocités : rafles, arrestations arbitraires, tortures à mort, exécutions sommaires, fusillades, noyades collectives, pendaisons, embrigadement de la jeunesse, systèmes de fichage, de surveillance, perquisitions et interrogatoires jours et nuits sur dénonciations, endoctrinement idéologique de toute la population, mensonges et propagandes, etc., est fondamentale pour l'Humanité, elle permettra peut-être de préserver les démocraties...
Un grand merci aux auteurs, car ce livre contribue à perpétuer la Mémoire des DIZAINES de MILLIONS d'innocents (enfants, femmes, vieillards, koulaks, paysans, ouvriers, prêtres, professeurs et instituteurs, médecins, intellectuels, officiers, etc.), exterminés, au nom de l'Utopie Communiste.
Que certains individus et Partis politiques Français : le Parti Communiste Français (P.C.F.), le Parti de Gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste (N.P.A.), Lutte Ouvrière (L.O.)..., et des régimes politiques dans le monde : Chine, Cuba, Corée du Nord, Vietnam..., en ce début de 21ème siècle, se revendiquent encore de l'idéologie Totalitaire Communiste, cela dépasse l'entendement !

Confer également d'autres ouvrages aussi passionnants sur le même thème, sous la direction de Stéphane Courtois :
- Dictionnaire du Communisme ;
- Communisme et totalitarisme ;
- du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe.
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exarkun1979
exarkun197912 août 2012
  • Livres 3.00/5
C'est un bien bon livre historique à lire mais il est assez lourd et contient quelques petite lacunes. Un des exemples est la partie sur l'URSS. La moitié du livre est sur le léninisme et le stalinisme mais ne contient absolument rien sur la période après la mort de Staline. C'est à mon avis le gros point négatif du livre. La partie sur l'Asie est très intéressante et dans mon cas, elle est tombée à point car je l'ai lu en même temps que les jeux olympiques en Chine. Ce livre m'a donné le goût d'en découvrir plus sur la Russie pré-communiste.
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JADIN
JADIN07 décembre 2014
  • Livres 5.00/5

j'ai lu ce livre et franchement on nous cache beaucoup de choses sur l'URSS et ses révolutions, les famines des années 20 et 31, les tortures, les déportations, ce livre est sans conteste NOIR
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Citations & extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
UnvolaUnvola22 septembre 2015
(Page 135) : Piatakov imposa une discipline rigoureuse : toute absence était assimilée à un « acte de sabotage » et sanctionnée par une peine de camp, voire par la peine de mort - dix-huit mineurs furent exécutés en 1921 pour « parasitisme aggravé ». Il procéda à une augmentation des horaires de travail (et notamment le travail le dimanche) et généralisa le « chantage à la carte de rationnement » pour obtenir des ouvriers une augmentation de la productivité. Toutes ces mesures furent prises à un moment où les ouvriers recevaient, en guise de tout paiement, entre le tiers et la moitié du pain nécessaire à leur survie et où ils devaient, à la fin de leur journée de travail, prêter leur unique paire de chaussures aux camarades qui prenaient la relève.
(…) Pour réduire le nombre de bouches à nourrir alors que la famine menaçait, Piatakov ordonna, le 24 juin 1921 l’expulsion des villes minières de toutes les personnes qui ne travaillaient pas dans les mines et qui représentaient, par conséquent, un « poids mort ». Les cartes de rationnement furent retirées aux membres des familles des mineurs. Les normes de rationnement furent strictement alignées sur les performances individuelles de chaque mineur, et fut introduite une forme primitive de salaire aux pièces.

