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ISBN : 2266086111
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce "livre noir" est un procès intenté au communisme réel, un réquisitoire général après les terrifiants témoignages accumulés depuis L'Aveu d'Arthur London, ou L'Archipel du Goulag, d'Alexandre Soljenitsyne. On ressort accabl... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par sebrider, le 23 août 2015

    sebrider
    "Le livre noir du communisme" rentre dans les préjugés et les peurs sur le communisme entretenu depuis le XIX jusqu'à aujourd'hui.
    Stéphane Courtois, Nicolas Werth et cie n'ont rien compris à l'histoire et à la méthodologie scientifique.
    Ces auteurs usent de faits réels mais les généralisent sans cadre théorique et donc sans jugements logiques.
    "Le livre noir du communisme" est un simple roman de gare.
    En effet, d'un point de vue épistémologique, des faits ne font pas des faits scientifiques (premier principe d'épistémologie).
    Mais ce que montre en définitif ce livre ouvertement anti-communiste est que ce ne sont pas les mouvements communistes d'une point de vue historique (défense et résistance) et sociologique (société communautaire moderne) qui sont criminels mais les crises historique du XX (1914-945; 1952-1984).
    Ce que montre aussi ce livre anti-communiste est aussi la volonté d'hégémonie de la civilisation (du moins la volonté des colonisateurs, capitalistes, impérialistes). Elle va à l'encontre des sociétés types communautaires dont les populations ne font que se défendre.
    Sinon, afin de comprendre, la vie quotidienne des pays communistes du XX, Alexandre Zinoviev est le seul spécialiste sur le sujet. Il use de la "méthode du passage de l'abstrait au concret" (matérialisme, dialectique, abstraction) que Marx a utilisé sur sa société du XIX.
    Ainsi, on remarque de suite que l'origine du communisme des pays communiste du XX (sphère communautaire) n'a rien à voir avec l'origine du communisme de Marx (sphère professionnelle émancipée par l'abolition du privé (sphère communautaire de pouvoir) de la propriété des moyens de production).
    Les bases des supra-sociétés type communautaires en sont un état fort, une religion/idéologie puissante, une collectivité ancestrale.
    Il y eu une transformation homologique entre la société communautaire féodale du XIX et la société communautaire moderne du XX.
    Les crises historiques ont exacerbé les phénomènes communautaires. Un simple signalement sans conséquence dans une période stable devient une délation avec des conséquence énormes et absurdes dans une période en crise. Ce ne sont pas les individus les plus sages et gentils qui profitent des crises.
    D'autre part, la pression historique a conduit à une industrialisation à outrance dans les années 30. Ce qui a conduit à un exode rural rapide : manque de place dans les villes, désertification des campagnes et donc baisse de production agricole et famines (un classique comme dans les année 1890 lors de la première industrialisation) accentuée par une petit période glacière.
    La pression historique du XX n'est pas à oublier sur la vie quotidienne : guerre civile européenne de 1914-1945 et 1952-1984 qui ont exacerbé à l'extrême les phénomènes communautaires des pays communistes du XX et des annexes (pays de l'Est en Europe).
    Ces exacerbation ont donné sociologiquement le stalinisme. Mais, Staline ne s'occupait que de la guerre c'est à dire de la défense du méga-territoire et non de la vie sociale qui restait en auto-régulation.
    Pour concrétiser vite fait, la théorie sociologique sur les sociétés type communautaire d'Alexandre Zinoviev, la lettre de Pierre TKATCHEV à ENGELS (1874) montre que l'Empire Tsar était déjà une société type communautaire dans la lignée des rêves communistes des anarchistes et des utopistes.
    De la même manière, "Le Visiteur du Sud" de Oh Yeong Jin met en avant les phénomènes communautaires de la Corée du Nord (temps arrêté dans les années 70 summum de la guerre froide) dans la vie de tous les jours (sans oublier non plus les pressions extérieures par le Sud, le Japon et les USA).
    Sinon, il y a le wikiquote d'Alexandre Zinoviev que j'ai créé et remplis. Il existe aussi zinoviev.fr créé par Fabrice Fabio, logicien et spécialiste d'AZ.
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    • Livres 5.00/5
    Par Unvola, le 05 mars 2015

