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ISBN : 2266086111
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce "livre noir" est un procès intenté au communisme réel, un réquisitoire général après les terrifiants témoignages accumulés depuis L'Aveu d'Arthur London, ou L'Archipel du Goulag, d'Alexandre Soljenitsyne. On ressort accabl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par misanthropologue, le 14 juin 2012

    misanthropologue
    Rédigé par plusieurs chercheurs sous la direction de Stéphane Courtois, ce livre a pour objet d'exposer aussi exactement que possible ce que l'on sait de ce que fut, et de ce qu'est encore par endroits la terreur communiste. Il apprendra sans doute peu de choses aux historiens mais, nourri en partie de la récente ouverture de certaines archives, il permet de préciser des faits, de confirmer ou d'infirmer des hypothèses, de reconnaître à leur juste valeur des témoignages véridiques, parfois publiés dès les années 20, sur lesquels pesait jusqu'alors un soupçon de partialité. La qualité de la rédaction est inégale et, si tous les articles sont savants, tous n'ont pas la limpidité de celui de Nicolas Werth, consacré à la Russie. Mais enfin cette somme a le mérite de présenter au grand public francophone un bilan panoramique bien documenté, une base valable pour la réflexion. Je me poserai deux questions :
    1) le communisme a-t-il été un fascisme rouge, c'est à dire l'équivalent symétrique, à l'extrême gauche, du totalitarisme d'extrême droite ? Je crois juste de convenir que si l'on compare ces réalités, elles s'avèrent en effet comparables : exercice du pouvoir par la violence, refus de la démocratie, parti unique, anti-individualisme, militarisme, culte du leader, esthétique pompeuse, etc. Il semble que, chez les malheureux qui ont connu successivement les camps nazis et les camps communistes, le sentiment dominant n'ait pas été le dépaysement. Un argument est que, quelque horreur qu'il ait produite, le communisme visait d'abord au bonheur de l'humanité. En d'autres termes, ça partait d'un bon sentiment. On est bien avancé, avec ça.
    2) le communisme idéal porte-t-il nécessairement en lui ce qu'a été systématiquement le communisme réel ? Sur ce point, il faut bien dire que les 80 ans de travaux pratiques ne portent guère à l'optimisme. Et ça fait longuet, comme période d'essai. (XII 1997)
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    • Livres 3.00/5
    Par exarkun1979, le 12 août 2012

    exarkun1979
    C'est un bien bon livre historique à lire mais il est assez lourd et contient quelques petite lacunes. Un des exemples est la partie sur l'URSS. La moitié du livre est sur le léninisme et le stalinisme mais ne contient absolument rien sur la période après La mort de Staline. C'est à mon avis le gros point négatif du livre. La partie sur l'Asie est très intéressante et dans mon cas, elle est tombée à point car je l'ai lu en même temps que les jeux olympiques en Chine. Ce livre m'a donné le goût d'en découvrir plus sur la Russie pré-communiste.
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 30 décembre 2007

    Woland
    Compte tenu de la longueur de cette fiche, merci de la visionner ici :
    http://notabene.forumactif.com/histoire-biographies-documents-f10/le-livre-noir-du-communisme-collectif-t3716.htm

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  • Par PierredeLaCoste, le 03 août 2013

    PierredeLaCoste
    Un réquisitoire accablant, une énorme pierre tombale sur le cadavre du plus grand totalitarisme de l'Histoire.

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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 30 décembre 2007

    [...] ... L'occultation de la dimension criminelle du communisme renvoie, cependant, à trois raisons spécifiques. La première tient à l'attachement à l'idée même de révolution. Aujourd'hui encore, le travail de deuil de l'idée de révolution, telle qu'elle fut envisagée au XIXème et au XXème siècles, est loin d'être achevé. Ses symboles - drapeau rouge, Internationale, poing levé - resurgissent lors de chaque mouvement social d'envergure. Che Guevara redevient à la mode. Des groupes ouvertement révolutionnaires sont actifs et s'expriment en toute légalité, traitant par le mépris la moindre réflexion critique sur les crimes de leurs prédécesseurs et n'hésitant pas à réitérer les vieux discours justificateurs de Lénine, de Trotski ou de Mao. Cette passion révolutionnaire n'a pas été seulement celle des autres. Plusieurs des auteurs de ce livre ont eux-mêmes cru, un temps, à la propagande communiste.

    La deuxième raison tient à la participation des Soviétiques à la victoire sur le nazisme, qui a permis aux communistes de masquer sous un patriotisme ardent leurs fins dernières qui visaient à la prise du pouvoir. A partir de juin 1941, les communistes de l'ensemble des pays occupés sont entrés dans une résistance active - et souvent armée - à l'occupant nazi ou italien. Comme les résistants des autres obédiences, ils ont payé le prix de la répression, ont eu des milliers de fusillés, de massacrés, de déportés. (...)

    L'antifascisme est devenu, pour le communisme, un label définitif et il lui a été facile, au nom de l'antifascisme, de faire taire les récalcitrants. (...) Furent ainsi prestement escamotés les épisodes gênants au regard des valeurs démocratiques, comme les pactes germano-soviétiques de 1939 ou le massacre de Katyn. (...)

    La dernière raison de l'occultation est plus subtile, et aussi plus délicate à exprimer. Après 1945, le génocide des Juifs est apparu comme le paradigme de la barbarie moderne, jusqu'à occuper tout l'espace réservé à la pe
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  • Par aleatoire, le 15 juillet 2014

    Les faits sont pourtant têtus et montrent que les régimes communistes ont commis des crimes concernant environ cent millions de personnes, contre environ 25 millions de personnes au nazisme. Ce simple constat doit au moins inciter à une réflexion comparative sur la similitude entre le régime qui fut considéré à partir de 1945 comme le régime le plus criminel du siècle, et un système communiste qui a conservé, jusqu'en 1991, toute sa légitimité internationale et qui, jusqu'à aujourd'hui, est au pouvoir dans certains pays et garde des adeptes dans le monde entier.
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Communisme 2014 : "En Europe" - Stéphane Courtois - Ed. Vendémiaire
L'éternel retour des communistes Il y a un quart de siècle, le Mur de Berlin tombait par une nuit de novembre, avant que s'effondrent les dominos des « démocraties populaires », puis...








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