Toutes ces mesures allaient à l’encontre des idées d‘égalité et de « rationnement garanti » dont se berçaient encore maints ouvriers, abusés par la mythologie ouvriériste bolchevique.
(…) Les masses ouvrières n’étaient que de la rabsila (la force de travail) qu’il fallait exploiter de la manière la plus efficace possible, en contournant la législation du travail et des syndicats inutiles réduits au simple rôle d’aiguillons de la productivité.
(…) On ne peut manquer de s’interroger sur la parenté entre cette forme d’exploitation du travail libre et le travail forcé des grands ensembles pénitentiaires créés au début des années 30. Comme tant d’autres épisodes de ces années matricielles du bolchevisme - qui ne sauraient être réduites à la seule guerre civile -, ce qui se passait dans le Donbass en 1921 annonçait un certain nombre de pratiques qui allaient être au cœur du stalinisme.
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UnvolaUnvola23 septembre 2015
(Pages 144 et 145) : A la place du Comité, le gouvernement mit sur pied une Commission centrale d’aide aux affamés, lourd organisme bureaucratique composé de fonctionnaires de divers commissariats du peuple, très inefficace et corrompu. Au plus fort de la famine, qui affecta à son apogée, durant l’été 1922, près de trente millions de personnes, la Commission centrale assura une aide alimentaire irrégulière à moins de trois millions de personnes. De leur côté, l’ARA, la Croix-Rouge, les Quakers nourrissaient environ onze millions de personnes par jour. Malgré cette mobilisation internationale, au moins cinq millions de personnes périrent de faim en 1921-1922, sur les 29 millions de personnes touchées par la famine. La dernière grande famine qu’avait connue la Russie en 1891, approximativement dans les mêmes régions (La Moyenne, la Basse-Volga et une partie du Kazakhstan), avait fait quatre cent à cinq cent mille victimes. L’État et la société avaient alors rivalisé d’émulation pour venir en aide aux paysans victimes de la sécheresse. Jeune avocat, Vladimir Oulianov-Lénine résidait au début des années 1890 à Samara, chef-lieu de l’une des provinces les plus touchées par la famine de 1891. Il fut le seul représentant de l’intelligentsia locale non seulement à ne pas participer à l’aide sociale aux affamés, mais à se prononcer catégoriquement contre une telle aide. Comme le rappelait un de ses amis, « Vladimir Ilitch Oulianov avait le courage de déclarer ouvertement que la famine avait de nombreuses conséquences positives, à savoir l’apparition d’un prolétariat industriel, ce fossoyeur de l’ordre bourgeois. […] En détruisant l’économie paysanne attardée, la famine, expliquait-il, nous rapproche objectivement de notre but final, le socialisme, étape immédiatement postérieure au capitalisme. La famine détruit aussi la foi non seulement dans le tsar, mais même en Dieu. »

Trente ans plus tard, le jeune avocat devenu chef du gouvernement bolchevique reprenait son idée : la famine pouvait et devait servir à « frapper mortellement l’ennemi à la tête ». Cet ennemi, c’était l’Église orthodoxe.
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UnvolaUnvola25 septembre 2015
(Pages 853 et 854) : Tout au long du XIXe siècle, la réflexion sur le violence révolutionnaire a été dominée par l’expérience fondatrice de la Révolution française. Celle-ci a connu, en 1793-1794, un épisode de violence intense adoptant trois formes principales. La plus sauvage apparut avec les « massacres de septembre » au cours desquels mille personnes furent assassinées à Paris par les émeutiers, sans qu’intervienne aucun ordre du gouvernement ni aucune instruction d’aucun parti. La plus connue reposait sur l’institution du Tribunal révolutionnaire, des comités de surveillance (de délation) et de la guillotine, qui envoyèrent à la mort 2 625 personnes à Paris et 16 600 dans toue la France. Longtemps occultée fut la terreur pratiquée par les « colonnes infernales » de la République, chargées d’exterminer la Vendée et qui firent des dizaines de milliers de morts parmi une population désarmée. Ces mois de Terreur ne constituent, cependant, qu’un épisode sanglant, qui s’inscrit comme un moment dans une trajectoire de plus longue durée symbolisée par la création d’une république démocratique, avec sa Constitution, son Assemblée élue et ses débats politiques. Et dès que la Convention retrouva un peu de courage, Robespierre fut mis à bas et la Terreur cessa.

(…) Par certains côtés, la Terreur préfigurait la démarche des bolcheviks - la manipulation des tensions sociales par la faction jacobine, l’exacerbation du fanatisme idéologique et politique, la mise en œuvre d’une guerre d’extermination contre la fraction révoltée de la paysannerie. Robespierre a incontestablement posé une première pierre sur le chemin qui, plus tard, mena Lénine vers la terreur. Lors du vote des lois de Prairial, n’avait-il pas déclaré devant la Convention : « Pour punir les ennemis de la patrie, il suffit d’établir leur personnalité. Il ne s’agit pas de les punir, mais de les détruire » ?
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UnvolaUnvola21 septembre 2015
(Pages 114 à 119) : Parmi les divers épisodes de la lutte menée par le pouvoir bolchevique contre la paysannerie, la « décosaquisation » - c’est-à-dire l’élimination des Cosaques du Don et du Kouban en tant que groupe social - occupe une place particulière. Pour la première fois, en effet, le nouveau régime prit un certain nombre de mesures répressives pour éliminer, exterminer, déporter, suivant le principe de la responsabilité collective, l’ensemble de la population d’un territoire que les dirigeants bolcheviques avaient pris l’habitude de qualifier de « Vendée soviétique ». Ces opérations ne furent pas le résultat de mesures de rétorsion militaire prises dans le feu des combats, mais furent planifiées à l’avance, firent l’objet de plusieurs décrets pris au plus haut niveau de l’État, impliquant directement de très nombreux responsables politiques de haut rang (Lénine, Ordjonikidze, Syrtsov, Sokolnikov, Reingold).