    Unvola
    Cette oeuvre essentielle parue en 1997, détaille les horreurs du Totalitarisme Communiste au 20ème siècle (environ 100.000.000 de morts civils innocents) :
    Crimes contre l'Humanité, génocides, guerres civiles, terreurs de masse, famines gigantesques, déportations en camps de concentration, etc., commis par :
    - Lénine, Trotski, Staline (U.R.S.S. : 20 millions de morts) ;
    - Europe de l'Est : 1 million de morts ;
    - Mao Zedong (Chine : 65 millions de morts) ;
    - Hô Chi Minh (Vietnam : 1 million de morts) ;
    - Pol Pot (Cambodge : 2 millions de morts) ;
    - Kim Il-Sung (Corée du Nord : 2 millions de morts) ;
    - Amérique latine : 150 000 morts dont Castro (Cuba : 15 000 morts) ;
    - Afrique : 1,7 million de morts ;
    - Etc., sous l'idéologie communiste.
    Cette dernière relève de l'Inhumanité la plus totale !
    La dénonciation, au monde entier, de ces atrocités : rafles, arrestations arbitraires, tortures à mort, exécutions sommaires, fusillades, noyades collectives, pendaisons, embrigadement de la jeunesse, systèmes de fichage, de surveillance, perquisitions et interrogatoires jours et nuits sur dénonciations, endoctrinement idéologique de toute la population, mensonges et propagandes, etc., est fondamentale pour l'Humanité, elle permettra peut-être de préserver les démocraties...
    Un grand merci aux auteurs, car ce livre contribue à perpétuer la Mémoire des DIZAINES de MILLIONS d'innocents (enfants, femmes, vieillards, koulaks, paysans, ouvriers, prêtres, professeurs et instituteurs, médecins, intellectuels, officiers, etc.), exterminés, au nom de l'Utopie Communiste.
    Que certains individus et Partis politiques Français : le Parti Communiste Français (P.C.F.), le Parti de Gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste (N.P.A.), Lutte Ouvrière (L.O.)..., et des régimes politiques dans le monde : Chine, Cuba, Corée du Nord, Vietnam..., en ce début de 21ème siècle, se revendiquent encore de l'idéologie Totalitaire Communiste, cela dépasse l'entendement !

    Confer également d'autres ouvrages aussi passionnants sur le même thème, sous la direction de Stéphane Courtois :
    - Dictionnaire du Communisme ;
    - Communisme et totalitarisme ;
    - du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe.
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    • Livres 5.00/5
    Par misanthropologue, le 14 juin 2012

    misanthropologue
    Rédigé par plusieurs chercheurs sous la direction de Stéphane Courtois, ce livre a pour objet d'exposer aussi exactement que possible ce que l'on sait de ce que fut, et de ce qu'est encore par endroits la terreur communiste. Il apprendra sans doute peu de choses aux historiens mais, nourri en partie de la récente ouverture de certaines archives, il permet de préciser des faits, de confirmer ou d'infirmer des hypothèses, de reconnaître à leur juste valeur des témoignages véridiques, parfois publiés dès les années 20, sur lesquels pesait jusqu'alors un soupçon de partialité. La qualité de la rédaction est inégale et, si tous les articles sont savants, tous n'ont pas la limpidité de celui de Nicolas Werth, consacré à la Russie. Mais enfin cette somme a le mérite de présenter au grand public francophone un bilan panoramique bien documenté, une base valable pour la réflexion. Je me poserai deux questions :
    1) le communisme a-t-il été un fascisme rouge, c'est à dire l'équivalent symétrique, à l'extrême gauche, du totalitarisme d'extrême droite ? Je crois juste de convenir que si l'on compare ces réalités, elles s'avèrent en effet comparables : exercice du pouvoir par la violence, refus de la démocratie, parti unique, anti-individualisme, militarisme, culte du leader, esthétique pompeuse, etc. Il semble que, chez les malheureux qui ont connu successivement les camps nazis et les camps communistes, le sentiment dominant n'ait pas été le dépaysement. Un argument est que, quelque horreur qu'il ait produite, le communisme visait d'abord au bonheur de l'humanité. En d'autres termes, ça partait d'un bon sentiment. On est bien avancé, avec ça.
    2) le communisme idéal porte-t-il nécessairement en lui ce qu'a été systématiquement le communisme réel ? Sur ce point, il faut bien dire que les 80 ans de travaux pratiques ne portent guère à l'optimisme. Et ça fait longuet, comme période d'essai. (XII 1997)
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    • Livres 3.00/5
    Par exarkun1979, le 12 août 2012