(…) Les Cosaques, privés dès décembre 1917 du statut dont ils bénéficiaient sous l’Ancien Régime, catalogués par les bolcheviks comme des « koulaks » et des « ennemis de classe », avaient rejoint, sous la bannière de l’ataman Krasnov, les forces blanches qui s’étaient constituées dans le sud de la Russie au printemps 1918.

(…) Toutes ces mesures faisaient partie d’un plan préétabli de décosaquisation ainsi défini dans une résolution secrète du Comité central du Parti bolchevique, datée du 24 janvier 1919 : « Au vu de l’expérience de la guerre civile contre les Cosaques, il est nécessaire de reconnaître comme seule mesure politiquement correcte une lutte sans merci, une terreur massive contre les riches Cosaques, qui devront être exterminés et physiquement liquidés jusqu’au dernier ».

En réalité, comme le reconnut, en juin 1919, Reingold, président du Comité révolutionnaire du Don, chargé d’imposer « l’ordre bolchevique » dans les terres cosaques, « nous avons eu tendance à mener une politique d’extermination massive des Cosaques sans la moindre distinction ». En quelques semaines, de la mi-février à la mi-mars 1919, les détachement bolcheviques avaient exécuté plus de huit mille Cosaques. Dans chaque stanitsa (bourg cosaque), des tribunaux révolutionnaires procédaient en quelques minutes à des jugements sommaires de listes de suspects, généralement tous condamnés à la peine capitale pour « comportement contre-révolutionnaire ». Face à cette débauche répressive, les Cosaques n’eurent d’autre issue que de se révolter.

(…) Une des méthodes les plus expéditives de décosaquisation était la destruction des bourgs cosaques et la déportation de tous les survivants.

(…) Néanmoins, par bien des aspects, les « opérations » de décosaquisation de 1920 préfiguraient les grandes « opérations » de dékoulakisation lancées dix ans plus tard : même conception d’une responsabilité collective, même processus de déportation par convois, mêmes problèmes d’intendance et de lieux d’accueil non préparés en les soumettant au travail forcé.
Les régions cosaques du Don et du Kouban payèrent un lourd tribut pour leur opposition aux bolcheviks. Selon les estimations les plus fiables, entre trois cent et cinq cent mille personnes furent tuées ou déportées en 1919- 1920, sur une population totale qui n’excédait pas trois millions de personnes.
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UnvolaUnvola28 septembre 2015
(Pages 22 et 23) : On ne peut qu’être frappé ici par un fort contraste. Les vainqueurs de 1945 ont légitimement placé le crime - et en particulier le génocide des Juifs - au centre de leur condamnation du nazisme. De nombreux chercheurs dans le monde entier travaillent depuis des décennies sur cette question. Des milliers de livres lui ont été consacrés, des dizaines de films, dont certains très célèbres (…).

Or, les démarches de ce type n’existent pas sur la question des crimes communistes. Alors que les noms de Himmler ou d’Eichman sont connus dans le monde entier comme des symboles de la barbarie contemporaine, ceux de Dzerjinski, de Iagoda ou de Iejov sont ignorés du plus grand nombre. Quant à Lénine, Mao, Hô Chi Minh et même Staline, ils ont toujours droit à une surprenante révérence.
Un organisme d’État français, le Loto, a même eu l’inconscience d’associer Staline et Mao à l’une de ses campagnes publicitaires !
Qui aurait l’idée d’utiliser Hitler ou Goebbels dans une telle opération ?
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Vidéo de Stéphane Courtois
Partie 10/10 de l'émission : La Marche du Siècle du 3 décembre 1997, consacrée à la publication de l'ouvrage : « Le livre noir du Communisme » par l'historien Stéphane Courtois.
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