    exarkun1979
    C'est un bien bon livre historique à lire mais il est assez lourd et contient quelques petite lacunes. Un des exemples est la partie sur l'URSS. La moitié du livre est sur le léninisme et le stalinisme mais ne contient absolument rien sur la période après la mort de Staline. C'est à mon avis le gros point négatif du livre. La partie sur l'Asie est très intéressante et dans mon cas, elle est tombée à point car je l'ai lu en même temps que les jeux olympiques en Chine. Ce livre m'a donné le goût d'en découvrir plus sur la Russie pré-communiste.
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    • Livres 5.00/5
    Par JADIN, le 07 décembre 2014

    JADIN

    j'ai lu ce livre et franchement on nous cache beaucoup de choses sur l'URSS et ses révolutions, les famines des années 20 et 31, les tortures, les déportations, ce livre est sans conteste NOIR

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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 30 décembre 2007

    [...] ... L'occultation de la dimension criminelle du communisme renvoie, cependant, à trois raisons spécifiques. La première tient à l'attachement à l'idée même de révolution. Aujourd'hui encore, le travail de deuil de l'idée de révolution, telle qu'elle fut envisagée au XIXème et au XXème siècles, est loin d'être achevé. Ses symboles - drapeau rouge, Internationale, poing levé - resurgissent lors de chaque mouvement social d'envergure. Che Guevara redevient à la mode. Des groupes ouvertement révolutionnaires sont actifs et s'expriment en toute légalité, traitant par le mépris la moindre réflexion critique sur les crimes de leurs prédécesseurs et n'hésitant pas à réitérer les vieux discours justificateurs de Lénine, de Trotski ou de Mao. Cette passion révolutionnaire n'a pas été seulement celle des autres. Plusieurs des auteurs de ce livre ont eux-mêmes cru, un temps, à la propagande communiste.

    La deuxième raison tient à la participation des Soviétiques à la victoire sur le nazisme, qui a permis aux communistes de masquer sous un patriotisme ardent leurs fins dernières qui visaient à la prise du pouvoir. A partir de juin 1941, les communistes de l'ensemble des pays occupés sont entrés dans une résistance active - et souvent armée - à l'occupant nazi ou italien. Comme les résistants des autres obédiences, ils ont payé le prix de la répression, ont eu des milliers de fusillés, de massacrés, de déportés. (...)

    L'antifascisme est devenu, pour le communisme, un label définitif et il lui a été facile, au nom de l'antifascisme, de faire taire les récalcitrants. (...) Furent ainsi prestement escamotés les épisodes gênants au regard des valeurs démocratiques, comme les pactes germano-soviétiques de 1939 ou le massacre de Katyn. (...)

    La dernière raison de l'occultation est plus subtile, et aussi plus délicate à exprimer. Après 1945, le génocide des Juifs est apparu comme le paradigme de la barbarie moderne, jusqu'à occuper tout l'espace réservé à la pe
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  • Par aleatoire, le 15 juillet 2014

    Les faits sont pourtant têtus et montrent que les régimes communistes ont commis des crimes concernant environ cent millions de personnes, contre environ 25 millions de personnes au nazisme. Ce simple constat doit au moins inciter à une réflexion comparative sur la similitude entre le régime qui fut considéré à partir de 1945 comme le régime le plus criminel du siècle, et un système communiste qui a conservé, jusqu'en 1991, toute sa légitimité internationale et qui, jusqu'à aujourd'hui, est au pouvoir dans certains pays et garde des adeptes dans le monde entier.
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Vidéo de Stéphane Courtois

Partie 10/10 de l'émission : La Marche du Siècle du 3 décembre 1997, consacrée à la publication de l'ouvrage : « Le livre noir du Communisme » par l'historien Stéphane Courtois.








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